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2006.11.30

V, (à venir),

- Juste avant j’étais tombé sur une brochure du  Dojo cinéma, j’en revenais pas, c’était à peine croyable, non mais des neu-neus, ah mais c’était à se demander si c’était de la blague, c’était cette brochure des chef de bureau de Paris-Expérimental, le Dojo, ouf j’avais de la chance m’étais-je dit, finalement j’avais jamais rien vu d’eux, je m’étais dit que c’était déjà ça de gagné, non mais leur brochure au sujet de Guy Debord, les mecs qui se la jouaient situationnistes*, le pire m’étais-je dit est qu’ils imitent même le style, je m’étais dit ça m’étonnerait  même pas qu’ils soient en plus tous à Zaléa-TV, (ou à l'Etna), c’est bien le genre, bon passons. La soirée de l’autre là, je comprends pas, mais ces jours-ci je pense beaucoup à un truc qu’on m’a dit, que l’un des acquis les plus importants de la modernité serait  que chacun peut se déclarer artiste, qu’il n’y a plus à attendre de l’institution une éventuelle reconnaissance etc, je me souviens que j’étais pas d’accord, qu’obligatoirement ce n’est pas à chacun de se déclarer artiste, je m’étais dit, mêmes les neu-neus squatteurs de la rue de Rivoli se déclarent artistes, tout-le-monde se déclare artiste, je m’étais dit qu’il y en avait à ce sujet qui se débrouillaient à ce sujet mieux que d’autres, ils étaient aussi producteurs, et producteurs et artistes, je m’étais dit curieusement ceux qui se déclarent artistes sont aussi très présents dans les commissions, je m’étais dit, sinon ils donnent des conférences, etc, (on pourrait dire aussi, “à New-York ils achètent des loft, en france ils se déclarent artistes”), oui donc le mec de la soirée, non, je comprends pas, je comprends pas qu’il soit arrivé jusqu’à là, enfin si je comprends, je connais les loustics comme on dit, mais disons, c’est de l’ordre de l’anomalie, je m’étais dit il y a un moment où le cinéma est plus de l’ordre du cahiers des charges, ce qu’il faut c’est qu’on puisse en parler, tenir salon, je m’étais dit le cinéma d’h/auteur est un cinéma de salon, un cinéma de grenouilles de bénitiers, je m’étais dit aussi que le cinéma qui a pour seul but la méfiance des images, je trouve ça plus que suspect, je n’aime pas le cinéma de bonne soeur m’étais-je dit, je n’aime pas ce genre qui donne son avis sur le voisin, je n’aime pas le commérage, il s’agissait bien de ça, de commérer, le pire m’étais-je dit, est qu’on se retrouve à la tv, il y a plus pas de différences, il y a un peu de frime en plus, certainement pas de la forme, juste du bon goût en plus, et certainement pas de la vulgarité, d’ailleurs m’étais-je dit on ne dit pas pipes mais prendre dans la bouche, les putes prennent dans la bouche, elle ne sucent pas, je m’étais dit le mec n’est même pas capable de nommer les choses, ils les dénoncent d’un air dégoûté mais ne les nomment même pas, le plus écoeurant m’étais-je dit dans l’affaire, ce sont les applaudissement du public, ce public d’avant-garde, au fond m’étais-je dit sur le retour, une soirée chez les Verdurins ça devait probablement être ça,

- c’est comme si on disait non par éclats, mais j’ai péché par actions et par omission, oui ça c'est au sujet je crois de quelques lignes sur panic et Chronic art, enfin il me semble, de toute façon j'ai un truc qui me revient à leur sujet,

en fait je me trompe, je me trompe complètement, ils sont l’institution, c’est l’institution entière qui se dit artiste, qui se dit artistique,

- * Ils en sont tout de même à affirmer avoir dépassé Guy Debord, bon ce qui est gênant dans une telle affirmation, c'est de ne livre que dans leur torchon, que des phrases de Guy Debord, ils l'ont peut-être dépassés, mais ce sont ses écrits à lui qu'ils recopient, eux ils ont encore rien produits, si, ils ont fait des photos, ils ont fliqué la foule qui se rendait à cette projection du film, (d'ailleurs il se trouve que j'en faisais partie de cette foule),

novembre 30, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.27

V, (suite),

- "Elle ne pouvait deviner ni ressentir la paix infinie de son corps d’homme alors qu’il la pénétrait. c’était là la part de l’homme: cette paix infinie alors qu’il pénètre la femme de son désir. Elle gisait immobile dans une sorte d’assoupissement. L’action et l’extase, c’était pour lui. Et après, le calme; ce calme immense, alors qu’il était étendu avec ses deux bras solidement noués autour d’elle, et son corps contre elle, et qu’il ne l’abandonnait pas. Elle se rappela ce qu’une femme lui avait dit: “Tu reconnaîtras qu’un homme t’aime à ce qu’il n’a pas envie de se lever pour partir aussitôt qu’il t’a eue”. Non, il était là par terre avec ses bras autour d’elle, (...)"...
- C’est un peu différent du film n'est-ce pas? Dans le film de Ferran, le prolo c’était juste un porc non? Un éjaculateur précoce, une bite molle, non? Il se vidait juste les couilles non? Ses couilles de prolo minable? Qu'est-ce que c'est ce film au fond sinon un film de droite...

novembre 27, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.26

V,

- Je regardais à nouveau ce film sublime, "Rose Hobart", (), je me disais, oui "Ultraviolet" et son film jumeau tout aussi sublime, mais dont hélas je me souviens plus du titre viennent bien de là, c'est ce n'est que /qu'une partie remise pourrait-on dire, bon, j'étais aller voir "Saw3", pas une réussite comme disait l'autre, d'ailleurs j'en suis parti très vite, je pouvais tout simplement pas passer un film entier les yeux fermés, (petite nature), et surtout, surtout, on comprenait vite qu'il se passerait rien, qu'il y aurait pas d'histoire(s), (en tous les sens du terme), bref, sur le chemin je repensais à cette phrase lu hier, phrase extraordinaire, "Le jury a également été particulièrement sensible à la splendeur des films d’Ozu rendus accessibles grâce au coffret édité par Carlotta", lu , sur le site du Monde de l'éducation, je m'étais dit, les mecs ont une tel haine du cinéma qu'ils en arrivent à récompenser des documentaires, je m'étais pour eux, ça c'est sérieux, vision du monde, l'image du monde etc, t(h)iers-cinéma, je m'étais dit, ces films dont ils parlent, enfin qu'ils ont récompensés, mais on les a déjà oubliés, pourquoi pas Cyril Collard pendant qu'on y est, puisque c'est bien de cette vision là dont on parle, celle qu'ils essayent de nous vendre, vision scolaire, manichéenne pour emprunter un mot à eux, vision gentille du monde, et du cinéma, quelque chose de mou, même Ozu pour eux m'étais-je dit il sent trop fort, pff,  je m'étais dit, même morts ils servent encore les mecs, même morts les chacals déterrent leur cadavre, je m'étais dit, Kramer, il est devenu le faire-valoir des crevures, personne n'a rien vu, mais il s'agissait bien de déterrer son cadavre, et de l'empailler, je m'étais dit un prix ça doit être exemplaire, alors Ozu hein, ils ont parfaitement compris les crevures, que non, il était tout-de-même pas fréquentable, que Kramer, sa vision gentille, être instantanément du bon côté, bon, quant à l'autre là du coffret, dont je me souviens pas du nom, c'est même pas la peine d'en parler, c'est le cinéma neu-neu par excellence, non mais vous avez vu son "Amsterdam global village"? Beurk! Ah oui et devinez qui a fait la sélection de mauvais film pour leur dernier festival aux "Cahiers f"? Assayas et Desplechin, (je jure que c'est la vérité)...

- Cela dit, j'aime plutôt bien "Route one", mais je sais aussi pourquoi il a eu une récompense, et puis kramer, (bon je sais que ma vanne est facile), donc kramer a tout-de-même commis Keja non?

- Qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui a fait la grandeur du cinéma Américain, ils n'oublient jamais de filmer le monde, leur pays, "Les passagers de la nuits" de Delmer Daves, qui se souvient d'un seul plan des films français vu ces dernières années? Qui se souvient d'un seul plan d'Assayas, de Desplechin, des Larrieux, de Civeyrac ou de Guédiguian? Chez eux il n'y a pas de paysage, il n'y a pas de monde, pas de pays, rien, (je serais de mauvaise foi je dirais il n'y a que la bourgeoisie), chez Guédiguian, cinéaste soit-disant de gauche, le paysage n'est qu'un décor loué, une plus-value publicitaire, chez Daves lorsqu'il monte les marches le type, la tête entourée de bandage, dans le coin gauche au début de la séquence les types, le plan avec un flic en amorce du ferry? Et le plan de la fenêtre de l'hôtel juste après s'être échappé des pattes du flics? Je parle même pas de la séquence du restaurant, du plan ensuite sur sa façade, disons les Américains à chaque plan inventent la pop culture,

- La séquence de la gare routière.

- J'avais pas vu, "C de Z : Charles de Zohilof. Un fou, un génie. ", ()...

novembre 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.25

V, (tss),

- "Je suis une inconditionnelle de la Nouvelle Vague, de Truffaut et Godard en particulier. Belmondo dans La Sirène du Mississippi, avec Catherine Deneuve, quel héros! Pour la campagne de Lamarthe, on a tourné un court-métrage, réalisé par Zoe Cassavetes et tourné à Saint-Germain-des-Prés, qui me rappelle beaucoup les ambiances de la Nouvelle Vague (www.lamarthe.com)". ! (interview de la petite-fille d'Ingrid Bergman).

novembre 25, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.24

V,

- He ho, il y a  d'autres films de Robert Frank sur Emule(Edonkey), "Me and my brothers", "Energy and how to get in", "Hunter", "The sin of Jesus". (rétrospective de Robert Frank à la cinémathèque de Belgique, ainsi que de S Ray, (en france c'est Almodovar et Doillon)...


- ed2k://|file|Robert.Frank.-.Energy.And.How.To.Get.It.(1981).

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- ed2k://|file|the sin of jesus (robert frank, 1961).

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- ed2k://|file|Robert.Frank--Me.And.My.Brother.1969.

XviD.avi|735307776|a17cfa255fca3ca0562732dfac10e545|

- ed2k://|file|Robert Frank - Hunter (1989) [german].

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novembre 24, 2006 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink

V, (...),

- Je pensais à autre chose, et je me suis demandé si de tous les journaux dits de gauche, "Les Cahiers f du cinéma", "Libération", et même "Télérama", leurs rédacteurs en chef, il me semble, ont été placés par l'actionnaire, et l'ancienne équipe virée, je me trompe? Qu'est-ce qui reste d'authentiquement de gauche alors? (Politis n'étant ni de gauche ni un journal), ( à une époque on achetait des grâces, des indulgences, aux curés, Politis c'est ça, mais certainement pas un journal), quand je parle d'actionnaire je parle de la marque qui a été rachetée, et de la dérive centriste de ces journaux dits de gauche... Enfin en france pour les dérives centristes, il y en a jamais eu besoin d'actionnaires, (je pense à "La lettre du cinéma"), (eux ils ont réussis à être pathétiques tout seul, sans l'aide de personne, par leur seule volonté si l'on peut dire), (je sais aussi que "Télérama" n'a jamais été une publication dite de gauche), (mais rachetée par son actionnaire oui),...

- Je réfléchis à un truc que Desplechin disait l'autre fois à propos du jazz, que ce fût un mouvement artistique venu du peuple, et que ce fût la seule fois où cela croisa une sorte de chose savante, d'élitisme, je me dis en france, la seule fois, le seul moment où ce pays fût rock'n roll ce fût aussi par la chanson dites populaire, (Damia Fréhel etc etc), etc, etc, (les années 30?), c'est cette vidéo qui me faisait penser à ça, il y a un seul moment dans l'histoire de ce pays dont on peut dire qu'on n'en eut pas trop honte, dont on [en] garde relativement un bon souvenir, ce fût ces années là, (en gros), on voit bien, on regarde les films de la nouvelle vague, d'Eustache, qu'il y avait une phobie du pays à l'oeuvre, (et un dégoût peut-être du peuple), Bon en france il y eut bien le groupe Medevkine, mais pas avec la même ampleur il me semble, (non?)... Oui la vidéo est beaucoup plus récente...

- Le fétischisme neu-neu et bidon de la putain Douhaire: "l’émotion des souvenirs complétant la précision de leurs analyses", .

novembre 24, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (à venir),

- Je disais hier, les films de Marine Hugonnier étaient sublimes, la fille aussi était incroyable, et même stupéfiante, un moment ça devait faire environ dix minutes, on s'est rendu compte qu'elle parlait depuis tout ce temps, elle nous faisait la classe*, on s'en était pas rendu compte tout de suite, c'est drôle, on a senti clairement ce changement, je veux dire le moment où on s'est rendu compte qu'on pourrait pas l'interrompre, et que de toute façon on n'en avait aucune envie, que si tel avait été le cas néanmoins, cela n'aurait servi à rien, bref. Parfois un film, sa réussite, la certitude qu'il sera réussi ou sublime tient à presque rien, une phrase, là ça été ce qu'elle a dit sur les avions, le truc de les abattre, c'était tellement évident, je ne sais pas pourquoi j'écris ce mot "évident", pourtant c'était exactement ça, immédiatement je sais que j'ai pensé à Walsh, à dire vrai j'ai un peu de mal avec ce truc de l'avion, enfin je le comprends parfaitement, peut-être est-ce la formulation, au fond je me dis c'est le truc de la méduse, puisque ce mot revient sans cesse, "ce qui échappe", cette expression plutôt, je me disais l'avion c'est le point de vue de où? (Et pas de qui), (on est pas chez Scorcese), et si je disais c'est ce qui réuni les deux, (les deux points de vue), la fin, je me disais chez Walsh aussi on commence par abattre les avions, je repensais à l'expression de Pavese "image-récit", je me disais, et si c'était ça? Je me disais un récit obligatoirement réuni les deux points de vue, il surplombe, et c'est tantôt l'un, tantôt l'autre, oui je sais je suis plus certain de parler du film, mais pourtant me disais-je, si, un film réussi c'est celui qui donne à penser, qui permet ça, qui permet de parler d'autre chose, de divaguer, (et d'y revenir), je me disais, de toute façon je crois qu'elle aussi si je me souviens bien, l'avion c'est aussi et le présent mais aussi le futur, et ce n'est jamais l'aboutissement, je veux dire le haut d'une colline, le panorama, il faut monter cette colline, ce n'est pas un point de vue facile d'accès, et ça se reprend, je me disais d'un avion il n'y a ni début ni fin, ni champs ni hors-champs, (ni contrechamps), disons aussi pour l'image d'avion, c'est une image qui n'est pas cadrée, qui est insensé, (pas pensée), de toute façon me disais-je, elle avait parlé ensuite longuement de la perspective, et d'une  certaine manière, les images aériennes, écrasent  toute perspective, de toute façon m'étais-je dit, on ne peut avoir qu'une vue d'ensemble à la fin, et jamais au début, plusieurs fois les films, il y en avait trois d'elle dans la soirée m'ont fait penser à Kiarostami, je me dis au fond pour deux choses, dont cette histoire de panorama, je me dis Kiarostami au fond, ses films ça raconte ça aussi,

- * Façon de parler...

- *D'une voix calme, posée, mais qui n'aurait absolument pas admis qu'on l'interrompe, d'ailleurs elle en revenait pas lorsque quelqu'un osait ne serait-ce même que poser une question, de toute façon tout le monde l'écoutait, (une des plus belles soirées Point Ligne Plan)... On s'en est pas rendu compte tout de suite hein qu'elle arrêtait pas de parler, qu'elle nous faisait la classe, c'est au bout de dix ou quinze minutes qu'on a commencé à se rendre compte, et qu'il était aussi hors de question, absolument hors de question de l'interrompre, c'était magnifique, (et surtout ce qu'elle disait), bref,

- Un entretien, , (pas récent).

- J'y pense par rapport à ce qui se disait un moment sur la signification de certaines séquences noires, le mois dernier pour le film dont j'ai pas encore fait le post, il y avait pas d'écran noir, pourtant parfois c'était le même principe, le film par moment nous ménageait comme des pauses d'une certaine façon, parfois on fermait les yeux, et c'était voulu, c'était comme des écrans noirs, (je le finis pas le post pour l'instant pour la simple raison que je trouve mon raisonnement un peu lourdingue par rapport  à ce film), (celui du mois dernier),

novembre 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.23

V, (ah ah),

- "Vous m'envoyez de ces trucs vous! J'ai jamais signé une pétition, je vais pas commencer maintenant, de toute façon il(s) avai(en)t qu'à pas faire venir des scolaires, ça leur apprendra, on peut pas remplir des musées avec des mongoliens et se plaindre ensuite que les parents rouspètent lorsqu'un truc les choque, j'espère que ça leur arrivera un jour à la cinémathèque par exemple, et comme je dis toujours, les gosses ça sert à sucer, pas plus, (il y a des fondamentaux tout de même), et un  gosse ça à rien à foutre dans un musée, ça doit être au lit"...  (Je me moques hein)...
- (Quoique)...

- (Et c'est pas la peine de me répondre qu'à la cinémathèque ça risque pas de leur arriver), (ou que de toute façon il risque rien d'arriver à la cinémathèque)...

- J'aurais pu ajouter, vous avez voulu Chirac, tout le monde a appelé à voter pour lui, démerdez-vous avec maintenant!

- Dans le monde: "Les directeurs devront remettre "un projet précis", dans lequel "ils devront s'interroger sur la place de l'écriture et des auteurs vivants, sur la mise en valeur des comédiens, sur la programmation exemplaire et symbolique de la Cour d'honneur du Palais des papes, sur le rôle politique du Festival - ambassadeur de France du théâtre". Dans l'entourage du ministre, on précise que cette décision d'"encadrer" les codirecteurs a été prise "pour que ne se reproduise pas les conditions de l'édition 2005". Celle-ci avait fait l'objet de violentes polémiques", ().

novembre 23, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (cher journal), (caro dario),

- Ce qui me chagrine aussi avais-je pensé, (j'avais décidé de passer la journée au lit, de lire et de terminer éventuellement quelques posts sur Kühe), ce qui me chagrine donc m'étais-je dit est lisant cette phrase "Notre siècle est tragique par lui-même", qu'elle me fait penser à Pola X de Carax, il faut bien le dire alors, que la différence de traitement (pour les deux films par la presse) était énorme, un navet comme le film de Pascale Ferran a bénéficié d'une mansuétude, d'un amour critique que carax n'a même pas frôlé à l'époque, plus personne maintenant n'oserait maintenant emettre un avis vaguement négatif sur son dernier film à Carax m'étais-je dit, à l'époque par exemple, Les Inrockuptibles, cette hebdomadaire de la jeunesse révoltée avaient hurlés au ratage, à la déception complète, à Beinex, peut-être m'étais-je dit est-ce encore les mêmes, cette putain de Serge Kaganski (et si ce n'est pas lui c'est donc son frère), cette putain, de Serge kaganski donc, qui avait et à l'époque détesté le film de Carax, et il y a quelque semaine porté aux nues le navet absolu de Pascale Ferran, ce qui me chagrine aussi m'étais-je dit, est que le roman de Lawrence commence bien par un monologue de la fille, que dans le film, on se souvient à peine qu'elle parle, que de toute façon le début du film débute sur le mec en train de  tenir conversation,  je me disais, ce qu'elle met dans sa bouche au type, ce sont les paroles, (enfin les pensées) de la fille, je me disais me souvenant de quelques passages du film, elle a au fond réalisé un film de mec, puis continuant ma lecture je me disait ce qu'elle a en plus raté c'est le côté Kubrick du livre, "En outre, il disposait d'une deuxième chaise qu'on avait équipé d'un moteur, et il aimait se promener lentement tout autour des parterres, voire au-delà: dans cette magnifique réserve de chasse au charme un peu triste", je me disais, je sais pas encore l'expliquer, ce qu'elle a fait par rapport au livre, ça tient d'une esthétique de buvard, je continue ma lecture du livre "Pourtant, lorsque le vent soufflait d'ouest, ce qui n'était pas rare, le domaine de Wragby Hall était envahi par des vagues successives d'horribles odeurs sulfureuses en provenance d'un puits incendié", bon, c'est vrai, j'ai pas vu le reste du film, mais je parierai le tee-short que je porte depuis trois semaines que tout sentait bon tout le long du film, (surtout ne pas incommoder les spectateurs du MK2 Hautefeuille),

- "Constance essayait de d'entrer en rapport avec les femmes de mineurs; elle voulait savoir de quoi avait l'air le monde de ces gens-là. Mais le village était si lugubre, si laid; et les épouses de mineurs repoussaient si manifestement de telles avances qu'elle renonça bientôt et toute son activité se cantonna pour l'essentiel à l'intérieur des limites du parc", on lit ce passage on se dit que Desplechin lui l'aurait intégré, (putain en arriver à dire des choses pareilles), et que bon c'est bien gentil les jonquilles, mais c'est au karcher qu'elle a passé le scénario, non? On est vraiment pas loin de la merde à Jeunet! Mais le pire semble à venir, c'est-à-dire que tous les conseils que Ferran met dans la bouche de la soeur ou amie et du médecin semblent dans le livre provenir du père même de Constance, ce dernier lui conseillant d'ailleurs de prendre un amant, et faisant, (à demi-mots) la leçon au mari à ce sujet, (la séquence après le repas dans le bureau), bon, Ferran semble être quelque chose de tout à fait méprisable...

- Article intéressant, , (sauf le début le parallèle neu-neu et bidon avec Peter Weir), enfin intéressant, le sujet l'est... C'est ce que je n'ai pas encore écrit pour "The host" et le film de Spielberg, leurs héros sont des héros populaires, des gens du peuples, des moins-que-rien, en france, ça aurait été un minimum un architecte, un médecin, en france un héros est d'abord un héros bourgeois, c'est le seul à penser, même dans les films de Pierre Léon, qui sont fait selon au fond le même système que les films dont l'article parle, les héros chez lui sont au minimum capitaine d'industrie, d'ailleurs Pierre Léon pour toute réalité filme des gens qui lisent, il va à Bruxelles pour filmer des gens qui lisent, ils va à Moscou on ne voit que des gens qui lisent, même un bout de rue pour lui est vulgaire, même filmée par la fenêtre pour lui la réalité est vulgaire, (on pourrait dire de Pierre Léon qu'il n'a même pas l'orgueil de filmer ce qu'il est), (merde, j'écrirais jamais dans Trafic),

- Mail du 20/11: "Je sors d'Octobre, ça n'est pas pas aussi nul que vous le dites, je trouve. Je vais lire ce que vous avez écrit dessus". Moi : "J'ai jamais dit que c'était nul, mais que c'était raté, (et en plus son plus mauvais film)", Mail: "Moi ça me reste en tête, j'aime bien les personnages, sauf celui de Pierre Léon lui-même, trop chichiteux, trop volontairement mystérieux, pour le reste, le côté rohmérien de la fable m'a plutôt intéressé, et les contre-jours, la prostration, l'immobilité, sont des figures plutôt belles et cohérentes".

- Mail du 11/11: "Je reviens de la projection de Pierre Léon à l'Entrepôt. Le film ne me semble pas aussi mauvais que vous le disiez". Moi: "Je me souviens pas avoir dit ça, si? Et/mais vous trouvez par exemple qu'on ressent qu'il est à Moscou, qu'on ressent qu'il est à Bruxelles? Ca fait combien un DVD normal en poids, à copier? (Pour que je vous envoies des films de Valérie Pavia vous verrez la différence, niveau ce qu'elle filme elle)"... Un mail suivant: "Circé Lethem minaude de façon insupportable au début, c'est vrai. C'est vrai aussi qu'il n'y a pas de vrai personnage féminin. J'ajoute que je trouve que Pierre Léon pose trop. (Je trouve Sebastien Buchmann étonnant, cela justifie à mes yeux l'existence du film").

- He ho, j'ai aussi dit ça sur son dernier film à Pierre Léon, hein!

novembre 23, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.22

V, (à venir),

- Pour "The host" m'étais-je dit sur le chemin, supercherie critique! Il aurait fallu commencer par dire qu'il était raté, ne pas le vendre comme un chef-d'oeuvre, je me disais les mêmes qui ont détestés le chef-d'oeuvre indubitable et absolu de Spielberg ("War of the world") semblent porter aux nues ce film "The host", je me disais pour parler de ce film et le défendre il faut d'abord préciser qu'il est mauvais, une fois qu'on  dit qu'il n'est pas très bon m'étais-je dit, on peut commencer à le défendre, mais seulement (voix de Badiou), seulement à cette condition, je m'étais dit par exemple, le film on saura s'il est effectivement réussi s'il arrive à se débarrasser du gros, (le simplet), s'il arrive à fictionnaliser ça, le monstre du film de toute façon c'est bien lui, et filmé comme tel,

- Rien à voir, un type est derrière un bureau, un autre arrive, tape des mains pour s'annoncer, l'autre lui dit d'entrer, la caméra est derrière le type du bureau, ils se saluent et le premier type dit au second "mais vous arrivez comme ça vous avez pas prévenu", voilà bien ce que je déteste, et la caméra bordel, elle était où? Je déteste ce genre de documentaire, c'est bidon, c'est du mensonge à l'état pur, de l'escroquerie à l'état pur, et le film est de Jean Rouch, il s'agit de "petit à petit", aller hop, poubelle! (Et je préfère me taire pour le reste du film), (par paresse et par choix)...

- Dans un bonus un type "il y a un pays qui n'a toujours pas obtenu son indépendance, et ce pays c'est le cinéma, le cinéma n'a toujours pas obtenu son indépendance", ha ha ha, dire de tels bêtise avec un tel sérieux, bon, par charité chrétienne je ne balancerai pas le nom, j'aime bien la revue du type quand même qui traîne comme par hasard dans le coin droite de l'image, (je voulais poster une capture d'écran mais je trouve que je me suis fait assez d'ennemis), (j'ai décidé d'arrêter là pour cette semaine), (surtout que la semaine n'est pas encore vraiment finie)...Et puis faut dire ce qui est, le cinéma indépendant c'est pour les curés, voir une cochonnerie comme ce film de Rouch, je préfère un film de studio avec un producteur qui a fait chier un max le réalisateur, je préfère "Saw", je préférerai toujours
"Saw" à un film bidon indépendant, de toute façon il y a que les mauvais cinéastes qui se disent indépendants, et même on pourrait ajouter il y a que les mauvais cinéastes qui se disent cinéastes, (l'Acid en est pleine), (je parlerai même pas du "Thiers-cinéma" si cher à Dieutre), (ça lui permet de fourguer et Tsai Ming-Lang, et les Larrieux, et Civeyrac), ah tiens j'ai fais une faute à tiers, j'ai ajouté un "h", ça doit être mon inconscient...

novembre 22, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.21

V, (notulettes et friandises),

- "J'ai la chance de bénéficier d'un prestige qui rayonne aussi à l'étranger. A Berlin, à Locarno ou à New-York je suis une sorte de star".  Vincent Dieutre in "Le film français".

novembre 21, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.20

V, (à venir).

- Heureusement j'avais croisé cette si jolie fille avec sa robe à fleurs. "Cargo", (de Laura Waddington), c'était juste mauvais, assez pénible mais simplement mauvais, il y avait ce premier plan, ce zoom qui était très beau, on se disait que le pointillisme ça devait être ça, puis le second film "Border", (toujours de L Waddington), c'était insupportable de complaisance, c'était d'ailleurs ce qu'avait manqué de hurler ma voisine en partant, elle avait quand même prononcé ces mots "insupportable de complaisance", ce qui importait semble-t-il, c'était qu'on la console, rien d'autre n'était mis en scène, bon la fille avait aussi un parka de couleur vive, (hum), (et rouge ou orange). Il y avait ce couple dans le métro, je savais pas comment la photographier la femme, j'étais pas bien placé, et puis j'ai regardé le type à nouveau, et curieusement j'ai compris que je les connaissais, je reconnaissais le type, c'était Catherine Millet et Jacques Henric, je me suis dit qu'évidemment il était hors de question du coup, de les photographier, je me disais il faut que je garde une petite chance pour Chronic-art, (le magazine de la nouvelle droite), je m'étais dit si je veux qu'ils parlent de moi un jour, tout-au-moins qu'ils linkent un de mes blogs, il faut absolument éviter Catherine Millet, je m'étais dit il faut absolument éviter les filles avec un cerveau, tout-au-moins celles qui haussent le ton, de toute façon ça tombait bien m'étais-je dit, j'avais pas envie de faire des photos, j'avais envie de rien. C'était le jour des peoples alors?  m'étais-je encore une fois dit, entrant dans la salle, Desplechin et Frodon c'était pas prévu, (enfin pour Desplechin je me serais pas douté), "Routines pleasure "ça faisait longtemps, c'est drôle m'étais-je dit, il me touche il me semble plus que la fois d'avant, et pourtant je vois bien m'étais-je dit, qu'il est pas si bon que ça, pas aussi réussi que dans mon souvenir, mais que cela n'a aucune espèce d'importance, que ce qui est raté ne l'est pas, je veux dire ce que l'on pouvait effectivement affirmer comme raté n'était en fait qu'un parti-pris de Gorin, il fallait que ça soit quelque chose d'un peu amateur, lui-même l'avait dit de toute façon ensuite, qu'il n'avait pas voulu une grand forme, je m'étais dit il avait voulu que la forme se voit, je m'tais dit ce qui est apparemment raté n'est en fait qu'une couture que se déchire un peu, (hum), j'aimais bien son truc de la boite à outils, je m'étais oui qu'effectivement chez Dreyer on pouvait alors parler de marxisme, hum, je m'étais dit ce qui semble un peu faux dans le film ce n'est qu'au fond une trace de son amitié pour Farber, les types ne récitent pas des lignes de dialogues, enfin si et très mal, mais m'étais-je dit, c'est voulu, absolument voulu, c'est Bresson non au pays des soviets, mais des trains en miniature,

- Ah oui Michaël Borremans...

-  The color of love", de Pegguy Ahwesh, ...

- Et ça aussi.

novembre 20, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.19

V, (jour de fête).

- Pipilotti Rist, !

novembre 19, 2006 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink

V, (...).

- "Routines pleasures" de Jean-Pierre Gorin, demain lundi à 21h00 au Max Linder. Mon Dailymotion , mon Yourtube . S'il y a deux adresses c'est une question de poids, Yourtube n'acceptant pas les vidéos de plus de 100 Mo et d'une durée de plus de dix minutes, l'idée est d'y poster tout les films expérimentaux dont je dispose, (ceux ayant un minimum d'intérêt), ça serait mieux de tout mettre sur dailymotion je crois...

- "Abraham Lincoln" de Griffith, .

novembre 19, 2006 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink

2006.11.18

V, (notes pour moi-même),

- Et lorsqu'il pose le fusil je me dis et si la fille par exemple était la mère, que son retour chez elle au fond n'était que le résultat d'une partie perdue? la séquence lorsqu'il revient du puits, la fille dans l'encadrement de la porte, et qui lui sourit à mesure qu'il avance, puis il y a ce plan, , et curieusement je pense à la première apparition de la mère, j'ai pourtant vérifié, assez différente, un truc dans les regards à tous les deux, puis le garçon se met à courir, elle le suit et un moment se retourne, derrière la maison il y a ce tas de cadavres, , est-ce que j'écris que l'image aurait comme fondue? Comme si elle avait brûlée? Puis dans le bois, toutes ces femmes, le type complètement brûlé, je ne sais pas ce qu'il lui dit, puis les femmes qui semblent se prosterner devant le gosse et celui-ci mettre littéralement la tête dans la terre, tout le monde l'entoure, j'avais pensé aussi ça hier soir, qu'il n'y avait plus de lieux, ni envers ni endroit, ni hors-champs ni rien, je sais pas ce que ça vaut, (comme réflexion), curieusement je me dis c'est une sorte de vaste monde, ou alors comme s'il n'y avait plus ni jour ni nuit, les mines, l'avion la bouteille qui semble tomber du ciel et qu'ils prennet d'abord pour une bombe les mouvements incessants de la caméra c'est ça... Il ne peut y avoir plan fixe, ou il ne peut même pas y avoir plan fixe, c'est peut-être pour ça d'ailleurs que l'on voyait ce qui se passait derrière et à côté du photographe au début du film, le gosse oui on pourrait dire il est toujours pris entre deux feux, il n'arrive jamais à ce cacher, cette image , toute la séquence, et lorsqu'il prend le cheval (attelé à une carriole) je me dis au fond il n'y a même plus de plan, puis je me dis le son qu'est-ce que c'est au fond, si ce n'est un élément absolument présent, (présent partout),

- Un monde systématiquement plat, (enfin c'est le mot "plat" qu'il faut retenir)...

-  Trouvé sur Yourtube un montage à partir du film, ...
 

novembre 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.17

V, (notes pour moi-même),

- Les sous-titres ne fonctionnent pas, qu'est-ce qui reste alors me disais-je, ce type on sait pas après qui il en a, on imagine que c'est après le gosse, mais ça pourrait être un fou, et lui lorsqu'il arrive de l'autre côté de la dune avec sa voix cassé on se dit qu'il pourrait tout aussi bien s'agir d'un fantôme d'un revenant, l'espace d'un moment on pense au film de Jean Rouch, et le gosse avance avance et s'approche de la caméra et s'adresse à nous, puis il repart d'où il vient en courant, avec un autre compère, la séquence d'après ils creusent ils déterrent des choses, puis un moment se cachent, (ou jouent à se cacher), son compère déterre un fusil, un avion les survole, filmé comme un objet mythologique, un truc à voir avec la mort, nous sommes bien de toute façon dans une sorte de pays des morts me dis-je lorsque apparaît la femme, (), (la séquence avec la femme), où il semble écouter quelque chose, (), quelque chose d'invisible presque, que nous ne pouvons voir, (la femme), (nous ne pouvons la voir, et pourtant le cinéaste nous la montre), oui elle vient bien du passé, n'est plus, n'est qu'un souvenir, plutôt est un souvenir, la différence de teinte, elle filmée dans des tons clairs, lui plutôt dans les tons sombres, un coin de la pièce assis, des dominantes marrons, puis elle prend un hache, lui donne, découvre ses deux filles du lit, les en fait sortir, lui demande de les tuer, puis le tape avec une corde, elle sort, un plan sur ce qui ressemble à des dindons, en train de picorer, puis nous voyons des soldats par la fenêtre, ils sont dans les bois, lui et les partisans, ce qui est beau alors c'est ce quasi didactisme, cette façon qu'à l'image de se mettre en forme, comme on dirait en route, cette façon un moment de faire tableau, et ce geste je ne voie que ce mot, si touchant de filmer le hors-champs, ceux qui sont derrière le photographe, , , et , de remettre en scène, mais pourquoi cette photo qu'ils prennent est tellement triste me disais-je? Parce qu'on sait qu'ils mourront tous? Qu'il faudra compter ceux qui seront encore en vie? Qu'il n'y en aura probablement pas? Et lorsqu'il est de harde juste près ce sont bien des morts qui viennent vers lui, enfin plutôt qui passent à travers lui, c'est pour ça qu'il nous fixe un moment, ça passe à travers lui,

- La séquence où ils se rencontrent à nouveau, la fille et lui, à propos je comprends pas pourquoi il frottait les parois de la marmite,   donc ils se rencontrent à nouveau il était en train de pleurer, il marchait je sais pas pourquoi il n'avait pu suivre les autres et subitement il l'entend elle aussi pleurer , il va à sa rencontre et pleure de plus belle, et on se rend compte qu'il pleure comme pour lui sécher ses larmes, pour être avec elle, j'aime bien ce côté je prends tes larmes, puis du coup voilà c'est fini, (ils rient), puis le mec filme son visage à elle en pleine lumière et on voit bien que c'est de son sexe qu'il s'agit, que c'est aussi indécent, et lui je sais pas pourquoi il lui crie dessus, (qu'elle en prenne de la graine Ferran), il postillonne, il écarquille les yeux puis ensuite elle se tait, on se dit que oui, lorsqu'elle reparle, c'est bien pour dire que ou elle a jouit, puis elle continue de parler, elle est dans la  scansion, elle le harangue, évidemment je n'ai aucune idée de ce qu'ils se disent, elle essaie de l'embrasser il la repousse et lui crie dessus, puis l'avion à nouveau, , le lendemain matin après le bombardement cette espèce de douche qu'ils prennent, puis sa danse et la veille lorsqu'ils dorment dans la cabane qu'il a construite avec des branchages puis lorsqu'on les voit ensuite, lui qui boite je ne sais pas pourquoi,

- Note pour moi-même, nous ne sommes pas au pays des morts, nous sommes dans un jeu, une simulation, (au sens Cronenberg du terme), qu'est-ce qui me fait dire cela? les séquences qui me semblent un peu ratées ou  parfois proches d'un certain académisme presque publicitaire? Nous ne sommes pas loin de cette bd avec la souris, (Mauss?)

novembre 17, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (mail),

- "Ah oui phrase magnifique de Dieutre dans "Le film français", pas pu la noter aujourd'hui, il se décrit comme une sorte de star internationale, comment peut-il dire des choses pareilles? (Et dans ce genre de magazine). Je la noterait demain et la posterait dans Kühe"...

novembre 17, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (provisoire),

- Envoyé ce mail il y a quelques jours à un type, Juan Asensio, (un type se faisant aussi appeler Stalker ()), (une mauvaise langue dirait comme on appelait l'autre Trinita), (en plus ils se ressemblent), c'était à propos d'un film dont le titre m'échappait, un film Russe, l'histoire d'un gosse pendant la seconde guerre mondiale, j'en ai déjà parlé je crois, je crois que le gosse se retrouvait incorporé de force dans l'armée, il y avait une séquence de massacre dans une église, bref le type avait posté sur son blog des photos qui me semblaient provenir du film, comme je ne lis pas son blog* je ne les ai vu que plusieurs mois après, j'ai écrit alors au type, sans réponse, je me suis dit qu'il avait pas reçu mon mail, ça me semblait la seule explication, apparemment non, ceux qui ont lu Mirbeau "Journal d'une femme de chambre " se souviennent de l'incompréhension de la fille, "quoi, des gens aussi riches vivre si tristement?" (en gros), ça m'a fait penser à ça, (surtout que je venais de le lire), une sorte de radinerie de l'âme, de la petitesse à l'état pur, mon sang n'a fait qu'un tour comme on dit...

- (Note pour moi-même, penser à poster ce que dit la fille sur Paul Bourget, ça fera beaucoup rire)...

- * Je le lis pas parce que la prose que l'on dit d'extrême-droite m'ennuie, me fait beaucoup rire mais m'ennuie surtout, et la prose** de Stalker m'ennuie, (plus qu'elle ne me fait rire), je n'y peux rien, mais au bout de quelques lignes je baille, je pense à autre chose...

- Le mail:

- C'est rare des types comme vous, aussi petits, aussi rances ou caricaturaux, vous voyez, malgré ce que je lisais de vous, votre prose à propos d'un magazine de seconde zone, à propos d'un jeu sur un forum, ou lorsque vous inondez les blogs de commentaires pour signaler votre retour, etc, etc, tout ce qui fait que vous faites pitié, je me disais que vous étiez un peu camenbert comme disait l'autre, mais non, vous êtes rance et radin, vous êtes comme ce qu'en disait la jeune fille de Mirbeau de ses patrons, radin, vous êtes simplement radin et avare, en un mot comique, vous n'avez même pas la hauteur suffisante de votre haine, vous êtes faux, vous avez de grands mots mais vous êtes un faible, votre refus de m'indiquer une chose aussi insignifiante qu'un titre de film le prouve au delà de tous les discours qu'on peut entendre sur vous, avant j'avais pitié de vous, maintenant je suis du côté des rieurs, vous ne méritez même pas de colère, juste des rires gras, je vous crache à la gueule,
pauvre type
", (le lien vers le forum où il s'illustra il y a peu, , j'aime bien la phrase d'un type un moment "A mon avis, "ce "STALKER est un faux-STALKER, un mec qui a usurpé l'identité de Juan Asencio pour faire passer Asencio pour un con.", et celle qui suit "Le moins que l'on puisse dire est qu'il réussi son entreprise. Le type qui l'a joue grand critique littéraire que le commun des mortels n'émeut pas mais qui produit un total de plusieurs dizaines de lignes à l'adresse d'un inconnu, en l'occurence moi, sans aucune raison, sur un petit forum perdu au milieu de plusieurs milliards de pages Web, faut admettre que si le but est de se rendre con, ou de rendre celui pour qui l'on se fait passer con, c'est une réussite", pas de lui évidemment),
- Les photos, , , et .

-  Sa seule réponse, évidemment pas pour donner le titre du film, (on est lecteur de Dantec quand même, comme on dirait lecteur de Nabe), (je veux dire, on ne s'abaisse pas à ça), (à donner des titres de films à des anonymes. - "On se connaît connard ? Vous me crachez à la gueule ? OK : pas de problème, vous voulez que je vous fixe un petit rendez-vous où vous aurez tout loisir de m'exprimer vos nobles sentiments...?
Maintenant, dégage, pauvre merde anonyme
", (pour le reste de l'échange, je sais pas encore si je le poste), (je veux dire les autres mails)...

- Si on lit un peu le forum* on s'apercevra que le mot "anonyme" revient souvent chez lui comme insulte, anonyme au sens plèbe ou effectivement pas célèbre,

- * he ho, je lis pas les forum à Dantec hein, je précise, c'est un lien qu'on m'a envoyé, la preuve !

- PS, mail: Salut, pour compléter (?), le titre c'est Come and See (Elem Klimov) sorti en vidéo (au cinéma ?) en france sous le titre Requiem pour un massacre (ils auraient dû pousser le délire jusqu'au bout, genre La vodka s'enflamme !).

- Note de moi, il est passé à la télé (si c'est bien celui-ci lors du festival de Cannes il y a environ dix ans)...

.

-  (Suis déjà en train de télécharger le film) , (hé hé), (merci qui? merci Stalker!), (je me moque)...

-  ** Si on veut avoir un aperçu de sa glose, lire cela, hormis les insultes qui se voudraient Céliniennes, Bloyennes etc, aucun, absolument aucun argument, aucune proposition, vous pouvez lire et relire, et recommencer, absolument aucun argument, aucune proposition, aucune pensée, (et ça vaut semble-t-il pour chacun des textes d'Asensio), dire ensuite, c'est vers la fin de la lettre d'un des neu-neus qu'il représente, que Fienkielkraut dérange l'ordre établi, alors qu'il en est le plus laborieux défenseur, pff, littérature de larbins, Fienkielkraut Murray etc, c'est Michel Droit (oui mon général) qui se voudrai(en)t philosophe(s), oui re, littérature de larbin... Ce qui me fait bien rire c'est lorsqu'il s'essaye à l'analyse d'un roman, sous sa pompe il ne décrit que l'histoire, il va jamais plus loin que ce qui y est écrit, je vous conseille ses articles nuls sur le soit-disant roman de Dantec, sous-écrivain de troisième classe, (comme on dit provincial)... J'aime bien les lieux communs du genre "Pour l'écrivain, le langage n’est évidemment pas anodin", et vous avez vu les noms qu'il invente à ses héros le gros Dantec? Sergueï Diego Dimitrievitch Plotkine, c'est pour faire Russe c'est ça? Pour faire poétique? Fin du monde? Pour faire Tarkovski? (Comme on fait caca)? Et j'aime bien cette phrase aussi, "Dantec, lui-même le sait depuis des lustres, ne se fait plus aucune illusion quant à la permanence d’une voix encore capable de hurler dans le désert qui gagne tous les jours, jour après jour, quelques précieux centimètres de terre fertile pour la réduire au silence, au mutisme de l’idiot, à la terre vaine chantée par T.S. Eliot. A ce titre, les dernières pages du roman, aux consonances toutes bernanosiennes, sont sans la moindre ambiguïté, elles qui affirment la disparition de la dernière voix libre, dans un monde qui n’en finira désormais plus de se dévorer", c'est pas de la belle branlette qui veut rien dire ça? Après ils parlent, je mets au pluriel parce que lui et Dantec ensembles ça fait deux neu-neus, ils disent "Regardez-les, ces singes savants doués d’une parole qu’ils ont travestie en tautologies comptables, en cultures d’apparat, en linguistique de foire, cette parole qu’ils ont laissé devenir une vulgaire machine de communication ", bon moi je veux bien, mais le gros Dantec dans ce cas là, le machin d'apparat tout ça, il faut qu'il arrête les émissions de merde à la TV, il faut qu'il arrête de faire le gourou et de louer des salles de spectacles pour lire ses textes nuls, je veux dire aussi, lorsqu'on tient tout un discours sur la le mutisme l'idiot la terre vaine, déjà on s'en prend pas à des gosses dans un forum, je veux dire la pose du mystique à la Barrès à la Léon Bloy etc, TS Elliot machin, zut, ça fait plus de 100 ans... Ces gens là leurs références elles ont un siècle, c'est même plus machouiller qu'ils font, disons ce sont des gens qui ont peur du noir, ce sont  des angoissés, ils veulent bien être mystiques mais avec les valeurs sures, avec ce qui est convenable, Muray est convenable, Finkielkraut aussi, leurs références sont convenables, les penseurs catholiques du siècle dernier, déjà au siècle derniers, ces types, ces penseurs catholiques, on les traitait de connards, à Juan Asensio on lui parlerait de Badiou il nous regarderait, semblerait réfléchir un peu, et d'un regard vide ou absent nous dirait "Badiou"? Puis après nous dirait, "certainement un communiste" il partirait outré, et ce serait tout, (bon après il pisserait au lit mais bon), (je n'ose même pas parler de Rancière)... Quand même cette phrase à propos de Dantec, elle est pas à hurler de rire "cette parole qu’ils ont laissé devenir une vulgaire machine de communication", ce gros porc qui passe sa vie sur les radios à la TV, à faire le gourou, à se tailler la barbiche tous le matins, putain on voit une seule photo de ce laideron , immédiatement on se rend compte qu'il passe sa vie à se regarder dans un miroir, et puis quand même, vous avez lu un peu ses romans? Vous trouvez que c'est bien écrit? On dirait du Littel... Pour moi Dantec est un guignol, il me fait penser à l'autre qui nous disait qu'on allait se prendre un satellite sur la gueule lorsque cette comète passerait, ça va pas plus loin, c'est la même escroquerie, quoique Dantec à force, à force de copier des petits maîtres, c'est presque du plagiat dont il faudrait parler, ah zut j'avais que je consacrerais pas plus de deux ou trois lignes à Trinita incorporated...

- Ah ah, j'avais pas remarqué qu'il aimait et avait soutenu Rafarin, beau rebelle en effet, ah ça, il y en a qui dérangent vraiment l'ordre établi...

- On pourrait ajouter, c'est pas parce qu'on glapit qu'on dérange l'ordre établi  Asensio et ses amis ce sont juste des gens qui glapissent, mais ce qu'ils préfèrent c'est la soumission, sous ses insultes on ne verra jamais aucune remise en cause, et d'ailleurs aucune prise de position réelle, (autre que conservatrice), littérature de vieillards, de bonne du curé, plus simplement littérature même pas de larbin mais de boniche, et c'est pas le Stalker qu'il faudrait l'appeler mais Le Larbin, ou alors madame Lanlaire ...

- Ah oui pour le truc du forum où ce grand courageux s'en prend à des gosses, il y a une autre phrase aussi, je la noterai plus tard, où l'on s'aperçoit que madame Trinita (alias Juan Asensio), non seulement s'en prend à des gosses, mais en plus bat le rappel de ses amis...  Juan Asensio (dit le Stalker), est un être rare, là: "Ah, Juan, je comprends mieux ton invitation à participer. Plus on est de fous, plus on rit.Tu me permettras toutefois de ne pas en rajouter sur le "Marabout". C'était sa petite rubrique "basket" à lui (nous nous comprenons, et là je te dispense d'un smiley clin d'oeil qui te pendait au nez, cher Juan), en somme, rien que de très anecdotique, ce jeu"...

- Je repense à Fienkielkraut et à la phrase du neu-neu comme quoi "il dérangerait le système", lui qui a tribune ouverte partout, qui a une émission radio, qui passe à peu près deux fois par semaine à la TV, "il dérange le système", ils oseraient le larbin Juan Asencio et ses amis neu-neus, ils affirmeraient que c'est la gauche qui est au pouvoir depuis dix ans,

- Rajout, (pour le plaisir), c'est intéressant lorsqu'on lit une interview de lui de voir qu'il ne connaît absolument rien à rien, qu'il est incapable de citer un écrivain autres que ceux qui figurent dans les rubriques de Télérama, (), ah là là, Juan Asensio c'est vraiment pas grand chose, beaucoup de bruit, (ou bruits si l'on préfère), (mais rien sinon), en même temps on me dira que vu à qui il s'adresse, il peut pas vraiment leur parler littérature, il peut pas être trop pointu, mais non, faut pas oublier que chez les neu-neus le snobisme est la/leur première qualité, l'idéal aurait été de citer un nom que personne ne connaît, il a essayé Asensio, apparemment il en a pas trouvé d'autres que ceux figurant dans les meilleures ventes de l'Express, il est comme ça le Stalker, c'est un intellectuel...

novembre 17, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.16

V, (note pour moi-même),

- Le film de Bruce Baillie "All my life", (), se termine aussi de la même façon que le film des Straub, "Ces rencontres avec eux", un câble dans le ciel....

- Il y a aussi son film "Mr hayashi", (), un type de dos dans la nature, mais qui me fait plutôt penser au film de Cécile Paris ou à celui de Christelle Lheureux...

- J'oublie toujours de le poster, , (trouvé dans mes stats), je l'avais déjà posté ailleurs à l'époque, ...

novembre 16, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.15

V, (journal),

- Donc de colère j'ai acheté le livre de Lauwrence, ("Lady Chaterlay et l'homme des bois"),

- Page 141 " - Je suis désolée d'être en retard Clifford. Pourquoi n'avoir pas demandé à Mrs Bolton de faire le thé?
- Quelle idée? dit-il ironiquement. Et quelle surprise pour vous si vous aviez trouvé en  entrant Mrs Bolton  assise derrière la théière? Pourquoi pas vraiment? Une théière d'argent n'a rien d'un vase rituel je pense? - Il jeta un curieux regard vers elle: - Et que faisiez-vous? interrogea-t-il. - Voyez j'ai traversé toute la forêt: ne sont-elles pas adorablement fraîches, ces jonquilles? Comme c'est merveilleux ce qui nous vient de la terre. - Et tout autant ce qui nous vient du ciel... de l'air. - Mais c'est la terre qui les a modelées... et puis, peu importe"
!

- Et ça continue encore un peu, et c'est ce qui manque au film, ce qu'elle a retiré du livre, c'est la conversation, elle a gardé du livre des séquences, (et des séquences à faire), du décorum, des images, de l'imagerie tv,  (je trouve pas le terme exact), presque des plans de coupe, disons elle a coupé dans les pages,

- Page 139/140 lorsqu'il y a toute cette discussion autour de la clef - " Sous l'apparente douceur de la voix, il reconnaissait fort bien cette intonation décidée de la 'dame' vis-à-vis d'un homme qui n'est là que pour obéir. - Une deuxième clef pour la cabane dit-il?. Et à son tour, elle reconnut cette même étincelle de raillerie dans le regard du garde. ce qui la mit en colère. - Oui ne comprenez-vous pas ce que je dis?- Je comprends très bien madame, mais je devrais la prendre où cette deuxième clef?" (Il y a un autre extrait que j'aimerai retrouver aussi), dans le film jamais on sent ce que pense le type à ce moment précis, dans le film de toute façon le type est tassé, il n'y a jamais l'idée de l'orgueil, il n'y a pas l'idée de classe, il y a bien quelque chose qui en passe lorsqu'elle dit cette phrase "ne comprenez-vous pas ce que je dis", mais je dirais plutôt que c'est dans le film l'idée de l'orgueil blessé chez elle, comme ce regard lorsqu'il font l'amour la première fois, mais dans le film elle ne lui reconnait rien, disons que c'est pour cette phrase l'idée de l'âme, elle en a une, lui pas, le film sa mise en scène nous dit ça, elle a une âme et pas lui, le film dit, "c'est une bête", c'est un peu le remake de "Max mon amour" d'Oshima, son film avec un gorille, le film de Ferran c'est ça, et pas l'adaptation du livre de D H Lauwrence, c'est pas qu'elle ne l'a pas compris, c'est qu'elle l'a refusé, elle en a fait effectivement une dramatique télé, en bonne lectrice du Figaro qui se respecte, bon je m'embrouille un peu, l'idéal serait de revoir le film, enfin le bout de film, une question de précision, la précision ne serait évidemment pas en sa faveur, disons jamais elle n'est du côté du type, jamais, c'est pour ça qu'elle retire ce genre de phrases, c'est-à-dire qu'elle lui accorde pas un regard au type, (le regard qu'on devrait normalement apercevoir par moments, si elle effaçait pas ce genre de phrase "Sous l'apparente douceur de la voix, il reconnaissait fort bien cette intonation décidée de la 'dame' vis-à-vis d'un homme qui n'est là que pour obéir", "Et à son tour, elle reconnut cette même étincelle de raillerie dans le regard du garde. ce qui la mit en colère"),

- Qu'est-ce qui ne va pas, qui ne passe pas comme dirait cette merde de d'Olivier Séguret, c'est que pour  le navet de Pascale Ferran , on nous avait promis "L'aurore", le résultat c'est un mépris total pour Ferran, un mépris encore plus fort pour la critique cinéphilique, le pire étant que ces raclures s'interrogeront ensuite sur le peu d'entrée du cinéma français, sur leur perte de crédibilité auprès du public, (note pour moi-même: penser à faire une liste de tout ceux qui ont aimé et écrit sur ce film)

novembre 15, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (notes pour moi-même),

- "Metropolitan" de Whilt Stilman / "Les veuves de 15 ans" de Jean Rouch, disons que dans les film de Whitman, à chaque instant chacun se positionne, que la fiction vient de l'autre, de sa confrontation à l'autre, chez Rouch hum, c'est sous-titré "essai sur les adolescentes à Paris en 1964", bon j'aime bien un moment lors de la surprise-party, le truc des photos, je crois que chez Rouch, chez Rouch peut-être il y a même pas cette confrontation, tout est déjà on va dire provisoirement valeur d'échange, je le regarderai entièrement plus tard, disons il semble complètement désespéré, pour parler pompeusement chez Whitman il y a une dialectique de l'hétérogène, (quelle horreur de parler comme ça), chez Rouch, une sorte de vide glaçant, >>> Je précise parce qu'il faut préciser même les choses qui sont très claires, j'aime plutôt bien le film de Rouch, je précise qu'une phrase comme celle-ci "une sorte de vide glaçant", ça me semble le propos du film, pas mon avis sur le film, je n'en ai pas encore d'avis sur le film, puisque je l'ai pas vu, 

novembre 15, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.14

V, (les gendarmes à New-York),

- Passerelle entre professionnels et étudiants, Sarlat accueille en effet des lycéens de terminale option «cinéma» venus de toute la France, d'outre-mer et cette année du Québec. Soit 850 au total. Le thème de leur étude est en fonction du film retenu par l'Éducation nationale pour l'épreuve cinéma du bac 2006-2007. Cette quinzième édition du Festival sera donc sous le signe de 2046 du cinéaste chinois Wong Kar-waï. Au cours de différents ateliers dirigés par des professionnels du cinéma, le film sera ainsi disséqué, expliqué tant sur le plan de la forme que du fond ou de la technique. Jean-Michel Frodon, directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma, fera un exposé sur le cinéma chinois tandis que Thierry Jousse, critique, analysera le film et Jean-Marc Lalanne, journaliste écrivain, situera l'oeuvre de Wong Kar-waï dans son contexte. L'universitaire Bamchade Pouvali tentera de répondre à la question : 2046 est-il une suite de In the Mood for Love ou carrément autre chose. Jean-Yves Leloup interviendra au plan de la musique, René Bonnell sur comment la télévision a transformé l'oeuvre cinématographique. Il y aura encore des ateliers débats sur les effets spéciaux, la lumière et l'exploitation de la couleur dans 2046 et une rétrospective de huit films de Wong Kar-waï. Les lycéens tourneront enfin chacun des miniséquences d'un film sur le thème du «chassé-croisé» en référence à 2046. (in Le figaro du 06 Novembre).

novembre 14, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (brouillon),

- Je ne sais pas s'il faut reparler à nouveau de Frodon* me disais-je sur le chemin, mais même indirectement si je retournais me coucher, c'était bien en partie à cause de lui, j'étais allé voir ce film "Lady Chaterlay", effectivement comme on m'avait dit oui, une adaptation télé, un téléfilm, mais c'était pire, je veux dire depuis un certain temps on sait que ce terme, on va dire ce mot, ne veut rien dire, et même déjà avant, avant les Sopranos" et 24 heures" évidemment. Je me disais, le film de Peter Watkins, on le sait que c'est un téléfilm au fond de nous-même, et pourtant il était sublime, le film de Ferran donc, il fallait reprendre un terme désuet, ce mot "téléfilm", elle nous obligeait à ça, à reprendre des mots dégoûtants, c'était comme une gueule de bois, et dès la première séquence, mais ensuite ce n'est pas que ça se confirmait, c'est qu'on se rendait compte qu'il n'y avait eu personne pour le film, que l'équipe technique avait bien été présente, et payée, que quelqu'un chaque jour avait crié "moteur ça tourne", mais certainement pas comme Mocky, et certainement pas Pascale Ferran, elle, elle avait disparu entre-temps, j'ai envie de dire, s'était dissous, sauf que non, elle méritait même pas ce mot, se dissoudre, Ozu on peut dire qu'il se dissout si on veut, Ferran non, elle, je ne sais pas, son film est même pas laid, il est même pas vulgaire, il est même pas raté, de toute façon me disais-je, il n'y a eu aucun film de réalisé, mêmes les acteurs étaient mauvais, il y avait que celle qui jouait Lady Chaterlay qui semblait n'être point une erreur, me levant je m'étais dit qu'il restait plus qu'à acheter le livre, cette version-là, pas pour voir ce qui n'allait pas, mais pour vérifier un peu, disons Marina Hands nous donnait envie de lire ce livre, (pas Pascale Ferran), je repensais à l'acteur, fallait-il vraiment en faire ça? Un éjaculateur précoce? C'était dans le livre? Il fallait le filmer comme ça? Et Breillat**, comment elle aurait filmée cette séquence? Je repensais à certaines séquences, je me disais, est-ce que pour ces plans on sent une matière cinémathographique, (je parle en fait de chacun des plans du films), est-ce qu'on sent une forme, quelque chose de pensé, est-ce qu'on peut penser quelque chose d'un seul plan du film? Je veux dire penser quelque chose d'honnête, (je fais exprès d'utiliser ce terme),la séquence par exemple où elle découvre le garde-chasse dos nu, y avait-il nécessité de secouer ainsi la caméra, de poursuivre l'héroïne de cette façon, est-ce ainsi qu'elle pensait transcrire le "trouble" de son héroïne,  (comme un vulgaire Chéreau), ne pouvait-on pas imaginer cela autrement, c'est-à-dire la séquence réellement pensée et mise en scène, (je repense à Esther kahn de Desplechin je me dis, même lui n'aurait pas fait ça), Moi sans avoir lu le bouquin, je vais essayer de la trouver aujourd'hui, sans l'avoir lu donc, (cette version), je me dis, le mec il fallait vraiment lui apprendre les bonnes manières, mêmes à éjaculer comme il faut, je me disais Ferran, même son héroïne une bite entre les jambes, il faut qu'elle fasse sentir qu'elle garde son quant à soi de classe, que elle si elle ne jouit pas la première fois c'est parce que ça ne se fait pas, qu'il n'y a que chez les lourdeaux qu'on fait une chose pareille, disons elle reste digne,  voilà c'est un film plein de bonnes manières...  Et moi j'en ai marre,  (voix de...)!

- * Oui lorsque je dis reparler de Frodon , on se dit que lorsque l'ensemble de la presse porte aux nues un film, c'est que d'une façon ou d'une autre, apparemment plus maintenant, même l'insignifiant film de pascale ferran a droit à la couverture des "Cahiers f", la revue de celui qui disait aimer les Straub,  je me souviens un jour avoir lu un truc comme ça, ça se passait je crois à Venise, un type croise les Straub et leurs dis "c'est bien qu'il y ait des gens comme vous, continuez" etc, et "Straub de répondre "C'est pas grâce à vous", Frodon c'est exactement ça, par deux fois il aurait pu mettre les Straub en couverture, par deux fois il aurait pu avoir cette fierté ou cet honneur, il l'a jamais fait, qui se souviendra et de Christophe Honoré ou de Pascale ferran, qui se souvient de l'autre merde Cyrill Collard, mis en couv des "Cahiers T" par Toubiana deux fois en l'espace de quelque mois, moi quand je m'en prends à quelqu'un, je sais que j'ai raison, je pèse souvent le pour et le contre, et je sais que j'ai raison, parce que ces gens là ont la possibilité de faire à chaque fois beaucoup mieux, à chaque fois, et ne le font pas, et souvent pour des raisons médiocres, (et parce qu'au fond ils sont médiocres)...

- ** A propos de Breillat, les crevures de Chronic-art s'en sont pris à elle aussi ce  mois-ci), (fais pas bon de revendiquer en ce moment en france), (enfin disons être une femme), dans un même numéro ils arrivent à s'en prendre et à Breillat, et à Despentes et à Angot, manque plus que Catherine Millet...

novembre 14, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (mail), (provisoire et définitif),

- Trouvé sur le web dans un moment d'ennui et d'égarement, on dirait pour le premier extrait, un discours ou une préface d'un ouvrage ou catalogue d'exposition d'une quelconque mairie d'arrondissement, je me demande si .l..  est pas nègre d'un homme politique, genre d'un conseiller municipal du 15ème arrondissement? Le second extrait est à hurler/mourir de rire, c'est quand même ahurissant que pour toute critique ou réflexion .l.. ne propose, elle n'a que des dates de naissances...

- "Voir des films primitifs, c’est repousser la frontière d’un territoire cinématographique enfoui, lequel substitue à notre regard colonisé, l’éclat virginal de sa mythologie. Pour une archéologie des images, par-delà de toute posture nostalgique ou nécrophile. Avènement du plan, naissance du découpage, un art à l’état d’enfance s’invente qui forme nos réminiscences cinéphiles".

-  "Les correspondances abondent. A commencer par l’année de réalisation du film : 1899 ou la naissance du futur maître du suspense", (en gros si Hitchcock a vu ce film et s'en est inspiré, c'est probablement parce qu'il est né la même année),

- .

novembre 14, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.13

V, (notes pour moi-même),

- Je regarde une de mes photos, je me dis qu'elle doit tout à Ange Leccia, à son film "Ile de beauté", elle doit pas qu'à lui évidemment, elle doit aussi à "Pola X", et à John Ford, bref du coup je pense à un autre film de Leccia, "Azé", enfin je n'y pense pas tout-de-suite, je pense d'abord à ses films en général, je me dis  que certains non qu'ils n'aient pas de hors-champs, mais particulièrement "Azé", () , n'en a pas, plutôt n'en a jamais,

- Pavese: "Je reprends. Mais ce qui arrive maintenant, c'est justement que"...

novembre 13, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.12

V, (à venir),

- Je racontais le film à Carole, (celui avec Owen Wilson), à quel point il était mauvais, que c'en était presque barbare, qu'il y avait rien qui pouvait s'apprenter au cinéma dans ce film, toutes ces expressions des acteurs, leurs gestes, puis un moment m'est venu cette horrible phrase "on aurait dit du Bresson", je veux dire, c'était tellement mauvais, tellement fabriqué, c'était tellement faux, que ça devenait Bressonien, disons une copie industrielle de Bresson, les gestes étaient plus amples disons comme incontrôlés, les voix plus forcées, c'était comme un déréglage, à quoi reconnait-on un film de droite m'étais-je dit ensuite, à ce que la fille soit institutrice, même pas prof? Quel ne soit pas plus qu'un objet de désir? C'est pas pour rien me disais-je, que le père vers la fin frappe le type avec un chandelier, c'est au fond ce que sa fille est, un chandelier, m'étais-je fait la réflexion, je m'étais dit il lui envoie sa fille à la figure, pas plus, ma note a sauté de moitié, il faudrait qu'elle ait été sauvegardé dans le RSS de quelqu'un, je parle d'une version complète de cette note, où je parlais du racisme du film etc,

novembre 12, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (cher journal), (caro dario)

- Ah oui parce que je regardais une sorte de remake porno-érotiques des films de Godard des années 6O par Kiyoshi Kurosawa, je repensais à la phrase de Narboni dans le dernier Panic ((que j'ai manqué acheter), (ce qui est évidemment hors de question), (because Jousse et Brenez), ne pas oublier que lorsqu'un film de Jousse ou avec lui, est projeté dans un cinéma, c'est tout le quartier que j'évite), bref Naboni parlait d'Ozu, de Naruse, ah oui on apprenait que Truffaut n'avait pas beaucoup aimé Ozu à l'époque, tu m'étonnes, (ça me surprend pas, lorsqu'on réalise autant de mauvais films, on peut pas aimer Ozu en plus), (quoiqu'il y en a qui y arrivent), (Truffaut même pas), (c'est dire), bref, Narboni rappelait la phrase de Godard au sujet du Japon, que ce serait un peu comme la phrase de Truffaut sur le cinéma Anglais, je sais plus si c'est dans le même article que quelqu'un, peut-être encore Narboni qui ajoutait que c'était parce qu'une nation de cinéma sauvegardait sa mémoire etc, je me suis dit ouais ouais, aux USA aussi ils sauvegardaient autant leurs archives qu'au Japon, je me suis dit, ouais ouais, c'est pas parce qu'on cite Truffaut et autres crevures et fabriquants de navets, qu'on a que ces mots là à la bouche, qu'on est un pays de cinéma, je me suis dit, en france on est même pas capable de réaliser 1/10ème des chefs-d'oeuvres qui se font au Japon par trimestre, en un an en france on fait rien, on se répète juste que c'est nous qui fabriquons les meilleurs films, je me disais, sauf qu'on peut en citer aucun, comme disait Chirac ou Mitterrand "pouvez-vous m'affirmer dans les yeux", etc, je me disais évidemment que non que personne ne peut affirmer une telle chose sans baisser les yeux ensuite,  je me disais on est le pays qui ne peut même plus se targuer de fabriquer un film, un seul qui tienne debout, qui ne soit pas un navet, et même un seul film qui techniquement ne soit pas une honte,  je me disais, techniquement on dirait le tiers-monde,  on dirait les films vidéos  fabriqués à la chaîne à Ouagadougou, quoiqu'au moins même là-bas, ils se sentaient un peu obligés d'écrire un scénario, je veux dire, leurs scénarios ne racontaient pas essentiellement les problèmes existentiels de la bourgeoisie blanche, je repensais à cette phrase que je venais de lire dans une sorte de fac-similé "Ils ne veulent pas trop voir. par exemple, j'ai réalisé un travail sur la drogue à Berne que j'ai exposé sur les panneaux de la SGA. j'ai essayé d'importer ce travail en france, mais là-bas la drogue n'existe pas. Ils ne veulent pas voir". écrivant cela je me suis dit si si ils veulent bien, mais dans les pages des Inrockuptibles, ou alors dans les navets de Garrel, sinon non effectivement, en france on aime le rock, le trash, le fun, pas la réalité, on est fleur-bleue, on ne veut déranger personne, c'est pour ça qu'il y a les Inrocks, pour ne déranger personne, disons en france on aime les chanteurs de rock, (et Charlotte Gainsbourg), disons en france, la réalité terne, ce sont les rides de Charlotte Gainsbourg, (dixit Chauvin), c'est la seule réalité terne qui soit acceptée, c'est la seule réalité qui ait le droit de cité, c'est la seule réalité sur laquelle on daigne s'arrêter, (et qui mérite un propos), de toute façon en france, me dis-je, depuis le film de Judith Cahen, on sait à quoi s'en tenir par rapport à la réalité, (ça consiste à monter des marches avec des paquets de biscuits), (et depuis Chauvin aussi me disais-je, on en sait un peu plus sur la réalité en france), (alors l'autre qui vient avec ses photos toutes dégueulasses), (ah ah, il mériterait la prison), de toute façon me disais-je, en france, si tu veux chanter, si tu veux être rocker, si tu veux être punk, faut au moins, comme Jeanne Balibar, venir d'un bon milieu, sinon non, (dixit Libération), voir le portrait () digne de "france-dimanche" ou de "Point de vue images du monde" ou "Jours de france", qu'ils en ont fait, d'ailleurs ça va bien je me disais ce titre "Point de vue images du monde", je me disais, c'est exactement ça, en france la presse dite d'avant-garde c'est "Point de vue images du monde", c'est-à-dire Charlotte Gainsbourg et ses rides en couvertures des Inrockuptibles et l'article* de Chauvin dans Chronic-art, en france me disais-je, les gens normaux, c'est au minimum Jeanne Balibar, c'est du moins la seule réalité acceptable, d'ailleurs me disais-je, curieusement je pensais à Assayas, on voit ce que ça donne les portraits de gens en marge dans le cinéma français, le film enfin il y a pas de terme autre que celui là, disons la pellicule d'Assayas, "Clean", je me disais, c'est la seule idée border-line acceptable, la fille chanteuse de rock d'un groupe célèbre et qui est une ancienne toxicomane qui doit ou veut récupérer sa fille, (je me trompe pas?), ah non me disais-je, il y a aussi Border-Line de Dubroux, l'histoire d'une femme un peu Border-line qui reçoit un professeur prix Nobel au dîner, je sais pas pourquoi je pensais alors à Cassavettes, je me disais, chez lui les invités arrivaient entassés dans le camion du chantier, je me disais, je sais pas pourquoi, mais bon, bon me disais-je, on a la réalité qu'on mérite... Hum...

- La réalité terne, ça pourrait être cette fille hier qui parlait à une amie au téléphone, qui racontait ses journées de boulot, presque un mi-temps, trois heures par jour, mais en trois fois, ou ce gosse aujourd'hui qui parlait de pensionnat à sa mère, on comprenait peu à peu qu'elle  ne pouvait pas le prendre avec elle la semaine, probablement parce qu'elle était bonne dans une famille genre les parents à Kaganski, puisqu'il se remémora une fois, la salope le temps bénie de l'enfance et des bonnes...

- Mail reçu à propos du lien de Frodon, (celui-):

- Vous avez vu comme dans la présentation de son bouquin JMF est un acteur éxécrable ? Par moment, l'illusion est totale: on est face à une petite annonce d'Elie Seimoun (voir la manière dont JMF dit: "(...) c'est un petit livre qui essaye de  manière...euh... synthétique et j'espère...euh... aussi claire et simple que possible...euh...d'expliquer...euh...pourquoi, contrairement à des choses qu'on entend beaucoup, non seulement le cinéma a une place... euh...dans la...dans l'art, dans la culture et dans les pratiques...euh...qu'on appelle citoyennes, aussi donc euh...aujourd'hui, au XXIème siècle...euh...mais pourquoi...on en a...euh...on en a peut-être plus besoin, il a un rôle plus nécessaire encore que...que ce qui... euh... était le sien au cours du...euh...XXème siècle(...)" On voit littéralement qu'il ment à chacune de ses phrases, qu'il n'en croit pas un mot lui-même. Jamais il ne nous fera avaler que son bouquin insignifiant puisse faire la preuve de l'urgence du cinéma au XXIème siècle. Pour lui - c'est clair au timbre de sa voix - la messe est dite. La maquette même a tout de la stèle, du marbre funéraire. C'est d'un enterrement qu'il s'agit, de toute évidence. Et ça devient obscène (et hilarant) lorsque JMF parle de "pratiques qu'on appelle citoyennes". Ha, ha, ha.... quelle blague, quelle rigolade.
La seule phrase prononcée avec un accent de sincérité (et les yeux baissés, de honte) c'est la première: "Horizon cinéma est donc un petit livre". Oui, un tout petit petit livre. Un livre infime, vraiment. Et aussi: "on le devine plus qu'on ne le lit sur la couverture" semble être un reproche, une vacherie adressée au maquettiste (qui mérite qu'on lui remonte les bretelles, vu l'horreur aperçue dans
cette séquence). Ce qui serait bien c'est de rajouter des rires, comme dans "Friends"
.

- * "Le film de Gondry n'hésite pas à s'aventurer du côté d'une réalité terne et laide, jusqu'à refuser de masquer les rides trentenaires de Charlotte Gainsbourg"...

novembre 12, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.10

V, journal)

- J'aime bien avoir la crève, ça donne un tas d'excuses, je consent à peine à me lever, ce qui est bien, c'est que je m'en veux même pas du coup, puisque je suis malade, bon, "Un lion dans la rue", je crois pas que ça soit un bon film, un moment, on est encore au tout début il dit "Vous venez de Pennsylvanie et vous avez été au collège", la fille le regarde avec un air ahuri, puis il lui prend la main, la tire légèrement vers lui tout en reculant, la caméra change d'axe, on a l'impression littéralement qu'il l'ôte de l'image, qu'il la prélève, la substitue, la soustraie, où est-ce que j'ai lu/vu ça, que le mec avait la fille parce qu'il l'aimait,elle l'aimait pour ça, de l'aimer,  là on a ce sentiment un peu, que la fille lui est d'abord reconnaissante de sentir le truc du mec, ou alors elle lui est reconnaissante de son innocence,

- La séquence avec Castleberry, rarement j'ai vu une telle rage marxiste dans un film Américain, une telle rage Straubienne, un tel dialectisme surtout, prenant à témoin un domestique noir "vous êtes d'accord pour considérer Moses comme un public?",  l'autre fois justement je me faisais la réflexion que chez walsh jamais les noirs ne sont ridicules,

- Le bureau vide de Castleberry,

- La porte tournante,

- Le regard de sa femme lors du discours du procès,  (juste après la mort de jeb), c'est la perplexité presque devant la mécanique du discours,  elle regarde quelque chose en train de se faire, d'ailleurs elle le regarde lui, puis la foule,

-  On le sentiment que Walsh lui-même se demande à partir de quand ça commence le populisme, qu'il a cherché ce moment, (probablement selon moi, lorsque le mec embrasse cette fille), à partir de quand le mec a fléchi etc,

- La séquence où l'on voit sa maitresse pleurer l'écoutant à la radio,

- Hum, ...

- Et , parce que ça faisait longtemps que j'avais plus trouvé ces cochonneries Séguriennes dans mes stats...

novembre 10, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (spam),

- FAIRE UN FILM / PARIS

Rencontre avec Frédéric Strauss coauteur de Faire un film suivie de la projection de 3 courts : Rouge Maman de Fr. Strauss, Julie Meyer d'Anne Huet et Buenos Aires Fantasma de Thierry Jousse.
20 places offertes pour la soirée-projection, jeudi 23 novembre à 20h.

Mot clef : FAIRE UN FILM

- .

novembre 10, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.09

V, (à venir),

- Pour "Shortbus", le terme approprié c'était la gêne, le silence gêné, vous savez lorsqu'une personne fait ou dit des trucs un peu ridicules, j'avais pensé ensuite à Brecht, je m'étais dit, "le ridicule Brechtien ça existe"? Est-ce que le film est dans ce ridicule Brechtien m'étais-je dit? Toutes ces pleurnicheries, à chaque fois on les redoutait, on savait que c'était ce genre de film*, de psychodrame,  et en même temps on pouvait pas en partir, il avait une certaine capacité à nous surprendre quand même, disons c'était pas un film, certains (et moi aussi) ajouteraient "paradoxalement", de chochotte, le film n'évitait aucune situation gênante, paradoxalement jamais il était dans la provocation, plutôt dans une certaine frontalité, (j'ose pas dire matérialité), c'est pour ça d'ailleurs qu'il y avait ce doute sur le ridicule Brechtien, de toute façon on se disait, c'est pas très grave, ça va passer, le film me disais-je, n'arrivait pas à fictionnaliser, c'était ça qui était gênant, je repensais à une expression de Pavese je crois "image-récit", ça n'avait pas forcément à voir, j'y repensais juste, parfois le film m'étais-je dit, on avait l'impression qu'il toussait, que le film passait pas loin de quelque chose, on se disait même, toutes ces références à des autres films, c'était à peine une influence, c'était presque de l'ordre du souvenir, j'aimais bien les regards de la fille là, la dominatrice avec son appareil photo, de toute façon me disais-je dans le cinéma Américain il y a toujours des drôles de filles avec des gueules incroyables, en france on a droit à Charlotte Gainsbourg, c'est le seul freak autorisé, (...), c'est dire le conformisme ambiant chez nous, de toute façon m'étais-je dit, en france, on est le seul pays où le truc le plus révolutionnaire d'un film, (du cinéma en entier, du cinéma national), c'est d'aller à une manif, genre le film de cette mauvaise cinéaste, Judith cahen, enfin ex cinéaste, ou des autres, les Martineaux, je me disais, le film de l'autre, aussi raté ou mauvais soit-il, il proposait il rêvait une sacrée utopie, (je n'aime pas cette expression), la séquence finale quand mêm, tout de même, c'était sublime, puis je m'étais dit, en france dans les squats, je parle pas des sqats à neu-neus comme ceux de la rue de Rivoli, dans les sqats me disais-je, à paris, lorsqu'ils sont pas trop neu-neus, il faut montrer patte blanche, livret de famille, curriculum vitae, je pensais à la générale, ou à d'autres, je me disais juste, en france, les squats c'est quand la bourgeoisie manque encore de place, alors même les squats elle les occupe, je me disais, je crois qu'il y a un comité d'administration à la générale, en france c'est comme ça, une certaine planification, au moins me disais-je, le type prétendait même pas à ça dans son film, c'était pas un squat, ah oui j'oublie toujours de le noter, et si la fille, la sexologue n'avait pas de sexe? (Ni fille ni garçon)...

- *(comme dans un film de Sophie Bredier, on pourrait dire "on avait l'impression parfois d'être dans un film de Sophie Bredier"),

novembre 9, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (fiel),

- J'aime bien comment ça se fabrique parfois les machins: "On vous le recommandait chaudement, déjà, dans Chronic'art #18 (couverture Tamala), l'excellent Mindgame du Studio 4°C", puis deux ou trois lignes plus bas "On ne sait pas grand chose de cet ovni, sorti au Japon il y a deux ans, si ce n'est qu'il est l'oeuvre du Studio 4°C", évidemment encore chez les salopes de Chronic-art, , bref ils l'ont pas vu, ah ah, les raclures, mais ça serait intéressant de savoir tout-de-même comment il est excellent, (alternative: comment il peut être excellent), enfin oui, ils ont raison en parlant d'ovni à son sujet les putains de chez Chronic-art, moi ça me rappelle des papiers concernant l'étrange festival (un festival pour neu-neus boutonneux), tel film et tel autre déclaré chef-d'oeuvre absolu, en fait c'était une/sous dictée de l'attachée de presse, bref, (là on doit pas être loin), je sais on pourrait me répondre, mais il voulaient pas dire ça, ils voulaient parler de ses conditions de fabrication, l'équipe, les techniciens, t'as pas lu leur article sur Artaud ou quoi? ("Un enquête méticuleuse sur sa vie devenait indispensable"),

- Ah oui, lire leur chronique sur Christine Angot, , si quelqu'un ne comprend pas en quoi cet article est nul, si j'ai le temps j'expliquerai cela, mais normalement tout le monde devrait comprendre, le mec ce qui le gêne c'est le propos, pas le style, concernant ce dernier il arrive à rien prouver, et ça je le sais en lisant leur journal préféré, c'est du Figaro pur, il se trouve que moi je lis le Figaro du début jusqu'à la fin chaque jour, (enfin façon de parler), que je le lis plus que Libé ou Le monde, (évidemment le profit n'est pas le même), dire qu'elle possède 50 mots de vocabulaires, pff, le mec, mine de rien, que le livre soit bien ou pas, remet toute la modernité en question, moi je vais dire ce qui le gêne, au-delà qu'une fille parle de ses poils, c'est que c'est pas rock'n'roll, (qu'elle fasse pas du "boogie-woogie" , voir à ce sujet  la phrase du film de Straub), pour les crevures, le moderne c'est le trash, le rock, etc, ou alors Eric Rohmer, c'est le même truc, la soumission, moi qu'Angot mette des euh, des listes de courses etc dans son livre, ça me dérange en rien,, je n'ai rien à y redire, je dirais même, tiens et Ezra Pound, il faisait quoi au juste, exactement? Et l'autre là, le mari d'Ingrid Caven? (C'est bien Ingrid Caven sa femme?) bref, etc, etc, moi qu'elle écrive qu'elle a une chiasse, ça me dérange pas, voilà, je vais vous dire à quoi ça me fait penser sa critique à la salope de Chronic-art, à l'article paru dans Art-press à propos d'Américan-Psycho de Breat Easton Ellis, c'était le même genre, absolument le même genre, sauf que dans Art-press ça avait un tout petit plus de poids, un tout petit plus, il faut dire que le mec, c'était celui qui avait traduit tous les précédents livres d'Ellis, et qui avait refusé de traduire celui-là, le mec au fond, ce qui le gêne avec Angot, c'est ce tapage médiatique dont il parle, moi j'ai rien vu, j'ai vu(enfin lu) les mêmes en parler, dont lui, mais moi je regarde jamais la télé, j'écoute aucune émission à la radio, on a envie de dire au mec, il est pas obligé de passer sa vie devant la télé, les mecs ça veut être révolutionnaires, et ça a les mêmes énervements que Franz-Olivier Giesbert...

novembre 9, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.08

V, (ultra-provisoire),

- J'en avais fait des photos () il y a longtemps, j'avais jamais pensé à la mettre en ligne, c'est chose faite, he j'en ai encore d'autres, bon, c'est ... j'aimerai bien mettre aussi "Nude in public", mais elle est un peu lourde, faudrait la couper...

- Evidemment je risque de me faire atabianikiser rapidemment, je précise que c'est un film dit de cul, et un peu hard, oups, c'est fait!

- Ca me fait penser que j'ai toute une série de photos jamais postées, (à partir d'un autre film)...

- Rien à voir, c'est juste un peu triste, ...

novembre 8, 2006 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink

V, (journal),

- Lorsqu'on voit le regard de Lola Montes, c'est quand même clair que le film de Leccia, "Ruins of love", a à voir avec Ophüls, que Leccia a à voir avec Ophüls, on voit bien que ce sont des images de Leccia qu'elle a à l'esprit, que Leccia nous les montre, enfin, disons il remet en scène les souvenirs de Lola, un peu plus loin je me dis, évidemment le monsieur Loyal des films de Leccia, c'est nous-mêmes, c'est d'ailleurs pas pour rien que le film n'est pas dialogué, ça serait un contresens absolu, ça ne se peut, évidemment me dis-je, ce que Lola se dont Lola se souvient ne sont pas les images que Leccia produit, (j'aime bien cette idée qu'il produit les images de son film), lorsqu'il regarde par la fenêtre et qu'il dit "c'est bien votre voiture Lola, ce sont bien des ruines qu'on aperçoit, et le film de Leccia, ce ne sont pas les ruines, ce sont les images que Lola ne peut produire, (en gros), les images impossibles, disons ce qui revient trop souvent, un peu trop souvent, c'est clair me dis-je, que lorsque qu'Ophüls filme le visage de Lola, (en gros), c'est qu'il ne peut pas filmer Lola autrement, puisque celle-ci, la façon dont Ophüls la filme, il y a du sperme qui coule entre ses jambes, et qu'Ophüls ne peut tout simplement pas filmer cela, non un mystère me dis-je encore, mais une moiteur, un sexe qui recrache encore le sperme, lorsqu'elle dit "vient m'embrasser" et qu'Ophüls la filme se levant à demi, après on peut se dire, mais comment il fait pour suggérer cela, on va dire rapidement, il filme le mec presqu'en amorce en train de s'habiller ou de se rhabiller, le déroulement de la séquence même, le sens des détails qui n'ont rien à voir, etc, etc, on va dire, il cherche trop à faire diversion pour que ça soit honnête, disons aussi, il joue sur les codes, sur le reconnaissable, sur le "déjà vu", (oups Leccia), "On se cachera n'importe où tous les deux, n'importe où, et ce sera comme maintenant, merveilleux, merveilleux",

- Au fond, c'est pas très loin du film de Fuller finalement "I shot Jesse James", (merde, j'espère que c'est pas le film de Lang dont je parle"),

- Mais si on disait que Lola est un exercice de montage? L'image me dis-je, dans un hoquet, c'est le lieu du dépucelage, (et ça vaut aussi pour Ozu), c'est le dortoir, (le correcteur orthographique ne semble pas accepter le mot dépucelage, je l'orthographie de différentes façon, il l'accepte pas),

- Vous avez vu ce zoom lorsqu'elle monte sur sa couchette?

- Au fond pour Lola, il s'agit, d'une façon ou d'une autre, de se retrouver aux mêmes endroits que sa mère, (un peu facile),

- Et quand l'autre force sa porte en disant "ouvre-moi" on voit bien que j'ai raison. (pour le parallèle Ophüls/Leccia),

- "Les droits de cette histoire sont protégés, toute reproduction est formellement interdite",

- La sublime dernière image du film, tous ces gens qui partent, à noter que dans les films d'Ophüls, d'habitude on passe son temps à aller d'un endroit à un autre, là, on a le sentiment qu'elle passe son temps à partir...

novembre 8, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (notes de lectures),

- Un neu-neu de Chronic-art, à propos de Littel etc, (Ludovic Barbiéri), sa phrase déjà pour déconsidérer Bourmeau, à défaut d'avoir un argument crédible, "il s'associe avec Yann Moix", et hop (ce genre de truc bidon) ça évite d'en dire plus, d'argumenter, (on va dire un truc qui doit faire mal à la tête chez eux "ou produire de la pensée"), (oui je sais c'est vulgaire d'employer une expression pareille pour un texte sur Chronic-art, (pardon pardon pardon), (copyright), et cette façon encore ensuite de se moquer de la phrase de Bourmeau sur le style réactionnaire, faire semblant de pas comprendre, (...), Nathalie Sarraute a écrit un livre qui en parlait, elle disait peut-être pas "style réactionnaire", mais c'était Kif-kif, j'avoue à ma grande honte (donc) que moi-même, publiquement j'ai dit ça de mes photos*, ah oui Chronic-art ce mois-ci c'est à Despentes qu'ils s'en prennent sinon, j'aime bien leur façon de se trouver des proies faciles, comme tout bons journalistes de droite qui se respecte, c'est drôle la fille qui est en couv, elle a écrit un roman à hurler tellement il est nul, mais là ils disent rien, vous savez pourquoi, parce qu'entre-autre, elle s'en prend, lire son interview, aux féministes etc, et à Despentes, comment il s'appelait le gros, le mari de la vieille Sarraute, pas Nathalie mais Claude, celle qui fait de la télé? Celui qui fût journaliste aux Cahiers du cinéma et au Figaro? Bref, Chronic-art, c'est de ce niveau, d'ailleurs dans les interviews du Figaro, le truc qu'on remarque, c'est de faire dire, et ce systématiquement à la personne interrogée, (lorsqu'elle est de gauche, ou dite de gauche), une ou deux phrases biens réacs,

- Merde, j'ai défendu Bourmeau, ah oui Littel, c'est nul, archi nul, oui, style plus que réactionnaire, s'il y en a qui comprennent pas, c'est qu'ils ont pas lu les bons livres,  (c'est aussi simple que ça), (moi par exemple, j'ai lu Sarraute, et du coup je sais exactement de quoi il parle Bourleau),

- Je me souviens d'une phrase du mari de Claude Sarraute dans un de ses livres, (je les feuillette juste hein), (on peut pas les lire, ils sont illisibles), bref il disait c'était à propos de Bové que bon, son niveau intellectuel, il l'attaquait sur ça, un peu comme Chronic-art et les filles,

- D'ailleurs deux ou trois pages suivantes c'est bien Le figaro que cite un autre neu-neu, (un type qui le mois précédent s'était déchaîné contre Angot il me semble), pour s'en prendre cette fois-ci à une association effectivement à la con, mais ça, c'est un truc de droite, de se servir des trucs caricaturaux de la gauche, ou dite de la gauche, c'est absolument pas nouveaux, ce qui est nouveaux par contre c'est cette rage totalement réactionnaire dans un journal dit d'avant-garde culturel,

- Evidemment, parce qu'avec ce genre de personnes, les neu-neus, il faut toujours un peu préciser les choses, prendre le parti de Despentes ou d'Angot, (ou Royal), contre eux, n'est en rien une défense de leur oeuvre, mais bon j'ai aimé certains livres d'Angot, (mais je trouve que ça manque de travail), et j'ai aimé certains livres de Despentes, (et son film sauf les scènes purement pornos qui ne servent à rien).

- J'ai trouvé ça sur leur site, aux beaufs de Chronic-art.

- Le pire pour Chronic-art, (note pour moi-même), c'est que c'est du réchauffé, ça date, on a toujours le sentiment qu'ils parlent de l'année dernière, tss...

- * “No sé si mis fotos son artísticas, tengo más bien el sentimiento de que son un poco anticuadas, por no decir estéticamente reaccionarias. Me gustaría que lo fueran menos, o no pensar en eso”, opina". .

novembre 8, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2006.11.07

V,

- Je relis Sven Hassel, (, , et ), (lecture de jeunesse), lorsque Julius Heide raconte sa jeunesse justement, et que le vieux lui dit " Tu es le plus dangereux de nous tous Julius. Tu ne vis que pour la vengeance". Puis après tout le chapitre.

- Une autre phrase à propos de tout autre chose "Son visage n'était qu'un flocon sale".

- Dans "Pull my Daisy", parfois on surprend des regards, et puis je me rappelle la façon qu'a la lumière de pénétrer au début du film, et puis comment la pièce est séparée, les regards me dis-je, ce sont les hors-champs, (en gros), je regarde "Pull my Daisy" par rapport à une fille que j'ai pris en photo, et qui avait la même voix que Delphine Seyrig, sinon le même visage (presque),, je veux dire par là que je regarde tous les films que j'ai avec Delphine Seyrig, j'avais lu qu'elle jouait dans le film de Frank, que je n'avais jamais regardé auparavant,

- Et sinon ...

- Et , ou , ou encore . (Et par exemple on peut faire ça et ça, ou alors ça et ça, ou ça et ça évidemment)...

novembre 7, 2006 in Spectre 01 | Permalink

2006.11.06

V, (à venir),

- Mail: "Suis allé voir " John Tucker doit mourir", (), j'ai beaucoup ri, la VF est ignoble, le film peut-être très très mauvais, et pourtant d'une intelligence rare, le scénario surtout, et toujours comme dans le cinéma US, un portrait de l'Amérique d'une tendresse inouïe, la mère de la fille, etc"...

- "et pourtant d'une intelligence rare", j'avais écrit, le scénario en tant que tel non, disons que parfois il était stupéfiant,  oui oui, des répliques incroyables, il y a un moment très beau, je crois vers le début, le regard des filles, un plan très bref, on a le sentiment que ce sont les lèvres qui bougent, qui remuent à peine, comme si elles allaient parler, j'ai beaucoup aimé cette façon de sauver complètement le type, de sauver tout le monde d'ailleurs, et le type surtout, de ne pas le sauver par une explication psychologique à la con, non, nul trauma pour le sauver, juste la volonté des scénaristes, rien à voir, > toute la séquence plus que magnifique avec le string, la pirouette par rapport à ça, on pense presque à Hawks, (pardon pardon pardon), (comme écrivait l'autre con), après oui évidemment le film n'est pas très bon, quoique, quoique  non, disons il est plutôt pas mal, jamais on sed dit non, jamais on a honte, presque, on a rien à redire, (à partir du moment où l'on accepte de rester),

- J'ai compris ce qui est étrange dans le film de Walsh "La piste des géants", effectivement le manque de définition, mais pas seulement, la "platitude" de l'image, son peu de profondeur, les gens arrivent de droite ou de gauche, et parlent de face, (en gros),

- Le mariage de Hank et  d'Abigail,

- Est-ce que dans "Cinq femmes autour d'Utamaro", l'autre ne devient pas l'ombre, ou plutôt l'onde du peintre? Une sorte de déformation? Un état de choc?

novembre 6, 2006 in Spectre 01 | Permalink

V, (notes de lecture),

- Ca tombe bien, parce qu'il y a justement une phrase de lui que je voulais citer, je cherchais des textes sur Walsh, à la place j'ai lu des textes sur Murnau, j'ai lu le texte de Rancière à propos de "L'Anglaise et le duc" de Rohmer, (n°42), j'aime bien ce qu'il dit sur le peuple*, j'aime bien l'expression "photoplay" employé par Gallager, (ailleurs), de là j'ai cherché un article sur cette actrice de Murnau dans le numéro 31, de là je suis tombé sur le texte de Narboni "Voyage en litanies", et j'ai pensé à celui de Léon sous-titré "Voyages en Nitalie", je n'ai toujours pas bien saisi le sens de ce que voulait dire Léon sur le film de Sokurov, on est pas très certain, bon, à vrai dire je m'en fous, c'est la beauté des deux ou trois lignes qui lui sont consacrées qui est obsédante,**

- Très bel article semble-t-il sur les Straub dans "L'huma", article daté du 4 novembre,

-  * "Catastrophe du décor. celui-ci se trouve envahi  par une multiplicité de gens qui  n'y ont évidemment pas leur place. C'est la définition même du peuple: ce qui se multiplie sans raison et déborde là là où il n'a rien à faire. Vieux problème semblable à ceux qui amusaient Marx: que faire de tous ces gens qui sont en excédent par rapport à ce qu'exige le service des maisons?"

- **  (...), Le soleil qui se cogne contre les murs qu'il édifie, montrant d'avantage sa propre angoisse (les films aussi peuvent avoir du mal à respirer) que celle, par exemple, de l'empereur Hirohito, dont l'interprète, Issei Og