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30/11/2006

V, (à venir),

- Juste avant j’étais tombé sur une brochure du  Dojo cinéma, j’en revenais pas, c’était à peine croyable, non mais des neu-neus, ah mais c’était à se demander si c’était de la blague, c’était cette brochure des chef de bureau de Paris-Expérimental, le Dojo, ouf j’avais de la chance m’étais-je dit, finalement j’avais jamais rien vu d’eux, je m’étais dit que c’était déjà ça de gagné, non mais leur brochure au sujet de Guy Debord, les mecs qui se la jouaient situationnistes*, le pire m’étais-je dit est qu’ils imitent même le style, je m’étais dit ça m’étonnerait  même pas qu’ils soient en plus tous à Zaléa-TV, (ou à l'Etna), c’est bien le genre, bon passons. La soirée de l’autre là, je comprends pas, mais ces jours-ci je pense beaucoup à un truc qu’on m’a dit, que l’un des acquis les plus importants de la modernité serait  que chacun peut se déclarer artiste, qu’il n’y a plus à attendre de l’institution une éventuelle reconnaissance etc, je me souviens que j’étais pas d’accord, qu’obligatoirement ce n’est pas à chacun de se déclarer artiste, je m’étais dit, mêmes les neu-neus squatteurs de la rue de Rivoli se déclarent artistes, tout-le-monde se déclare artiste, je m’étais dit qu’il y en avait à ce sujet qui se débrouillaient à ce sujet mieux que d’autres, ils étaient aussi producteurs, et producteurs et artistes, je m’étais dit curieusement ceux qui se déclarent artistes sont aussi très présents dans les commissions, je m’étais dit, sinon ils donnent des conférences, etc, (on pourrait dire aussi, “à New-York ils achètent des loft, en france ils se déclarent artistes”), oui donc le mec de la soirée, non, je comprends pas, je comprends pas qu’il soit arrivé jusqu’à là, enfin si je comprends, je connais les loustics comme on dit, mais disons, c’est de l’ordre de l’anomalie, je m’étais dit il y a un moment où le cinéma est plus de l’ordre du cahiers des charges, ce qu’il faut c’est qu’on puisse en parler, tenir salon, je m’étais dit le cinéma d’h/auteur est un cinéma de salon, un cinéma de grenouilles de bénitiers, je m’étais dit aussi que le cinéma qui a pour seul but la méfiance des images, je trouve ça plus que suspect, je n’aime pas le cinéma de bonne soeur m’étais-je dit, je n’aime pas ce genre qui donne son avis sur le voisin, je n’aime pas le commérage, il s’agissait bien de ça, de commérer, le pire m’étais-je dit, est qu’on se retrouve à la tv, il y a plus pas de différences, il y a un peu de frime en plus, certainement pas de la forme, juste du bon goût en plus, et certainement pas de la vulgarité, d’ailleurs m’étais-je dit on ne dit pas pipes mais prendre dans la bouche, les putes prennent dans la bouche, elle ne sucent pas, je m’étais dit le mec n’est même pas capable de nommer les choses, ils les dénoncent d’un air dégoûté mais ne les nomment même pas, le plus écoeurant m’étais-je dit dans l’affaire, ce sont les applaudissement du public, ce public d’avant-garde, au fond m’étais-je dit sur le retour, une soirée chez les Verdurins ça devait probablement être ça,

- c’est comme si on disait non par éclats, mais j’ai péché par actions et par omission, oui ça c'est au sujet je crois de quelques lignes sur panic et Chronic art, enfin il me semble, de toute façon j'ai un truc qui me revient à leur sujet,

en fait je me trompe, je me trompe complètement, ils sont l’institution, c’est l’institution entière qui se dit artiste, qui se dit artistique,

- * Ils en sont tout de même à affirmer avoir dépassé Guy Debord, bon ce qui est gênant dans une telle affirmation, c'est de ne livre que dans leur torchon, que des phrases de Guy Debord, ils l'ont peut-être dépassés, mais ce sont ses écrits à lui qu'ils recopient, eux ils ont encore rien produits, si, ils ont fait des photos, ils ont fliqué la foule qui se rendait à cette projection du film, (d'ailleurs il se trouve que j'en faisais partie de cette foule),

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27/11/2006

V, (suite),

- "Elle ne pouvait deviner ni ressentir la paix infinie de son corps d’homme alors qu’il la pénétrait. c’était là la part de l’homme: cette paix infinie alors qu’il pénètre la femme de son désir. Elle gisait immobile dans une sorte d’assoupissement. L’action et l’extase, c’était pour lui. Et après, le calme; ce calme immense, alors qu’il était étendu avec ses deux bras solidement noués autour d’elle, et son corps contre elle, et qu’il ne l’abandonnait pas. Elle se rappela ce qu’une femme lui avait dit: “Tu reconnaîtras qu’un homme t’aime à ce qu’il n’a pas envie de se lever pour partir aussitôt qu’il t’a eue”. Non, il était là par terre avec ses bras autour d’elle, (...)"...
- C’est un peu différent du film n'est-ce pas? Dans le film de Ferran, le prolo c’était juste un porc non? Un éjaculateur précoce, une bite molle, non? Il se vidait juste les couilles non? Ses couilles de prolo minable? Qu'est-ce que c'est ce film au fond sinon un film de droite...

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