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2006.12.31
V, (notes pour moi-même),
- Puis toute la séquence autour de l’adresse “Lyme Regis”, ("Chasse à l'homme"), vous avez remarqué la musique? Ils parlent, mais il s'agit bien d'une séquence muette, c’est du cinéma muet, suffit de bien observer le jeu des mains, les regards, etc, tout est archi expressif, (...), la fin du film, peut-être peut-on dire qu’elle est pas très loin de "Psycho", d’Hitchcock,
- Voilà me dis-je, lorsqu’il achète des cacahuètes, ("Fury"), ce ne sera pas à propos des cacahuètes qu’il aura des ennuis, (quoique, rajout), mais de la norme, du normal, de la normalité, de la banalité, du quotidien, chez Lang me dis-je, de toute façon, c’est toujours une histoire de norme, vaut mieux jamais l’être trop,
- Tiens, les voisins de la fille sont blacks, c’est bien la première fois que je vois des voisins blacks, (dans les films Américains de l'époque), il me semble, et apparemment hein, sans problèmes, même tout à fait normaux,
- Oui, c’est bien d’une guerre civile dont il s’agit, pas très loin du film de Ford, ("Les raisins de la colère", 1940), ("Fury" 1936),
- La façon qu’il a de ne cadrer que juste les têtes dans la foule dans le bar,
- "Quand j’aurais expié", c’est drôle cette expression, ce serait à eux, aux autres, d'expier, mais Lang les montre bien (un travelling), qu'ils ne regrettent rien, qu'ils n'ont rien en commun avec une quelconque humanité, que d'une certaine façon ils mériteraient le sort qui leur étaient réservés, n'était-ce évidemment la propre humanité du héros, (cette idée des fantômes qui le poursuivent), sa propre tranquillité d'âme,
décembre 31, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.28
V, (journal),
- Pour les films de Marine Hugonnier, (post jamais terminé), pour le dernier film de la soirée, peut-être pourrait-on parler d’image non finie? Que ce qu’ils construisent finalement est une image non finie? Pas au sens d’imparfaite ou comportant des imperfections, non, réellement pas terminée, pas au bout, (...), quelque chose qui n'est pas allée au bout... Inachevée, la fin, on pourrait dire aussi parler d'image arrêtée, mais pas d'image fixe, (on est pas chez l'autre connard, Truffault),
- Presque, mais c’est un peu lourd, une image comme un chantier, je repense alors au premier film, et je me dis chez elle de toute façon, on arrive jamais au bout, même lorsqu’on pense enfin y arriver, finalement on y arrive pas, (ou si mes souvenirs sont bons, il n’y a plus l’envie, le désir), (souvenirs confus), (le point du vue du premier film jamais atteint), (j'y reviendrai)...
- Lorsqu’il malaxe son béret on se dit que c’est presque toute la misère du monde, ce n’est pas ça, c’est la découverte de l’autre, il palpe la fille, pas son corps, ce qu’elle est, à travers une étoffe de basse qualité, (on image qu'il est peluché), représentée qu’elle est par une étoffe de basse qualité, sa réalité même, et on sent de la part de Lang une vraie tendresse ,
- Et lorsqu’il lui amène avance la chaise afin qu’elle s’assied, on sent bien que c’est d’elle, à travers ce geste, que c’est d’elle qu’elle prend conscience, c’est d’ailleurs presque pour ça qu’elle pleurait la veille, c’est à dire le geste de la chaise, elle ne le comprend pas, la prise de conscience vient de là, du fait qu’elle ne comprend pas ce geste, et on voit bien aussitôt après elle en est gênée, elle ne sait plus quoi faire d’elle-même, elle hésite,
- Chez Lang me dis-je subitement, c’est l’histoire d’un décollement impossible, (lorsqu’il lui dit d’attendre une heure et de sortir par la sortie de devant), d’image déchirée,
décembre 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (bis),
- J'avais hésité à poster l'extrait, de la salope chef de bureau Douin, (Jean-Luc Douin, ou Douin Jean-Luc, comme on dit chez les flics), puis j'ai relu cette ligne, ça m'avait échappée, "Il est possible que, sortant de nos jours, le film suscite ce type d'aveuglement dans les nouveaux réseaux de communication où les paranoïaques voient une éradication de la culture", et je me suis dit, oui j'avais bien raison il s'agit effectivement de chantage insidieux, si vous n'aimez pas Carné, selon la putain Douin, vous êtes pas mieux que Rebatet, vous êtes facho, la citation de Rebatet est là dans ce seul but, vous faire obligation d'aimer cette merde de Carné; qui voudrait être dans le même sac que Rebatet? Personne!
- Deux classiques du duo Marcel Carné-Jacques Prévert."Il est assez cocasse de relire les critiques à propos de Drôle de drame, de Marcel Carné (1937). L'accueil fut un tantinet frigide. Parmi les articles qui furent signés par des sommités, on retiendra l'humour d'André Maurois ("Ce n'est pas un drame, mais ce n'est pas drôle"), le fanatisme d'un François Vinneuil, fasciste (alias Lucien Rebatet) contre un scénariste (Jacques Prévert) trop rouge ("prétentieuse insanité"), l'incompréhension de Georges Sadoul, qui ne croit pas "à ce tueur-de-boucher-sentimental-et-vélocipédiste" ou la partialité d'Henri Jeanson ("En voyant un tel film, on a envie de s'écrier : Vive la Margoton du bataillon !").
- Il est possible que, sortant de nos jours, le film suscite ce type d'aveuglement dans les nouveaux réseaux de communication où les paranoïaques voient une éradication de la culture. Quoi qu'il en soit, ceux que l'humour noir de J. Storer Clouston, transcendé par Jacques Prévert, met plus en joie que les insanités de Borat ont l'occasion de se réinjecter une nouvelle dose de cette comédie loufoque "bizarre bizarre".
- Puis on m'a envoyé ça, un extrait d'un article de Douin à propos du livre de Florence Colombani, j'ai même pensé à une blague, (j'ai vérifié), " Marlon Brando en Charlus, Silvana Mangano en duchesse de Guermantes, Greta Garbo en reine de Naples, Alain Delon en narrateur ? La distribution d' A la recherche du temps perdu de Marcel Proust tourné par Luchino Visconti se promettait d'être prestigieuse, mais le film ne se fit pas. Florence Colombani fait mieux qu'esquisser ce qu'eut pu être cette adaptation, elle revisite les films de Visconti à la lumière de Proust, traque la présence de thèmes communs à l'un et à l'autre. Promenade guidée au coeur des correspondances entre des pages, des personnages et des images". Intimes correspondances
- (Article publié le 22 Décembre 2006 Par Jean-Luc Douin Source : LE MONDE DES LIVRES Taille de l'article : 402 mots). Bon, faut dire, Florence Colombani est la fille de, (de Machin Colombani), (le directeur du Monde), (et le patron à Douin), (je sais j'ai l'air de m'acharnner, mais pas du tout, pas du tout du tout), il faudrait plutôt dire, les mecs rampent tellement, que ça en devient vulgaire, sinon très visible... (Vous allez voir l'article qui va être consacré à son film le mois prochain dans Le Monde), etc, etc...
- Pendant que j'y suis, ça aussi: " Les points de vue sont radicaux, iconoclastes. Le réalisateur Jean-Claude Biette s'attaque avec malice à "la piété fétichiste regrettable" des cinéphiles devant "les valeurs indiscutables", même Griffith. Lui préfère rappeler qu'on ne fait pas des statues avec des films". Après c'est assez comique de voir quels entretiens et avec qui ça a été réedité...
décembre 28, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.27
V, (fétichisme neu-neu),
- Si on disait “Psycho” d’Hitchcok e(s)t “L’hypothèse du tableau volée”, je veux dire si la seconde partie du film d’Hitchcock n’était que l’enquête sur une image manquante, l’image serait laquelle, une image appartenant bien sûr à la première partie? Qui théoriquement aurait été filmée par Hitchcock... Qu’elle serait l’image qu’on rechercherai? Quelle serait l’image manquante? Et serait elle manquante? (...), est-ce une question qui a lieu d’être, d’être posée? Imaginons, disons que oui, je dirais alors, l’image recherchée n’est pas présente, elle y est, mais finalement absente, j'avais d'abord pensé "elle est disons dans notre souvenir", "entre deux images", mais même pas... Plutôt un peu comme celle dont parlait Rancière à propos du film de Ray. On pourrait dire aussi, tout le film, même la première partie est une méditation sur une image manquante, presque de l’ordre du deuil, je suis pas satisfait et je me dis, et si on parlait de ruines? D'effondrement? Si la seconde partie était comme une visite touristique? Bon,
- Une visite touristique non,
-(Hum, je crois que j'ai fais un peu Kawa),
décembre 27, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.26
V, (notes pour moi-même),
-- Pourquoi le premier plan en pensant au film de Des Palières “Adieu” on sait que celui-ci “Henry Fool”, sera réussi, Des Palières filme un contenu, un vouloir dire, et non un décor, non le lieu où le héros travaille, (...), chez Despalières on cherche à faire sens, surtout on veut être sérieux, qu’est-ce qui est beau aussi chez Hal Hartley? Que la banlieue en tant que tel soit le lieu de la fiction, (à entendre comme on veut), (alternative: dans tous les sens du terme), et par extension, que chez personne soit le lieu de la fiction, (voix de Badiou), ce n’est pas me dis-je, de l’ordre chez lui de rendre beau, mais du western, c’est effectivement s’inscrire dans un cadre me dis-je lorsqu’il retire ces bouquins de la benne à ordure, (puis les emporte),
- Chez Hartley me dis-je, on ne regarde jamais plus loin que le cadre, plutôt on n'en sort jamais, on regarde effectivement toujours au-delà, mais on n'en sort jamais, chez lui me dis-je, on regarde le hors-champs, (c'est pour ça alors que souvent il y a un type colant son oreille au sol), (...),
Que ça soit clair, - Ce plan, cette image, ce plan de coupe presque, juste avant que sa mère ne lui demande ce qu’il écrit et éclate de rire à sa réponse, ce plan donc de l’homme vu à travers la fenêtre, est aussi beau qu’un plan de chez Sokurov,
- Tiens il y a toujours des boites de bières dans les films d’Hartley, les mecs en ont toujours à la main, vous avez remarqué que c’est souvent sinon toujours dans la cuisine les film d'Hartley?
- Je crois pas que j’aime beaucoup les 20 dernières minutes, les trois dernières oui, le dernier plan aussi, (assez proche et de Trust me et de Mauvais sang),
- Walsh en fait me dis-je, son pari, (hum), son pari, c’est le scénario, la moindre virgule du scénario, et ce, même lorsqu’il sait que ça va pas, c’est pour ça un moment, dans “Cheyenne”, au début, il y a ce type qui fait ce geste de la main, on verra bien, mais Walsh son pari c’est le scénario, il parie que ça deviendra une image, tout doit est su se dit-il, tout doit se savoir, c’est presque un truc une image d’avance,
- Le texte au fond fondateur de la cinéphilie actuelle, ce serait celui de la putain Bouquet consacré à "Voyage au début du monde" de Manoel de Oliveira, où cette salope avoue s’ennuyer et prédit que c’est probablement son dernier film, (il y a dix ans), bon évidemment, maintenant Oliveira n’est plus distribué en france, (on est en france quand même),
décembre 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.24
V, (journal),
- Le truc qui m’intrigue vaguement ce sont les glaces, cette transparence, le coup de fil, ce qui peut advenir comme fiction, je pense aussi au film d'Esenstein, à son projet de film, et comme j’ai déjà vu le film, celui de Lang je précise, et lu le texte vaguement de Rancière dessus, (en fait selon moi son anlyse est fausse, mais complètement), puis on se dit que le film commence vraiment lorsque la fille, celle si sexy s’en va, (Lupino), ce panoramique, on se dit tiens il y a pas encore de film qui a été fait, de film de qualité, qui a été fait depuis qu’internet existe et les téléphones portables, enfin si, (j’ai manqué mettre une majuscule à internet, encore maintenant), enfin si donc, "24h00" évidemment, on se dit oui donc, "La cinquième victime", l’équivalent d’aujourd’hui c’est bien évidement "24h00", vous avez vu que chez Lang les femmes ont toujours de superbes poitrines? (chez Lubitsch non), n’importe quel film de Lang les femmes ont toujours une poitrine sublime,
- C’est terrible avec ces glaces, on voit à travers, effectivement à travers, mais on a pas le son, (...),
- Dans le bar à cocktails, lorsque l’autre lui demande d’aller chez Mobly, et à mots couverts de coucher avec lui, le mouvement de lèvres qu’elle fait, (c’est Mildred), qu’on aperçoit à travers le verre, elle avale la couleuvre, je crois que c’est le terme le plus précis, ce n’est ni dégoût ni colère ni rien, c’est la couleuvre,
- Rien à faire, j’accepterai jamais qu’une caméra soit déjà là avant que les des gens n'arrivent dans un documentaire, comme ce couple qui sort du coiffeur Hollywwod Hair dans le doc de keuken pour aller dans la boutique du photographe, je supporte pas que la caméra soit déjà dans la boutique, c’est absolument malhonnête, voilà van der Keuken est un escroc...
- "Black book", c’est pas l’idée d’un écrasement, c’est l’idée de la flaque d’eau,
- Vous avez remarqué la couverture critique du film de Leconte, négative, mais en trois colonnes? Partout aux salopes de la presse cinéphilique il leur faut une page entière pour dire que non le film n'est pas très réussi, (parfois ils disent pas très bon), au fond la presse cinéphilique, quoiqu'elle dise, le considère comme un auteur, un cinéaste, un cinéaste digne d'intérêt, vous avez remarqué la couverture critique des films de Léon et Dieutre? Non vous l'avez pas remarqué... Vous en parleriez de toute façon à Léon et à Dieutre, ils trouveraient ça un peu dommage, mais normal, ils chercheraient à comprendre, ils diraient que c'est logique, etc, etc, si j'étais de mauvaise foi, je dirai qu'eux-mêmes, ne veulent qu'une chose, au fond, sa place, qu'eux-mêmes ne veulent qu'une chose au fond, faire les mêmes films que lui, et que le reste c'est bidon, que c'est pour occuper une niche, un segment du marché, en attendant...
- Au fond Leconte, pour la cinéphilie française, a remplacé Truffaut, on peut ergoter, mais c'est ça, c'est exactement la place qu'il a prise, plutôt qu'on lui a donné, et que d'autres lui ont laissés, lorsque je vois Léon écrire avec le plus grand sérieux sur le navet de Fillières, ou Bozon faire de même avec Desplechin (etc etc), je sais maintenant qu'ils offraient une place à Leconte, la place du chef... Quoiqu'ils disent, quoi que soit leur mine dégouttée, Leconte remplace Truffaut, il est exactement là où est le cinéma français, là où est la cinéphilie française, (là où est la critique cinéphilique)...
- (à suivre)
décembre 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.23
V, (notes de lectures),
- "Le retour de tant de choses anciennes, rances, mal vécues et mal digérées, qui font renvoi des années trente, quarante et cinquante, et, pour n'en citer qu'une parmi d'autres, la promotion à couleur d'esthétique sécuritaire des cassettes vidéos des films de Carné, tout cela m'était une occasion, avec en plus le passage du film au "ciné-club" d'antenne 2, de faire l'expérience, presque par civisme, de la découverte de Quai des brumes que je n'avais jamais vu.
- Les noms de Pierre Mac Orlan et surtout de Jacques Prévert ont pris avec le temps, sur le générique du film, une allure de mise en garde inaugurale: "Spectateur attention! Pas de mauvais esprit! C'est le film et lui seul qui a le droit d'en faire! Jean Gabin est un militaire qui fait un bout de voyage dans la nuit. Il décline son identité sociale et pyschologique à un camioneur qui le prend en stop, dans une brume qui n'est pas encore du brouillard. Gabin ne dispose même pas du temps organique de se taire que déjà l'autre remarque: "Pas très bavard". Le ton définitif et immuable du film est donné. Dans cette première scène du film - la scène du camion -, les dialogues sont déjà en place, serrés par d'invisibles boulons de façon à coller au début du plan et à ne surtout pas rester suspendus ou hésitants en fin de plan. On doit apprendre que gabin a fait l'expérience de la facilité de tuer - et l'on accorde à cette information un temps d'évocation plus long que le temps accordé, en cours de film, aux échanges de répliques que seuls le visage et la parole des acteurs auront le droit de diversifier - afin que Gabin puisse tuer Michel Simon plus tard sans provoquer d'objection du spectateur - et ce droit de diversifier, leur corps ne l'obtient jamais. Les personnages y sont caractérisés par des phrases ou par des obsessions qui les désignent à la façon d'étiquettes collées sur des tiroirs. la vie y est affaire de scénario. (...) Quai des brumes s'emploie à énoncer devant nous, comme par l'effet d'une mécanique lointaine qui ne nous regarderait pas, les évènements d'une histoire qui ne s'exprimerait pratiquement que par répliques, sans que jamais un plan ne nous suggère que quelque chose ou quelqu'un viendrait interrompre, ou contrarier ou menacer ne fût-ce qu'un instant, qu'une fraction de seconde, ce trottoir roulant de paroles, dont on sait, grâce au ressassement de la brume et à cette permanente tristesse portuaire dont Mac Orlan, Prévert puis Carné se sont faits les inconditionnels serviteurs, qu'il aboutira à une chute simulée par les acteurs que le scénario condamnés à figurer la mort, et à ces émotions convenues que tout le monde exige". (...), Jean-Claude Biette, in Trafic n°2.
décembre 23, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.22
V, (notes pour moi-même),
- J'y repense un peu au film de Salvadori de temps en temps, pas que je cherche à comprendre pourquoi il est raté, pourquoi ça marche pas, mais tout de même. Si on compare, Lubitsch et Salvadori, leurs veuves, à l'un et à l'autre, la veuve de Salvadori, elle existe pas, il lui donne aucune on va dire "humanité", Lubitsch à la sienne oui, on la voit exister autrement que par l'autre type, hors du champs scénaristique si l'on puis dire, chez Lubitsch, c'est d'incessants retour en arrière, un vrai magnétoscope, se demander si chez Lubitsch d'ailleurs, ce ne serait pas d'apprentissage dont il s'agit, même, de pédagogie...
- Mail: "On s'est amusé avec un ami à le décortiquer juste après, en le comparant à Lubitsch, mais aussi aux comédies de Hawks ou même au Puceau. Rien ne tient, ce qu'il pique à Lubitsch par ex. c'est les ellipses, au début l'ascenseur qui s'ouvre sur le couple, qui se referme, et qui se rouvre et les montre s'embrassant ... Comme le disait mon ami : il n'y a que du scénario, qu'une nécessité d'avancer dans la récit, aucune gratuité sans laquelle un film ne peut pas respirer. Tout est là pour quelque chose, mais mal traité, comme la première rencontre avec la femme dont il deviendra le gigolo, ou alors la scène de leur rencontre, à Tautou et Elmaleh, pas de légèreté, juste l’information nécessaire, ou alors la première scène, celle des chiens : 10 plans ! Alors qu’un seul, large, le montrant se prenant les pieds dans les laisses et bousculant les estivants, ça aurait été tellement plus fort ! Et tout est à l’avenant. Et ce que vous dites sur les acteurs, bien d’accord : qu’est-ce qu’ils sont mauvais ! (...) Entre lui, le niais, et elle, la pute assoiffée d’argent… Des clichés que rien ne transcende. Pour Salvadori en particulier et la comédie française en général, il n’y a que des pauvres types et des salopes, aucune existence singulière. On en est même arrivé à comparer ce film et Déjà-vu, où même le méchant, le moindre second rôle, ont leur minute, pas de gloire, mais de subjectivité, où l’on se demande qui ils sont, d’où ils viennent, ce qu’ils ont dans le cœur et dans les tripes. Dans le Salvadori tout est joué d’avance, et le scénario avance, comme le désert, n’offrant ni émotion ni vraie surprise, juste des quiproquos téléguidés".
- Note pour moi-même, ne pas oublier que j'ai bien aimé le film...
décembre 22, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.21
V, (notes pour moi-même),
- Vous avez remarqué que le plan avec le gosse dans le film de walsh "Capitaine sans peur", (Captain Horatio Hornblower), est à l’envers? Le gosse de la chambre, Walsh filme l’arrivée du type à l’envers, j’ai bien aimé sa rue, au capitaine, une rue de matelot, tout à fait comme l'avait décrite Jane Austen...
- Le plan plus que sublime, probablement un des plus beau plans de l’histoire du cinéma, un des plans les plus touchants, oui un des plus beaux, ce mouvement de gauche à droite dans la pièce, la cheminée le tableau, le fauteuil vide, la boite à ouvrage sur la table, le tableau, le piano, sinon peut-être à la réflexion le plus beau de l’histoire du cinéma, peut-être...
- Ne pas oublier que ce plan, n'a d'existence que scénaristique, il s'agit juste de faire avancer le scénario, de se débarrasser d'un personnage,
- Le concierge de l'hôtel, au début, est-ce le "mari" du film de Lubitsch, "Monte-Carlo"? Vous avez vu toute la séquence du "mariage au début? (Le film de Lubitsch), la foule qui traverse la pluie, le marié, le truc des parapluies, la façon dont le marié appelle à l'aide "papa" je crois, de sa voix ridicule? Vous avez remarqué qu'on y revient toujours à deux fois chez Lubitsch?
- Sinon là, j'ai vérifié par deux fois, oui, c'est un mec qui est journaliste, et au Nouvel obs...
- Au cas où le post disparaitrait, (genre que le mec aurait un peu honte de lui), le lien du copié/collé, absolument permanent celui-ci, là!
- Une phrase (presque au hasard), tirée de sa cochonnerie, oui oui, c'est un mec de gauche qui l'écrit, et pas Philippe Bouvart "Au procès, personne d’autre qu’elle et l’avocat de Brisseau (ce dernier s’était moins volontiers déplacé que pour les essais Brisseau où je peux vous dire que ce n’est pas le premier assistant qui faisait le travail)", tout le post est comme ça, haineux et médiocre...
décembre 21, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.20
V, (vers l'infini et au-delà),
- "Mais en ce début de siècle, la désuétude n'est pas plus mal, tant Hollywood dégage une infâme bonhomie propagandiste dès qu'il s'agit de filmer une profession administrative".
-Ca continue comme ça "SWAT, Piège de feu ou World trade center galvanisaient le citoyen au travail, ses barbecues du week-end ou ses courses au supermarché, odes au conformisme, illustrations d'une société qui s'éclate dans la soumission et la discipline", mon dieu voilà, j'ai toujours pensé que John Ford était suspect, que Carver un écrivain sur-estimé, et qu'Hollywood était un nid infâme d'affreux communistes... Probablement que Maurras et merde je me souviens plus de son nom, la crevure qui vient de mourir, fumaient des pétard et écoutaient du rock'n'roll, là...
- C'est signé Guillaume Loison, (tout doit se savoir comme dirait l'autre), et si vous voulez rire, les meilleurs films de l'année selon l'équipe des neu-neus de Chronic-art, là,
- Merde, je fume pas, je fais du sport, et je vais pas aux mêmes soirées que Chauvin et les autres de Chronic-art!
- Zut, et Johnnie To?
décembre 20, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.18
V, (brouillon),
- Chez Walsh m'étais-je dit hier, ça commence toujours pas une absence, ou une déception, puis je m'étais dit, mais trop tard, que c'était toujours une histoire d'obstination chez lui, d'élargir le cadre, l'espace, même un film assez mauvais peut-être comme le pays du rêve, ça correspondait à ça, d'ailleurs c'est ce film là qui m'y avait fait penser, j'avais arrêté, puis je m'étais dit que je devrais le regarder, tenter de le regarder, bref, j'avais regardé un film de Ford, je me souvenais plus que le dernier plan était si triste, puis aujourd'hui j'étais allé voir le film de Salvadori "Hors de prix", pas si raté que ça m'étais-je dit dans les escaliers, complètement raté, mais pas tant que ça, le casting évidemment était une catastrophe, c'était rare de se planter autant, et qu'ils jouaient mal les acteurs se disait-on tout le temps, Tautou c'était vraiment pire que tout se disait-on, les autres étaient mieux, les seconds rôles, Elmaleh, pff, n'est pas Garry Cooper qui peut se disait-on, on se disait, c'est presque cruel pour lui ce film, on a envie de l'insulter, et elle aussi d'ailleurs, je m'étais dit c'est rare de filmer aussi mal une fille, putain, on avait le sentiment que ses seins tombaient, elle devrait lui faire un procès se disait-on, son film de toute façon, dès le générique on se disait que c'était plus de l'exploitation d'un filon, celui de l'histoire du cinéma, Américaine, du pur plagiat même, quelque chose absolument sans aucune imagination, la bande-son atroce, la séquence où le type est ivre le soir de l'anniversaire de la fille, elle sur le lit regardant la tv, une pure pub se disait-on, et l'autre avec se tronche de limace et promenant les chiens, quelle était ratée cette séquence, bon, il y avait quelque chose qui marchait pas, c'était plaqué, et ça marchait pas, mais pas du tout se disait-on, de toute façon, refaire des comédies Américaines, pourquoi pas, mais hein, on se disait, on dirait Augustin rou du kun-fu, c'était de cette ordre là, du Anne Fontaine et son frère, (et pas du Lubitsch), la séquence avec la carte à l'hôtel était très belle, pas la bonne carte, très violente, celle des bagages, la séquence des étiquettes, d'ailleurs se disait-on, c'était la première fois où elle était belle dans le film Tautou, le truc de la pièce de 1 euros, je me disais, à moins qu'il l'a piqué ailleurs, c'est très beau comme idée, ça et toute la séquence, ce que ça dit, j'aimais bien aussi la séquence de la cabine d'essayage, il y avait des trucs qui surnageaient se disait-on, comme l'embrassant sur le balcon c'est l'autre qui l'aperçoit, l'autre vieux, mais on se disait, c'est des séquences, pas de la mise en scène, jamais le film ne va au delà de ça, de la séquence ou de la bonne idée, le truc par exemple du scooter, dans un film Américain, ça aurait été une décapotable, peut-être ridicule, mais pas moins, ou une grosse moto, mais pas un scooter, (surtout après une montre à 30 000 euros)...
- Le truc des coupes de champagnes, on se disait il est revenu à son être premier, c'était beau la façon qu'avait le film pour les coupes de champagnes au dessus des têtes, cette façon qu'avait le film d'amener ça, l'amour de la fille, voilà, le film était raté, mais c'était beau, le film finalement était beau,
- La réplique "qu'est-ce que tu as fait ces jours-ci", "des chèques"...
- Voir "Monte-Carlo" de Lubitsch, (putain ça c'est méchant), (c'est presque déloyal), ben oui, le film de Salvadori c'est un décalque du film de Lubitsch, presque 80 ans après...
- Sauf que...
décembre 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.16
V, (...),
- Pour un film Israëlien c'est plutôt réussi m'étais-je dit, (généralement, enfin tout le temps, les films Israëliens, ça ressemble plus à des téléfilms), un peu trop cinéma d'h/auteur à la française par moment, (un peu trop Nathalie Richard par moments), un peu paresseux ou n'importe quoi par moment, (la capitaine qui annonce faire une patrouille avec les deux filles et se casser aussitôt), mais c'est pas du tout important, j'aimais bien comment elle filmait les femmes arabes au début, (en fait je savais pas si c'était une réalisatrice ou un réalisateur), dures, Fordiennes, (...), on avait le sentiment de ces femmes de chez Garanger, j'avais pas compris tout de suite pour la fille, que c'était la fayotte l'héroïne, la séquence absurde où on leur montre leur territoire, l'attentat complètement la séquence, bidon, la fin aussi, il fallait montrer le tabassage, mais j'aimais bien cette façon de montrer à la façon de Mograbi, qu'Israël était devenu un pays de beaufs, (de la séquence de fin j'aimais bien la dernière image), j'aimais bien cette façon qu'avait le film de pas être systématiquement du côté de ses héroïnes, la séquence avec l'ouvrier par exemple, (il y en avait d'autres), bon, j'en au un peu rien à foutre aussi, allez hop je vais finir "Suzanne à un plan", (je cherchais Suzanne et ses idées), (je l'ai jeté), (j'ai jeté plein de films),
- La séquence du retour de la prison, dans la voiture,
- Mail: "tout le monde est toujours soumis à une étiquette chez Ophüls, la retenue des personnages (c'est ce qui rend aussi ses films beaux), il y a aussi sans cesse la présence du monde extérieur, dans "Madame de" par exemple, lorsque le général conduit sa femme dehors vers la fin du film, il dit sans cesse bonjour à tout le monde, il y a toujours ce souci de les rappeler qu'ils ne sont pas seuls au monde".
- Chut, apparemment, (là), d'après mes stats, j'étais linké dans le forum de Chronic-art, (ce magazine d'extrême-droite où travaillent Chauvin, Tessé etc), hop disparu le post, ah là là...
décembre 16, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (antoine de baecque antoine de baecque antoine de baecque).
- La fabrique d'un grand cinéaste: "Le drame des soldats japonais face au drapeau américain semble filmé par un cinéaste japonais", écrit le quotidien économique Nihon Keizai." Le titre du monde est "Clint Eastwood semble filmer "comme un cinéaste japonais", et hop, pas de point de vue critique rien, de toute façon Le Monde, hein. J'imagine que le quotidien économique Nihon Keizei est la bible mondiale de la cinéphile...
- L'article, là.
décembre 16, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.15
V, (notulettes et friandises),
- Ah ah, Thomas Salvador à Point Ligne Plan, bravo vos copain de PLP, encore un coup à Dieutre ça, Jousse Larrieux Civeyrac Cahen, et l'autre salope Tsai Ming Liang, ça lui suffisait pas, il lui faut Salvador, (absolument archi présent partout), donc Salvador et sa colonie de vacances. De couler "La lettre" c'était pas suffisant pour lui, à Dieutre*, il veut aussi la peau de Point Ligne Plan, (le pire est que je n'ai rien contre Salvador), (enfin son film avec les gosses, quel horreur), (les suivants pas vus), (probablement guère mieux, et de toute façon lorsqu'on fait un film aussi merdique, on s'en relève pas), (de le voir non plus), (on sait à quoi s'attendre pour la suite), je poste le mail aussi, c'était un peu voulu de toute façon, un mail à poster...
- Thomas Salvador sur le blog à Chauvin, là, c'est dire, (et c'est rare de faire d'aussi mauvaises photos), (disons absolument insignifiantes), ben oui, il va aussi à Belfort**, Salvador, (la dernière fois que je l'ai aperçu d'ailleurs, c'était avec Chauvin), (de loin), (mais/et pas à Belfort), (mais pas dans dans un plus bel endroit non plus), (disons dans le même genre d'endroit), (...), (de toute façon les mauvais coups c'est toujours à distance), (hé ho, pas de conclusion hâtive dirait l'autre), (mais c'est mal connaître Chauvin), (à suivre)...
- Il a pas eu droit à une soirée Bref Salvador, si, non?
- Ah ah, une autre photo, là, de Christine Martin, (La lettre du cinéma et Point Ligne Plan), tout s'explique comme dirait l'autre, bientôt Chauvin à Point Ligne Plan, dans le comité d'organisation, (comme on dit chez les bronzés), (ou gentils organisateurs), et la putain Bouquet semble-t-il, aussi en photo, pff, quel dégoût, ah ben je suis content d'y être allé ce soir tiens chez le rampant, ça faisait longtemps, ça dégoutte toujours un peu, ça donne toujours un peu la nausée, mais ça fait du bien, ça fait rire, j'aime bien sa phrase à la crevure "Mes excuses à tous ceux...que je n'ai pas eu...le temps de prendre en photo"... Moi je dirai qu'ils ont eus de la chance, (à suivre, le Mac Do ferme)... Chauvin avec ses photos c’est dire "moi j’en suis, moi je fréquente, je connais des peoples", tout son blog est comme ça de toute façon, se distinguer, être un rebelle, enfin un rebelle au sens oncle Tom, puisque ça l'empêche pas de travailler (ainsi que Tessé) pour un journal d'extrême-droite...
- *Dieutre et Léon, se sont des gens, il faut jamais les plaindre, si tant est qu'il y a lieu qu'on les plaigne, qu'ont ait envie de les plaindre ou qu'ils le méritent, ils reproduisent eux-même consciemment le système dont ils sont victimes, à leur échelle ils le reproduisent, on peut même dire “chez eux c’est pire”, (par exemple Léon, ne trouve d'intérêt (et ne va probablement voir que ce genre de films) qu'au film de l'autre là, la grosse Fillières, à la limite, il trouverait ça snob d'aller voir et de parler d'autre chose, (mais de toute façon il n'en a aucune envie))...
- **M’étonnerait pas que c’était par exemple une rétrospective à Belfort de Salvador, faudrait vérifier, (j’ai pas envie), (ça me suffit comme ça), des soirées genre PLP, il en devient le spécialiste, c’est le meilleur copain Salvador, le presque Larrieux ou Jousse du court-métrage, (probablement que dans son long il y aura “Catherine” comme musique), pour pas désespérer, non pas Billancourt, mais Belfort, (ou la fête à neu-neu(s)), d’ailleurs chez salvador il y a toujours un côté tout ça n’est pas très sérieux, pas tout ça c’est une blague, non ce serait trop vulgaire, plutôt tout ça c’est de la blague, vous voyez? Vous entendez ou reconnaissez l’intonation? Le regard en coin de l’oeil? Cette légère ironie? Ce côté Moulet? Ou Pollet? Finalement ce côté brillant? Pas dupe? Ah tiens, je l'aimais pas tant que ça, Salvador,
- Mail 1: "Ils ressemblent à quoi, les films de Salvador? On me les a décrits comme à-demi absurdes, volontairement maigres et inutiles, vaguement fantastiques, vagues. C'est juste?" >> Re: "Rantastiques, pas vraiment, ils se voudraient peut-être un peu comme ça, c'est du Larrieux période Lourdes... Et vagues oui, surtout par rapport à la mise en scène"...
- Mail 2: "Pas vu grand chose de Salvador, non plus. Seulement un court-métrage, avec Jean Christophe Bouvet, il y a longtemps. Il est présent partout parce qu'il se donne beaucoup de mal pour l'être (il passe son temps à aller de festival en mondanité) mais personne jamais ne parle de ses films, qui sont au mieux indifférents". >> Moi: ha ha ha ha, (non envoyé)...
décembre 15, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
les dix meilleurs films de l'année 2006, les seuls, les vrais, (pré-liste),
- Pipilotti Rist: "Works". (le DVD).
- "Oxhide" de Liu Jia-Yin.
- Les films de Marine Hugonnier. (retrouver les titres vus)
- Les films de Valérie Pavia, (ceux que j'ai vu lors de cette soirée, (et sur le DVD)).
- "Passages", de Yang Chao.
- "Central-Park", de Dominique Gonzalez Foerster, (DVD).
- "Transylvania" de Tony Gatlif.
- Probablement le dernier film de Philippe Fernandez, (j'imagine qu'il est fini).
- "Mala noche", de Gus Van Sant
- "La cassette", de Adel Soufiane.
- "Down in the valley", (parce que je crois l'avoir oublié l'année dernière), (à vérifier).
- Les films de Fuller que j'avais pas encore vus, (pareil pour Mizoguchi), (non), (pas pour Walsh je les avais tous vus), (non plus), (enfin je veux dire par là que j'ai pas réussi à en voir de nouveaux cette année), (de même Ozu), (etc), "5 femmes autour d'Utamaro", (Mizoguchi), "Regeneration", (de Walsh)
- "Les hommes" de Ariane Michel.
- "Bach is dead", de Christophe Atabekian. (Il pourrait y en avoir plus, faudrait juste qu'il termine les 15 films abandonnés depuis un an au profit des dîners entre amis et autres mondanités, (Atabekian pour finir un film, il faut qu'il soit au moins à 500 km de Paris)).
- "Miami vice", de
- "A carp jumps in his mind", de Christelle Lheureux.
- Peut-être encore un ou deux films vus à PLP.
- Les films d'Ophüls, (ceux que j'avais pas vus).
- "Ces rencontres avec eux", de Straub/Huillet.
- Les films de Noëlle Pujol.
- "The sin of jésus", de Robert Frank.
- "Black book", de Paul Verhoeven.
- Prästänkan, (Le quatrième mariage de dame Margueritte), de Dreyer.
- Les films de Ken Jacobs, (Spécial guest Star spangled).
- "Solo fûr Ramallah", d'Andreas Rost.
- "Horezon" de Pascale Bodet.
- "Ultraviollet" et son film jumeaux "Aéonflux"
- "Girls in America", de cette année?
- "Nude in public", (pas de réalisateur), (pas de générique de toute façon).
- "The devil's rejects" de Rob Zombies.
décembre 15, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (the act of seing),
- C'est ce qu'on se disait d'abord, qu'il est bruyant son film, puis presque immédiatement après que c'était l'inverse du film de Brakhage, enfin l'inverse, c'était aussi, qu'on me pardonne de parler plus que pompeusement, aussi un truc, comme chez lui, de séparation des chairs, et tout aussi désespérant m'étais-je dit, et un film post-Brakhage, comme on dit post-atomique, m'étais-je encore dit, (hum). Ce plan terrifiant et sublime avec la ficelle, lorsqu'il sépare j'imagine tout le contenu de la bête, (je n'ai pas trouvé encore le mot ou terme adéquat), je m'étais fait la réflexion, on est pas loin des Egyptiens et de leur pyramides, (etc), c'est drôle m'étais-je dit, le film fait moins peur que l'autre, celui de Brakhage, (surtout je n'ai pas une voisine derrière moi qui menace de vomir (et dans mon coup) comme l'autre fois), surtout m'étais-je dit, j'ai vu le film de Brakhage, c'est une chose qui change tout, notre, enfin la mienne, de perception du film, je sais à quoi m'attendre si l'on puis dire, il n'y a rien, comme disait l'autre dans Pola X... Curieusement on se dit il est déjà mort, (pourtant chez Brakhage c'était pareil il était mort aussi). la séquence où il dit "fait gaffe à la poussière" je me suis dit tiens on dirait je c'est pas pourquoi du Pelechian, c'était pas seulement pour le cygne, je ne sais pas, puis ensuite la séquence avec les bulles, ce qui restait de principe m'étais-je dit un peu paresseusement, quelque chose qui partait, qui restait et qui finissait de partir encore comme dirait l'autre, Beckett, je me suis dit ensuite chez Brakhage on le vide pour chercher une cause, chez Noelle Pujol, (là), c'est remplacer, remplir à nouveau, faire une sorte d'échange, quelque chose de semblable, conserver l'apparence, mais ne garder que l'apparence, puisqu'il ne reste que ça, l'apparence, le souvenir, chez Pujol m'étais-je dit, il s'agit de garder un souvenir. Même les os doivent être vidées, m'étais-je dit, la séquence où il secoue la peau du cygne (comme un tapis pourrait-on dire), il ne reste que la peau et les plumes, (plus le coup la tête etc), d'un coup on pense à Resnais. un moment, moment plus que sublime, la réalisatrice apparaît derrière le type, tel un spectre, il s'agit bien de ça, d'une apparition. Pour le film suivant c'était vider un ver, l'opération qui consiste à le vider à l'aide d'entailles, de plusieurs entailles, lui aspirer le sang à l'aide d'une seringue, le film était beaucoup plus terrifiant, étrangement on avait le sentiment d'une régénération, (avec le recul on parlerait plutôt de panique), la séquence de l'étoile de mer orange, on ne sait si c'est un carnage qui a lieu, on ne sait pas ce qui se passe, les vers s'agitent sans que pourtant l'étoile ne bouge le moindre bras, bon? Un peu plus tard l'écran est comme vide, je veux dire nulle trace de vie, puis un vers apparaît par le bas de l'écran, monstrueux, elle ne le filmera jamais qu'ainsi au bord de l'écran, on a envie de dire "majestueux et dodu" comme l'autre là qui descendait l'escalier, mais il s'agit plutôt d'autre chose, de quelque chose qui vit? Encore? De quelque chose de monstrueux? Tiens les deux films finissent pareils, le noir, un bruit d'aspiration pour celui-ci, un bruit de soufflerie pour l'autre. Le premier plan de l'autre film, le troisième et dernier de la soirée, le premier plan, j’ai pensé à une structure encore, (puisque de toute façon, c’était une structure, que c’est ce qu’on voyait à l’écran), on ne savait pas encore quoi, ce que c’était, (il n'y avait pas de plans larges encore), des types s’affairaient autour, c’était aussi avait dit la réalisatrice, les derniers jours de l’usine ou du chantier, je ne savais plus exactement, (elle avait parlé un moment de zone industrielle), il y avait aussi une échelle, (non un escalier, un type un moment montait, et on se rendait compte alors que c'était une escalier), puis des types prenaient des mesures, traçaient des trais dans/sur unee tole incurvée, puis coupaient en suivant ce trait, on se savaient s'ils découpaient la structure ou l'assemblaient, (dans quel sens ils découpaient), les deux se valaient, c'était, pour l'instant, indifférent, sans importance avais-je pensé d'abord, puis je m'étais dit, assez obscurément, "ils l'empêchent", je crois que c'était faux évidemment, je m'étais dit, tout-de-suite après, elle travaille par accumulation Pujol, par accumulations de gestes. Bon, un type peint (au rouleau) le dessous de la structure, puis la nuit tombe, les ouvriers s'en vont, le lendemain, (enfin), un type met des guêtres, une sorte de blouse, de tablier en cuir, tout en discutant, échangeant des propos avec quelqu'un hors-champs. ce plan génial du mec avec sa clope, celui avec un bonnet, avec une grue à gauche de l'image. Oui ça semble être un bateau, lorsqu'ils descendent un truc par l'échelle/ l'escalier métallique, je me dis "tout un appareillage". Le plan sublime avec l'ancre, (plus tard je repenserai à ce plan du premier film "Le préparateur", avec la ficelle etc), (hé, il y a un bout de coque non peint!). Ce qui est beau par exemple dans le premier film de Pujoll c’est qu’elle n’efface pas, on va dire, les scories du son, les paroles du types, ses quelques paroles à elles, (plutôt des borborygmes) elle a pas la tentation d’en faire un film parfait, une oeuvre, elle a pas la tentation de la pureté, comme on peut se dire que son apparition à l’image est accidentelle, que c'est probablement après qu'elle a vu qu'elle s'était elle-même filmée, (hum),
- "J'ai eu 15 à mon partiel de ciné sur Ophüls", (brrr), (ça doit être ça la mort du cinéma), (des partiels sur Ophuls), (entre-autre), ou Ophüls comme un devoir ou une bonne note,
- Rien à voir, là.
décembre 15, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.14
V,
- Ah oui m'étais-je dit, ne pas oublier le sucre, sinon oui je vais voir tous les films avec Denzel Washington, évidemment pour "Déjà vu", j'y serais allé sans lui, puisque c'est le genre de films que je vais voir en priorité, j'aimais bien le truc de la cafetière, la séquence, sa bonne humeur constante et terrifiante à Denzel dans le film, j'aimais bien comment lors de cette même séquence ils se disaient tous chefs, (à sa question), et l'idée Rivettienne du tram, (enfin moi je préfère le tram dans ce film que le métro chez Rivette), cette façon un moment qu'à le père de retirer la clef du trousseau, la poursuite avec le type, à quatre jours de différences, (la séquence avec le casque), l'idée géniale du casque qui se casse, ce qui était beau dans le film c'est le scénario toujours en avance sur nous-même, (on ne peut parler que de scénario, pas de film), jusqu'au bout on savait pas, puis lorsque Denzel arrivait à nouveau, on se disait ben oui, on s'était fait avoir,
décembre 14, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.12
V, (notes pour moi-même).
- Ce qui intéresse Frank, on voit bien, c’est l’acte de photographier, l’acte en lui-même, pas le déclic évidemment, non, l’acte, la photo est toujours présente, disons ce qui compte c’est la réflexion, (je n’aime pas beaucoup ce terme), le processus, je n’aime pas non plus ce mot mais je vais l’employer, tout au moins provisoirement, “le balayage”, disons même le doute, le songe, ce sont des images songeuses, je parle toujours de son film "The sin of jésus", disons, on voit bien qu'il regarde la pièce, Frank, et que c'est ce regard qu'on voit, l'acte de regarder, (...),
- (Il y a la phrase de Kafka un peu cul cul qui ouvre le numéro 60 de Trafic). "Il y a une destination mais il y a pas de chemin, ce que nous appelons chemin est notre hésitation". Bon, c'est un peu l'idée, (à moins que ça soit le contraire), (faudrait y réfléchir)...
- Pour le film de Resnais, j'y allais pour être débarrassé, pour ne plus avoir à me dire qu'il faudrait que j'y aille, et puis m'étais-je dit, ça me prendra pas trop de temps, je lui laisse dix minutes, pas plus, je veux au moins être intrigué au bout de ce laps de temps, sinon je me casse, puis presque immédiatement je me suis dit, est-ce qu'il peut s'en sortir de ce truc, ces mimiques? Je m'ennuyais, film de vieux m'étais-je dit à un moment, non pas réalisé par un vieillard, non non film de vieux, pas qu'il radote, mais presque, disons, c'est commercial, film commercial, sans âme, trop parfait, ça me dégouttait, et ça faisait dix minutes, et puis ces gros plans, ces sortes de zoom, censés nous indiquer une tristesse ou quelque chose comme ça, j'étais dehors,
- Trafic réussit l'exploit assez rare d'avoir fait un numéro, (60) absolument insignifiant, et ce de la première à la dernière ligne, rien à sauver, le film le plus récent dont ils parlent, "Blow up", j'exagère à peine, ils parlent aussi du navet "The world"*), sinon on a envie de dire encore Mekas, (le Truffaut du cinéma expérimental), on a envie de leur dire qu'il y a encore des films quii se font de nos jours, mais ils le savent, l'autre fois ils en ont parlés, du film de Fillières, de celui de Desplechin etc, (probablement que la prochaine fois on aura droit à l'extrême précision du scénario de Ferran), ah oui et l'autre là Majour avec son Ida Lupino, (comme on dit l'autre là avec sa valise en carton), bon j'efface la suite, je reste poli, faux-cul même, et je vais me coucher, enfin façon de parler,un chocolat, une branlette, 20 minutes de lecture, dodo! (ordre incertain), (sauf pour le chocolat), quoiqu'on puisse lire en même temps, mais peut-on se branler en lisant? (ça dépend du livre on me dira), (ah oui mais celui-là, c'est pas possible), et se branler en buvant son chocolat? En dormant non!
- *"Le sujet qui me préoccupe est la présence ou l'absence à la fois d'un espace public partagé et d'un semblant d'espace privé dans deux épopées urbaines visionnaires et d'une portée universelle réalisées à trente sept ans d'intervalle, en des points opposés de la planète - Playtame de Jacques Tati, et The World de Jia Zhang_ke, qui par une pure coïncidence se trouve être le quatrième long métrage dans la carrière de leur auteur et réalisateur", tiens, j'ai lu un truc comme ça il y a pas longtemps à propos d'Hitchcock,
décembre 12, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (notes pour moi-même),
- Vous avez vu que dans les films Américains les méchants ne dorment jamais, tout le monde est en pyjama sauf eux, (en gros), est-ce qu’en france un tel film serait possible, je veux dire pas réalisé par Antoines De Caunes (et compagnie), et pourquoi alors cela ne serait-il pas possible, parce que bien évidemment hélas, il n’y a même pas besoin de répondre à la question, moi je dirai, parce que dans l’inconscient de chaque réalisateur français, (je pense par exemple à Assayas), (mais bon là à vrai dire, il paye pour les Larrieux, puisque c’est à eux qu’en vérité je pense, puisqu’ils représentent à eux deux le renoncement total du/au cinéma, disons plutôt tout ce qui est dégoûtant), dans l’inconscient de chaque réalisateur français, nage un relent Sarkosien, Assayas dirait, non on ne peut pas faire ça, c’est pas crédible, c’est “daté”, ça va pas, ça marchera pas, (et hop), (...), (le côté de la bourgeoisie de droite), (la bourgeoisie De Millienne), (puisque chez lui selon les crevures, rien n’est jamais daté), (comme chez carné), (ou chez Truffaut), vous voyez ce que je veux dire? Vous avez vu que dans le film tout est on va dire compartimenté, cloisonné, chacun sa pièce, vous avez remarqué les déplacements? Et vous verriez qui dans le rôle de Stewart alors? Vous avez vu lorsqu’il prononce peuple dans le film, comment le mec s’étrangle, (ah oui lire l’article des “Cahiers f” sur le film “Ma mondialisation”), et la fanfare vous la remplaceriez par quoi? ben oui, une fanfare en france c’est ringard, il faut au moins le troisième degré de “Catherine”, sinon rien, évidemment aux Etat-Unis ils se posent pas la question de ce qui est ringard ou pas, mais la manière de [le] filmer, en france non, il faut du troisième degré, ou alors du naturalisme, mais certainement pas du réel, ni du cinéma d’ailleurs, et la balade en bus, on passerait devant l’élysée, (ah ah ah ah)? Je veux dire, devant quoi pourrait-on être fier de se balader en france? D’admirer? Vous avez lu au fait dans le quotidien métro, si Renault perd 33% de son marché, c’est la faute aux ouvriers, au modèle social français archaïque, ah ah ah ah, les mecs ils ont toujours pas digérés les congés payés et la sécu, bref, devant quoi pourrait-on se recueillir? Et la visite de Stewart chez les journalistes, dans leur club? Il y aurait quelqu’un qui saurait écrire, dire ce qu’est la politique française aujourd’hui? (Se rappeler l’épisode plus que pathétique de Jospin), (sa lâcheté profonde), est-ce que quelqu’un est capable de voir que Sarkosy par exemple n’est qu’une larve? Qu’il est encore plus lâche que Jospin? Disons Jospin n'était que pusillanime et déconnecté,
- Oui bon, on pourrait dire évidemment qu’aux Etat-Unis il y a maintenant Bush et ses amis, mais là-bas au moins, il y a le rapport baker, au minimum, en france on a Roland Dumas, un socialiste dit-on, qui a empêché les poursuites contre Chirac, d’ailleurs en france on a Chirac, (je parle même pas de Sarkosy), donc on a Chirac qui se sert de l’argent de la croix-rouge pour agrandir son château, et nous en france, les gens de gauche, j’ai envie de dire, ils préfèrent combattre les mac Do, ils préfèrent se dire les héros, de toute façon me dis-je, en france on vote soit pour Chirac, soit pour Sarko,
- Vous vous souvenez que je citais Sevran il y a quelques jours par rapport à Dantec, je fais le pari que vous pensiez que j’exagérais non? Vous voyez, même qu’en, j’exagère, en vrai c’est pire, je le dis, en france, on a inventé l’infini, vous vous souvenez, je disais qu’il s avaient le même discours, je m’étais pas trompé non? Et si maintenant je dis qu’ils ont le même style, vous me croyez?
- Ah oui et par rapport à Carné, lorsqu’on a lu la phrase de Biette à son sujet, il y a plus besoin d’y revenir, c’est définitif... Nul besoin de revoir ses films même...
- Lorsqu’il y a eu ce contrechamps sur lui et ses pièces, (Saunders au téléphone avec susan), je me suis dit, Brisseau et son idiot là avec sa voiture,
- Lorsqu’elle démissionne et lui fait sa scène, avec sa voix aiguë sublime, qu’elle sort dans le couloir vide, je me dis, en france on aurait ajouté des figurants dans le couloir, par peur du noir, du vide, même Brisseau peut-être,
- Lorsque l’autre dit “ Avec ce garçon c’est différent, il est honnête”, je me dis, en france il y aurait un regard en coin, genre Bedos, pour faire genre, éh ho c’est pour rire hein, c’est du second degré,
- Toute la séquence de la phrase “ce criminel veut affamer le peuple”,
- Ah oui rien à voir, je me disais en voyant le contenu et la qualité des articles de Libération, qu’à force d’ouverture vers la société civile, ils sont devenus Le parisien, c’est quoi le contenu de Libé, Carné et compagnies, quand ce n’est pas, n’oublions pas ce mec qui ne viole pas son petit personnel, le grand chanteur de rock, le rebelle, l’amie de Nicolas le mari à Cécilia, Johnny Halliday, au moins avec l’autre gros là, July, qui s’est fait virer, (merci encore Edouard), (mais continue, il y en a encore quelques uns), bref, avec le départ du gros July, au moins lorsqu’on ouvre le journal le matin, enfin moi je l’ouvre plus, on a plus Halliday au petit déjeuner, et n’empêche, July, ami avec Halliday, et faisant la bise à Sarkosy, comme mec de gauche hein, il est où maintenant July, à RTL, à Europe 1? Oui oui comme tout le monde j’ai vomi aujourd’hui en découvrant Douhaire à la place de Skorecki,
- Sinon là, Dailymotion fait encore des siennes, une fois rentré chez moi j'ai vérifié le film de Pellechian, eh oui, il y avait comme dans celles de chez Atabekian, des gosses dans le film, bon je leur écrit...
décembre 12, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.11
V, (notes de lecture),
- "Ces films méritent un réexamen. C'est en tout cas ce qu'écrit Michel Marie qui, dans Positif, étudie les rapports entre le réalisateur, fils d'ébéniste parisien, et la Nouvelle Vague. Marie montre comment les jeunes critiques des Cahiers du cinéma «couverture jaune», puis ceux de la «couverture verte», ont pris le complice de Jacques Prévert comme cible avec une hargne injuste. Quitte à revenir plus tard (trop tard) sur leur jugement. Truffaut n'avouait-il pas à la fin de sa vie : «J'ai tourné vingt-trois films. Je les donnerais tous pour avoir fait les Enfants du paradis. »
- Ouais ouais, qu'on balance tout Truffaut, (avec Carné hein), à ça va être beau quand il y aura la rétrospective Eustache, ils vont se déchaîner les crevures, déjà qu'ils citent Truffaut* au moins une fois par jour, vous avez vu "Les cahiers f", (le monde de l'éducation), ils ont même réussis à citer Desplechin dans leur article pour rire sur Cavell, surtout pour le truc sur Carné, bien évidemment qu'il faut lire "Ces films méritent un réexamen", mais bon, Waintrop et ses collègues de Libé, c'est un peu le syndrome du docteur Cottard, encore un peu et bientôt la nouvelle vague ne sera plus qu'un mauvais souvenir, et cette façon qu'elle a la putain Waintrop de passer de "c'est en tout cas" à "Marie montre", et hop le tour est joué, hop "hargne injuste", emballé, sinon lire le publi-rédactionnel des "Cahiers f" page 60 de ce mois ci, signé Aurélie Jacques, elle ira loin elle, zut, j'avais préparé une pré-liste des meilleurs films de l'année,
- *Il sert à tout Truffaut, il récure, il nettoie les chiottes, (il doit se retourner dans sa tombe de temps en temps non?, (quoique qu’à mon avis ils ont volés son cadavre), (faudrait vérifier s’il est encore là)), enfin bon, il est mort c'est déjà ça...
décembre 11, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.09
V, (notes pour moi-même),
- Cette façon de rajouter de la parole m’étais-je dit, puis je me suis dit il s’agit au fond de composer, de toute façon m’étais-je dit, il s’agit toujours un peu de ça, c’est étrange cette façon que tout se remet à nouveau, que tout se recompose une seconde fois, (que quelque chose a bougé), lorsqu’il entre dans le wagon de Campeau, le plan sur ce type, là, on imagine son destin, chez de Mille, c’est le détail qui fait la fiction, c’est à ce prix pourrait-on dire, presque de la saturation du réel, du vraisemblable, puis je me dis, chez lui un plan n’a pas de durée réelle, enfin, c’est le vraisemblable qui y met fin, c’est toujours la composition même de l’image qui y met fin, (c’est pas vraiment ça mais je me comprends), la séquence dans le saloon, (le joueur de carte se faisant abattre pas le héros), disons, c’est le détail qui fait le montage du film, la sublime séquence où un mec annonce un train pour “fin des rails” et où on voit le mort se faire évacuer, puis le truc avec l’or, toute la séquence, je me dis, c’est presque un truc d’épuisement, bon, (pause), de toute façon le film n'ira pas plus loin, (De Mille le sabotera), (un truc habituel chez lui), (saboter ses films), (au non de l'idéologie), (droitière évidemment), (enfin lorsque je me relis je me dis que le film n'est pas entièrement saboté), (disons plus de la moitié du film l'est), (tout au moins par indifférence),
- Lorsqu’elle dit “Mon dieu quel homme”, je me dis, c’est bien un truc de droite ça, d’érotiser un anti-communiste, (je me moques), (je n’en pense pas moins),
- C’est beau cette idée de ville sur les rails, montée et démontée, remontée à chaque étape,
- La séquence d’ailleurs du mariage, avec ces murs et ces cordes...
- C’est toujours très beau les trahisons chez De Mille, c’est toujours même magnifique,
- La “cérémonie” de jonction des deux voies, le discours du type, et l’action qui se déroule, muette donc, la disjonction de l’image et du son, ah ah, sublime, ah oui, demander à Atabekian pour la deuxième bobine de machin star spangled de ken Jacobs.
- Note pour moi-même: C’est pas un peu lourd si je dis qu’au cinéma, la parole est un acte de revendication d’un territoire? (en gros)...
- “L’ennuyeux s’obstina mon ami, c’est que, dans ce pays où l’information circule mal, un chercheur peut chercher sans que personne ne le sache, un cinéaste peut faire ses films à condition de se désintéresser de ce sur quoi, de toute façon, il n’a aucun pouvoir: la distribution. Alors, comme tout ce qui a du prix dans ce pays, la passion de faire ressort de la sphère du privé et, en dernière analyse, de la vie intérieure. Les gens qui travaillent vraiment, il faudrait aller les découvrir chez eux, dans les RSS, plus proches des “indépendants” Américains que de notre cinéma d’auteur à la française. Des noms peuplent une carte d’URSS imaginaire comme autant de points d’interrogation: un certain Frank à Riga, une école de documentaristes à Tallinn, un certain Sokurov à Leningrad, (déjà quatre films interdits). mais qui ira les voir? Serge Daney, Libération, 11 août 1983.
décembre 9, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.08
V, (...),
- le "Socrate des cinéphiles, Jean Douchet", bravo Louis, t'as signé la phrase la plus conne de l'année, (bon, disons du mois de décembre), Louis, t'es un âne! (déjà que tu t'étais dépassé depuis quelques jours), (Et Douchet est une merde! (Si quelqu'un arrive encore à le lire, le gros Douchet, sans éclater de rire, ou sans pleurer, hein, qu'il m'écrive pour me le dire), (je posterai son mail minable)), pff, pathétique...
- « Aux Etats-Unis, Michael Moore obtient un succès avec un brûlot sur George W. Bush ; en Italie, Nanni Moretti a pu sortir son Caïman anti-Berlusconi alors que ce dernier était encore Premier ministre ; mais en France, personne ne veut prendre le risque d’un film sur un homme politique vivant, a fortiori s’il est au pouvoir », se désole l’un des trois producteurs du film. (Là). (Hum, en même temps c'est faux ce qu'il dit le type, en Italie je crois pas que ça soit la boite à Berlusconi ni la télé Italienne qui a financé le film de Moretti, aux USA pareil), (ça n'empêche que l'idée est juste tout-de-même),
décembre 8, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.07
V, (à venir),
- En fait me disais-je, c'était ça, tout le film se donnait pour faux, il exhibait presque ses murs en cartons, jamais il se donnait pour autre chose qu'une reconstitution, en ça m'étais-je dit, il est quand même vachement Minnelien, je m'étais dit, sa fausseté même est le mouvement du film, puis je me suis dit, rien n'indique qu'il y aura un traître, mais c'est évident qu'il y en aura un, (puisque tout est faux), je m'étais dit, le film de De Palma c'est celui-là, pire m'étais-je dit, le film de Ferran, le vrai Amant de Lady Chatterlay c'est le film de Verhoeven, et pas celui de Pascale Ferran, c'est drôle m'étais-je dit, il me fait penser à un film de Walsh, celui avec les camions, "La femme dangereuse", cette façon d'aller au bout, (je me comprends), cette façon on va dire, de presque rater son film à force de le pousser à bout, (terme provisoire), mais évidemment m'étais-je dit, bien évidemment que c'est aussi un film qui doit tout à Preminger, je m'étais dit, c'est pour ça, pour ces raisons qu'on pourrait croire qu'il est raté, qu'il l'est peut-être même, mais m'étais-je dit, un film de Verhoeven n'est jamais autant réussi qu'il parait raté, plus il semble raté m'étais-je dit, plus souvent il est réussi, c'est surtout lorsque Verhoeven veut réussir ses films qu'il les rate m'étais-je dit, chez Verhoeven m'étais-je dis, dans ce film, le vrai, est toujours un moment du faux, (comme disait l'autre), chez Walsh comme chez Verhoeven m'étais-je ensuite dit, il y a cette façon de suivre jusqu'à la moindre virgule le scénario, d'en filmer la moindre virgule, presque, à force, de l'aplatir, même, de le retourner, (sinon de l'exhiber),
- Le truc des seins c'est pas aussi une référence au marchand de Venise? (note pour moi-même).
- "Hark est par excellence un cinéaste de l’éclat des extrêmes (souvent au sein d’un même plan)", là, ensuite il faut lire les articles de cette revue minable Panic sur le film de Mann, (ou l'article, qui est par ailleurs on va dire très beau, je dirai plutôt intéressant parce qu'il y a quelque chose qui me gêne, je dirai il est asphyxiant), on se rend compte que c'est le même langage, éclats machins vitesse etc, (je posterais un extrait),
- Ah oui il y aura une rétro Robert Frank à Beaubourg, (en janvier/février),
décembre 7, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.06
V, (je ne sais pas),
- Vu "Madame Irma", le plus beau film français de l'année, il est ce qu'il est, il y a un plan incroyable vers la fin, que ni Bonitzer ni Desplechin ni les faux cinéastes n'ont jamais réussis, vers la fin, la scène dans le café, le fils montre un truc sur son appareil photo, la photo de son père qu'il a prise un peu plus tôt, puys la caméra fait le point sur le miroir, apparaît alors la femme du type, (sa nouvelle femme), (l'autre étant celle dont il avait divorcé), c'est absolument saisissant, et c'est le plus beau plan du cinéma français cette année, et le film mine de rien, mine de rien, bon, je vais me coucher, enfin, je fais d'abord des courses, (envies de pâtes), (avec du lard, du gruyère et de la crème fraîche et des olives), donc je mange et vais me coucher, ah oui ai acheté Libé aujourd'hui, pour le portrait, la photo du chanteur en dernière page complètement fascinante, (en plus aujourd'hui j'avais mis mes santiags), (des mois que je les avais pas mises), je me suis dis voilà à son âge au type, j'aimerai lui ressembler, (oui je sais l'année dernière j'avais dis la même chose de Rancière), alors voilà à leur âge, j'aurais le choix, hum, bonne nuit.
- Ps: Le texte qui accompagne la photo est très bien aussi.
- Correspondance: "Sinon, c'est vraiment bien Madame Irma? Vous avez un peu l'air ironique", "ça se laisse voir, c'est une comédie française prévisible comme vous l'imaginez bien, juste qu'il y a un peu plus d'âme dedans, et deux ou trois trucs en plus, disons qu'il vaut mieux voir ça que le Jacquot ou le Bonitzer, et puis j'ai ri franchement à deux ou trois reprises, Bonitzer on en sort humilié non?"
"Oui, je me disais que c'était du Haneke bavard et honteux, qui n'allait jamais jusqu'au meurtre à cause de ça (la honte). J'ai relu les articles de Bonitzer des années 70, c'était un sacré con. Il a défendu (mal) le cinéma de Godard, Syberberg, Duras, Straub pendant des années, pour finir par faire ce qu'il fait aujourd'hui. D'un autre côté, il y a une intensité, vous ne trouvez pas? Au moins vous le trouvez humiliant, tandis que le Jacquot on sait déjà que ça va nous glisser dessus comme l'eau de la douche, et finir dans les égoûts... Bonitzer est quand même beaucoup plus intelligent que Jacquot. Vous me direz : à quoi bon? Bonitzer/Haneke, dans le point de vue général sur les gens, sur les rapports entre les gens, dans le regard, pas sur la mise en scène proprement dite. Cela dit, il y a une scène dans Je pense à vous que j'aime bien, qui vaut bien l'oeuvre complète de l'Autrichien, la seule belle scène, quand Hyppolite Girardot retrouve Marina de Van prostrée dans son lit et qui le regarde avec des yeux fixes. Le découpage est juste, je trouve, les plans sont pensés, bizarrement c'est la seule fois du film... Il est surtout paresseux, Bonitzer, non?"
décembre 6, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.03
V, (notes pour moi-même),
- Tu vois le premier plan du film, la première image, tout de suite tu sais, tu en est certain, cette photo dont la netteté est absente, ce qui reste c'est la lueur, le halo, tu te dis oui, ce qui est flou est parfois ce qui est exact, même parfois ce qui est à peine visible, tu te dis, (putain il est absolument sublime le film), ("The sin of jésus", de Robert Frank), tu te dis donc, que faire un film chez Frank c'était enfin rester ou se fixer un peu plus longtemps/pour un temps un peu plus incertain, quelque part, se fixer un peu plus, paradoxalement chez lui la fiction est quelque chose de beaucoup plus immobile que la photo, un moment je me dis le hors-champs chez lui c'est ne plus prendre la lumière, ce n'est pas seulement sortir du cadre, plutôt c'est une question de temporalité, ce n'est pas ce qui suit, l'image suivante, c'est le glissement vers cette image me dis-je, une sorte de collure peut-être, oui disons la collure, même la couture, puis je me dis Frank a fait du cinéma parce qu'on entendait pas assez, et pourtant me dis-je, cela passera par le brouillage intégral de l'image, (je m'explique mal), et au fond, par Dreyer, (Vampyr), puisque ce film s'il doit quelque chose au cinéma c'est bien à Dreyer et à Vampyr, (puis à Ordet), chez Frank me dis-je, au fond, la fiction c'est de ne pas reconnaître le cadre, de ne pas en tenir compte, (c'est pour ça aussi probablement que la lumière (ou son absence) est si importante chez lui), (c'est peut-être un peu confus ça), et la voix, le son, on se dit que c'est quelque chose qu'on entend, qui s'échappe du film, presque quelque chose qu'on regarde, je repense au cadre je me dis il ne peut y avoir cadre de toute façon, puisqu'il y a immobilité, (...), je me dis un peu plus tard y repensant, et repensant à un autre de ses films, le cadre chez lui, c'est le mur, les murs et les fenêtres, bon j'y reviendrais, (ah oui, tous ses films seront parait-il édités en DVD, (pas en france évidemment)), (en Allemagne je crois),
décembre 3, 2006 in Spectre 01 | Permalink
V, (titanic),
- Si on est d'humeur insouciante aujourd'hui*, (et qu'on a envie de rire un peu) , là! Scorsese en couverture, et le dossier "Y a t il trop de films en salles", ah ah ah, on dirait une couverture du Point, (l'ancien journal à Frodon), (ben oui il faut pas non plus l'oublier), "Les meilleurs investissement de l'année", "Les avantages des fonctionnaires", "Comment payer moins d'impôts", "Investir, les meilleurs arrondissements de Paris", "Les meilleures écoles", "Dossier grandes écoles", (oups ça c'était le mois dernier dans "Les cahiers f"), ça serait bien de monter une expédition punitive un jour, (avec machettes et bâtons)...
- J'aime bien sa phrase à la crevure "toujours au détriment des oeuvres les plus singulières", c'est sûr que pour ça, on peut compter aussi sur lui au gros Frodon, (je sais je sais, il a fait un régime), (mais comme dirait Skorecki, c'est dans sa tête qu'il est gros)...
- Ah j'avais pas vu, le carnet d'un cinéaste c'est en cadeau! Merci Merci.
- Les salopes réacs de Chronic-art (ce magazine de la nouvelle droite), en sont presque en train de faire pipi tout seul, là. un extrait de la prose du grand écrivain "Le rock semble par définition la musique de la machine. Non pas que cette musique se produise avec l'aide incontournable de telle ou telle machine, mais plutôt que la machine en tant que telle, en tant que monde potentiel, donc sous toutes ses formes possibles, se sert de tel ou tel riff, tel ou tel son, tel ou tel rythme, telle ou telle harmonie pour parvenir à l'existence". A Chronic-art il y a des mecs pour affirmer qu'il a du style , que c'est le plus grand écrivain presque du siècle, (si si), je vous conseille son site au grand écrivain (comme on dit écrivain de sous-préfecture évidemment), là, (j'en ris encore), quel bouffon (c'est comme ça qu'on dit par chez moi)... Quelques vidéos du neu-neu, là, c'est comique lorsqu'il dit dans la première (là) qu'il est maudit, écrivain maudit, (moi j'aurais dit Michel Droit), (mais je l'ai déjà un peu fait(e)), bon il est maudit mais il passe sa vie à la télé, pff, qu'on m'excuse de parler de Straub dans la même phrase, mais bon, Straub, je me souviens pas l'avoir jamais entendu dire qu'il était maudit, je l'ai jamais vu ce mettre en scène, et surtout, je l'ai jamais vu à TF1 ou à France 2 etc, (si à france2 à 1h00 du matin), mais je l'ai jamais vu chez Durand ou Poivre d'Arvor etc, vous voyez la différence? Straub lui, c'était hors de question et c'est d'ailleurs toujours hors de question qu'il soit invité quelque part, de toute façon personne ne prendrait ce risque, vous imaginez Durand ou Poivre d'Arvor prendre ce risque? Straub le fait qu'il respire c'est déjà scandaleux, (lorsqu'il parle ou qu'il écrit on en parle pas), un long extrait pour enfoncer le clou de la prose à deux balles à Dantec, là... Et puis, c'est tout de même parce qu'il est absolument inoffensif qu'on l'invite si souvent à la télé, c'est bien parce qu'on sait qu'il ne peut rien arriver, qu'il est de bonne compagnie l'écrivain maudit, qu'on l'invite si souvent à la télé, qu'elle soit Canadienne ou française, on sait très bien qu'il n'y sera rien dit de contraire à ce qui est acceptable par la télé, (comme on dit d'un vent contraire), au discours qui y est développé, si on dit les choses comme elles sont, il est aussi inoffensif que Pascal Sevran, ce sont les mêmes d'ailleurs il y a de fortes chances pour qu'ils tiennent exactement le même discours...
- J'adore la phrase de la putain Lefort "Avec Deneuve, Claude Jade semble faire partie des égéries blondes et optimistes de Truffaut, tandis qu'Isabelle Adjani ou Fanny Ardant seraient ses muses brunes et sombres",
- Trouvée sur le site des putains d'extrême-droite de Chronic-art: "C'est en enfer que Charles Maurras demeure depuis plus d'un demi-siècle, son oeuvre immense résumée et associée à l'immondice du régime de Vichy", ah ah, ça commence à plus rigoler chez eux, ils en sont à Maurras, (je crois qu'il parait qu'il faudrait semble-t-il et selon eux, lui pardonner un peu de tout), (ben oui c'est pas de sa faute le pauvre), évidemment ce qu'il faut lire c'est "immense écrivain", enfin "oeuvre immense", le reste c'est pour faire genre, c'est entre-nous...
- * Euh, sinon désolé.
décembre 3, 2006 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink
2006.12.02
V, (brouillon),
- C'est sur le chemin que je m'étais souvenu, oui j'étais bien parti du film, je m'étais dit si on veut refaire un remake de Stromboli ou de tout autre film de Rossellini, il faut au moins Ingrid Bergman, je m'étais dit, c'est pas que la fille est trop moche, elle a éventuellement un certain charme, mais m'étais-je dit, elle sait pas marcher, elle a de gros seins, quelques kilos en trop, et elle sait pas marcher surtout, c'est ça qui va pas, je m'étais dit, Pialat lui au moins aurait compris ça, que si une fille ne sait pas marcher, on l'a déshabille pas en plus, bon, dans Strombolli la fille regardait une chasses aux thons, dans "Montag" elle boit du champagne, je m'étais dit c'est tout ce que la bourgeoisie est capable d'imaginer du monde, un match de tennis et une coupe de champagne, c'est vrai que la séquence du match était assez belle, mais me disais-je, on a déjà vu ça dans le dernier Kubrick, les trucs un peu étranges, avec masques etc, oui je sais très bien que la séquence du match est parfaitement terrifiante, je me disais les endroits mystérieux, les ambiances gothiques, Jane Austen s'en moquait déjà, on voit bien m'étais-je dit que ce genre de film est exactement le genre de film souhaité par la bourgeoisie, un truc gothique un peu mystérieux, je m'étais dit le gothique c'est la bourgeoisie, c'est le seul qrt qu'ils comprenent et souhaitent ces raclures, (avec Rimbaud), je m'étais dit c'est exactement le genre de films souhaités par la fémis, c'est exactement le genre de films sur lesquels certains, (je citerais pas de noms) aiment à écrire dans certaines revues, (je citerais pas de noms), c'est exactement le genre de propos sérieux, tout y est, (pour un peu on dirait du Rivette), (je plaisante), j'avais remarqué un truc au tout début, dans pas mal de films, les films bidons, il y a toujours quelqu'un l'héroïne, le héros, aux prises avec des gens incompétents, là la fille je sais plus exactement ce qu'elle disait à sa ou son subordonné(e) au téléphone, mais vraiment le petit personnel, elle devait tout faire elle-même, c'était bien simple, je me disais au moins dans les films de Ford, (ou de quelques autres), les incompétents c'était tout-de-même plus rigolo, je m'étais dit on aurais dit un film de Guédiguian, son film sur Mitterrand par exemple, (me souviens plus du titre), je me souviens qu'il y avait eu un truc comme ça aussi un moment, je m'étais dit chez Ford il y avait pas besoin d'abaisser son monde pour briller et être un héros, chez Guédiguian et chez l'autre oui, évidemment m'étais-je dit, c'est Guédiguian dont on dira qu'il est un cinéaste de gauche, il y avait aussi ce moment comique du film où ils fumaient tous du shit, on savait pas trop pourquoi, ça faisait bien, ça faisait rebelle, de toute façon tout le film était comme ça, pour ainsi dire volontariste, tout était décoratif, on était pas loin de chez les Larrieux finalement m'étais-je dit, enfin au moins il y avait quelques belles séquences, (toujours la même en fait, (celle du match de tennis), plus une de la campagne vaguement embrumée plus une autre un plan avec le feu, lorsqu'elle lui demande ce qu'elle doit en faire), c'était terrible comment m'étais-je dit un moment comment le film n'est capable de rien, qu'il n'avance que par trouvailles scénaristiques à deux sous, des trouvailles probablement à la Frédérique Strauss et Anne Huet, (c'est le genre de films probablement conseillés par ces idiots professeurs de cinéma), (à part la probable merde (mais il parait que seulement par parties) que j'ai pas vu du pire que tout Fitoussi), (je veux dire c'est devenu l'indépendant officiel des crevures), (comme on dit la reine Christine), (à chacun sa mascotte), oui donc la fille lorsqu'elle rentrait de sa folle nuit à l'hôtel, (à noter qu'elle se promène au milieu des champs avec une carte de crédit), (mais bon), (peut-être qu'elle avait une idée derrière la tête), (ah oui elle logeait dans sa maison familiale d'enfance sans savoir qu'apparemment il y avait un grand hôtel très étrange pas loin), (mais bon passons), oui donc elle revenait au petit matin de sa folle nuit, (il ne s'était évidemment rien passé), (je veux dire elle avait pas couchée), (dans ce genre de film, même si la fille est à poil avec un mec, elle garde sa dignité), donc elle rentrait au petit matin, et les type ne savait absolument pas s'y prendre pour son retour, il était incapable de le filmer, il savait pas il avait aucune idée, alors lorsqu'elle arrivait il y avait son frère et sa voiture d'enlisée dans une ornière, et tout le monde poussait la voiture, d'ailleurs c'est à ce moment là que j'ai décidé de partir, même quelque chose d'aussi simple qu'un retour il savait pas le filmer, (au moins Spielberg lorsqu'il filme un retour hein), (bon je vais pas recommencer là-dessus non plus), je connais même pas le nom du réalisateur, d'après Libé c'est un des plus grands non? Et "Les Cahiers f" ils en disent quoi du navet? Que c'est une oeuvre d'avant-garde? (Se demander aussi, c'est le genre, si le type n'a pas été sélectionné à Belfort), ah oui la séquence pathétique où ils parlent de branlette, tout le film est comme ça, faire plaisir à un certain public, pas proposer un regard sur le monde, non faire plaisir à la bourgeoisie qui fume, (au sens vapeur), (avoir des vapeurs),
décembre 2, 2006 in Spectre 01 | Permalink
2006.12.01
V, (à venir),
- C'est ce que je m'étais dit, on va toujours voir des films de Bonitzer pour de mauvaises raison, on y va exactement de la même façon qu'on irait voir un film porno*, c'est-à-dire on y va en espérant voir une comédie Américaine de la grande époque, d'il y a 50 ou 70 ans, et pas pour une autre raison, on y va pour les bulles de champagnes, le pétillement des situations etc, rien de plus, évidemment me disais-je, avec Bonitzer l'attente est toujours déçue, bon, dès le premier plan on sait que c'est foutu, foutu raté, ce petit panoramique complice sur le couple endormi, cette fausse joie, on sait que tout sera à l'avenant comme on dit, j'avais bien aimé un peu plus tard la phrase, enfin ça m'avait fait rire, "tu peux pas regarder dans le Littré?",
je m'étais fait la réflexion que chez les gens normaux on disait le
dictionnaire, le dico, je savais pas si c'était voulu de la part de
Bonitzer ce langage précieux, je m'étais dit non, chez Bonitzer on a le
Littré, on a pas de dictionnaire, c'est trop vulgaire, trop popu, plus
tard d'ailleurs je m'étais fait la réflexion, tiens il a toute la
collection de "Trafic", ah ah, ça j'y croyais pas du tout, enfin
j'avais connu déjà un mec qui les achetais systémétiquement, et les
ouvrait jamais, mais vraiment jamais, il trouvait juste ça beau
j'imagine, je me disais là le mec du film peut-être que c'était pareil,
je savais bien que non, que c'était Bonitzer ça "Trafic" la collection
complète, son snobisme d'h/auteur français art et essai recherche, que
c'était son regard sur le monde, etc, je m'étais dit c'est comme
l'autre qui dirait "faites-moi confiance", il pensait éviter les ennuis
m'étais-je dit, peut-être même avoir un bon article, un article au
moins plus que favorable des "Cahiers f", ce qu'il fallait comprendre
aussi m'étais-je dit c'était "attention, intentions cachées", ou alors
"mec au travail", je veux dire "mec intelligent au travail", je m'étais
fait la réflexion, mon cul, Bonitzer est un âne, bon, pourquoi un moment me suis-je dit, exhibitions des moyens de la bourgeoisie, je ne sais plus, je me le suis dit c'est tout, je me suis dit c'est quelque chose qui colle, quelque chose de gluant, c'était un truc genre le visite du propriétaire, nouveau riche, je m'étais dit les scénaristes c'est toujours comme ça, ça reste des nouveaux riches, il faut qu'ils exhibent les décors etc, la fin était assez ignoble, je m'étais dit, j'espère pour lui que c'est vraiment autobiographique, ça n'excuse rien, mais j'espère au moins ça, enfin bon, ça dénotait surtout l'échec absolu du film, la médiocrité absolue de Bonitzer, c'était comme dans ce film "Montag", le truc de la voiture enlisée devant la porte presque du garage, bon, c'est rare un film aussi stupide, le pire, m'étais-je fait la réflexion un moment, enfin le pire, le plus comique, c'est lorsqu'il voulait être grave Bonitzer, alors qu'il y avait vraiment pas de quoi, (dans son film), c'était comique aussi ce médecin, ce psy qui travaille le soir, ça, c'est quelque chose d'absolument impossible, (même à Ville-Evrard la nuit, il y a qu'un médecin généraliste), (alors dans une clinique privée hein), je m'étais dit, voilà le révisionnisme bourgeois, faire croire qu'il y a des gens sur le pont, alors que c'est évidemment faux, absolument faux, je m'étais dit, astuce scénaristique ou pas, (il aurait pu tout aussi bien lui filer rendez-vous dans son cabinet privé),(mais ce qu'il voulait c'est qu'on voit quelques malades se balader pour faire genre), (comme Isabelle Huppert se faisant photographier dans les ghettos noirs aux Etats-Unis), lorsqu'il dit un peu plus tard "Qu'est-ce que tu veux?" après l'avoir embrassé, qu'il y a un brusque contrechamps sur elle se retournant, je me suis dit, drame bourgeois, je veux dire, c'était une question de mise-en-scène, puisque ce qui était mis en scène c'était le drame bourgeois, pas l'art de la mise-en-scène, je m'étais fait cette réflexion, même Jacquot, Benoit Jacquot n'aurait pas loupé cette séquence, je sais pas pourquoi je pensais à lui, enfin plutôt à son actrice, Sandrine Kiberlain,
- *Oui je sais à Panic (cette revue ratée), (comme on dit d'un gâteau), ils trouvent que c'est du cinéma, le cinéma porno: Brisseau "Je considère que le cinéma X est, hélas, le degré zéro de l'écriture cinématographique", Panic "Peut-être, mais il scelle un destin de l'image et du regard. (Gorgé d'avoir enfin tout vu, comment le spectateur peut-il revenir en arrière et retrouver, après la débauche visuelle d'un cinéma pornographique qui a saturé le regard, à cette innocence du cinéma érotique?)",
décembre 1, 2006 in Spectre 01 | Permalink