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24/12/2006
V, (journal),
- Le truc qui m’intrigue vaguement ce sont les glaces, cette transparence, le coup de fil, ce qui peut advenir comme fiction, je pense aussi au film d'Esenstein, à son projet de film, et comme j’ai déjà vu le film, celui de Lang je précise, et lu le texte vaguement de Rancière dessus, (en fait selon moi son anlyse est fausse, mais complètement), puis on se dit que le film commence vraiment lorsque la fille, celle si sexy s’en va, (Lupino), ce panoramique, on se dit tiens il y a pas encore de film qui a été fait, de film de qualité, qui a été fait depuis qu’internet existe et les téléphones portables, enfin si, (j’ai manqué mettre une majuscule à internet, encore maintenant), enfin si donc, "24h00" évidemment, on se dit oui donc, "La cinquième victime", l’équivalent d’aujourd’hui c’est bien évidement "24h00", vous avez vu que chez Lang les femmes ont toujours de superbes poitrines? (chez Lubitsch non), n’importe quel film de Lang les femmes ont toujours une poitrine sublime,
- C’est terrible avec ces glaces, on voit à travers, effectivement à travers, mais on a pas le son, (...),
- Dans le bar à cocktails, lorsque l’autre lui demande d’aller chez Mobly, et à mots couverts de coucher avec lui, le mouvement de lèvres qu’elle fait, (c’est Mildred), qu’on aperçoit à travers le verre, elle avale la couleuvre, je crois que c’est le terme le plus précis, ce n’est ni dégoût ni colère ni rien, c’est la couleuvre,
- Rien à faire, j’accepterai jamais qu’une caméra soit déjà là avant que les des gens n'arrivent dans un documentaire, comme ce couple qui sort du coiffeur Hollywwod Hair dans le doc de keuken pour aller dans la boutique du photographe, je supporte pas que la caméra soit déjà dans la boutique, c’est absolument malhonnête, voilà van der Keuken est un escroc...
- "Black book", c’est pas l’idée d’un écrasement, c’est l’idée de la flaque d’eau,
- Vous avez remarqué la couverture critique du film de Leconte, négative, mais en trois colonnes? Partout aux salopes de la presse cinéphilique il leur faut une page entière pour dire que non le film n'est pas très réussi, (parfois ils disent pas très bon), au fond la presse cinéphilique, quoiqu'elle dise, le considère comme un auteur, un cinéaste, un cinéaste digne d'intérêt, vous avez remarqué la couverture critique des films de Léon et Dieutre? Non vous l'avez pas remarqué... Vous en parleriez de toute façon à Léon et à Dieutre, ils trouveraient ça un peu dommage, mais normal, ils chercheraient à comprendre, ils diraient que c'est logique, etc, etc, si j'étais de mauvaise foi, je dirai qu'eux-mêmes, ne veulent qu'une chose, au fond, sa place, qu'eux-mêmes ne veulent qu'une chose au fond, faire les mêmes films que lui, et que le reste c'est bidon, que c'est pour occuper une niche, un segment du marché, en attendant...
- Au fond Leconte, pour la cinéphilie française, a remplacé Truffaut, on peut ergoter, mais c'est ça, c'est exactement la place qu'il a prise, plutôt qu'on lui a donné, et que d'autres lui ont laissés, lorsque je vois Léon écrire avec le plus grand sérieux sur le navet de Fillières, ou Bozon faire de même avec Desplechin (etc etc), je sais maintenant qu'ils offraient une place à Leconte, la place du chef... Quoiqu'ils disent, quoi que soit leur mine dégouttée, Leconte remplace Truffaut, il est exactement là où est le cinéma français, là où est la cinéphilie française, (là où est la critique cinéphilique)...
- (à suivre)
décembre 24, 2006 in Spectre 01 | Permalink