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28/12/2006

V, (journal),

- Pour les films de Marine Hugonnier, (post jamais terminé), pour le dernier film de la soirée, peut-être pourrait-on parler d’image non finie? Que ce qu’ils construisent finalement est une image non finie? Pas au sens d’imparfaite ou comportant des imperfections, non, réellement pas terminée, pas au bout, (...), quelque chose qui n'est pas allée au bout... Inachevée, la fin, on pourrait dire aussi parler d'image arrêtée, mais pas d'image fixe, (on est pas chez l'autre connard, Truffault),

- Presque, mais c’est un peu lourd, une image comme un chantier, je repense alors au premier film, et je me dis chez elle de toute façon, on arrive jamais au bout, même lorsqu’on pense enfin y arriver, finalement on y arrive pas, (ou si mes souvenirs sont bons, il n’y a plus l’envie, le désir), (souvenirs confus), (le point du vue du premier film jamais atteint), (j'y reviendrai)...

- Lorsqu’il malaxe son béret on se dit que c’est presque toute la misère du monde, ce n’est pas ça, c’est la découverte de l’autre, il palpe la fille, pas son corps, ce qu’elle est, à travers une étoffe de basse qualité, (on image qu'il est peluché), représentée qu’elle est par une étoffe de basse qualité, sa réalité même, et on sent de la part de Lang une vraie tendresse ,

- Et lorsqu’il lui amène avance la chaise afin qu’elle s’assied, on sent bien que c’est d’elle, à travers ce geste, que c’est d’elle qu’elle prend conscience, c’est d’ailleurs presque pour ça qu’elle pleurait la veille, c’est à dire le geste de la chaise, elle ne le comprend pas, la prise de conscience vient de là, du fait qu’elle ne comprend pas ce geste, et on voit bien aussitôt après elle en est gênée, elle ne sait plus quoi faire d’elle-même, elle hésite,

- Chez Lang me dis-je subitement, c’est l’histoire d’un décollement impossible, (lorsqu’il lui dit d’attendre une heure et de sortir par la sortie de devant), d’image déchirée,

décembre 28, 2006 in Spectre 01 | Permalink