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26/12/2006

V, (notes pour moi-même),

-- Pourquoi le premier plan en pensant au film de Des Palières “Adieu” on sait que celui-ci “Henry Fool”, sera réussi, Des Palières filme un contenu, un vouloir dire, et non un décor, non le lieu où le héros travaille, (...), chez Despalières on cherche à faire sens, surtout on veut être sérieux, qu’est-ce qui est beau aussi chez Hal Hartley? Que la banlieue en tant que tel soit le lieu de la fiction, (à entendre comme on veut), (alternative: dans tous les sens du terme), et par extension, que chez personne soit le lieu de la fiction, (voix de Badiou), ce n’est pas me dis-je, de l’ordre chez lui de rendre beau, mais du western, c’est effectivement s’inscrire dans un cadre me dis-je lorsqu’il retire ces bouquins de la benne à ordure,  (puis les emporte),

- Chez Hartley me dis-je, on ne regarde jamais plus loin que le cadre, plutôt on n'en sort jamais, on regarde effectivement toujours au-delà, mais on n'en sort jamais, chez lui me dis-je, on regarde le hors-champs, (c'est pour ça alors que souvent il y a un  type colant son oreille au sol), (...),

Que ça soit clair, - Ce plan, cette image, ce plan de coupe presque, juste avant que sa mère ne lui demande ce qu’il écrit et éclate de rire à sa réponse, ce plan donc de l’homme vu à travers la fenêtre, est aussi beau qu’un plan de chez Sokurov,

- Tiens il y a toujours des boites de bières dans les films d’Hartley, les mecs en ont toujours à la main, vous avez remarqué que c’est souvent sinon toujours dans la cuisine les film d'Hartley?

- Je crois pas que j’aime beaucoup les 20 dernières minutes, les trois dernières oui, le dernier plan aussi, (assez proche et de Trust me et de Mauvais sang),

- Walsh en fait me dis-je, son pari, (hum), son pari, c’est le scénario, la moindre virgule du scénario, et ce, même lorsqu’il sait que ça va pas, c’est pour ça un moment, dans “Cheyenne”, au début, il y a ce type  qui fait ce geste de la main, on verra bien, mais Walsh son pari c’est le scénario, il parie que ça deviendra une image, tout doit est su se dit-il, tout doit se savoir, c’est presque un truc une image d’avance,

- Le texte au fond fondateur de la cinéphilie actuelle, ce serait celui de la putain Bouquet consacré à "Voyage au début du monde" de Manoel de Oliveira, où cette salope avoue s’ennuyer et prédit que c’est probablement son dernier film, (il y a dix ans), bon évidemment, maintenant Oliveira n’est plus distribué en france, (on est en france quand même),

décembre 26, 2006 in Spectre 01 | Permalink