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18/12/2006

V, (brouillon),

- Chez Walsh m'étais-je dit hier, ça commence toujours pas une absence, ou une déception, puis je m'étais dit, mais trop tard, que c'était toujours une histoire d'obstination chez lui, d'élargir le cadre, l'espace, même un film assez mauvais peut-être comme le pays du rêve, ça correspondait à ça, d'ailleurs c'est ce film là qui m'y avait fait penser, j'avais arrêté, puis je m'étais dit que je devrais le regarder, tenter de le regarder, bref, j'avais regardé un film de Ford, je me souvenais plus que le dernier plan était si triste, puis aujourd'hui j'étais allé voir le  film de  Salvadori "Hors de prix",  pas si raté que ça m'étais-je dit dans les escaliers, complètement raté, mais pas tant que ça, le casting évidemment était une catastrophe, c'était rare de se planter autant, et qu'ils jouaient mal les acteurs se disait-on tout le temps, Tautou c'était vraiment pire que tout se disait-on, les autres étaient mieux, les seconds rôles, Elmaleh, pff, n'est pas Garry Cooper qui peut se disait-on, on se disait, c'est presque cruel pour lui ce film, on a envie de l'insulter, et elle aussi d'ailleurs, je m'étais dit c'est rare de filmer aussi mal une fille, putain, on avait le sentiment que ses seins tombaient, elle devrait lui faire un procès se disait-on, son film de toute façon, dès le générique on se disait que c'était plus de l'exploitation d'un filon, celui de l'histoire du cinéma, Américaine, du pur plagiat même, quelque chose absolument sans aucune imagination, la bande-son atroce, la séquence où le type est ivre le soir de l'anniversaire de la fille, elle sur le lit regardant la tv, une pure pub se disait-on, et l'autre avec se tronche de limace et promenant les chiens, quelle était ratée cette séquence, bon, il y avait quelque chose qui marchait pas, c'était plaqué, et ça marchait pas, mais pas du tout se disait-on, de toute façon, refaire des comédies Américaines, pourquoi pas, mais hein, on se disait, on dirait Augustin rou du kun-fu, c'était de cette ordre là, du Anne Fontaine et son frère, (et pas du Lubitsch), la séquence avec la carte à l'hôtel était très belle, pas la bonne carte, très violente, celle des bagages, la séquence des étiquettes, d'ailleurs se disait-on, c'était la première fois où elle était belle dans le film Tautou, le truc de la pièce de 1 euros,  je me disais, à moins qu'il l'a piqué ailleurs, c'est très beau comme idée, ça et toute la séquence, ce que ça dit, j'aimais bien aussi la séquence de la cabine d'essayage, il y avait des trucs qui surnageaient se disait-on, comme l'embrassant sur le balcon c'est l'autre qui l'aperçoit, l'autre vieux,  mais on se disait, c'est des séquences, pas de la mise en scène, jamais le film ne va au delà de ça, de la séquence ou de la bonne idée, le truc par exemple du scooter, dans un film Américain, ça aurait été une décapotable, peut-être ridicule, mais pas moins, ou une grosse moto, mais pas un scooter, (surtout après une montre à 30 000 euros)...

- Le truc des coupes de champagnes, on se disait il est revenu à son être premier, c'était beau la façon qu'avait le film pour les coupes de champagnes au dessus des têtes, cette façon qu'avait le film d'amener ça, l'amour de la fille, voilà, le film était raté, mais c'était beau, le film finalement était beau,

- La réplique "qu'est-ce que tu as fait ces jours-ci", "des chèques"...

- Voir "Monte-Carlo" de Lubitsch, (putain ça c'est méchant), (c'est presque déloyal), ben oui, le film de Salvadori c'est un décalque du film de Lubitsch, presque 80 ans après...

- Sauf que...

décembre 18, 2006 in Spectre 01 | Permalink