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2007.01.31

V, (brouillon),

- Film plus que sublime m'étais-je dit sur le chemin, à propos de "Little children", avais-je  rêvé? Je m'étais dit est-il possible de faire une tel film? Même pas un chef-d'oeuvre en plus? Juste un grand et très beau film? Un film magnifique? Seuls les Américains m'étais-je dit, même pas les Japonais, (trop intellos),  je m'étais dit il faut être du même pays que John Ford pour faire un tel film, être du même sang, (je sais Ford était parait-il Irlandais), (et raciste d'après Skorecki et les autres salopes du même genre), (ben oui mon Louis, t'es qu'une salope), le film un moment, vers le début, on se disait c'est comme s'il se laissait aller, qu'il se laissait voir, il y a une indolence à l'oeuvre dans le film m'étais-je dit, presque il se regarde lui-même, au loin, c'est pas pour rien m'étais-je dit qu'ils passent autant de temps au bord de la piscine, c'est comme dans le film d'Oliveira, ils s'absentent, ils sont le propre hors-champs du film, (sinon d'eux-même comme dirait l'autre), (si tant est qu'on sache qui est qui), le mec, le mari qui se branle au bureau, (plusieurs branlettes d'ailleurs dans le film), (trois je crois), la petite culotte la petite culotte, ah ah c'est la honte ça se faire piquer comme ça (en train de se branler) par sa femme, (la seconde branlette), tss, une culotte sur le visage, (pas une culotte à sa femme évidemment), etc, etc, la séquence où la femme découvre tous les mouchoirs en papiers, (usagés), et les photos dans les magazines qui tombent, ah ah, rien à voir, vous savez qu'on vend maintenant un  livre de Jane Austen où sur la couverture il y a un sein nu? Ceux qui y cherchent L'amant de Lady Chaterlay risquent d'être surpris, bon, la séquence sublime du "pédophile" à la piscine, je met le mot pédophile entre guillemets, (ceux qui verront le film comprendront pourquoi), la séquence plus que sublime de son arrivée à la piscine, vous avez vu sa démarche? Ah ah, on dirait l'autre non, Monteiro? Ha ho c'est pas idiot ce que je dis hein, vous avez vu sa gueule, gueule de vampire non? Vous avez vu, il regarde alternativement sous l'eau et  les gens, c'est comme une loupe, on se dit, enfin on se dit aussi, il vient voir peut-être de quoi on l'accuse, et de quel ordre est son désir, les petits culs des enfants, mais on se dit aussi, il vient effectivement voir les petits culs des enfants, leurs petits anus, (et leur petite foufoune), oui oui c'est un film Américain, vous rêvez pas, non c'est pas le film de Catherine Corsini que Libération aime tant, non non, c'est bien le film que Libération n'aime pas et débine en deux lignes, (à Libé on aime la famille bourgeoise), (et Jean-Pierre Jeunet), (et les films provençaux et Claire Simon et Laurent Achard), vous avez vu l'hystérie qui s'empare des gens, et mêmes des héros, vous avez vu comment ils sont les héros de toute façon? Vous avez vu le plan, silencieux presque, où le mec se met à nager sous l'eau, seul, (ben oui les gosses ont été rappelés par leurs parents), vous avez vu, on dirait le monstre de Host? a propos d'anus, vous saviez qu'Emma Bovary s'était fait enculer, ("sexe anal", elle dit l'autre à sa voisine contrariée de pas avoir compris la phrase de flaubert), ça m'a fait rire quand j'ai raconté ça à Carole, elle a eu la même expression, d'abord elle y croyait pas puis elle était vexée de pas l'avoir vu, enfin moi non plus je l'ai pas vu pour Emma, (peut-être que c'est une invention du scénariste aussi hein), l'expression du type lorsqu'il découvre sa propre photo dans le livre, (vous verrez ça), sa mère au type, à l'autre, le monstre, lorsqu'elle dit "tu es un miracle, nous sommes tous des miracles", toute la phrase, la séquence, la séquence lorsqu'il sort, les photos sur sa porte d'entrée, la mère lorsqu'elle efface le mot "Evil" écrit sur l'allée, j'aimais bien aussi que le film ne faisait pas la peau à la femme du type, la réalisatrice de documentaire, que d'ailleurs, il ne faisait la peau à personne, (sauf peut-être à la blondasse Bushienne),  même à la fin l'autre il lui faisait pas la peau, (ce qui était beau c'est que le mec faisait pas son Scorsese non plus), (ni son Dumont), (enfin difficile de faire pire que ses deux là), (à ce niveau là), (oui, sinon il y a pire), (sans citer de noms), d'ailleurs peut-être, ça prête à interprétations, peut-être que finalement c'est le mari qui est pas si si, vous voyez, il est l'homme du bal, un fantasme, un peu lâche aussi il me semble, vous voyez ce film, on peut y réfléchir se poser des questions, (dans les films français hein), par contre pour l'autre, le mari de l'autre, celui aux petites culottes, c'est clair, clair comme de l'eau de roche comme on dit, ce qu'en pense le réalisateur ou les scénaristes, (parce que je sais pas, à part la séquence de la piscine), (je veux dire, évidemment il y a un réalisateur, enfin il y a un mec qui donne des ordres des choses comme ça, qui suggère des choses et d'autres choses),  disons, je sais ce que ne voulait pas le type, je veux dire je peux parler de son attention etc, bon de toute façon me dis-je, la forme, on aurait pas voulu plus pompier, c'est très bien comme ça, c'est ce que je dis parfois me dis-je, on a pas toujours besoin d'un réalisateur, parfois c'est pas vraiment la peine, plutôt comme pour ce film, d'une sorte d'organisateur, bref, disons ou bien d'un mec qui sait rendre un film sublime, qui sait en faire un, c'est pas facile me disais-je, de fairte des films magnifiques, Eastwood par exemple n'a jamais réussi, (quoique que j'aime bien son film avec l'autre, et l'hélicoptère), ("Un monde parfait") et l'autre aussi "Les pleins pouvoirs"), mais c'est tout je crois, et encore me dis-je, je n'ai pas de tendresse particulières pour ces films, ah ah, l'autre le monstre quand il se branle pendant que l'autre lui raconte ses malheurs, son rendez-vous galant, même moi je suis choqué, vous savez pourquoi elle choisit de rester l'autre, de pas partir avec le type, (lui je crois que c'est par lâcheté confort mais aussi par amour de sa femme), (je vous l'avais dit le film est complexe, on se pose des questions), (jamais dans un film français), elle reste selon moi pour s'occuper rencontrer le pédophile, parce qu'il l'a touché, (vous verrez de quoi je parle), je crois qu'elle reste pour ça, parce que ça a un sens, (et que de toute façon, ça l'empêcherait pas de baiser), bon, bonne journée,

- PS: L'article de Chronic art sur le film, , c'est intéressant de lire ça pour comprendre "comme cette séquence où, à quatre pattes sous la table, Jennifer Connelly découvre son cocufiage", oui, c'est exactement l'inverse, ou alors celle là "Pire, le réalisateur se prend souvent à rêver au chef-d'oeuvre. Son film se gorge ainsi d'une prétention qui surpasse par endroits la gourmandise fastoche d'American beauty ou celle plus jouissive et cool d'un Altman", c'est aussi exactement l'inverse, en plus con, le mec ce qu'il veut c'est du pompier, du Altman ou du Scoresese, qu'il y ait des maldresses dans le film, qu'il soit lourd par moments etc, qu'est-ce qu'on a à foutre? Altman ou Scorsese c'est du début à la fin, ils en sont dégoûtants,bref,

janvier 31, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.29

V, (nous aussi on a des malheurs), (à venir),

- Allé voir le film de Dominique Perrier, le film de Vechialli, dont je n’attendais rien, et qui n’était effectivement pas grand chose, était tout de même le meilleur, (l'acteur on aurait dit le fils à Bouvet, le moment où il veut se noyer (tout en s'ouvrant les veines) et que c'est un homme nu qui le sauve, une sorte de vision du paradis selon Vecchiali, d'ailleurs le côté complètement efféminé du film) celui que je craignais, le second, était encore pire, (que ce dont j'avais peur), une sorte de cauchemar, ai du sortir, je me disais, les 10 minutes plus qu’horribles que j’ai vu, on dirait du Claire Simon en pire, on dirait du Claire Simon en pire, (ne pas oublier que Skorecki la prend pour une grande cinéaste), (tout ce qu’il y a de dégoûtant dans le cinéma français, ne jamais l’oublier, trouve grâce à ses yeux), la fin du film, je suis entré à nouveau dans la salle pendant le générique de fin, il y avait indiqué sous la direction, (film fémis, j’oubliais de le dire), sous la direction de Civeyrac la putain et Claire Simon, le film c'était quoi, c'est comme si on vous avait obligé à lire le parisien, à regarder le journal de 13h00 de TF1, le film c'était de l'apitoiement, du chantage, jamais une question de fiction, c'était la france du dimanche après-midi, des gros boudins aux regards de vaches, c'était de dire, (le titre du post), nous aussi on a nos malheurs, c'était la france taiseuse de Sarkosy, la france du Poitou-Charente de Raffarin, le type, on se disait  seulement qu'on espérait, on lui souhaitait que oui, que son petit frère avait cette maladie du cerveau (ou autre), (je suis resté que 5 minutes hein), la merde Claire Simonnienne, c'était "Cache ta joie" de Jean-Baptiste de Laubier,  au fond on pourrait dire qu'il s'agirait de chouannerie, de cinéma chouan, qu'à force de dire Ozu cinéaste pour bobos, Satyajit Ray, cinéaste pour bobos etc, (ne pas croire, en creux le discours par exemple de Skorecki c’est celui-ci), on en arrive à ça, Skorecki, à défendre Achard et Simon, puis arrive ce genre de nullard complet... Ah ça, c'est clair, c'était pas un truc pour bobos,

- He ho, je parle pas de mise en scène pour le film, ça serait indécent,

- Le film, on se disait vous vous souvenez de ces gens qui parlaient de Picasso disant mon gosse pourrait faire pareil? C'était la france profonde (regardant Véronique Genest à la télé), qui se disait qu'elle aussi pouvait faire du cinéma, parce qu'elle avait bien des malheurs et qu'il y avait pas de raison, (que ça soit toujours les mêmes), qu'eux aussi avaient des malheurs,

- (...), qui ne sont que des cinéastes provençaux, d’ailleurs vous avez remarqué, il ne défend Skorecki que des cinéastes ou des films provençaux, le film préférés de Skorecki, "Goupil main rouge", (ensuite tous ceux de Duvivier etc), que des cinéastes provençaux, Pagnol, Guédiguian etc, curieux non? Skorecki, c’est pas Guiraudie qu’il aime hein, c’est Achard et Simon, nuance, mais très forte nuance... C’est pas non plus Patricia Mazuy hein, non non Achard Guédiguian Simon! Alors après faut pas s’étonner de se retrouver avec ce genre de films, bon j'y reviendrais, (pour l'instant j'ai plutôt la nausée), (je veux dire que je suis vraiment dans une rage folle), (hier, je suis rentré, je me suis couché), (c'est dire la nausée, le dégoût), ah oui, chercher qui sont les sélectionneurs, qui sont les membres du jury qui lui ont attribués le grand prix! (N'ai trouvé pour l'instant que la composition de la Srf, , que du beau monde, équipe de putains, qu'ils crèvent tous, (salopes), merde mais qui sont les sélectionneurs de Brive?- (" En 2004, La SRF crée Les Rencontres du Moyen Métrage de Brive"). En tout cas ils y sont tous! Trouvé! Président du jury Medhi Belhaj Kacem,  puis Caroline Ducey, puis Clotide Mesme puis Thomas Bardinet puis Jérome Beaujour, les putains du jury...
                     
                     

- Le film de Perrier, ratage complet, mauvais, j'ai seulement aimé le truc de l'avion, le reste, je comprend tout simplement pas qu'un tel film a été produit, parce qu'on se dit que c'est plus la faute des producteurs, c'est terrible quand même, que personne ne lui ai rien dit, que c'était vraiment mauvais, Perrier, elle, elle avait fait "le nombre I", quelque chose (en gros), entre Godard et Mazuy, et ouvertement émeutier dans mon souvenir,

janvier 29, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.28

V, (journal),

- Toute la séquence des reproches, de l’eau qui fuit jusqu’au départ du type, (et son retour), Vidor ne perd jamais de vues la beauté de chaque plan, on va dire, le gros Pialat, lui ne perdait jamais de vue leur vérité, le cinéma français ça serait ça, la laideur, la vérité, au fond on se dit, que pour Pialat, le cinéma,  il s’en foutait, ça comptait pas, quelqu'un se souvient d'un plan chez lui? Non on se souvient que des dialogues des cochonneries comme ça, eh, quand je dis quelqu'un se souvient, je veux pas qu'on me réponde hein, je veux pas discuter de Pialat, beurk... La maternité, le plan sur tout ces maris sur un banc... Vous avez vu la séquence à la mer où il les emmène faire pipi? Et à la clinique, (séquence précédente), le regard de a femme lorsqu’il lui dit à nouveau que cette fois c’est sur, il va s’y mettre, il va devenir quelqu’un? Lorsqu’ils se tiennent la main dans le corbillard j’imagine, (tout ce qui tournait autour de la mort de la fille était assez raté, la joie des parents pour l’argent, puis la douleur), le plan lorsqu’il essaye de vendre des aspirateurs, toutes ces maisons identiques, (qui oserait faire en france un tel film?), (et le réussirait). Putain la baffe qu’elle lui met! La séquence sur le pont, (avec le gosse et la balle), “100 offres d’emploi”, (toute la séquence), le dernier plan absolument sublime et terrifiant, tous ces types, la foule, hurlant de rire, cauchemardesque, un des plus beaux plans de l’histoire du cinéma assurément...

- Se demander si la foule grimaçante du film “V” venait de là, du film de Vidor, (pas la même signification évidemment).

- Vous avez vu chez Ozu, les maisons, le film continue, il n'y a ni intérieur ni extérieur, il n'y a pas de séparation avec la rue, le film continue à l'intérieur, chez ozu les maisons sont ouvertes, c'est très curieux parce que chez Ozu, le principe c'est le mouvement contraire, aller vers l'extérieur, fuir, et pourtant il n'y a pas séparation, chez Ford par exemple, c'est l'inverse, il ne s'y passe jamais vraiment quelque chose, vous voyez ce que je veux dire? Bon, j'y réfléchirais encore un peu

janvier 28, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.27

V, (journal),

- C’est comme une image une photo de Walker Evans me dis-le le premier plan, puis comme un film primitif. Le gosse qui monte l’escalier, (la séquence de l’ambulance), c’est drôle me dis-je, c’est presque de la science-fiction son arrivée à New-York, et les plans de la ville vous avez vu? (Plus exactement la façon dont il filme). Le plan sur la salle des bureaux, la salle immence,  (il est dément ce plan, non?), (rajout), oui, c’est déjà la seconde fois que je pense à Kafka, vous avez vu comment il lui a maté les jambes le type? Toute la séquence aux chutes du Niagara. Toute la séquence dans les débuts au bureau évidemment, le film c'est "La foule", j'ai commencé à le revoir chez moi, voir plutôt, je l'avais jamais vu, (mais pourquoi dis-je revoir alors?), bon j'aurais pu le voir à la cinémathèque hein? Bon, il se trouve que non, je vais attendre, soit que le temps s'adoucisse, soit que le chauffage dans les salles soit mis, (le truc c'est comment le savoir?), (qu'ils mettent le chauffage enfin à la cinémathèque française), hum, en attendant j'ai une crève, (et Carole gazouille),

- Et sinon .

- Et aussi, on est content pour eux, (je me demande si je type là, Sylvain Siclier, est le fils de Jacques Siclier, enfin son petit fils, au Monde, je crois que t'as intérêt à avoir le sang pur, (eux leurs journalistes, apparemment, ils les élèvent), (ça limite les risques d'infection inconnue), bon le type a raison de dire qu'il y a des versions pirates qui circulent, (vu que c'est comme ça que je l'ai vu), mais ah ah, deux articles sur Robert Frank ou sur les Rolling Stones? Evidemment, sur Robert Frank, ça demande un minimum de boulot, et ça fait pas rock'n'roll, là le mec, en plus il va être considéré comme LE spécialiste de Robert Frank, ça marche comme ça en france, la mèche sur le côté,

janvier 27, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.25

V, (brouillon),

- Le peu que j'en ai vu, (la salle de la cinémathèque plus que glaciale), (si à défaut de  mettre du chauffage ils pouvaient couper au moins l'air conditionné), le peu que j'en ai vu donc, ("La grande parade"), on se dit que ce qui était beau, (entre-parenthèse), c'était la mise en place du plan, le film était intéressant pour ça, jamais un seul plan, juste la mise en place du plan, ça allait ensuite jamais plus loin, comme si le mot moteur n'avait jamais été prononcé m'étais-je dit, ça restait au scénario, ça s'arrêtait là, ça aurait pu être beau, la séquence avec le tonneau par exemple, lorsqu'il y avait un champs contrechamps sur et la fille et le tonneau, c'était surprenant n'est-ce pas, (quelque chose comme un plan aveugle), (hum), (ou comme une tendresse animale), (vous voyez ce que je veux dire?),  moi je trouvais cette séquence potentiellement magnifique, bon, à plus tard peut-être, (le film je l'ai chez moi, je regarderai à l'occasion la fin), (pareil pour "La foule", le film de ce soir), (je veux dire que ça devient ridicule tout ça), (eux devraient soit fermer, soit réparer), (et nous ne plus y foutre les pieds tant que le chauffage n'est pas rétabli), donc à plus tard,

janvier 25, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.24

V, (journal),

- Aujourd'hui rien, pas de film, hier couché à 8h00, n'arrivais même pas à lire, réveil à 4h30, un peu tôt... Lire ça, et l'extrait surtout, qui dit bien ce qu'est la cinéphilie neu-neue " Le Centre Pompidou montrera à cette occasion le sulfureux Cocksucker Blues, documentaire réalisé en 1972 durant une tournée des Rolling Stones, qui voulurent interdire le film avant qu'un compromis judiciaire n'autorise Frank à le présenter, une fois par an, dans un endroit de son choix. L'événement aura lieu le jeudi 25 janvier : mieux vaut réserver pour comprendre la différence entre un making of promotionnel et un film dont l'impertinence effraya jusqu'à ses vedettes, pourtant réputées pour s'y connaître en la matière", voilà en france on a une rétrospective Robert Frank, (venant d'Allemagne hein), (en france on organise Jacquot Almodovar Scorsese Doillon), donc il y a une rétrospective Robert Frank, et le mec ne trouve à dire que ça, il se trouve qu'il est pas du tout intéressant le film, que c'est une connerie journalistique et un mensonge de raconter ça, qu'il est sulfureux etc, et d'ailleurs qu'est-ce qu'on en a à foutre de la vie des Rolling Stones? (Ou de Jeanne Birkin ou de sa fille), (je parle pour les Inrocks là), moi d'abord ce que je sais de Jeanne Birkin, c'est qu'elle se trouvait pas assez riche, alors elle s'est inscrite au chômage, pour toucher les assedics, voilà je sais ça d'elle et de sa famille, juste des voleurs, mais bon, ça empêche pas Libération ce quotidien de gauche de parler d'elle sur deux pages pour son spectacle nul, et ça empêche pas les Inrocks non plus, fils de putes... En france on aime le trash, le rock, pas le cinéma, pas l'art, vous avez remarqué le look des ados de Neuilly (et des post ados), c'est le look Ramones, (les cheveux justes un peu plus court), le film de Frank, c'est un film sur les Rolling Stones, en france évidemment, on ne parle pas de cinéma, mais de peoples, il a l'impression d'être rock'n'roll comme ça, le rampant, mais c'est juste un rampant, une merde, le journaliste qui a écrit ça,

- Ah oui, Thomas Salvador, il y a eu une rétrospective de lui à Vendôme aussi, (...).

- Mail Ségurien: "apparemment vous êtes un facho"!!!

- Je poste ça parce que j'en ai un peu marre des connards ou connasses cinéphiles de merde qui m'écrivent.

- "Excusez-moi de vous répondre ça, mais les discutions sur le naturalisme si c'en est ou pas, je m'en fous, gardez ça pour vos amis cinéphiles, moi je m'en fous du blah blah, je m'en fous à la rigueur d'avoir raison ou pas, que c'est exact ou pas, à écouter les gens comme vous, faut pas utiliser le mot l'expression "cinéma d'avant-garde" parce que c'est un mouvement historiquement daté etc, avec des gens comme vous, on ne pense pas, c'est impossible, vous, vous ne pensez pas, vous récitez une leçon, à partir des cours de l'école,  je veux vous dire un truc, vous êtes tout ce que je déteste, carriérisme à la con etc, votre truc texte machin sur la fémis, quel horreur, moi quand j'emploie le mot naturalisme c'est un crachât, presque à la figure de gens comme vous, voilà alors maintenant abstenez-vous de m'écrire, on a rien à faire ensemble, (...)",

- Je répondais à ça, (à propos du film "La bohème" de Vidor): "l'adjectif "naturalisme" pour Vidor me gêne, le naturalisme cela désigne une analyse, ou une mise en scène, au peigne fin, d'un milieu, des influences du milieu, chez Vidor, le premier plan ce n'est pas du naturalisme car c'est juste une présentation commode, bien dans les formes, d'une situation initiale, ensuite, vous remarquez qu'il n'y a chez Vidor aucune précision, il y a des indications uniquement, s'il voulait faire du naturalisme il aurait développé, là il dit juste "des jeunes - pauvres - du quartier latin - de jeunes artistes", tout est esquissé, esquissé pour l'histoire, ce n'est donc pas du naturalisme...

d'ailleurs le naturalisme montrerait comme je l'ai dit le milieu, ici on ne filme aucun milieu, l'action se déroule dans un nombre de lieu limité, comme pour une pièce de théâtre (l'immeuble, les deux chambres, l'escalier), les amis n'influencent pas le couple (me rapelle plus de leur nom), les amis sont toujours là quand ils n'ont pas besoin d'eux sauf au début quand le type avec le singe gagne de l'argent, d'ailleurs l'action est centré très clairement sur les deux couples, on ne nous montre pas ce qu'il y a autour, la misère, la richesse, ou alors on ne nous le montre que pour montrer justement l'évolution de leurs passions (par exemple ici le couple semble riche lorsqu'ils sont heureux, ils semblent pauvres lorsqu'ils sont malheureux, sans que ce soit la pauvreté ou la richesse qui causent directement leur malheur, le malheur est passionnel, mais se révèle dans le matériel.)

- Je poursuis je voulais dire, en fait il y a de la misère mais on ne la montre pas, mais la misère ce n'est pas le vrai malheur (dans la bohême), le vrai malheur c'est le malheur au niveau passionnel, dans le couple...

- Et puis les jeunes du quartier latin ils s'en foutent de la misère, ils sont habitués, si on voulait faire du naturalisme on aurait montré comment un jeune petit à petit en arrivait à s'endetter, ou passer de la richesse à la pauvreté par exemple (des choses comme ça)
".

- Le truc de la fémis de la fille, elle s'interrogeait si c'était assez rentable la fémis, si elle trouverait un producteur tout de suite ou pas, elle voulait bien tenter le cinéma, mais à condition d'avoir un producteur riche à la fin, etc, de pas faire trop d'efforts, son interrogation c'était, "est-ce que j'en vivrais bien", bon il y a un truc qu'il faut savoir, il y a plus besoin de faire de films en france pour en vivre bien,  en france on est artistes sans oeuvres comme dirait l'autre, ou cinéastes sans films, et on en vit très bien, très très bien, suffisamment bien en tout cas, souvent on est ou on devient profs d'ailleurs, de cinéma évidemment, la fille c'est aussi ce qu'elle voulait, cinéaste et profs, en france souvent on est plus profs que cinéastes, disons on est essentiellement profs, (et après pour le reste, les films, il y a Azoury),

- Mail: "Opposer systématiquement école et art, c'est bouffon, puéril",

- Ca me fait penser, vous savez pourquoi ils mettent pas leurs films sur Internet certains? Pour une seule raison, pas assez chic, pas assez rock'n'roll, ils préfèrent qu'on les voit pas du tout, ou une fois de temps en temps dans une institution chic genre musée, là oui c'est chic, c'est rebelle, ils sont comme ça en france, rebelles, bon je vais encore me répéter, mais ils ont plus besoin non plus, lorsqu'ils leur arrivent d'en faire encore un, (de temps en temps), (comme on dit des vacances d'hivers), donc ils ont plus, même plus besoin qu'ils soient réussis leur(s) film(s), ils ont Azoury, ah oui, rajouter le O à Roppert du post en bas, ah non, c'était le E que j'avais oublié, je jure que je fais pas mon Perec,

janvier 24, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2007.01.23

V, (brouillon),

- Le mec avec le piège, Ford aurait d'abord fait un plan large, pas un gros plan sur les mains du type, avec Ford m'étais-je dit, on n'aurait pas compris tout de suite ce qu'il faisait l'autre, l'espace d'une ou deux secondes, il y aurait eu quelque chose qu'on ne comprenait pas encore, Dumont non, son problème est qu'on comprend tout de suite, qu'on comprend immédiatement, je suis fatigué, puis je me dis lorsqu'il y a tous ces gens qui lui demandent s'il a reçu sa lettre, il y a quelque chose de mécanique chez lui, presque un plan de tournage, quelque chose de coché dans la mise en scène, un type arrive, ils discutent, puis il s'en va et l'autre arrive de suite, je me dis, encore un qui a rien compris à Bresson, encore un qui se croit moderne, chez lui me dis-je, c'est d'abord de l'ordre de la signification avant d'être de l'ordre du cinéma. Le plan sur la fille lorsqu'il passe hors-champs avec son tracteur, le truc qu'elle pisse avant c'est vraiment pour faire genre, faire Garrel, trash, pour plaire à Libé aux Inrocks et aux salopes de Chronic-Art, le plan, le travelling avant lorsqu'ils sont dans le tracteur, mais m'étais-je fait la réflexion, un vrai cinéaste l'aurait fait durer ce plan, jusqu'à la gêne,  je me suis dit à ce moment là que le plan aurait pu être subversif, qu'un type comme Carax par exemple ne l'aurait loupé, (Guiguet non plus), Dumont a pensé que c'était suffisant, c'est le syndrome Assayas, les coupes nettes, la sortie du bar, (lorsque l'autre est en train de baiser et de jouir dans la voiture de l'autre), aussi beau presque que du Stephen Shore, (je parle du plan, pas de la scène de baise), (du plan général), le gros plan sur le bol, pff, nul, sa cuisine, quelle horreur, Mitchum jamais n'aurait accepté qu'un cinéaste lui fasse une cuisine pareille, ah ah le naturalisme à la française, (que le laid soit laid), lorsqu'il dit "Je vais chercher une branche", jamais un acteur de Ford n'aurait eu une phrase pareille, soit il se serait levé sans rien dire, soit il l'aurait pas dit comme ça, le point de rendez-vous pour embarquer, assez beau, mais la séquence des adieux est complètement ratée, en france on rate les scènes pour faire cinéma, pour pas que ça soit formaliste, pour faire intello, mais pour que ça se voit pas, je veux dire il y a une haine sous-jacente à l'oeuvre, une haine de la forme pure, lorsqu'il y a une forme, elle se veut française, à la Millet, (le peintre), pas à la Ford, trop juif, trop métèque, (je sais qu'il est Irlandais Ford), (comme les bobos ne sont pas tous juifs), lorsque l'autre là avec sa mobylette orange lui dit "tant pis je m'en vais", le plan sur lui était très beau, lorsque l'autre dit "je t'offre une bière", fallait dire "prends une bière" par exemple,  ou alors faire deux ou trois pas, prendre deux bières, les décapsuler etc, non chez Dumond on dit je t'offre une bière, on le dit d'une voix blanche comme l'autre là, la fille dans ce film de Bresson,  (ou comme un curé dit voici le vin etc, et pose le machin sur l'hôtel), le plan sur les cavaliers et les chars, le plan avec l'hélicoptère, comme si le jeu devait continuer à tout prix, quelque chose de l'ordre de l'effacement des traces, filmé comme tel,  ou de l'effacement de la mémoire, ou comme un prélèvement scénaristique, comme un remord, (au sens peinture du terme), il s'agit de vider quelque chose, c'est très beau, les filles me dis-je, c'est que des temps morts, elles passent d'un endroit à un autre, d'un endroit vide à un autre, (en gros), le plan du sperme, c'est que de la signification, c'est juste pour nous dire que c'est mal, pour nous donner mal à la tête, genre nous assommer de sa signification, c'est pour faire corse, théâtre grec, pour faire vengeance, Racine, (l'écrivain de théâtre nul), suis pas certain qu'il y ait des mecs comme Briche dans l'armée française, ni comme l'autre le gros, trop gros justement, ces bidasses à Dumont, il les filme, à force de naturalisme très con, comme des appelés, pas comme des mecs qui se sont engagés, (je suis pas certain que l'armée française accepte encore des mecs comme ça), (avant elle y était obligé), le retour, lorsque le gars le gros et la fille entrent dans les bois, lorsqu'ils passent avec l'autre en plus sous les barbelés du la piste de cross pour mobylettes, le gros plan sur son visage lorsqu'il dit que c'était l'horreur là-bas, le plan où la fille se met sur la pointe des pieds, la fin assez belle, mais sinon je supporte pas cette façon qu'il a de sauvé les gens Dumont, cette façon hypocrite catho, ça me dégoutte, Dumont ne sait pas filmer les mecs, ne le veut pas je crois, quelque chose du rapport de force, vous avez remarqué que les officiers, la bourgeoisie donc, sont beaux, beaux et intelligents, que ses prolos sont des ânes, qu'ils sont bêtes dégoûtants, ridicules, etc, la virilité est dans le camp de la bourgeoisie, par contre les filles sont magnifiques, c'est assez pardoxal, à moins que ça aussi ça soit sexuel,  vous savez du genre des belles paysannes qu'on trousse, mais bon, elles sont sublimes ses actrices, oui la campagne est belle, assez belle chez Dumont, dans Flandres tout au moins, mal cadrée, mais belle, 

- Ah oui l'autre jour j'entendais une discussion sur les salles art et essai (de Paris), par rapport à l'article du Monde, bon, on regarde les programmes des salles, on retrouve quoi? Toujours exactement les mêmes films, exactement les mêmes depuis dix ans, jamais jamais jamais aucune déviance de la ligne officielle de la cinéphile, rien, pas une prise de risque quelconque, que du De Baecquisme, que de la cinéphilie neu-neue, alors c'est bien fait, le pire, est que ces fils qu'ils programment, ce sont les mêmes qui passent systémathiquement à la télé, les mêms qu'on trouve en DVD, aucun travail de fait, la paresse totale, ils attendent juste le chaland, ses sous, et les subventions, le pire vous regardez attentivement le programme de la cinémathèque, pareil, les mêmes films en bouches, par exemple des Straub, "Chronique d'Anna Magdalena Bach", et "Moïse et Aaron", les mêmes que l'année dernière exactement, pareil pour les autres cinéastes, même chez moi c'est plus varié, vous avez vu, de Lang, "'Incroyable vérité", et évidement l'autre, avec le bateau, etc, etc, (à mon avis c'est un truc de public scolaire), (je veux dire, la cinéphilie actuelle correspond en gros à ce qu'on enseigne au lycée), ce qui n'est pas susceptible de note(s) n'est pas programmée, je voulais ajouter un truc sur la paresse absolu des cinéastes français, mais je suis lassé, par exemple, un mec comme Dieutre, que le Monde consacre plus de lignes à la fille Colombani qu'à son film à lui, au fond, ça lui convient tout-à-fait, il a l'impression d'être subversif, le pire qui puisse arriver à un cinéaste français m'étais-je dit ce matin dans un accès de mauvaise humeur, est de renverser un peu de sa tasse de thé, (ne jamais oublier "ADN" de Judith Cahen), bon, je retourne me coucher, on pourrait ajouter, les cinéastes français, c'est pas que rien ne les révolte, mais qu'ils sont très bien comme ça, on pourrait ajouter, au fond, répondre à une interview de temps en temps, ça leur suffit, de toute façon m'étais-je dit, ils ont Azoury, (pour la complaisance), ils ont plus besoins, ou pas besoin de faire de bons films, on pourrait ajouter, les critiques cinémas, certains, sont terrifiés à l'idée de déplaire, et déplaire à certains, ça me fait penser qu'il parait que je suis boycotté, (par des gens que je connais pas), (ça c'est génial), (d'être boycotté par des gens  qui sans cela, vous n'auriez de toute façon jamais connus), (je parle de la bande à feu "La lettre du cinéma"), (il parait que ça a pas plus je j'ai dit publiquement du mal sur internet du  film de Cahen), (si je dis du bien de "Mods", ça va, d'un film de Dieutre ça va aussi), (mais trop tard, j'avais dit du mal avant), (je parle même pas des Larrieux, de l'âne Civeyrac et de Fitoussi), bon ce coup-ci j'y vais, n'empêche, par rapport à La lettre, finir comme ça...

- Merde, je serai pas linké sur leur site! (Je précise que c'est ironique, que je me moques de moi)...

- J'imagine que si j'avais pas été boycotté on aurait parlé un soir des films absolument merveilleux et réussis de Civeyrac des Larrieux et de Tsai Ming Liang, (et du dernier Léon), (ben oui elle l'adore Roppert le dernier Léon), ah ah ah, pathétique, bon je ferai un effort, je dirai pas de mal de, (c'est comme les jeux comme on était gosses), (il faut que vous deviniez de quel film je dirai pas de mal),

- Du dernier film de Dieutre!

- (normal je l'ai pas vu),

- Dodo?

- Merde j'oubliais, on aurait pu parler du dernier Fillières, (ou de Thomas Salvador), ah merde alors!

janvier 23, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.22

V, (brouillon),

- Pour "Dulcy", (toujours Vidor), les deux premiers plans, le train et le couple sous la pluie, un peu plus tard, j'ai pas compris le truc de la main, (je pensais ) autre chose), puis l'autre serre bien son ceinturon, on comprend que l'autre est pédé, (un genre Truman Capote), et que c'est pas très bien vu, que ça plaît pas beaucoup, la chambre rose coquillage, ah ah, celui là s'il se fait pas enculer, (le père), après ils parlent à propos d'autres choses de fleurs de Lotus, "une femme veut être éblouie par un homme" elle dit l'autre, oui, il s'agira dans ce film, de virilité, d'en avoir, "A partir de maintenant on s'oublie et on repart en enfance", le mec qui fait le fou avec/sur le tuyau, il s'agit tout-de-même dans ce film, la réunion, de se mettre d'accord pour réaliser une OPA, la femme qui arrive avec et qui propose une partie de bridge, cette façon qu'à Vidor de nous montrer son point de vue sur tout ça, que pour cette famille, il s'agit et de s'enrichir, (et probablement de licencier quelques employés), sans que cela prête pour eux à conséquence, tout se fait en jouant au bridge, rien ne leur pose problème moralement, (nul sentiment de culpabilité, ou le début d'une interrogation par rapport à ça), on pourrait dire aussi alors, pour Cukor, leur grande maison, on sait ce qu'il en pense, le film sinon est pas très bon,

- Mail: "Merci pour avoir fait tant rire ma copine (le "vent coulis")...", (moi, pas envoyé), "Si vous saviez, je dis pas tout, hier il y a un mec qui entre dans la salle, il regarde le plafond, comme s'il s'attendait à ce qu'en plus il pleuve, je veux dire, généralement c'est dehors qu'on flaire le temps qu'il fait, à la cinémathèque, c'est dans les salle, (la salle Henri Langlois comme micro climat)",

- Pour "Une gamine charmante", la séquence au tout début, la première, (je remarque que chez Vidor les premiers plans sont souvent magnifiques), (je parle toujours visuellement), la mère, elle est incroyable non? Lorsqu'il se préparent pour la soirée, la mère encore, et lorsqu'elles se regardent toutes dans le miroir, hum, bon toute la séquence, lorsqu'il courent après les autres sur le ponton, (juste avant la barque), bon, quelques scènes gags, dialogues ultra brillants, chez Vidor je remarque, c'est souvent magnifique, magnifique visuellement, mais c'est jamais des plans, ou très très rarement, je saurais pas dire ce qu'il y manque), (...), disons je sais pas le dire intelligemment, l'actrice tout de même est assez incroyable, et/mais je remarque que Vidor souvent, a des problèmes de direction d'acteurs, souvent ils gesticulent, je parle de certaines séquences, dans quelques films, d'une bêtise totale au niveau de la direction d'acteur, pour signifier la joie etc, genre ils sautent en l'air les bras levé etc, chez Vidor ça se passe souvent autour des escaliers vous avez remarqué aussi je suppose, la séquence très belle avec les chapeaux, toutes les scènes dans le salon de manière générale sont assez belles, (quoique cadrés presque toutes identiquement), (je me comprends), (je veux dire par là que chez Cukor, on retrouve toujours la même façon de filmer, c'est presque mécanique). la fille je me dis, elle est pas seulement collante, elle prend la forme de l'autre, ses contours, bonne journée.

janvier 22, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.21

V, (brouillon),

- Vous avez vu, il y a que la brune qui parle, le film, ("The last days of disco"), ça fait bien dix minutes qu’il a commencé, il y a qu’elle qui parle, qui explique tout dans les moindres détails, la vie etc, qui guide l’autre, l’autre de toute façon, vous avez vu, elle regarde toujours par terre, ah ah, vous avez vu, il va chercher à boire avec son manteau sous le bras, c’est tout Stilman ça, personne ne l’avait jamais vu qu’il avait son manteau le mec, putain il discute avec la fille, va chercher à boire, et prend son manteau, eh mec, y a aucune raison, vous avez remarqué que la naïveté chez lui, c’est toujours des grands mots, (employer des grands mots), je veux dire exagérer, merde, j’ai compris, ces filles sont la mort, (lorsqu’elle dit “tu savais que Tom serait là"), (ah ah, démerdez-vous), oui oui, cette façon de s’essuyer les lèvres après avoir bu son Pernod, (rappelez-vous), putain, bordel, vous avez vu la séquence où elle entre dans la chambre, c’est Fordien non? Putain bordel de merde, on dirait un plan de “Seven women! Fuck comme dirait l’autre! Fuck! He vous avez vu comment elle accélère? Pourtant l’autre marche au même pas... (ou un appartement vagin), quand il lui fait sa déclaration, c’est terrible, c’est le plan le plus triste qui soit, c’est pas qu’elle l’écoute pas, ça la traverse, mon dieu, c’est pire que chez Walsh, arf, vous avez vu quand il est viré, et la chasse à l’homme de fer, enfin je veux dire, ( l’homme damier et l’homme des neiges), vous aviez qu’à avoir vu le film, (ou l’avoir chez vous), (j’ai manqué dire en cassette), ah ah, lorsqu’ils sortent de la boite, (Ford mec, Ford), (Ford en majuscule mec), jeune urbain professionnel, l’autre dans "Metropolitan", c’était quoi sa définition déjà? (Démerdez-vous), je remarque un truc dans ce film, c'est la peur de Stilman, il a peur, il sue, il panique un peu, ça se sent dans certain plan, chez Carax on sent jamais la peur, mais c'est la même chose, on va dire, parce que j'arrive pas à expliquer ce que je pense, qu'ils savent qu'ils ne peuvent faire qu'un film tous les 5 ou 8 ans, (au mieux),

- “Qui viendrait te chercher?”

- “Ce qui s’est passé est une erreur”...

- "Je pense pas qu'il fasse meilleur en bas", c'est les premiers mots que j'ai entendu en entrant dans la salle, (quand je vous dis qu'on parle que de ça), pour le Vidor d'hier, ("La bohême"), j'en suis parti au bout de 5 minutes, par nausée, toute la caricature la plus complète de l'esprit français et bohême, beurk, je supporte pas un tel naturalisme, non, je pourrais jamais aimer le film de Resnais, rien que pour ça, trop français,

- "Vous savez que je l'ai prise en allant dans un hôtel des ventes, (cette photo , rajout), et que je suis retombé sur la fille au manteau rouge, elle avait le même visage que celle qui joue dans Marnie, et le pire, est qu'elle m'a regardée, (elle a eu le même regard que l'autre, rajout), elle croyait que je la suivais, (elle semblait enchantée que je l'ai suivie je précise), j'étais réellement dans un film du gros"...

janvier 21, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.20

V, (...),

- Mail: "Hier, suis allé voir Mes petites amoureuses, il faudrait écrire quelque chose un jour sur Eustache parrain et inspirateur de toute l'école "je vais vous raconter mon Dépucelage puis la Mort de ma grand-mère" (Civeyrac, Caumont, Ramos, Raoust, la réalisatrice de La Puce, Lvovsky, Desplechin, Larrieux, etc.)"...

- , (...), (n'en pense pas moins), (j'ai toujours détesté ce film),

- Note pour moi-même, Lvovsky, je l'ai aimé jusqu'aux "Sentiments", son film de la série "Tous les garçons et les filles", c'était pas mal non? (La version télé était mieux je crois), vous vous souvenez sur Arte, à cette époque, les séries de  films d'h/auteur, c'était ce que c'était, mais il y avait volonté d'un regard sur le pays, d'une fierté, et ça évidemment c'était inacceptable, le pays réel, ça me fait penser aussi, revu récemment un bout du téléfilm d'Akerman "Portrait d'une jeune fille etc", je vois un bout d'un film, un truc archi lourd, je me dis mais c'est qui qui a fait ça, une jeune fille le regard vague et triste observant d'autres qui dansent, un truc à hurler de rire, ah ah, c'était Akerman,

- Un vent coulis ils appellent ça, pour le vent froid, glacial, de la salle Henri Langlois, un vent coulis, je sais pas ce que c’est, je suis pas certain d’avoir bien entendu, ils étaient loin, ça viendrait du plafond, des grilles qu'on peut voir en levant la tête, (dans les carrés noirs), l’aération, apparemment ça projette du froid, pour le chauffage, je sais pas d’où il vient, de toute façon, il est pas branché, (donc il vient pas vraiment), ce que je comprends pas, le mystère, c’est pourquoi ils le réparent pas, j’étais avec le bonnet dans la salle, mon voisin avec sa capuche, c’est terrible à dire, mais à la fin de la séance, je l’ai retiré, c’est dire le froid. Moi je vois qu’une chose, le mépris plus que profond de Toubiana, (Serge Toubiana), (je précise pour Google), donc le mépris plus que profond, l'indifférence de Serge Toubiana et son équipe, je vois que ça, ils s’en foutent, c’est bien simple, le public de la cinémathèque, pendant les projections, on dirait des femmes en Afghanistan, il y a que les yeux qui dépassent, bon, j’ai entendu dire, qu’au début de la salle, puisque celle-ci est en pente, il y ferait plus chaud, (une question de hauteur de plafond), c’est déjà ça, on peut se réfugier là-bas, dans les premiers rangs, enfin doit pas changer grand chose à la température générale cela dit, bon pour le film “Wine of youth”, on pense à deux choses, à Léon et à Chauvin, ce qu’ils disaient et par rapport à Sokurov, et par rapport à Resnais, au début on se dit qu’il est pas très bon, un peu chiant, pas filmé, puis ensuite on se rend compte qu’il y a une impossibilité de la fiction, que le film, on va dire, ne se déroule pas, qu’il stagne, d’ailleurs il recommence, (on dirait le film de Jacobs là), je veux dire, l’histoire, les deux premiers tiers, c’est une jeune fille de bonne famille qui passe ses nuits à faire la fête, le début c’est toute une bande, les deux tiers du film, ils ne font que ça, ce n’est pas que c’est chiant, disons un moment j’ai pensé à ce que disais Léon par rapport au “Soleil”, c’est très clair lorsqu’ils sont dans la cuisine, une sorte d’enfermement scénaristique, fictionnel, enfermement volontaire, tout se répète, tout d’ailleurs va par deux semble-t-il. La dernière partie c’est l’engueulade des parents, la fille qui est rentrée du camping, (je détaille pas j’ai un peu la flemme), la haine que les parents ont l’un par rapport à l’autre, (alors qu’ils présentaient l’apparence d’un couple plus qu’uni), la fille étant caché entend tout, et c’est là que je me dis que le film de Resnais c’est peut-être ça, dans les plis de ce film, comme arrachés, (ses personnages), décollés, (je parle du film de Resnais),  je me dis oui effectivement, ce film, (celui de Vidor), n’a pas de mise en scène, c’est une vue d’ensemble, il ne peut y avoir mise en scène, enfin il pourrait, ça serait plus le même film, ça serait plus celui de Resnais, chez Cukor me dis-je, il y a aussi quelque chose qui flotte, qui tournoie, il n’y a pas montage, les images tournent sur elle-même, me dis-je, passent, (hum je suis pas satisfait), (faudrait que je le revois), je me dis les images ont comment un poids à force d’être immobiles, de toujours être les mêmes, car elles ont toujours les mêmes, la fin justement c’est recommencer, je me dis le film de Resnais, ce serait le hiatus de celui-ci, les personnages plutôt, en même temps, ça prouve bien, (d’une certaine façon), son côté déplaisant au Resnais, son côté musée, hargne, ces zooms du début, (au film de Resnais), c’est ce que je m’étais dit un moment, pendant le film de Cukor, qu’il fallait les interpréter par rapport au film de Cukor justement, (enfin quand je dis Cukor), mais qu’au fond, c’était des regards circulaires, puisque de toute façon, rajout, chez Cukor aussi, dans ce film, le monde est rond, il ne bouge plus, il tourne sur lui-même, hum, ah oui, le truc par rapport au film de Resnais, son navet, j'y ai pensé au moment de l'engueulade des parents, bon, j'imagine qu'il y aurait encore des choses à dire, non?  Involontaire ou pas, la forme du film est fascinante non? Vu sous cette angle? (De ce qu'on dit sur le  Resnais), (ou sur Sokurov),

La question, pour moi plus qu’importante, comment en arrive-t-on à ce que Florence Colombani parle au nom du cinéma français? Est-on tombé si bas? la prochaine étape c’est quoi? Je veux dire, cette fille, parle pour une seule raison, parce qu’elle est la fille de, elle travaille dans un journal pour cette seule raison, parce que son père le dirige, elle a de l’argent d’Arte et d’autres chaines etc, pour une seule raison, (et ce, ne l’oublions pas, et alors qu’elle n’avait jamais fait le moindre court-métrage, avant que son scénario soit terminé, sinon écrit), elle a de bonnes critiques pour une seule raison, les employés de son père, elle parle au nom du cinéma français pour une seule raison, parce qu’elle est la fille de son père, et que certains, on ne peut les qualifier que d’êtres rampants, (quoique le terme ‘”être “ soit dans leur cas, un peu fort), il y aurait une autre question, je me demande ce qu’elle  en pense, et ce qu’elle pense d’elle-même, à mon avis, elle doit trouver cela tout-à-fait normal, chez elle de toute façon, le personnel de maison, elle y est habitué, (déjà, depuis qu’elle est gosse elle est habitué aux visites de tonton Minc), (Alain Minc), je me demande ce qu’ils en pensent à la rédaction des “Cahiers f”, (vous savez le magazine de la nouvelle vague), (non pas le truc pour les moins de 26 ans de la cinémathèque française),

- Bon, je vais prendre mes cachets.

- Evidemment, c'est qu'il faut aller, (message perso),

janvier 20, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.19

V, (super size me),

- J'y allais évidemment pas pour la mise en scène hein, ("Flasback"), j'avais repéré l'affiche, je voudrais faire mon faux-cul, je dirai qu'en y allant, je voulais aussi me rendre compte, si le truc des fantasmes, si le mec sen sortait et comment, s'il arrivait à en faire un film, ben non, j'y allais pour les nichons, la mise en scène, pff, évidemment, ça lui aurait pas fait de mal au film, sinon un peu de mise en scène, sinon un producteur, je veux dire quelqu'un de ferme, (il y a pas toujours besoin d'un metteur en scène dans/sur un film),  bon, le film était assez mauvais, enfin, chiant, ultra-chiant, le truc d'arrêter le temps pas du tout développé,  c'est à dire que c'était l'argument publicitaire, mais en fait, en fait, c'était un fantasme du type, ça lui arrivait pas, la fin pour ça, la fin on savait plus, j'imagine que les mecs du film non plus, mais c'était beau ça aussi, ce laisser aller total, le film me faisait penser à cette adaptation d'un roman d'Amis, "Le dossier Rachel" je crois,  c'était le même genre. Ah ah, le modèle qui pète, bon, quand il regarde les photos de son ex, ça commence à faire long, faudrait passer à autre chose, il y avait une phrase du dialogue que j'aimais bien approximativement "Je voulais que ma douleur disparaisse, cruelle ironie, je disposais de plus de temps pour y penser", (le mec ne dormait plus), (ça lui faisait comme il dit, 8 heures de plus), (il a pas dormi du tout, (en gros), pendant environ 3 semaines),

- Cette façon magnifique de filmer le supermarché comme un monde, le monde, les deux branleurs, la caissière, le patron, (ils sont pires que ceux de "40 ans toujours puceau"), le film est raté, chiant bien souvent, la fin est à hurler de rire, (n'empêche que des gens ont applaudis dans la salle), et pourtant magnifique, j'aime bien l'idée, il y a rien à faire, d'une romance prolétaire, (pour ceux qui doutent qu'existe une telle caissière, qu'ils aillent au Flunch Rambuteau), l'expo à la fin, l'expo en tant que telle, elle était pas mal non? Surprenant même, alors que les dessins du films sont complètement ringards, mine de rien, on voit un tel film, on se dit que le cinéma c'est beau, que c'est une belle chose...

- Je me suis mal expliqué, le film par moments est très chiant, mais j'ai aussi beaucoup ri, (rajout)...

- Vous connaissez Frédérique Roussel? (Quoiqu'il faudrait dire exactement cette salope de Frédérique Roussel). Non? Elle fait une fixation sur l'autre tâche, Fitoussi, , hallucinant non? Elle vient à peine d'en parler pendant plusieurs jours; ça me fait rire ces gens-là, ils passent leur temps à se plaindre en plus, à pleurer leur mère, pff, sacrés putains toute cette bande...

- Ah ah ah ah, les salopes, il y a même Florence Colombani, (la fille de l'autre), (le patron à Frodon), , je parie qu'elle aussi elle va pleurer sa mère, (enfin plutôt son père), relire l'article de Tessé dans Chronic-art, (),  putain ils ont hontes de rien les crevures!

- Vous avez vu les horaires de leur resto de merde à la cinémathèque française? Bravo, (), ça c'est le sens de l'accueil, 

janvier 19, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2007.01.18

V, (chroniques martiennes),

- Je reviens tout de suite, mais je résistais pas, vous savez quoi? Il y a plus de chauffage à la cinémathèque! (Et vous croyez qu'ils vous avertissent?). L'autre jour il me semblait bien qu'il faisait un peu froid, mais hier, j'étais frigorifié, c'est bien simple, en sortant je suis allé direct à leur restaurant, "le 51", (et ce, malgré ce que j'en avais dit), ah ah, pas de bol, c'était fermé, (à 21h00), alors je suis allé me réchauffer dehors, parce que dehors, ben oui, il y faisait meilleur, évidemment, hein, on parle que de ça à la cinémathèque, même plus de Vidor, non, de la machine à café, à mon avis, j'en connais qui feraient mieux de raser les murs, (...), il y a un mec devant moi qui en parlait avec d'autres, parait même qu'au "51", leur restaurant Berichon, il y a obligation de prendre trois plats, ou alors j'ai mal compris, je veux dire, que le mec tout en parlant et de la machine à café et du restaurant de la cinémathèque, parlait d'un autre endroit pourri, bon, deux films de Vidor hier, mais aucun aujourd'hui, (tiens pas à attraper un rhume), sinon, leur restaurant, il est vide, jamais personne, c'est sûr il est beau, mais il est vide, (je parie qu'ils ont même pas le Wifi), (pff), (la honte), de toute façon hein, on est pas là pour traîner hein*, bon, les vigiles distribuent plus les billets, c'est déjà ça, ils passent plus dans les travées, c'est déjà ça aussi, ah oui alors les Cukor d'hier, le premier "Capricciosa", je pourrais raconter l'histoire non? Pas très intéressant le film, chez Cukor on remarque que c'est toujours un bourgeois le héros, pour "La citadelle", pareil, sauf que pour "La citadelle", il arrive à trouver aucun prolo(s) qui ne soit pas flemmard, tous des tire-au-flancs, c'est un peu pénible, et assez facile, bon évidemment, c'est ce que le public veut, le public de ce genre de films, (on comprend pourquoi finalement la cinémathèque le programme), (vision sarkosyenne de l'humanité), bon le plus choquant pour moi, c'est bête à dire, c'est lorsque dans "Capricciosa", il vire l'espèce de héron de la maison, il y a tout un bestiaire dans le film, d'une certaine façon il est beau pour ça, mais je préfère les crapauds de "La nuit du chasseur", dans "Capricciosa", il y a bien quelque plan une ou deux séquences curieuses, genre de celle où elle a le mal de mer, (moi je dirai plutôt qu'elle jouit), toute la séquence est effectivement très belle, le plan du papier qui s'envole tout au début, lorsque sa femme meurt au type, les plans sur le jardin, les orangers, lorsque aussi lorsqu'elle est en train de pêcher, il court vers elle et l'aide, toute la séquence, le plan vers la fin, son regard lorsqu'elle tient la barre, mais mon dieu qu'il est mauvais le film, "La citadelle", le début très beau, l'arrivée à la mine, les séquences sur la cité, la femme du docteur, l'accouchement, un des plus beaux de l'histoire du cinéma non? Et le rire de sa future femme lorsqu'il lui demande de l'épouser, etc, les visages des jeunes filles, je veux dire les plans sur leur(s) visages(s), lorsqu'il arrive à sa première consultation, (seule fois où les prolos sont beaux dans le film), (en gros), il y a bien le mari de celle qui accouche, mais je n'y crois pas trop, ce qui est beau chez Cukor, c'est la pose, la pose qu'il fait prendre à ses acteurs parfois, (au sens poseur, ce sont des poseurs), (presque au sens "Mods" du terme), on va arrêter là aussi non?

- Ah oui, j'ai lu ça hier, chez Chauvin, (il y a ça aussi), c'est mon grand regret de pas aimer le film de Resnais, c'est assez triste même, j'y retournerai presque, (...), ça me fait penser qu'il y a pire que  "Sarabande", (de Bergman), (cinéaste incontinent), il y a son film précédent avec le clown, ("En présence d'un clown"), j'ai essayé de le regarder, mais il est ignoble ce film non? Je veux dire tellement il est mauvais, j'ai honte pour ceux qui l'ont aimé, moi c'est bien simple, je l'ai foutu à la poubelle la cassette,

- * Doivent-ils penser, alors les clochards qui squattent la machine à café, (ne pas oublier la loi de leur copain Nicolas pour les entrées d'immeuble), c'est bien simple, à la cinémathèque, on est prié de circuler, en fait, à la cinémathèque, on est tolérés, (mais pas plus)...

janvier 18, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.16

V, (bad bad bad),

- Bon, j'ai rien lu sur "Bad times", j'imagine que ça doit pas être glorieux, j'ai vu que dans Chronic art c'était un long article, (nul, rajout), je le lirai après, bonne nouvelle pour les crevures, d'ici peu, ça ralentira sec, (même pire), on verra, pour le ralentissement c'est certain, tout au moins pendant un certain temps, pour le reste l'arrêt, c'est pas demain la veille comme on dit, de toute façon, je vise le suicide, (de Jousse au minimum), (les Larrieux, je n'ose l'espérer), (on peut leur proposer à la mode japonaise, suicide collectif dans une voiture, fenêtres calfeutrées), sinon "Bad times, chef d'oeuvre absolu, le premier de l'année, je parle des US, (en france c'est une notion inexistante), oui oui je vais plus aller au cinéma, plus regarder de films chez moi, rien, enfin je me suis donné comme maximum 4 films par semaines, bon, je peux en voir plein dans une journée aussi, "Bad times", on se disait que les acteurs, hein, c'était incroyable ce qu'ils étaient mauvais, en fait, effectivement, peut-être qu'ils étaient effectivement mauvais, très mauvais, mais je pensais alors à Bresson, et je me disais que non, c'était voulu, ils n'étaient absolument pas mauvais, en aucune façon, le truc qui allait pas dans le film, le seul truc c'était la pub, la façon dont il avait été vendu, "Les deux jeunes gens finissent pas s'engager au service de la sécurité du territoire. Leurs missions dans les bas quartiers s'avèrent bientôt des plus dangereuses, au point de compromettre leur amitié", c'était dans "L'officiel" et c'est totalement faux, (il y a aucune histoire policière), c'est juste une errance alcoolisée et cocaïnisé, quelque chose de bien pire que Bad Lieutenant" de Ferrara, pas cul cul la praline évidemment, plus chaï comme on disait par chez moi, rien à voir avec l'art et essai hein, on est pas chez cette tantouse de Scorsese, (Chauvin: "T'as vu je te l'avais dit qu'il était homophobe"), au début du film on se disait tiens encore une histoire de traumatisme, de mauvais rêve(s), ah voilà la nana, c'est dans qu'elle films récents déjà que c'était comme ça, non je parle pas de "Apocalypse Now", je parle de films chaï, j'aime bien que la fille soit presque une clandestine, je veux dire, elle habite si près de la frontière hein, et quand on a vu ce film sublime "3 enterrements", on sait un peu ce que ça veut dire non, habiter à la frontière? Non? Mais c'est des ordures ces mecs! C'est hallucinant! Et vous avez vu le train? Et le plan sur eux juste après? Bon batterie à 0%, bonne nuit! He ho, c'est pas non plus la peine de chercher des plans hein, il y en a pas, y a que des images, au début il y a bien ce plan sur le visage de la métèque, (la Mexicaine), mais après comme ils diset les salopes syphilitiques, c'est que du régime d'image, hop hop, je veux dire le mec construit son film, (au sens charpentier du terme), je veux dire, parlons de gratte-ciel, voilà, le mec a pas le temps de faire ça chochotte, il a des dates à tenir, une équipe, un film à faire quoi, vous voyez le genre, comme à la grand époque en fait, (des studios), c'est ça que j'aime bien, ça sent le studio, (Hollywodien), eh, vous avez-vu comment il se fait égorger l'autre?  J'ai bien aimé le voyage au Mexique, ah ah, comment il se fait baiser l'autre avec le coup du répondeur et des faux messages, on le sentait venir non? Je crois que j'en ai marre, (du post), on arrête là alors?

- Rectification, en fait c'est pas Jousse dont je souhaite la mort, tout au moins immédiate, c'est Séguret, (à égalité avec les deux frères),

- Un résumé du film par "Télérama", ,

- Le lien dont je parlais, ! Voir aussi...

janvier 16, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.15

V, (...)

- Ah oui c'est ce que je me disais tout à l'heure, s'ils aiment autant "Coeurs" les crevures syphilitiques, c'est par ce que ça justifie l'inexistence de leur vie, les petits tracas de la vie de province, (oui je sais ça se passe à Paris), (...), c'est pas pour le cinéma qu'ils l'aiment le film, pensez, ça aurait pu être un film politique, (je veux dire, raonter la vraie vie des vraies gens), (je sais on est en france), (et ça, ça se passe qu'aux Etats-Unis, (ou au japon), en france, on ne filme la petite bourgeoisie, on n'aime qu'elle, et l'engouement pour "Coeurs" provient essentiellement de ça, parce qu'il raconte leur vie, leur non-vie,

- Comme un film sans promesse me disais-je sur le chemin, non pas du genre je vous promet rien, mais juste l’effort vers le plan, le passage vers le plan, (c’est pour ça que je le trouve un peu raté), (enfin qu’il l’est un peu), (c’est un truc d’observation, de reprise de souffle presque), (en fait c’est pas vraiment ça), (enfin pas vraiment ça non plus), (ou tout à fait), disons, ce que, ce que nous pensons ou voyons un peu raté n’est que le passage obligé par le scénario, c’est d’une certaine façon la structure apparente, et ce qui amène le plan, (ce qui met en situation de), j’ai bien aimé comment est filmé le plan du père regardant sa fille à travers la vitre, puis celui avec la voisine pour lui montrer qui elle est, j’ai aimé aussi leur retrouvaille, un gros plan sur leurs visages il me semble, les trois vieillard montant les escaliers avec leurs verres d’eau ou de tisane, et leur pomme, le domestique leur apportant, (la séquence d’avant), je parle de la première fois, (puisqu’à la fin la même scène reviendra, mais de moins belle manière), ah oui, je remarque que tout comme dans “Love never dies”, la fin est la même, la séquence d’aveu, où l’autre avoue que c’était de sa faute tout ça, il y a ce plan aussi où les trois vieillards sont le dos tournés, lui tournent le dos, séquence très belle, (je parle visuellement), (le film j'oubliais, rajout, c'était "La sagesse de trois vieux fous"),

- Pour "Metropolitan", c'est inscrit dans la matière même du film, la séquence vers la fin, ils sont dans un appartement ou une maison, on voit l'autre qui descend un escalier derrière eux, et passent derrière le divan, la façon dont il les filme alors, on voit bien que ça aurait pu être effectivement eux, je veux dire, c'est un plan absolument inutile, par rapport à l'histoire, mais absolument indispensable à la matière du film,

- Ah oui, on ne parle que de ça à la cinémathèque, ça gueule à mort, il y a eu des engueulades homériques parait-il, le retrait des machines à boissons, par rapport à l’installation du restaurant, pour nous obliger à y aller, bravo mon Sergiou, on te reconnaît bien, le café du coup, passe de 40 centimes, à 2 euros, le chocolat pire, à 2 euros 50 je crois, le reste est à l’avenant comment on dit. Ah ah, ah, les mec parlent pas de Benoit Jacquot, mais de la machine à café, (tu m’étonnes), j’ai même entendu des mecs dire qu’à la gare RER à côté, (suffit de traverser la rue, de monter quelques marches), c’était moins cher et plus sympa, sinon plus bon, (enfin il y a plus près aussi), enfin que eux en tout cas allaient là, qu’ils refusaient absolument de mettre les pieds dans le resto Berichon, (je me demande si Bouquet et Depardieu ont des parts dedans tiens), bref mon Sergiou, t’as encore merdé, décidément, dis-moi, tu votes toujours à gauche?

ah oui pour le site ciudad del mar, proposer Véronique M, lui proposer à elle aussi,
note pour moi-même perdu l’adresse du site américain je crois, avec le mot moderne dedans, la dernière vidéo c’était celle d’une danse magnifique pendant un mariage, (l'ai perdu dans le crash du pc), je crois avoir envoyé le lien à l'époque à Atabekian,

ah oui pour Carole, le titre c'est "Old boy",

- Bon, je vais me pendre,

janvier 15, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.14

V, (journal),

- Ah ah, le truc du taxi dans “Metropolitan” de Whit Stilman, je m’étais jamais rendu compte, c’est une scène, il manque plus que John Wayne, c’est la diligence à John Wayne, (celle où il est dedans), (cette façon qu'ils ont les américains d'être accueillants), vous avez vu ce plan encore au début, on a l’impression qu’ils parlent à trois, en fait ils parlent bien à trois, lui et les deux filles, mais ensuite il fait un plan plus large et on se rend compte que tout le monde est autour d’eux à les écouter, et lorsqu’il prononce le nom de “Fourrier”, son léger sourire à elle, vous savez pourquoi? Je regarde la séquence à nouveau je le vois plus ce sourire, je la regarde encore, puis je me rends compte que oui, c’est imperceptible, comme une contraction du vagin me dis-je, (ça se dit vous croyez?). Et après quand elle parle avec sa copine, son visage radieux. Ils sont mignons quand elle lui donne un baiser non? On sait pas si c’est sur la joue ou pas. Puis je me dis à nouveau, ça revient cher d’être un héritier, un fils de riche, (surtout lorsqu'on ne l'est pas, fils de riche), (c'est beaucoup plus cher), c’est terrible, je me dis c’est terrible tout de même que le bon goût soit si cher, soit à ce prix,

- La séquence avec ses jouets... Ils passent leur temps à se définir non? A essayer d'être certain qu'ils ont bien les deux pieds sur terre, comme dirait l'autre ils sont surpris, ils n'en reviennent pas que la mort et le sexe existent, C’est ce que je me disais aussi pour l’autre, par rapport à l’autre, c’est pas loin, ses doutes  incessants, de “L’année dernière à Marienbad”, il cherche constamment à définir un cadre me dis-je, (vous vous souvenez comme il est extraordinaire dans "Barcelona"?), je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ils sont les héros du film, et pourtant ils sont filmés comme des personnages secondaires, il n’en fait pas des héros, ce qui est beau aussi, est qu’il n’en fait pas des personnages supérieurs, chaque personne du film est potentiellement une fiction, ils ne sont jamais le faire valoir des deux héros du film, le cinéaste se contente de montrer, de “préférer” leur trajectoire,

- On pourrait dire aussi, c'est un film sur l'embarras,

- Pour "Sky pilot", de King Vidor, il y a un plan de bien, celui avec la fille sur un chariot, on la dirait sur un char romain, le film est assez insignifiant, enfin à la réflexiuon pas tant que ça, ça     m'a confirmé pour Vidor, que chez lui il faut toujours faire ses preuves pour rester, pour avoir le droit à la parole, voir le droit de parler, sinon le film, c'est un film gay non? Putain les mecs se cajolent, s'enlacent, se nettoient mutuellement le visage, se regardent amoureusement, montent à deux sur un cheval, (à plusieurs reprises pour que ça fasse douteux), vous avez vu comment ils se dandine se pavane l'autre la première fois dans l'église, avant de se prendre une raclée? Vidor devait être un peu pédé non? Dans "Love never dies" aussi il y a un plan où les deux mecs s'enlacent, (à la fin dans la rivière), (lors de la chute d'eau), normalement c'est chez Griffith qu'on voit ça non? Avec les deux soeurs machins? "Love never dies", j'aime pas la fin, à partir du moment où il retrouve sa femme, la scène de séparation est magnifique, (le plan large), mais ensuite le film est insignifiant, tout le reste est sublime, le premier plan limite charrette fantôme, (tout au moins infernale), la fille et sa poupée démembrée, ses grimaces lorsqu'elle arrive, toute la séquence du début chez le père de la fille, (la fête), lorsque sa femme enlevée, il part avec sa petite soeur, il y a un plan je crois où on le voit marcher, un autre où on le voit assis sous un arbre, (etc, etc), je parle de beauté plastique hein, bon, hop, je vais acheter mes carottes, (il y a rien à rajouter), (pour l'instant), film sublime,

janvier 14, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.13

V, (notes pour moi-même),

- Pour Europa 51 me dis-je, il n'est plus, il est impossible, maintenant d'en parler, (on voit bien que ça devient compliqué de parler des films parfois, lorsqu'on lit la critique de l'autre (Antoine Thirion), qui ne connaît même pas Jane Austen et est éblouit par le scénario du réalisateur), c'est très difficile de parler d'un film me dis-je, raconter l'histoire ne sert à rien, ce n'est de toute façon jamais le film, (à moins que l'on soit chez Mizoguchi), ne reste plus que quelques détails me dis-je, par exemple la femme qui entre dans la chambre, l’appartement de la famille où elle va l’autre, et qui dit “Vous chantez, moi je peux pas dormir”, ( à revoir la séquence on se rend compte que le mec vient à peine de débuter sa première chanson), qu’elle se plaint pas du bruit, (comme je le pensais), non, quelle se plaint plutôt de ne pas dormir, de ne pas y arriver, vient ensuite à l’esprit qu’elle passait devant leur porte, putain comment elle se fait éjecter du plan la salope, (...), ah là là, on n’aime pas les filles pas mariées chez les prolos de merde, (les prolos de droite), (chez Rossellini, un prolo est de droite), (c’est-à-dire digne et catholique), (n’en voulant pas à ses patrons), “Ces gens sont si touchants, et d’une simplicité de coeur”, (elle parle d’animaux domestiques là?), (...), je me dis, pensant un peu à Skorecki, le film pour en parler à nouveau, en parler bien, il faudrait le décrire précisément, raconter chaque instants, en raconter chaque(s) instants, (c’est ce que fait au fond Edward Ludwig dans “Cet âge ingrat”, il raconte précisément son film), la beauté de cette séquence lorsque qu’elle ramène les gosses pour qu’ils voient pas le machabé, la séquence juste avant où Rosselini fait ce panoramique et sur son visage et sur la cité, (en gros), lorsqu’elle est dans cette baraque, la mère des 6 enfants, qui en a récoltés 3, je me dis, voilà ce que je n’aime pas chez les Dardennes, c’est que l’image chez Rossellini, est innocente, (dans tous les sens du terme), (bon, j’en ai marre, je mets deux L à Rossellini), chez les Dardennes, elle est chargée de sens, du péché, regardez l’autre Roseta, (joué par cette fille de “bonne famille” qui n’est pas du même milieu disait-elle fermement, que l’autre, la prolo de merde, l’actrice du film de Dumont), (inutile de dire que je n’ai jamais revu un film d’elle), (et que je n’en reverrai jamais), (je parle de la salope qui jouait Roseta), donc chez les Dardennes, (et chez beaucoup d’autres), le monde n’est pas merveilleux, il est suspect, c’est péché chez eux, chez eux, l’image/le monde devrait porter comme un foulard presque, ils pourraient les crevures, ils mettraient un avertissement, genre “attention image!”, et/mais, chez eux, le monde même est suspect, chez les Dardennes l’image représente quelque chose, un contenu, elle est symbolique, elle est pas on va dire un fragment, même pas un fragment scénaristique, (...). Vous avez vu comment elle est effrayée par l’usine?  Vous avez vu que Rossellini filme l’usine comme celle de “Total recall”? Et son retour, les lumières qu’ils allument la famille? (comme on épingle un papillon me dis-je à l'instant), (de toute façon le premier plan des barreaux à la fin, sera clairement filmé comme ceux d'une cage). J’aime bien son entrée dans l’église, je sais pas dire pourquoi, peut-être parce que Rossellini la filme comme un lieu interdit, je sais qu’il l’a filme bien, la mort de la fille (la salope), toute la séquence, les derniers sacrements, pourquoi je pense alors à Ozu, comment il la filme, puis ce plan bref sur son visage et sur son cou, l’arrivée à l’hôpital psy, les serrures, les infirmières ouvrant fermant les portes, Rossellini les filme, (mais absolument sans aucune ostentation, (presque dans le mouvement), (comme une trace même))), je veux dire il en fait pas un effet, toute la dernière séquence absolument sublime, (je parle pas de la dernière image), (qui est ce qu’elle est), (connue),

- Bon, film sublime,

janvier 13, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.12

V, (...),

- Film de Ford à 15h00, "The last hurrah", ce qui ne va pas dans le film c'est le scénario, mais peut-être aussi Ford lui-même par rapport à ça, trop sentimental, le film est fini, les élections sont finies, on s'était pas rendu compte vraiment, le maire n'est jamais en campagne, il aurait fallu peut-être Preminger ou Hawks ou même Capra ou Sirk, j'ai bien aimé parfois les légers mouvements, les légers recadrages, bon j'ai bien aimé le film hein, juste bien aimé, la fin magnifique avec les types qui montent les escaliers avec leur ombre, (je me demande, au fond, s'ils ne le rejoignent pas, au sens littéral, c'est-à-dire qu'ils seraient réellement morts), (et pas dans un futur proche),

- Pour le film de Franssou Prenant, "Le jeu de l'oie du professeur Poilibus", oui effectivement, (...), j'ai failli partir au bout de 10 minutes, (...), les gosses sont insupportables, palots, je comprends pas qu'elle ait eu cette envie par rapport à eux, (et le truc des patins à roulettes dans le tunnel, mon dieu), le film est ce qu'il dénonce lui-même, infantile, à force de ne pas se prendre au sérieux, il en devient sans forme, c'est sans cesse, (ça ne reste sans cesse), comme une prise de note, un brouillon; jamais ça ne devient un film, c'est la maladie de la branchitude inculte parisienne, le rire, l'entre-nous, ce qui compte c'est le bistrot, (pour ne pas dire le restaurant), il y a plus besoin de travail, (de/du monde), (au fond de l'autre), mais de se marrer, René Shérrer en professeur Tournesol, à deux ou trois reprises on a le sentiment qu'elle le sait qu'elle se plante Franssou Prenant, mais rien à faire, le connard cabotine, les gosses aux joues roses vraiment ah non, je digère pas, bon, c'est mille fois mieux qu'ADN de Judith Cahen, mais c'est pas très loin, il y a l'idée la même idée (peut-être inconsciente) que ça passera, que les gens seront complaisants, (le film l'est totalement), film inutile, à jeter à la poubelle, rien à voir, une pensée comme une autre, ce que je me dis ce que parfois en france, les mecs n'ont plus besoin de faire des films, juste d'en parler, d'en parler encore et encore, de trouver l'idée géniale, parfois de les commencer, c'est suffisant, la position suffit, en parler suffit à la considération, à la limite il n'y a même plus besoin d'en faire un seul, juste de dire qu'on a le projet, (ou ) que c'est en cours d'écriture, (observation personnelle), bientôt bientôt,

- Bon, je vais m'acheter du vin...

janvier 12, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.11

V, (liquide amniotique),

- Hier je me suis réinscris à la cinémathèque, (...), je voulais ensuite voir un film le soir, "Le grand passage", (...), j'avais mal aux pieds, j'avais trop longtemps à attendre, (et donc à  traîner), je voulais aller voir ces deux films Américains magnifiques, "Bad times" et "L'incroyable destin de Harold Crick", il y avait aussi "Apocalyto", trop violent disait la rumeur syphilistique, c'est celui qui me faisait le plus envie, je me disais enfin de la barbarie, du gore, du vrai, pas une saloperie de film d'h/auteur, j'ai déchanté très vite, trop de son déjà on se disait, trop fort, c'est tout dire, je m'étais fait la réflexion, c'est pour palier la faiblesse du film, pour nous assommer avec ça, nous faire croire qu'il se passe quelque chose, (qu'il va se passer quelque chose même), bon me disais-je, au moins ils ont de l'humour, (je croyais que c'était eux les méchants), puis je m'étais dit, tiens on dirait les sauvages de chez Murnau et Flaherty, (...), puis je m'étais alors dit, un peu plus tard, le méchant, est vraiment méchant, (je me disais qu'il mourrait probablement d'une mort atroce lui), j'aimais bien cette idée que les gosses suivent le convoi de prisonniers, (Eh Mel, l'éclipse, c'est dans Tintin), la (légère) trace bleue lors de la poursuite, le charnier. Ce qui me faisait rire dans le film, c'est que tout arrivait à point, tout était bétonné, inscrit à l'avance même, puis je remarquais un autre truc, le film c'était quelques angles de caméra, toujours les mêmes, il les variait, j'allais dire selon la situation, mais je crois pas, je crois même pas, presque plutôt comme on dirait selon les jours de la semaine, pour les sables mouvants, on se demandait pas comment il allait s'en sortir, mais comment ils allaient faire les scénaristes pour le sortir de là, (à la nage presque), bon la mort du méchant était même pas atroce, je vais m'acheter mes carottes, (bonne journée), hop...

- Ah oui, je recherche la liste des meilleures films de l'année selon les Inrocks et sa rédaction, ( copie scan de préférence), j'ai bien ri en la lisant, (mais 1), j'achète jamais les Inrocks, (même pour rire), 2), j'ai plus de scan)),

janvier 11, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.09

V, (brouillon),

- Bon voilà, je n'étais pas très certain d'avoir envie de le voir, (Loft, de Kurosawa), pas très certain d'avoir envie d'aller au cinéma, mais je m'étais dit, puis je m'étais dit, ce serait alors comme une fiction, ce serait comme de venir au milieu du film, de déranger peut-être, je m'étais dit je verrais bien, j'y vais comme dans une fiction, (...), (c'est un peu pompeux non?), pour ainsi dire en dire n'importe quoi, (ou pour inventer presque), je m'étais dit peut-être qu'elle n'est que le songe de l'autre, peut-être que le film n'est que le songe de l'autre,  la momie, (en fait non), le passage si beau où elle s'endort, (après avoir rendu le manuscrit), le moment où elle n'a plus peur, où elle l'a cherche dans la forêt, toute la séquence du ponton, un moment je me suis endormi, (ça n'avait rien à voir avec le film), (mais avec moi-même), (je veux dire par là que j'étais fatigué), un moment donc, je m'étais endormi, c'est le film qui m'a réveillé, de peur, j'avais le sentiment qu'il y avait pas que moi dans ce cas, à sursauter de peur, mais la salle entière,

- "Quand on est mort on se tait", (toute la séquence), toute la séquence vers la fin, la séquence du vent, les séquences, il y en a deux je crois, genre roman-photo, la dernière des deux aussi, (là on a compris le système, on sait que ça se passera mal), le dernier plan, cette espèce de poupée qui sort de l'eau, (qu'on voudrait nous faire prendre pour le cadavre de l'autre), scène magnifique,

- J''ai bien aimé que le film soit plus ou moins et raté et mauvais et ennuyeux, qu'il soit à la limite du foutage de gueule, de l'escroquerie, je me suis dit qu'il était vivant, lui-même un organisme, que c'était quelque chose d'ouvert, une fiction, (à suivre),

- Sinon , (en voilà un qui ne travaillera jamais au Monde, (ni aux "Cahiers f")), (je sais très bien qu'il y est), ça tombe bien, ça fait quelque jours que je voulais faire un post à partir de cet article complètement bidon du Monde, j'avais juste pas très envie, moi, il me semble que c'est réjouissant que ça ait pas marché le navet de Ferran, non? Enfin le navet, l'escroquerie totale, de Ferran, (un jour je posterai tous les passages que j'ai souligné dans le livre, et qu'elle a raté ou en a changé le sens), bon, je suis le dernier, (du Mac Do), (d'ailleurs je bénirai jamais assez les Mac Donald), (pour leur Wifi), (et leur chocolat), bonne nuit,

janvier 9, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.08

V, (notes pour moi-même),

- Vous avez vu, même dans “Le convoi des braves “il y a une scène autour d’une histoire de salle de bain, de bain? (...). Vous avez vu l’arrivée des gangsters? Le père est magnifique non, son regard? Les regards de ses fils? Vous vous souvenez de la danse dite de la squaw? La danse entre les indiens et les mormons? Sans musique, juste le bruit des pas? (assez dommage qu’ils aient jugés bons de dramatiser ensuite)...

- Et si on disait, pour le cinéma Américain, (regardant "Angel in exile", de Dwan), le pays, le paysage, le désert, est une idée scénaristique? (En france une idée bourgeoise, sinon fachiste), aux USA, (ce pays sublime), on ne nous vend rien que le scénario, la terreur, en france, (pays d’opérette), le savoir-vivre, (la terre), on pourrait ajouter, lorsqu’il sont dans la cache, aux Etats-Unis, on recherche la paix de l’âme, la terre promise, en france on observe son voisin, on veut des plus beaux rideaux, une plus belle maison, je me disais en france il n’y a pas la quête du bonheur, mais du confort, du confort bourgeois, de la céramique, on pourrait dire aussi aux Etats-Unis, le paysage, (le décor), est un acte d’imagination, une promesse même, (en france l’endroit où on prend sa retraite), (les Larrieux), on pourrait ajouter, aux USA le paysage, la terre, c’est ce qui sera, soit le bonheur, soit la mort, (en france un endroit pour touristes), (les Larrieux), aux USA le paysage est une idée, en france, une idée des Larrieux, une idée nationale, (ou maréchaliste), (voir le dernier numéro de la revu Vertigo*), disons en france le paysage est sociologique,

- Higgins, il est quand même fabuleux non? Et quand il dit “Je ne me suis jamais frotté au meurtre”, vous avez vu le regard, le plan? C’est le meilleur acteur du film non? le plus beau personnage...
- Vous avez vu la lumière dans “Simple man”? Vous avez vu comme chaque plan est filmé? (...), (je sais c’est un peu bizarre de dire qu’un plan est filmé), et si on disait Hal Hartley ne refait au fond, à chaque fois que le remake du film de Fritz Lang "Clash by night"? (Evidemment ça serait mieux de le revoir avant de dire des choses pareilles)...

,  probablement la seule chose de bien qu'il a fait de sa vie Jousse, (enfin on eusse aimé que ce fût un autre qui l'eût fait),

- * Une sorte d'ode à la france éternelle, (ils arrivent même à nous refourguer à nouveau Fargier), (et l'autre con le dégoûtant Stevenin), (et le non moins dégoûtant Eustache), (etc, etc), évidemment il y a à que Guiraudie qui  dit des choses intelligentes, le reste, pff,

janvier 8, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.06

V, (journal),

- Pour le Resnais, je comprends qu’on puisse l’aimer, je comprends tout à fait les raisons, le pourquoi de ceux qui l’aiment, à la limite je les envies, j’aime bien l’idée du globe sous verre, mais je n’y arrive pas, on ne nous demande pas d’aimer le film, je veux dire, j’aime à aimer un film dans l’instant de sa projection, j’aime à aimer les plans, j’aime à comprendre immédiatement ou presque, j’aime à être intrigué, “Coeurs” n’est rien de tout ça, il nous demande jamais de l’aimer, tout est laid, je déteste les acteurs, je n’aime pas leur jeu, je le comprends mais je ne l’aime pas, le film selon moi nous demande de comprendre son système, sa façon; effectivement il n’est pas aimable, j’aime bien d’ailleurs ce côté pas aimable, (mais est-ce volontaire), (puisque je le crains Resnais cherche au contraire à être aimable), (à plaire au public du MK2 Hautefeuille), il s’agit presque selon moi de nihilisme, de haine du public ou du cinéma, il s’agit au fond du rêve de Skorecki enfin réalisé du rêve des cinéphiles Eustachiens réalisé, un film sans personne, réalisé pour personne, oui effectivement un globe de cristal, le premier peu-être ready-made du cinéma, mais quelque chose de profondément on va dire cynique qui crie sa haine du cinéma à chaque instant, quelque chose qui s’en moque sous couvert de distanciation, (pas loin de Moulet pour ça aussi), qui me fait penser à ce type qui imitait dans des vidéos laides et vulgaires qu’on voyait (probablement qu’on voit encore) dans l’émission “La nuit” d’Arte, (et qui n’est pas Brice Dellperger), (mais de sa version on va dire neu-neu, cinéphile actuelle, ricanement), au fond me dis-je, “Coeurs” nous demande de l’aimer comme on fait une rédaction, il s’agit bien lorsqu’on les lit les neu-neus, à ce sujet, d’un rendu de rédaction, (...), on ne peut aimer ce film, je parle si l’on y réfléchit un peu, à la seule condition du compte rendu, du rapport, disons aussi, ce film est un objet, réellement un objet, avec peut-être un poids, (et une durée de projection),

- Me viens à l’esprit le film de Cronenberg, les derniers mêmes, fabriqués presque selon les mêmes principes, à la différence notable de la mise en scène, (et de l'esprit), chez Cronenberg  à chaque instant (...), chez Resnais nous ne sommes plus dans un monde, le monde, mais dans les baraques de noël, jamais sa vision ne va plus loin que ça, jamais on ne noue demande plus surtout, il s’agit effectivement d’aimer alors le film pour ce qu’il nous montre, des petits tracs de petits bourgeois, chez Resnais nous sommes dans un monde confortable, et c’est bien pour ça que tout le monde l’aime, les salopes de la critique cinéphile, en d’autre temps ils auraient aimé Almodovar, (certains l’aiment toujours), ou Scorcese, ou Fellini, à suivre,

- Mail: "C'est drôle, j'allais vous dire que le Achard, c'était exactement du Larrieu en moins pute, en plus bébête, à la Brisseau. Au fond c'est ça, Achard et Brisseau n'en reviennent toujours pas que des choses aussi étranges que la mort et le sexe existent. Ce sont deux éternels puceaux, Brisseau ayant tout de même la franchise de mettre en scène son propre personnage de niais (dans le dernier).
(Oui je suis allé voir le Achard, pour voir si Skorecki faisait effectivement la putain, et... oui.)
"

- Note, (ou mail pas envoyé): Cela dit Skorecki avait aimé le premier film d'Achard et en avait souvent parlé, bon évidemment, peut-être qu'à l'époque c'était déjà sa femme l'attachée de presse du film, note pour-moi même, au fond Skorecki n'aime du cinéma actuel, du cinéma français, que les films dont sa femme est l'attachée de presse, sinon non...

- Note, tss, ne jamais mettre (tout au moins sans s'excuser à l'avance) les Larrieux à côté de Brisseau, personne ne mérite un tel traitement, donc moi je m'excuse aussi, les Larrieux, c'est ce qui a de pire au cinéma, ce sont les cinéastes les plus dégoûtants qui soient, je cherche, je ne trouve pas vraiment plus dégoûtant dans le cinéma français, il y a bien Jousse, (mais c'est autre chose), (disons lui, je suis pas certain qu'il soit cynique), (disons au moins chez Jousse, je suis pas certain qu'il y a une intention cynique, chez les Larrieux si), (chez eux, les putains Larrieux, il y a l'idée de berner leur monde, et de partir avec la caisse), (chez eux c'est l'idée de piquer les économie à une vieille d'âme), (d'aller à la banque avec elle et de lui vider son compte),

janvier 6, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.05

V, (notes pour moi-mêmes),

- Je retourne en arrière encore, oui oui encore, pour la troisième fois au moins, vous avez vu le sac, et la fille qui arrive et le prend? Je me repasse en boucle cette séquence, dix fois presque, je cherche à comprendre,  quelque chose, chez Ford il y a toujours quelque chose, il me faut du temps, puis je la repasse encore “Bonjour Melle Helene, la vie est belle?”, (Elle d'un ton excédé), “Qu’est-ce qu’on s’ennuie ici”, je crois qu’elle disait aussi mais ça n’a pas été traduit “Don’t be silly”, vous avez vu comment Ford la filme rentrant, puis le travelling sur (la ville) les gens allant à la messe, cette façon qu’elle a de se presser, puis de marquer un temps d’arrêt et de poser un instant son sac avant d’ouvrir la porte, puis les cloches, vous avez vu, il chante faux, ça choque, mais elle, elle reconnaît sa voix, vous avez vu ce plan sur le dos des types lorsqu’il entre dans la pièce pour accoucher l’Italienne?

- Tout le film est dans la première séquence, tout le cinéma Américain, tout le reste du film c'est la suite, (...),  (par exemple, Cécile Paris, 70 ans après l'aura compris qu'il y avait plus besoin de plus),

- Vous avez vu dans le défilé final du film, (Judge Priest), ils tiennent on le voit pas beaucoup, des couronnes, vous avez pas prêtés attention non plus?

- Peut-on dire que "Le genou de Claire" doit tout aux Sacrifiés de John Ford?

- Mail (de moi):  "J'ai vu "Les sacrifiés" de Ford hier, film pas très bon, (ou raté), et en même temps très très beau, construction surprenante, j'ai envie de dire construction tout en cul de sac, plein de trous, narratifs ou scénaristiques, pleins de fausses pistes presque, à plusieurs moments je me suis dit que je ne comprenais rien, je vais le regarder à nouveau pour certaines séquences par rapport à ça"...

janvier 5, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.04

V, (journal),

- He ho c’est une photo je me suis dit, ben non, c’est juste une sorte de temps on va dire photographique, mais c’est un plan fixe, (mettre plan fixe avant “c’est juste”), c'est juste le temps qu’on regarde une photo, évidemment, de la séquence où elle se lave la chatte dans la bassine, faut retenir le plan de la bassine avant, le reste c’est pour faire genre,c’est inutile, inutile et plus que lourdingue, (comme on dit parfois "ah t'es lourd") ah ah, elle se lave la foufoune et laisse la bassine au milieu de la pièce, pour un peu on se dirait chez Angéopoulos, quoique lui au moins, n’aurait pas ajouter ce son de mouche,

- Je me dis, les plans sont tellement composés que lorsque quelqu’un y passe, cela ne se peut, puis je me dis lors du partage de l’argent “entre Lautner et Fellini”, un peu plus tard je me dis lorsque deux types sont assis sur un banc dans un couloir d’une administration il y a un côté pour nous faire rire, un côté Ionesco absurde, ça me fatigue me dis-je bientôt, lorsqu’il sont en chemin, les images sont plutôt belles, mais non, il y a quelque chose de fermée en elles, de complètement fermé et de fatiguant, (Satantango).

- Je cherche je cherche, où ai-je vu pareille scène, dans quel film? Un film de Ford dans quel film de Ford? (La scène de la salle de bain). Celle que j’avais vu auparavant c’était une histoire de baignoire portative...

- A quoi reconnaît-on une femme amoureuse chez Ford me dis-je? A ce qu’elle se tienne bien droite? Assise sagement? (Momentanément)... Ah ah le coup du miroir, et le coup d’oeil vers le père,
- La danse "La grande marche" (à 1h24), et le début du film de Mizoguchi “Cinq femmes autour d’Utamaro”, (pourquoi pas cette comparaison après tout)...

- Tous ces chevaux sans cavaliers...

- "Vous êtes jeunes encore".

- ("Le massacre de Fort-Apache).

- Mail: "Et Achard, pourquoi le détestez-vous autant? Qu'est-ce qu'il a fait?" >> "Achard, juste parce qu'il est français et de province, que je n'aime pas les histoires de gosses, que je n'aime pas son court-métrage, que je n'aime pas Annie Cordy ni ce qu'elle représente, et que je trouve ça suspect cette façon pour les cinéastes français de réemployer toutes les sous salopes dont on croyait s'être débarrassé, (en gros)", et  je n'aime pas non plus ce qu'il représente, c'est à dire Caumont et les autres les Larrieux, je les mets tous dans le même sac on va dire, oui,

janvier 4, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.01.03

V, (journal),

- Lorsqu’elle lui dit de s’assoir et qu’effectivement il s’assoie, on se dit que jamais il ne mettrai la main sur son épaule à la fille, comme l’on fait les deux connards  auparavant,

- Lorsqu’ils sont chez elle, qu’il joue du piano, qu’elle arrive avec le café je me dit, hop un bout de scotch,  la fille, le film, c'est d'appartenir à personne, c'est le film raté, enfin non, le dernier plan, disons qu'elle doit apprendre à appartenir à personne, on sent que Walsh par rapport à ça, c'est pour ça les bouts de scotch, faire passer cette violence là, ce film là, bon est-ce certain? C'est drôle, je pense à "L'esclave libre", revoir aussi "Esther et le roi",

- J'aime bien comment malgré tout il arrive à sauver cette fille, celle qui meurt, la femme à Johnny je crois, Walsh, ce qui est beau chez lui c'est cette façon de vouloir sauver chacun, d'aller le plus loin possible vers ça, (contrairement à de Mille qui choisira de saboter son film)

- Mail de moi: "et facile, aimer le Resnais, on voit bien pourquoi ils l'aiment tous, tout est balisé dans le film, ils sont en, terrain connus, comme dans un salon de thé, c'est comme dans le livre de Frappat sur Rivette il y a une phrase incroyable disant en gros, je l'a retrouverai à mon retour que chez rivette depuis "Le coup de Berger", c'est le cheminement des jeunes filles ou je ne sais plus quelle connerie avec le mot pureté je crois dedans, comme on dit les jeunes filles de chez Rohmer, et c'est ça qui plaît chez ces gens là, on aime Rivette, Rohmer ou Resnais comme on travaille au Figaro, vous avez déjà vu le nombre incroyable de jeunes filles qui travaillent au figaro? En gros c'est un truc de bonne famille, et ils aiment ces cinéastes pour ça, ah tiens je vais le poster"... Zut, j'avais dit que j'allais me coucher, à demain...

- Je voulais dire, on aime Rivette, ils aiment Rivette (ou Rohmer ou Resnais) comme l'autre fait entrer sa fille dans son journal, (je parle de la famille Colombani), (...)...

- Mail: "Vous exagérez. Je me souviens de cette phrase, je ne crois vraiment pas qu'il y soit question de "pureté", et quant au "cheminement de jeune fille", c'est indéniable, ça vaut pour la plupart des Rivette, et ça n'est pas inintéressant de le relever, et ça n'est pas forcément un truc de bonne famille (même si effectivement c'est en général des milieux petits-bourgeois que décrit - en tout cas depuis La Bande des quatre - Rivette, ce qui n'est pas discriminant en soi, si?)."

- >> de moi : " C'est pas une question de Rivette ou pas, ou par exemple d'Eustache ou pas, c'est ce pour quoi ils l'aiment eux, et Rivette ils l'aiment pour la même raison que papa et maman placent leur(s) filles dans les grands journaux"...

- Disons, ces gens aiment Rivette pour cette raison, comme l'autre conne aime Visconti et Proust, dans la bourgeoisie, pour une certaine bourgeoisie on aime et Proust et Visconti et Rohmer Rivette etc, pour le côté jeunes filles, le côté Sévigné, (suffit par exemple de lire les critiques de Frappat dans feu "La lettre du cinéma"), suffit de voir comment il se rêve en aristocrate Viscontien Dieutre. Je pourrai ajouter, de toute façon j'ai pas de compte à rendre concernant les insultes, mon dégoût ou mon éventuelle mauvaise foi, je veux dire par là que je hais cent fois plus ces gens que je ne l'écrit, et ces gens aiment cent fois moins le cinéma qu'ils ne l'écrivent, disons ils en profitent, ils en vivent, (faudrait que je vous copie certains mails que je reçois, c'est édifiant), vous avez remarqué la couverture des "Cahiers f" avec TO? Alors que son chef d'oeuvre absolu, (en gros), était PTU, et qu'Election est tout de mêmle assez mauvais, ils l'aiment pôur le côté balisé du film, le côté Coppola, Election c'est acceptable, "PTU" ne l'était pas, quel(s) bande(s) de merdes!

- La phrase à Frappat "Depuis Paris nous appartient, une jeune fille essaie de grandir"...

janvier 3, 2007 in Spectre 01 | Permalink

V, (vers l'au delà et l'infini)...

- "Sort aujourd'hui le Dernier des fous de Laurent Achard (lire pages 19-20), le dernier disciple de Brisseau ­ le dernier cinéaste, si tu veux. Si tu n'y vas pas, tu es mort. Tu hésites ? Bang".

- Quelques lignes plus haut il, (Skorecki), parlait de Moulet en grand cinéaste, pff, si je dis ce que je pense, Skorecki est une m.... ! Moulet me dégoutte! Bon, disons Skorecki est un con et on en parle plus! Enfin un vieux con... Achard, pff...

- Vous avez vu, rétrospective Jacquot chez les putains révisionnistes de la cinémathèque? Après Doillon, Rivette et Scorcese et Almodovar, beurk... J'oublie quelqu'un?

- Mail: "Pour Skorecki et le Achard, pas de mystère: Attachée de presse : Marie Christine Damiens, (La femme de Skorecki)"; Moi, "Ah ah ah, on m'avait déjà dit un truc comme ça avec l'autre connard là, Guédiguian, quel petit con vraiment le gros Louis, (eh, c'est lui qui dit qu'il est gros hein). Louis t'as pas honte?" Mail, (suite): "Oui, elle fait en général tous les Agat Films. A chaque fois que Skorecki parle d'un film (l'immonde Rosetta par exemple),il faut se souvenir: Marie-Christine Damiens". Mail, (suite): "Il faudrait dire faux-cul va!"

- Note pour moi-même, c'est vrai que "Rosetta" c'était quelque chose, d'ailleurs depuis je n'en ai plus vu un seul des Dardennes, déjà qu'avant je me méfiais, les Dardennes au fond c'est quoi, sinon Van Der Keuken au cinéma, beurk, cinéma citoyen, social démocrate, cinéma de quartier, d'animateur social, en écrivant Moullet Dardennes et Achard, j'ai envie de vomir, bon, je retourne me coucher...

- J'avais effacé le mot "merde" pour Skorecki, finalement il le mérite, il mérite même peut-être pire...

janvier 3, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2007.01.02

V, (notes pour moi-même),

- C’est drôle me dis-je, c’est pour ainsi dire l’homosexualité (bien que je préfère le mot pédé,  ou pédérastie), ( de Randolph Scott qui invente sa propre modernité, (enfin qui participe de la modernité du film de Boetticher), cette façon saccadée qu’il a, (plutôt ces gestes empruntés), comme s’il décomposait chaque geste, chaque intonation, il joue à être un homme, (c'est à dire il a beaucoup de mal à ne pas éclater de rire), et c’est ce jeu me dis-je, qui est moderne, ce recul, cette queer attitude, et cette façon des acteurs d’être constamment dans leurs marques, cette géographie de mouvements, des déplacements, qui se dessine alors, je me disais c’est presque quelque chose de cubique, et cette façon que l’autre a toujours de poser des questions, je me dis chaque séquence souvent est comme isolée du film, elle ne représente presqu’elle-même, par exemple lorsque le type meurt en disant “prenez soin de mon cheval”, on voit bien que ça vient d’un autre film, je me dis, n’ayant pas trouvé d’explication autre, c’est assez proche des sérigraphies à Warhol, plus proche de ses sérigraphies que de la série b,

- Les apartés de Frank et Dobie,

- Quand on lui met l’imbrocation de mulet sur sa blessure, John Wayne aurait serré les dents, pas lui, (chochotte),

- Chaque plan représente le western en lui-même, est une miniature, la fiction du film serait la douleur du type, (hum), sa mélancolie, (hum), une sorte de fantôme aussi qui répète toujours les mêmes gestes, et qui le sait, qui en a la connaissance, (de les avoir déjà fait), (et de devoir les refaire à nouveau), chez Boetticher ce serait à chaque plan une fois de plus, lorsqu’on voit par exemple l’autre tirer tout en chevauchant on se dit bien que c’est une fois de plus, presque de l’ordre pensant à Ken Jacobs, de la projection, on se dit que c'est presque des images tournées par d'autres, 

-  ou plutôt à la fin il sait que tout sera à nouveau identique, que tout recommencera, avant il y avait juste cette fatigue, cet épuisement, cette lourdeur incompréhensible du geste, mais il ne comprenait pas pourquoi, à la fin lorsqu’il repart, même peut-être avant, il a compris, des gestes empruntés pourrait-on évidemment ajouter

- Qu’est-ce qui ne va pas dans “Mort à Venise”, il s’attache à l’ambiance, à la reconstitution la plus exacte, presque à la reconstitution d’un plan, d’une image, il filme à la manière d’un restaurateur, (pour ne pas dire vulgairement d’un antiquaire), mais jamais il ne s’attache à une quelconque vérité cinématographique d’un plan, ce qui compte pour lui c’est donner l’impression, on a le sentiment de la beauté de tel ou tel passage, qu'est-ce qui manque? J'aimais bien tous ces zooms, vraiment, mùais finalement je repense au texte de Biette sur  "Quai des brumes" de Carné, et je me dis qu'on est pas très loin non plus de ça, de quelque chose d'approchant, bon en fait je m'en fous un peu, chez Boetticher disons, il y a construction d'une pensée, chaque dplacement correspond de cette construction, chez Visconti, jamais, jamais, pas une seconde nous ne pouvons affirmer cela, il y a juste construction d'une sorte de jardin d'hiver, Visconti, une chose l'intéresse, diriger les deux figurants qui entrent par la droite,

- Essayé de regarder "Lola" de Demy, mon dieu, quel film comique, le film pour neu-neus par excellence, quel horreur, bon je l'ai regardé un peu plus longtemps que les autres fois, (les autres fois je m'étais arrêté systématiquement au générique), quel film horrible et ridicule, pathétique même, j'aime bien son film avec Jeanne Moreau, qui se passe dans les casinos, enfin faudrait le revoir, mais Lolà mon dieu, ah ah ha ha, on dirait presque "Coeurs" le navet de Resnais...

- Comment sauver un film se dit-on pour le film de Walsh “The man I love”, en filmant le plus longtemps possible l’orchestre, jamais la salle, (...), en fictionnalisant de la matière presque, (...), tous les vas et vients des filles, (chez la soeur), (presque un ballet), lorsqu’elle chante ensuite chez l’autre là, le neuveu dans  son club, on se dit, c’est pas une question ça que le film soit raté ou pas, c’est pas la question, c’est un film qui tient avec des bouts de ficelles, disons il est recollé, on voit les bouts de scotch, d'ailleurs je vais de ce pas le terminer, (ou dormir ou me pendre),

janvier 2, 2007 in Spectre 01 | Permalink