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20/01/2007
V, (...),
- Mail: "Hier, suis allé voir Mes petites amoureuses, il faudrait écrire quelque chose un jour sur Eustache parrain et inspirateur de toute l'école "je vais vous raconter mon Dépucelage puis la Mort de ma grand-mère" (Civeyrac, Caumont, Ramos, Raoust, la réalisatrice de La Puce, Lvovsky, Desplechin, Larrieux, etc.)"...
- , (...), (n'en pense pas moins), (j'ai toujours détesté ce film),
- Note pour moi-même, Lvovsky, je l'ai aimé jusqu'aux "Sentiments", son film de la série "Tous les garçons et les filles", c'était pas mal non? (La version télé était mieux je crois), vous vous souvenez sur Arte, à cette époque, les séries de films d'h/auteur, c'était ce que c'était, mais il y avait volonté d'un regard sur le pays, d'une fierté, et ça évidemment c'était inacceptable, le pays réel, ça me fait penser aussi, revu récemment un bout du téléfilm d'Akerman "Portrait d'une jeune fille etc", je vois un bout d'un film, un truc archi lourd, je me dis mais c'est qui qui a fait ça, une jeune fille le regard vague et triste observant d'autres qui dansent, un truc à hurler de rire, ah ah, c'était Akerman,
- Un vent coulis ils appellent ça, pour le vent froid, glacial, de la salle Henri Langlois, un vent coulis, je sais pas ce que c’est, je suis pas certain d’avoir bien entendu, ils étaient loin, ça viendrait du plafond, des grilles qu'on peut voir en levant la tête, (dans les carrés noirs), l’aération, apparemment ça projette du froid, pour le chauffage, je sais pas d’où il vient, de toute façon, il est pas branché, (donc il vient pas vraiment), ce que je comprends pas, le mystère, c’est pourquoi ils le réparent pas, j’étais avec le bonnet dans la salle, mon voisin avec sa capuche, c’est terrible à dire, mais à la fin de la séance, je l’ai retiré, c’est dire le froid. Moi je vois qu’une chose, le mépris plus que profond de Toubiana, (Serge Toubiana), (je précise pour Google), donc le mépris plus que profond, l'indifférence de Serge Toubiana et son équipe, je vois que ça, ils s’en foutent, c’est bien simple, le public de la cinémathèque, pendant les projections, on dirait des femmes en Afghanistan, il y a que les yeux qui dépassent, bon, j’ai entendu dire, qu’au début de la salle, puisque celle-ci est en pente, il y ferait plus chaud, (une question de hauteur de plafond), c’est déjà ça, on peut se réfugier là-bas, dans les premiers rangs, enfin doit pas changer grand chose à la température générale cela dit, bon pour le film “Wine of youth”, on pense à deux choses, à Léon et à Chauvin, ce qu’ils disaient et par rapport à Sokurov, et par rapport à Resnais, au début on se dit qu’il est pas très bon, un peu chiant, pas filmé, puis ensuite on se rend compte qu’il y a une impossibilité de la fiction, que le film, on va dire, ne se déroule pas, qu’il stagne, d’ailleurs il recommence, (on dirait le film de Jacobs là), je veux dire, l’histoire, les deux premiers tiers, c’est une jeune fille de bonne famille qui passe ses nuits à faire la fête, le début c’est toute une bande, les deux tiers du film, ils ne font que ça, ce n’est pas que c’est chiant, disons un moment j’ai pensé à ce que disais Léon par rapport au “Soleil”, c’est très clair lorsqu’ils sont dans la cuisine, une sorte d’enfermement scénaristique, fictionnel, enfermement volontaire, tout se répète, tout d’ailleurs va par deux semble-t-il. La dernière partie c’est l’engueulade des parents, la fille qui est rentrée du camping, (je détaille pas j’ai un peu la flemme), la haine que les parents ont l’un par rapport à l’autre, (alors qu’ils présentaient l’apparence d’un couple plus qu’uni), la fille étant caché entend tout, et c’est là que je me dis que le film de Resnais c’est peut-être ça, dans les plis de ce film, comme arrachés, (ses personnages), décollés, (je parle du film de Resnais), je me dis oui effectivement, ce film, (celui de Vidor), n’a pas de mise en scène, c’est une vue d’ensemble, il ne peut y avoir mise en scène, enfin il pourrait, ça serait plus le même film, ça serait plus celui de Resnais, chez Cukor me dis-je, il y a aussi quelque chose qui flotte, qui tournoie, il n’y a pas montage, les images tournent sur elle-même, me dis-je, passent, (hum je suis pas satisfait), (faudrait que je le revois), je me dis les images ont comment un poids à force d’être immobiles, de toujours être les mêmes, car elles ont toujours les mêmes, la fin justement c’est recommencer, je me dis le film de Resnais, ce serait le hiatus de celui-ci, les personnages plutôt, en même temps, ça prouve bien, (d’une certaine façon), son côté déplaisant au Resnais, son côté musée, hargne, ces zooms du début, (au film de Resnais), c’est ce que je m’étais dit un moment, pendant le film de Cukor, qu’il fallait les interpréter par rapport au film de Cukor justement, (enfin quand je dis Cukor), mais qu’au fond, c’était des regards circulaires, puisque de toute façon, rajout, chez Cukor aussi, dans ce film, le monde est rond, il ne bouge plus, il tourne sur lui-même, hum, ah oui, le truc par rapport au film de Resnais, son navet, j'y ai pensé au moment de l'engueulade des parents, bon, j'imagine qu'il y aurait encore des choses à dire, non? Involontaire ou pas, la forme du film est fascinante non? Vu sous cette angle? (De ce qu'on dit sur le Resnais), (ou sur Sokurov),
La question, pour moi plus qu’importante, comment en arrive-t-on à ce que Florence Colombani parle au nom du cinéma français? Est-on tombé si bas? la prochaine étape c’est quoi? Je veux dire, cette fille, parle pour une seule raison, parce qu’elle est la fille de, elle travaille dans un journal pour cette seule raison, parce que son père le dirige, elle a de l’argent d’Arte et d’autres chaines etc, pour une seule raison, (et ce, ne l’oublions pas, et alors qu’elle n’avait jamais fait le moindre court-métrage, avant que son scénario soit terminé, sinon écrit), elle a de bonnes critiques pour une seule raison, les employés de son père, elle parle au nom du cinéma français pour une seule raison, parce qu’elle est la fille de son père, et que certains, on ne peut les qualifier que d’êtres rampants, (quoique le terme ‘”être “ soit dans leur cas, un peu fort), il y aurait une autre question, je me demande ce qu’elle en pense, et ce qu’elle pense d’elle-même, à mon avis, elle doit trouver cela tout-à-fait normal, chez elle de toute façon, le personnel de maison, elle y est habitué, (déjà, depuis qu’elle est gosse elle est habitué aux visites de tonton Minc), (Alain Minc), je me demande ce qu’ils en pensent à la rédaction des “Cahiers f”, (vous savez le magazine de la nouvelle vague), (non pas le truc pour les moins de 26 ans de la cinémathèque française),
- Bon, je vais prendre mes cachets.
- Evidemment, c'est là qu'il faut aller, (message perso),
janvier 20, 2007 in Spectre 01 | Permalink