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24/01/2007
V, (journal),
- Aujourd'hui rien, pas de film, hier couché à 8h00, n'arrivais même pas à lire, réveil à 4h30, un peu tôt... Lire ça, et l'extrait surtout, qui dit bien ce qu'est la cinéphilie neu-neue " Le Centre Pompidou montrera à cette occasion le sulfureux Cocksucker Blues, documentaire réalisé en 1972 durant une tournée des Rolling Stones, qui voulurent interdire le film avant qu'un compromis judiciaire n'autorise Frank à le présenter, une fois par an, dans un endroit de son choix. L'événement aura lieu le jeudi 25 janvier : mieux vaut réserver pour comprendre la différence entre un making of promotionnel et un film dont l'impertinence effraya jusqu'à ses vedettes, pourtant réputées pour s'y connaître en la matière", voilà en france on a une rétrospective Robert Frank, (venant d'Allemagne hein), (en france on organise Jacquot Almodovar Scorsese Doillon), donc il y a une rétrospective Robert Frank, et le mec ne trouve à dire que ça, il se trouve qu'il est pas du tout intéressant le film, que c'est une connerie journalistique et un mensonge de raconter ça, qu'il est sulfureux etc, et d'ailleurs qu'est-ce qu'on en a à foutre de la vie des Rolling Stones? (Ou de Jeanne Birkin ou de sa fille), (je parle pour les Inrocks là), moi d'abord ce que je sais de Jeanne Birkin, c'est qu'elle se trouvait pas assez riche, alors elle s'est inscrite au chômage, pour toucher les assedics, voilà je sais ça d'elle et de sa famille, juste des voleurs, mais bon, ça empêche pas Libération ce quotidien de gauche de parler d'elle sur deux pages pour son spectacle nul, et ça empêche pas les Inrocks non plus, fils de putes... En france on aime le trash, le rock, pas le cinéma, pas l'art, vous avez remarqué le look des ados de Neuilly (et des post ados), c'est le look Ramones, (les cheveux justes un peu plus court), le film de Frank, c'est un film sur les Rolling Stones, en france évidemment, on ne parle pas de cinéma, mais de peoples, il a l'impression d'être rock'n'roll comme ça, le rampant, mais c'est juste un rampant, une merde, le journaliste qui a écrit ça,
- Ah oui, Thomas Salvador, il y a eu une rétrospective de lui à Vendôme aussi, (...).
- Mail Ségurien: "apparemment vous êtes un facho"!!!
- Je poste ça parce que j'en ai un peu marre des connards ou connasses cinéphiles de merde qui m'écrivent.
- "Excusez-moi de vous répondre ça, mais les discutions sur le naturalisme si c'en est ou pas, je m'en fous, gardez ça pour vos amis cinéphiles, moi je m'en fous du blah blah, je m'en fous à la rigueur d'avoir raison ou pas, que c'est exact ou pas, à écouter les gens comme vous, faut pas utiliser le mot l'expression "cinéma d'avant-garde" parce que c'est un mouvement historiquement daté etc, avec des gens comme vous, on ne pense pas, c'est impossible, vous, vous ne pensez pas, vous récitez une leçon, à partir des cours de l'école, je veux vous dire un truc, vous êtes tout ce que je déteste, carriérisme à la con etc, votre truc texte machin sur la fémis, quel horreur, moi quand j'emploie le mot naturalisme c'est un crachât, presque à la figure de gens comme vous, voilà alors maintenant abstenez-vous de m'écrire, on a rien à faire ensemble, (...)",
- Je répondais à ça, (à propos du film "La bohème" de Vidor): "l'adjectif
"naturalisme" pour Vidor me gêne, le naturalisme cela désigne une
analyse, ou une mise en scène, au peigne fin, d'un milieu, des
influences du milieu, chez Vidor, le premier plan ce n'est pas du
naturalisme car c'est juste une présentation commode, bien dans les
formes, d'une situation initiale, ensuite, vous remarquez qu'il n'y a
chez Vidor aucune précision, il y a des indications uniquement, s'il
voulait faire du naturalisme il aurait développé, là il dit juste "des
jeunes - pauvres - du quartier latin - de jeunes artistes", tout est
esquissé, esquissé pour l'histoire, ce n'est donc pas du naturalisme...
d'ailleurs
le naturalisme montrerait comme je l'ai dit le milieu, ici on ne filme
aucun milieu, l'action se déroule dans un nombre de lieu limité, comme
pour une pièce de théâtre (l'immeuble, les deux chambres, l'escalier),
les amis n'influencent pas le couple (me rapelle plus de leur nom), les
amis sont toujours là quand ils n'ont pas besoin d'eux sauf au début
quand le type avec le singe gagne de l'argent, d'ailleurs l'action est
centré très clairement sur les deux couples, on ne nous montre pas ce
qu'il y a autour, la misère, la richesse, ou alors on ne nous le montre
que pour montrer justement l'évolution de leurs passions (par exemple
ici le couple semble riche lorsqu'ils sont heureux, ils semblent
pauvres lorsqu'ils sont malheureux, sans que ce soit la pauvreté ou la
richesse qui causent directement leur malheur, le malheur est
passionnel, mais se révèle dans le matériel.)
- Je poursuis je
voulais dire, en fait il y a de la misère mais on ne la montre pas,
mais la misère ce n'est pas le vrai malheur (dans la bohême), le vrai
malheur c'est le malheur au niveau passionnel, dans le couple...
-
Et puis les jeunes du quartier latin ils s'en foutent de la misère, ils
sont habitués, si on voulait faire du naturalisme on aurait montré
comment un jeune petit à petit en arrivait à s'endetter, ou passer de
la richesse à la pauvreté par exemple (des choses comme ça)".
- Le truc de la fémis de la fille, elle s'interrogeait si c'était assez rentable la fémis, si elle trouverait un producteur tout de suite ou pas, elle voulait bien tenter le cinéma, mais à condition d'avoir un producteur riche à la fin, etc, de pas faire trop d'efforts, son interrogation c'était, "est-ce que j'en vivrais bien", bon il y a un truc qu'il faut savoir, il y a plus besoin de faire de films en france pour en vivre bien, en france on est artistes sans oeuvres comme dirait l'autre, ou cinéastes sans films, et on en vit très bien, très très bien, suffisamment bien en tout cas, souvent on est ou on devient profs d'ailleurs, de cinéma évidemment, la fille c'est aussi ce qu'elle voulait, cinéaste et profs, en france souvent on est plus profs que cinéastes, disons on est essentiellement profs, (et après pour le reste, les films, il y a Azoury),
- Mail: "Opposer systématiquement école et art, c'est bouffon, puéril",
- Ca me fait penser, vous savez pourquoi ils mettent pas leurs films sur Internet certains? Pour une seule raison, pas assez chic, pas assez rock'n'roll, ils préfèrent qu'on les voit pas du tout, ou une fois de temps en temps dans une institution chic genre musée, là oui c'est chic, c'est rebelle, ils sont comme ça en france, rebelles, bon je vais encore me répéter, mais ils ont plus besoin non plus, lorsqu'ils leur arrivent d'en faire encore un, (de temps en temps), (comme on dit des vacances d'hivers), donc ils ont plus, même plus besoin qu'ils soient réussis leur(s) film(s), ils ont Azoury, ah oui, rajouter le O à Roppert du post en bas, ah non, c'était le E que j'avais oublié, je jure que je fais pas mon Perec,
janvier 24, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink