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2007.03.29

V,(journal),

- Tu as vu mon Louis il a pris bien garde de dire que sa vallée elle était la plus belle mon Louis, pas parce que c’était évidemment la vérité mon Louis, ça on en sait rien mon Louis, ça personne n'en sais rien mon Louis. T’as vu lorsqu’ils donnent l’argent à la mère? Et le repas après s’être lavé mon Louis? C’est un amalgame mon Louis je me suis dit à l’épicerie avec l’autre et son drôle de chapeau, t’as vu mon Louis, les plafonds sont bas, et le mariage du frère? Les plans sur le visage de la soeur? Mon Louis mon Louis, un pasteur qui boit, ça se fait pas, et le père mon Louis, c’est qu’il voit pas plus loin que le bout de son nez, les fils qui se lèvent. Dis mon Louis tu connais l’église de la rue Vercingétorix? Elle est Fordienne. T’as vu mon Louis, j’en compte 4 dans ce film, de fils qui étaient partis, (“Mr Parry écoutez une petite chanson”), et lorsqu’elle s'exclame la mère “America, mes bébés” t'as vu mon Louis, le troisième le grand costaud qui s’éloigne légèrement, oui mon Louis, c’est comme l’autre dans la lande, le film de Murnau mon Louis. T’as vu mon Louis comme il est mièvre le film? Pire que le film de Resnais mon Louis, c’est quoi la différence mon Louis, l’ironie peut-être mon Louis, (en gros mon Louis), disons le regard n'est pas le même mon Louis. Et l’esclandre à l’église mon Louis, avec la femme? T’as vu mon Louis lorsqu’ils s’embrassent c’est beau non? Et le mariage de la fille mon Louis? Tu as vu lorsque le pasteur apparaît? Elle a été achetée au fond mon Louis, et lui là, il va se faire casser la gueule lui, c’est clair. C’est qui Daï bando? T’as vu mon Louis, ils ont une idée derrière la tête les deux... Ah ah la fayotte, t’as vu, je te l’avais dit mon Louis qu’il se ferait casser la gueule, je parlais du prof bien évidemment mon Louis, et Bron mon Louis, et toute la séquence où il lui demande pour vivre chez elle avec sa voix de fausset? (Et ses vêtements amidonnés), (oui mon Louis j’ai vu aussi comment le père prenait la porte pour se saouler mon Louis), et t’as remarqué mon Louis, toutes ces histoires de portes, qu'ils passent et repassent. C’est drôle ils sont renvoyés de la mine alors que leur soeur est mariée avec le fils du patron, pas de petites économies mon Louis, (bien sur mon Louis, à la fin on aura compris que c'est parce que la soeur veut plus coucher avec son mari, un truc comme ça), t’as vu les commères mon Louis? Et leurs retrouvailles à la mine, à lui et à elle? T’as vu mon Louis il ne prononce pas son nom, juste le mouvement des lèvres mon Louis, c’est sublime, je veux être Américain mon Louis, (et si ça continue mon Louis, je vais décorer ici avec des drapeaux etc), (t’en penses quoi mon Louis, c’est trop, ça serait trop, j’en ferai un peu trop?), (t’es une chochotte mon Louis), mon Louis il y a que deux pays dans lesquels on peut raisonnablement vivre, c’est les Etats-Unis comme tu le sais, et le Japon mon Louis, le reste mon Louis, c’est de la bêtise, une erreur mon Louis, de la malchance disons mon Louis,

- Une vidéo magnifique, , (peut-être un peu chiante au début ou par moments, mais attention, la seconde partie est vraiment magnifique), ou si ça marche pas, (comme chez moi),

- Et ?

- Et aussi, le blog probable d'Elizabeth Leibovici, (de feu Libération)...

mars 29, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.26

V, (à venir),

- Pour "Zone of initial dilution", d'Antoine Boutet, images parfois sublimes, j'irais pas plus loin, il y cette voix off un moment (par deux fois), qui énumère les villes etc touchées par la construction du barrage des "3 gorges", cette énumération qui gâche absolument tout le film, je n'avais qu'une envie, de sortir; le voyage (s'il y a voyage, si on peut employer ce mot), n'existe plus, il n'y a plus voyage, ni voyage ni émerveillement, il y a dénonciation,  quelque chose de très confortable, et pour le réalisateur et finalement pour le public, une sorte de bonne conscience, (Tintin au Congo), tant pis pour lui, (je passe sur les intertitres en Anglais pour faire fun), pff, à force m'étais-je dit, on dirait un documentaire pour mémères avec conférenciers, (je sais plus comment ils s'appellent), on était plus très loin, le film de Fitoussi hein, non merci, de toute façon je dormais, et je me rends compte en arrivant peu avant la séance suivante que non, je ne supporte plus cette cinéphilie française, un profond dégoût, Fitoussi pourrait faire un film  complètement flou, que ça serait encore du naturalisme bidon, du pétainisme chic, (enfin qui plait à Païni), je n'aime pas leur france éternelle et bidon, leur références aux dieux et aux grands auteurs, Fitoussi est une merde, et le restera probablement, (je veux dire il bouchera toujours les chiottes), pour le film d'Apichatpong Weerasethakul, "Worldy Desires) c'est bien simple m'étais dit dégoûté, je m'attendais à quelque chose du genre Ryan Mac Ginley, et on aurait dit un film de Fitoussi après avoir lu un article de Dieutre sur Tsai Ming Liang, c'est dire, le film était scénarisé, jamais pensé, il y a même un moment, lorsqu'un type dansait, je sais pas, on était vraiment dans une sorte de bande annonce, de pub de clip? Jamais le mec ne tenait la position qui aurait du être la sienne, (en gros), c'est à dire, ce qu'il nous promettait, un truc de voyeur, d'ailleurs m'étais-je dit, un moment il se faisait réellement avoir, lors de la troisième reprise, le changement de plan, (en gros), film absolument bidon et paresseux, mais le mec sait qu'il n'a pas beaucoup d'effort à fournir, que cela plaira tout à fait, escroc! Bon vous avez remarqué que je viens de m'en prendre à quatre homos en quelques lignes, n'hésitez pas surtout hein...

mars 26, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.25

V, (journal),

- C’est stupide mon Louis, voilà ce que j’ai pensé lorsqu’il s’éloigne, c’est stupide de faire ça, (au sens idiotie mon Louis), c’est un gag je me suis dit ensuite, depuis quand personne n’avait osé cela me suis-je dit ensuite revoyant la scène, et lui il insiste en plus me suis-je dit, Bill Douglas, il reste plus que le sable et il le filme mon Louis, il bouge pas d’un poil mon Louis, ah ah ah, c’est magnifique mon Louis, c’est même pas un gag mon Louis, il se débine c’est différent, “j’en ai soupé”, “j’en ai jusqu’à là tu comprends” il aurait pu dire dans un film français d’avant-guerre, on pourrait même dire mon Louis, il sort du film mon Louis, ah mon Louis, deux minutes de Bill Douglas vaut toute l’oeuvre entière de FrançoisTruffaut, et encore mon, Louis, je vois large, il y avait peut-être pas deux minutes que le film était commencé mon Louis, c’est dire mon Louis, et l’autre ensuite qui lui dit face aux pyramides, "qu’est-ce que tu en penses? Exulte! Exulte, tu est en train de contempler une des sept merveilles du monde”. il allume une clope mon Louis, il lui en veut presque mon Louis, tu as vu son regard buté mon Louis? Mon Louis tu sais quoi, moi je me dis il comprend très bien la chose, c’est l’autre qui en rajoute, je n’aime pas ce terme mon Louis, la séquence des arrêtes mon Louis, au réfectoire, c’est pas la plus belle scène du monde? C’est à pleurer en tout cas mon Louis, et la musique mon Louis, je dirais que c’est Maryline mon Louis, je me la repasse mon Louis, tu as vu comment il dit “tu veux que je te montre”, c’est sa maman mon Louis, tu parlerais d’opacité sinon (par rapport) face au poisson mon Louis, ou de quasi analphabétisme, (sinon d’autisme même)? De colère tout au moins non? Et t’as vu la séquence d’après mon Louis, lorsqu’il lui saute dessus et qu’il dit allons vis un peu, qu’il le gronde mon Louis, gentiment mon Louis, et qu’ensuite ils se courent après, et que l’autre dit “tu ne m’attraperas pas”, c’est toute la différence avec Pialat cette beauté mon Louis, cette sorte d’humour mon Louis, chez Pialat mon Louis, on est du côté de la phobie sociale mon Louis, toujours de toute façon du côté du social mon Louis, les gens chez lui ne sont que des êtres sociaux chez lui mon Louis, c’est assez détestable mon Louis je trouve, (Pialat est un âne de toute façon mon Louis), il y a du mépris chez lui je trouve mon Louis, je parle de Pialat toujours mon Louis. Chez Pialat mon Louis le monde est médiocre, il est social mon Louis, il y a que les gens médiocres pour croire au social dans le monde mon Louis, ça n’existe évidemment pas mon Louis, tu as remarqué mon Louis, chez Pialat les personnages n’ont pas de temps à eux, jamais mon Louis, pas un instant mon Louis, chez Douglas mon Louis, regarde la séquence où il y a cette avion qui passe, tout ce temps mon Louis, c’est magnifique mon Louis, tu vois au fait la différence mon Louis, entre ce film et celui de Léon? T’as vu mon Louis, dans les deux films il est question de lecture, (et de littérature Russe mon Louis, rajout), sauf que chez Léon mon Louis, c’est pour se distinguer, c’est réellement le mot exact mon Louis, c’est d’ailleurs la seule réalité du film si l’on puis dire mon Louis, dans le film de Douglas mon Louis, le réel c’est le monde mon Louis, excuse-moi d’être un peu pompeux mon Louis, d’employer des grands mots mon Louis, chez Douglas mon Louis, c’est par la forme que le monde vient (ou est là) mon Louis, chez Léon mon Louis, déjà il faudrait mettre le nez dehors mon Louis, le seul héritier de Bill Douglas mon Louis, c’est Sokurov mon Louis, (ne vas pas penser que je suis pédé mon Louis), la seule suite au film mon Louis, c’est “’l’Eclipse” mon Louis, sommairement mon Louis, comme on peut parler de Ford pour avant lui mon Louis, oui mon Louis tu te dis que j’exagère que je dis n’importe quoi, tu pourrais tu me traiterais d’ivrogne mon Louis, eh mon Louis, j’ai bu qu’une bouteille de 25 cl mon Louis. Aujourd’hui, ça me fait penser mon Louis, j’ai racheté un Carson Mac Cullers aujourd’hui, ça faisait longtemps mon Louis, t’as vu mon Louis, lorsqu’ils sont contre le mur à côté de l’affiche de Niagara, qu’ils discutent, à ce moment là je me suis dit que tu comprendrais enfin pourquoi j’aime pas le cinéma français d’h/auteur mon Louis, voilà t’as compris pourquoi mon Louis, sans jeux de mots mon Louis, ils sont pas à la hauteur mon Louis, et n’en ont rien à foutre mon Louis, Bill Douglas mon  Louis, c’est le seul qui fût à la hauteur de John Ford mon Louis, d’une certaine façon mon Louis, ce film a à voir avec son film “Qu’elle était verte ma vallée” mon Louis, (peut-être même plus beau mon Louis, je ne sais plus, je vais le regarder à nouveau mon Louis, je me souviens très bien de la séquence du mariage mon Louis, tu t'en souviens toi aussi, non?), et ces mouvements d’appareils, transversaux qui balaient la pièce mon Louis, (je reparle du Bill Douglas hein mon Louis), juste après que l’autre lui ait proposé de venir lui rendre visite et pourquoi pas d’habiter chez lui, c’est pas exactement pour ça qu’a été inventé le cinéma mon Louis, pour cette séquence là? Mon Louis faut que je te parle de la duchesse de Guermantes, je n’oublie pas mon Louis, bon d’ailleurs je vais me coucher mon Louis, (c’est pour ça mon Louis que pour l”instant je veux plus internet, pour aller me coucher mon Louis, et lire mon Louis),  dis mon Louis, tu sais que maintenant je me lève tous les matins à 6 heures? Tu vas pas me croire mon Louis, mais lorsque je sors ensuite, je suis surpris qu’il y a autant de monde dans les rues, si mon Louis, c’était à ce point là, mon Louis, ah oui mon Louis, le bout de sein pour illustrer un livre de Jane Austen, c’est pas chez 10/18, mais ils sont pas très loin je crois de toute façon mon Louis, avec la fille je crois en léger déshabillé (comme on dit mon Louis), et le Carson Mac Cullers mon Louis, c’est bien évidemment “La ballade du café triste” mon Louis,

mars 25, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.24

V, (journal),

- Bon mon Louis, je balançais je te l’avoue, entre “Sue” (Sue perdue dans Manhattan) et le troisième de Bill Douglas, (de la trilogie Bill Douglas mon Louis), j'ai commençais par Sue mon Louis. Je sais pas pourquoi mon Louis je regarde jamais le Bill Douglas, est-ce qu’il est trop beau mon Louis? Il y avait le Dreyer aussi, mais j’étais déjà trop ivre mon Louis, peut être Vampyr, mais c’était trop tard je crois, Sue mon Louis, oui tu te dis c’est normal idiot que tu penses à Dreyer, oui mon Louis je suis un idiot. Lui mon Louis je me dis qu'il va vouloir se faire sucer le mec du restaurant, (finalement non mon Louis), t’as remarqué mon Louis, personne n’y peut rien, c’est le propre des grands films aussi ça mon Louis, de n’y pouvoir rien et de n’accuser personne, j’aime bien quoi du film mon Louis, que c’est du temps perdu mon Louis, c’est quelqu’un qui fait partie totalement du monde mon Louis, oui mon Louis, tu as raison Saul Leiter, c’est exactement ça, tu as parfaitement raison, t’as vu mon Louis, tout est chiffré exactement, je ne sais pas si c’est ça mon Louis, si on peut dire ça, ce n’est pas que ça soit important mon Louis, je ne sais pas exactement, disons mon Louis, chaque instant est précieux mon Louis, (et chaque instant a un coût mon Louis), c’est de l’ordre de l’incompréhension tu crois mon Louis? C’est ça dis? Tu t’en fous mon Louis, t’as d’autres problèmes c’est ça? Moi aussi mon Louis, bon t’as vu la séquence du parc et de la femme qui se tire? C’est ça qui va plus mon Louis, l’écart se creuse mon Louis. “Vous me verrez à la morgue”, je me souvenais plus de cette phrase mon Louis, elle se donne même pas deux ans mon Louis, la séquence dans le métro tout de suite après mon Louis, je me dis elle cherche à recoller les morceaux, je me comprends mon Louis, je vais pas me répéter encore. “Je rentres je sors je marche sur dix blocs je reviens”, mon Louis, je veux être Américain, c’est la seule solution mon Louis, dis mon Louis, et si on disait que Sue c’était le dernier film de Dreyer?  Que Sue c'était la petite soeur de Gretrud? Tu trouves que j’ai encore trop bu c’est ça? Oui mon Louis, j’aurais du mal à me lever demain, et j'aurais mal à la tête encore une fois. Voilà mon Louis, le truc chez elle c’est que ça passe pas par les mêmes canaux, il a pas compris l’autre, t’as vu mon Louis il reste peu de choses à faire (parfois mon Louis), (je me comprends mon Louis). la séquence de la laverie mon Louis, lorsqu’ils se serrent la main, ça met arrivé il y a peu une poignée de main incroyable mon Louis, à l’église mon Louis, la fille je n’en revenais pas qu’on pouvait serrer la main de telle façon mon Louis, d’ailleurs j’ai été surpris mon Louis, mais c’est la règle du jeu mon Louis, bon mon Louis, tu comprends pourquoi j’aime bien l'autre  aussi, c’est un peu la même chose mon Louis, personne ne peut rien pour elle mon Louis, voilà mon Louis on se demande à chaque instant ce qui s’est passé, on ne sait pas mon Louis, et à chaque instant on se le demande, c’est comme si elle était ivre mon Louis, elle est souvent ivre de toute façon mon Louis, “opérateur”? Ca me fait penser à cette phrase un jour un dimanche je crois lu sur le blog “La chambre des demoiselles” mon Louis, je me demande s’il était question d’une bouteille de gel douche mon Louis etc, et la séquence au cinéma mon Louis? Voilà mon Louis, c’est une question d’avenir, je sais pas comment te le dire mon Louis, c’est lorsque l’autre lui a dit qu’elle partait à UCLA que je me suis dis ça, un truc de dissociation mon Louis, t’as vu mon Louis, elle accepte pas le fric, c’est pas qu’elle veuille mourir mon Louis, c’est autre chose mon Louis, ça c’est autre chose mon Louis, et t’as vu comment elle sort du bar mon Louis, comme si il y avait pas assez ou plus d’air mon Louis, non ce n’est pas ça mon Louis, elle déborde mon Louis, c’est le mot exact mon Louis, ah ah j’avais raison mon Louis, elle vomit ensuite et elle le dit qu’elle avait besoin d’air, de respirer mon Louis, c’est pas facile de mourir mon Louis, on met du temps mon Louis, toute une vie même mon Louis, c’est compliqué les choses mon Louis, “On me fait souffrir depuis le jour de ma naissance, je sais que c’est de ma faute, je suis trop vulnérable, non je ne peux pas, vraiment”, c’est ce qu’elle lui dit à l’autre, c’est pas qu’elle a la trouille mon Louis, je ne sais pas ce que c’est mon Louis, un moment mon Louis, on devient le propre souvenir de soi-même, excuse-moi mon Louis si je dis mal les choses, c’est la vulgarité aussi mon Louis, c’est les mots que je me suis dis lorsque le gros porc l’a bousculé, et l’autre qui lui dit qu’il revient dans un mois il a pas compris mon Louis, absolument rien mon Louis, ce qu’elle attend mon Louis ce sont des précisons mon Louis, la séquence avec les 20 dollars mon Louis, elle sait, c’est pas suffisant mon Louis, t’as vu mon Louis, subitement je pense à Elephant mon Louis, t’as vu mon Louis le type “Que faites-vous ici? Vous n’êtes pas au courant. Désolé on a plus besoin de vos services”.Le café et sa dette de 21 dollars et des poussières mon Louis, et l’autre là tout de suite après, tout se monnaye je me dis ensuite, le problème mon Louis est quelle est sans le sous, et l’autre qui arrive avec sa télé mon Louis, tu imagines ça? Bon mon Louis, faut que je dorme un peu, bonne nuit à moi-même... Ce que j’en pense mon Louis, elle se sent fautive, le film le dit pas mon Louis, mais c’est ça, elle se pardonne pas mon Louis, c’est d’ailleurs très étrange mon Louis ça... Non mon Louis, pas tant que ça. Fin.

- rajout: Les entretiens c'est comme si pour elle il fallait chercher à articuler les choses, et les sommes d'argent, c'est simple, c'est que la vie a un coût aussi mon Louis. Elle est tout le temps dans le recadrage mon Louis, (Sue)...

- !

mars 24, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.23

V, (chut chut chère Charlotte),

- Reçu d'une amie, copie de ce mail de Skorecki,

to all of you

leaving abruptly LIBERATION
quittant LIBERATION de manière brutale et inattendue
je vous communique ma nouvelle adresse mail

XXXXXXXXXXXXXXXXX

à bientôt sous d'autres cieux, less violent i hope
(MILLE EXCUSES À CEUX QUI AURONT DÉJÀ EU CE MAIL)

PS. ON TUESDAY 20, THEY WERE GOING TO CALL THE POLICE TO GET ME OUT OF LIBERATION MANU MILTARI, THREEE WEEKS BEFORE MY "PREAVIS" WAS OVER
PS 2. I'M GOING TO PRODUCE FILMS, MAINLY FOR TV
PS 3. LIBERATION WILL CEASE TO BE A DAILY NEWSPAPER ANYWAY IN SIX OR EIGHT MONTHS, TO BECOME A WEEKLY ON ¨PAPIER GLACE

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- Mail: "Au fait le mail (XXXXX de Libération), c'est qui" ?

- Moi: "Skorecki, j'avais oublié de le préciser sur le post, apparemment il s'est fait virer par la force de Libération, c'est un mail de lui envoyé à Liselotte Pulver qui me l'a illico réexpédié...

mars 23, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

V, (journal),

- T’as vu mon Louis le premier plan d’elle, lorsqu’elle franchit le pont? Et le plan de ceux qui vont travailler? Le plan dans le jardin mon Louis, au milieu du linge suspendu, lorsqu’elles discutent toutes les deux? C’est magnifique non? Et le mariage? T’as vu mon Louis, Resnais, niveau archétype, il est pas aussi épatant non? Dis-moi mon Louis, et Yann Moix tu l’aimes? Ah t’as eu raison de partir mon Louis, t’auras pas subi la honte entière, (alternative: toute entière), t’as vu mon Louis, l’autre ordure, le projectionniste, au mariage, il doit en partir, de solitude, finalement il est seul mon Louis, viril et seul, hum. Dis-mon Louis, ils ont trouvé que des écrivains de troisième zone à Libé, il y a plus personne qui veut écrire chez eux c’est ça? Même pas? Tu veux dire que D’ormesson et autre Beigebeider (comme on dit), c’était voulu? Un choix de la rédaction? Mon Louis, je sais pas comment une telle chose est possible, comment on peut tomber aussi bas. Et Mae en combinaison? Je vais aller me coucher mon Louis, faut que je te parles de la duchesse de Guermantes mon Louis, et te montrer une photo, t’as vu mon Louis elle dort pas, elle regarde la mer, (eh mon Louis, ne me prend pas pour plus bête que je ne suis), ses larmes mon Louis, j’ai beau avoir vu le film plusieurs fois, ça me surprend toujours, ce coup-ci j’y vais mon Louis, mon Louis, depuis que t’es plus là, je lis plus le journal, (plus exactement mon Louis, j’oublie de le lire), (je n’y prête plus attention mon Louis), je sais mon Louis, Séguret va dire que ça leur fera des vacances, je m’ennuie mon Louis, et puis Jean d’Ormesson mon Louis, (et les autres); ils ont pas de limites mon Louis, tu vois mon Louis, je sais que t’es  d’accord avec moi, en france mon Louis, on a inventé l’infini, (et le maréchal mon Louis, je sais ce que tu voudrais que je l’ajoute), (et c’est chose faite mon Louis), si ça continue mon Louis, c’est Berri qui va se retrouver à la cinémathèque mon Louis, (si on y prend pas garde mon Louis), (je sais mon Louis qu’il manquerait plus que Chéreau à la Fémis pour que les choses soient complètes), dis mon Louis, tu te souviens quand Ciment et son complice (alternative: compère?) de Studio-magazine Lavoignat je crois rouspétaient sur TF1 contre le prix à Cannes pour les Dardennes et L’humanité? Je sais mon Louis, c’est facile, et c’est du passé, pareil pour Berri mon Louis, c’est facile et avec des si, (alternative: et c'est avec des si, et c'est pas avec des si)... Bon tu as raison mon Louis, il faut toujours rester optimiste, mais avoue que parfois c’est difficile de pas se plaindre mon Louis et de ne pas voir que les choses du bon côté... T’as vu mon Louis, c’est pas seulment qu’elle l’embrasse l’ordure dans la cuisine, c’est qu’elle met sa main sous sous marcel, ça se fait pas mon Louis, mon Louis, je te parie qu’ils trouvent ça fun à Libé, Jean d’Ormesson, rock’n’roll, je sais mon Louis, c’est moi qui suis réac, je sais mon Louis, mais quand même mon Louis, un pays où les journaux se prêtent leurs éditorialistes parce que c’est fun et rebelle, oui mon Louis, c’est la droite qui est rebelle, pour les journaux de gauche tout au moins, l’érotisme est dans la droite mon Louis, (pour eux mon Louis, pour eux, pas pour moi mon Louis, je sais mon Louis que c'est ringard et même réac mon Louis, d'être encore un peu de gauche mon Louis, j'ai honte mon Louis), (j'en rougis mon Louis),  je sais mon Louis, tu vas me répondre qu’on peut être un mauvais écrivain, un très mauvais écrivain et être tout de même sympathique, je sais mon Louis, je sais, ah mon Louis, comme disait ton copain Séguret “ça ne passe pas”, il faut que vous creviez mon Louis. Mon Louis, j’ai bien envie de leur envoyer une liste de 54 écrivains à Libération, je parle de vrais écrivains mon Louis, sans d’Ormesson Beigebeider et Moix, je suis paresseux mon Louis, ça me perdra,sinon mon Louis, (t’as vu mon Louis, à force de dire bobos par ci bobos par là, à force de se haïr, d’haïr la modernité, la sienne propre aussi, on en arrive à d’Ormesson), (oui je sais mon Louis, tu vas me dire qu’il faut pas être comme ça, qu'il faut par exemple penser au dernier film de Gégé “Si j’étais chanteur” que c’est moi qui suis intolérant, excuse-moi mon Louis), et t’as vu pour Hal Hartley, j’avais raison, tous ses films sont des remakes de “Clash by night”, regarde Maryline par exemple mon Louis, elle te fait penser à qui? D’accord mon Louis, tous les films de Hal Hartley sont des variations de "Clash by night", c'est comme ça qu'il faut le dire mon Louis, bon excuse-moi de t’embêter mon Louis, dis mon Louis, au fait, tu sais que Pascale Bodet devait jouer dans le remake du film de Beckett “film”, et reprendre le rôle de Keaton, je mets ça à l’imparfait mon Louis, parce qu’il parait que ça se fera pas finalement, pour le remake de “Cléo” mon Louis, ça avance doucement mon Louis,

- Ah oui, la petite fête d’Act up, pour ne pas la louper, un lien ...

- Le retour de Miet! ...

mars 23, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.22

V, (ben voyons),

- "Jean d'Ormesson signe l'éditorial politique : une fois n'est pas coutume. L'académicien de charme garde ses idées et nous les nôtres". Libération de ce matin, oups, je voulais dire le Figaro, à Libération ils trouvent personne comme écrivain en france que beigebeider (un copain à Skorecki) et d'Ormesson, bon, je retourne me coucher, il y a des moments, il y a qu'une chose à faire, attendre la fin de l'hiver, hiberner, (je sais c'était hier le printemps), (non non pas de films hier, ni probablement aujourd'hui), ah ah, c'est même plus de normalisation dont il faut parler à propos de Libération, (lire l'entretien des Inrocks je crois), mais de passage à droite, et de soutien clair et absolu à Sarkosy, (s'interroger aussi sur la "normalisation" du Nouvel obs), vous connaissez la chanson, "Maréchal nous voilà", comme je disais l'autre fois, même en Iran il y a des journaux d'opposition et au moins ils se font fermer, en france ça risque pas...

- , (brrr)...

mars 22, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

2007.03.21

V, (brouillon),

- Bon, très peu de temps, hier suis allé voir ce film "Le come back", sinon le truc de Battisti, je me souvenais des reproches à l'époque, "si ça avait été un mec d'extrême-droite vous l'auriez pas défendu" etc, et autre cochonnerie, rappelons qu'il y a des monuments à la gloire de l'OAS et même dans certaines villes de gauche, que ces monuments n'ont pas été enlevés, que Papon a terminé tranquillement ses jours dans son lit avec l'affection des siens comme on dit, on peut pas en dire des Algériens de 62 ou des juifs de 39/45, rappelons qu'on a pas été jusqu'à empêcher la cérémonie, qu'il y a eu peu de protestations pour sa médaille, moi je dis ça en passant, je trouve inaceptable qu'on ait laissé faire cette cochonnerie, il me semble que les "gauchistes " qui s'en sont pris au film de Nestler pour la seule raison qu'ils savaient qu'il n'y avait aucun risque à être de gauche à aussi bon compte, je les prendrais au sérieux lorsqu'ils déterreront le cadavre de l'autre ordure et le foutront à la Seine, le seul regret que j'en aurais est qu'il ne pourra même pas s'y noyer, (le mieux serait et de piquer le cercueil, de balancer celui-ci à la Seine, et d'enterrer le cadavre dans une décharge quelconque), voilà je prendrai au sérieux des gens qui oseront faire ça, pas un truc comme à Pompidou, bon, c'est comme les trucs de politiquement correct, il me semble pourtant que celui qui le pourfend le plus, Finkielcrottes, est celui qui en use le plus volontiers, a t il soutenu Morin, juif poursuivi pour crime de lèse-majesté, c'est à dire ayant osé dire qu'Israël n'est pas le paradis qu'on nous vend, que Finkelcrottes nous vend, bon ça m'énerve de parler de ça, (je suis tout-de-même plus pro-Israëlien que pro-Palestinien), ça me fait penser à l'article bidon sur Gantanamo des Inrocks, non mais je rêve, là-bas ceux qui y sont, ce sont des ordures complètes, ils méritent bien pire, les islamistes sont d'abord des fachos, ne sont essentiellement que ça,  voilà  je me libère de mes mauvaises pensées, c'est mal écrit mais j'essaierai d'y revenir, oui, l'antirascisme c'est pas de soutenir tous les arabes, à gauche ça a l'air très compliqué de comprendre ça, si vous voulez, je peux mettre en lien certaines vidéos? L'égorgement de Daniel Pearl vous le voulez? L'égorgement d'autres otages, la mise à mort d'autres encore? Vous voulez revoir le World trade center? le combat pour la Palestine ne passe pas par la défense des ordures de Gantanamo, ni par la défense d'ordures qu'on a retrouvé en Afghanistan, que les mecs soit disant soient français ou pas, moi je dis que non, qu'ils crèvent... Ah ah, je suis mal réveillé aujourd'hui...

- Mail: "Vous avez raison sur les islamistes mais pas sur les Palestiniens. Les Palestiniens ont évidemment raison contre les Israéliens, même s'ils se gourent sur les moyens de lutte, même s'ils s'entre-tuent (ils sont en cage, ne l'oubliez pas), c'est tout de même eux qui se sont fait piller, refouler et mépriser, considérer comme moins que des bêtes par l'ensemble de la communauté internationale dans les années 40, tout juste bons à se faire jeter à la mer. Ils sont des millions dans quelques kilomètres carré, laissés par Israël à peine par charité. Les Palestiniens veulent se venger, et ils ont raison. Qu'il y ait parmi eux des islamistes, c'est tout nouveau, et ça ne les met pas dans leur tort"

- Moi: "D'accord et pas d'accord, moi je reste sur le chantage aux larmes avec les images du gosse, je préfère une bombe qu'un truc larmoyant, en gros, que je sois pro-Israëlien, de moins en moins, mais ça tient à mon histoire personnelle ça, mon beau-père qui m'avait fait regarder le feuilleton Holocauste pour que je jouisse du spectacle, c'est l'inverse qui s'est passé"...

- Mail: "Autre chose : personne, je dis bien personne, aucun antiraciste, aucun gauchiste, ne défend les islamistes poseurs de bombe, sauf deux/trois naïfs sur le parvis de Censier, et encore. Alors à quoi bon s'en prendre aux antiracistes, je veux dire : sur cette question-là? Lisez-les, les gauchistes : ils s'en prennent à l'impérialisme US. Rien à voir, donc, avec une défense de l'islamisme. On n'est pas forcément pour l'un quand on n'est pas pour l'autre, sinon, c'est qu'on rentre dans leur schéma, dans leur délire. Il y a mieux à faire que de rentrer dans ce jeu-là, non? Moi je suis anti-impérialiste et anti-islamiste en même temps".

- Moi, je poste pas ma réponse... Disons je suis pas d'accord, (même peut-être aussi avec moi)...

- Le film alors ("Le come back")? Raté, mais pas français, c'est à dire sans aucun recul, sans aucun mépris, il joue à fond la carte de son histoire, oui je sais c'est mal dit, ce genre de film il faut le raconter précisément, il y a que ce qu'on en raconte qui compte, et le film, on s'ennuie et j'en suis parti à cause de ça, de l'ennui, le film était beau, c'est juste qu'à un moment, et la différence avec le film dans lequel jouait le gros Gérard? Film français, donc pleurnichard, états-d'âme etc, mise en scène en deça du scénario, dans l'autre film c'est pareil, la mise en scène est pire d'ailleurs, mais pas en deça, simplement inexistante, c'était le minimum, qu'il y ait pas un regard en plus, un regard supérieur, (comme on dit du jambon), hum, je vais me recoucher, branlette et dodo, disons en france c'est toujours l'histoire d'un type "au lourd passé", ailleurs ça paraîtrait vulgaire, est-ce que j'ai envie de continuer? Non, est-ce que j'ai envie d'ailleurs de continuer Kuhe? Oui? Non? Bonne journée à moi-même...

- Le bruit du stylo dans le film, en france on se serait pas donné la peine, vous savez pourquoi? Par radinisme, radinisme d'âme...

- Lorsqu'il chante au parc d'attraction!

mars 21, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.20

V, (journal),

- La séquence lorsqu'elle entre dans la cuisine mon Louis, qu’elle pique les cerises, celle de  l''enterrement Oui mon Louis je regarde à nouveau “L’esclave libre”, dis t’as vu lorsqu’ils arrivent à la plantation mon Louis, puis ensuite que les esclaves suivent le type jusqu’à sa demeure, moi mon Louis, à ce moment là j’ai pensé au film d’Oliveira mon Louis, dis tu m’écoutes mon Louis, tu t’en fous, c'est ça? Donc mon Louis, au film d’Oliveira “le principe de l’incertitude”, le moment où les ouvriers font la sérénade au patron mon Louis,  oublie pas mon Louis, le “val abraham”, oui j’y ai pensé aussi figure toi mon Louis, alors t'es viré mon Louis, t'as vu mon Louis,  regarde ce qu'on trouve et qui a été effacé, mon Louis, et il y a ça aussi mon Louis, ça a pas encore été effacé mon Louis, bon mon Louis, j'étais un peu ivre hier soir, du coup j'ai pas grand chose à dire, j'ai mal au crane mon Louis, je sais tu t'en fous mon Louis, même je parie que ça te fait rire, je m'en fous mon Louis, ça ira mieux demain mon Louis, (mieux qu'aujourd'hui mon Louis, c'est ça que je veux dire mon Louis),  ah je me souviens d'un plan complètement excentré dans le film d'hier, ne m'en demande pas plus mon Louis, c'était très beau et c'est amplement suffisant mon Louis, tu as remarqué mon Louis, que quoique les personnages font, c'est toujours vers eux-mêmes qu'ils se retrouvent, non ça se dit pas ça mon Louis, c'est pas français, ils se retrouvent toujours face à eux-même mon Louis, et tu as remarqué que la fille mon Louis, à la fin elle est choquée de pas être une noire mon Louis, lorsque quelqu'un la décrit comme blanche, elle en est presque choquée mon Louis, elle ne l'accepte plus mon Louis, et le curé mon Louis, ah ah ah, bien fait pour lui mon Louis, bon je crois que c'est tout mon Louis, t'as vu ses seins mon Louis? Ce qui me fait penser mon Louis, pour les seins de Grâce Kelly, c'est pas dans le bon film, et c'était pas Grâce Kelly, c'est malin mon Louis, ah j'ai reçu ça aussi "J'ai vu Hyper-tension hier soir, j'ai beaucoup ri. Incroyable, la scène de baise devant la foule. Choquante".

- La critique de DVDrama sur "Hypertension", .

- Hop, , et et je m'en vais. Et .

mars 20, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.19

V, (brouillon),

- T’as vu mon Louis le DVD de “Vers sa destinée”, t’as un cours de Simsolo avant, eh on est pas à l’école hein, j’ai du aller dans le chapitrage mon Louis pour pouvoir commencer le film, non non mon Louis, pas moyen d'y accéder autrement, ah oui c’est ça que je pensais l’autre fois, Sarkosy et sa bande de salopes (alternative: de crétins), c’est au Mac-Carthysme qu’ils me font penser. Je suis obligé de mettre un point mon Louis, pour la ponctuation mon Louis, entre l'autre ordure et la phrase suivante mon Louis, pas mélanger les torchons et les serviettes mon Louis, donc point (.) mon Louis. Et même ! (!) mon Louis! T’as vu mon Louis, dans "Barcelona" il y a aussi toute cette histoire autour des livres, tu te dis que c'est pas la même chose hein mon Louis, mais si mon Louis, c'est exactement la même chose, et regarde comment elles s'assoient les jeunes filles de chez Stillman mon Louis, tu verras c'est la même manière, en parlant de cheveux roux mon Louis, je n’aime pas beaucoup “L’homme tranquille”, je sais mon Louis, ça ne se fait pas, excuse-moi mon Louis, (je sais aussi mon Louis que je n'ai pas parlé de cheveux roux mon Louis, pas grave mon Louis, pas grave du tout, pourvu que moi je me comprenne mon Louis), dis mon Louis, pourquoi je pense un peu à “L’homme qui tua Liberty Valance”? Et toujours ces mêmes parades de l’indépendance. Et le concours de tarte mon Louis, il y a pas de vainqueur? Tu sais pourquoi mon Louis? (Evidemment que tu le sais), t’as vu comment il triche mon Louis, attacher la corde au chariot ça se fait pas mon Louis. T’as vu mon Louis l’adjoint du shérif, celui qui jette son insigne, il te fait pas penser à l’autre de chez Murnau, celui qui dis “Master master”, (le procureur aussi mon Louis), t’as vu comment il se pomponne mon Louis pour aller au bal à l’autre? Et juste avant les trois femmes dans le chariot, celle la troisième qui les rejoint par derrière? Et l'autre elle est un peu trop sure d’elle-même mon Louis, elle va se faire remettre à sa place d’une façon ou d’une autre, tu crois pas mon Louis, tu as vu la séquence merveilleuse lorsqu’ils sont sous la véranda lors du bal mon Louis? T’as vu la rangée de chapeaux sur le mur mon Louis? (Les chapeaux des jurés mon Louis), c’est beau non? Bon et les film d'hier à Point Ligne plan, le premier celui d'Eléonore de Montesquiou,elle pouvait mette toute la musique qu'elle voulait, mettre le film en noir et blanc, aller en Russie, le film était toujours insignifiant, celui de Vilmouth, un moment on se dit ça va on a compris, les tuyaux les racines la femme la statue, ça va, du coup on a plus envie d'y réfléchir mon Louis, hop poubelle, bon j'aimais bien cette sorte de ressassement qui devenait comme de la hantise, pour le troisième film, celui de Marine Hugonnier, le plan magnifique absolument magnifique sur la route, (le plan juste avant celui sur l'avion),le type qui dit (en off) "je ne connais pas la fin" (de la route), les essais du travelling à l'usine, séquence très belle (parce qu'inutile aussi, mais ça on ne peut le savoir évidemment que lorsqu'on a déjà vu le film une fois), j'aime bien cette idée de la répétition de quelque chose qui n'aura pas lieu, (en gros), (alternative: qui n'aura jamais lieu), est-ce que j'avais déjà parlé de Kiarostami par rapport à Hugonnier? Il me semble non? Est-ce que j'avais dit que c'était la personne la plus impressionnante depuis Straub, (alternative: avec Straub)...

- Ce qui tombe bien, là, bon j'arrive pas à poster l'image pour l'instant, (une soirée Straub-Huillet à l'Arlequin le 23 avril),

- Ah oui j'oublie toujours de le noter, j'ai pas envie de l'aimer le navet "Coeurs" de Resnais, je ne l'aime pas, les textes sur le film sont très beaux mais je n'aime pas le film, et "Hyper-tension", la façon dont j'en parle, il a l'air un peu vulgaire comme ça, pas du tout c'est moi, le film est très drôle et pas du tout vulgaire, c'est moi qui en parle de cette façon qui pourrait faire croire que, mais pas du tout hein, et le répéter à nouveau, j'aime César Battisti...

- Interview de Jason Statham, .

- Vous croyez que Skorecki a été viré au fait? Dispensé de terminer son préavis?

mars 19, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.18

V, (brouillon),

- En finir avec le gros m'étais-je dis, d'ailleurs hier regardé la fin d'Edwardes, (comme on dit madame Edwarda), lorsqu'elle découvre qui est le meurtrier, et qu'elle s'arrête dans l'embrasure de la porte, cette sorte d'instant (de mouvement) suspendu, qu'elle est sur un pied, séquence sublime, et la fin lorsque le vieux professeur dit au mari "les maris de Constance sont aussi mes maris", ah ah, je la croyais vierge,  "les maris de Constance sont aussi mes maris", (qu'est-ce qu'ils va se prendre le mari hein), bon, moi je dis qu'il connaissait très bien la littérature le gros Alfred, bon, suis allé voir aussi "Le quatrième morceau de la femme coupée en trois", le plus surprenant dans le film est le nombre incroyable de télés qu'elle a eu, et d'aides diverses, elle suce si bien que ça Laure? Bon, ce qui est beau finalement c'est le ratage complet du film, l'ennui profond qu'il génère, on rêve d'un film où il ne se passerait rien, j'aimais bien ce côté le film n'a que trois idées de scénario, c'est vraiment mauvais et c'est beau aussi, s'en faire un film, vous voyez ce que je veux dire, de faire chier son monde, faire un film avec des histoires ridicules de normalité, je trouve ça magnifique, enfin pour le film de Laure Marsac c'est surtout raté, et mauvais, j'ai bien aimé ces moments d'attente sur le parking les trucs comme ça, on pourrait imaginer un vrai film vraiment réussi, ce qui me fait penser que je cherche à voir le film de Varda, "Cléo de 5 à 7", que j'avais en cassettes et que j'ai jeté, (oui je sais il est passé aussi sur le câble mais je suis plus cablé non plus), ça serait bien d'en faire un remake non? Pas un remake neu-neu hein, le côté de Baecque du cinéma ça va bien, je parle de cinéma hein, ça me fait penser en parlant de neu-neus, vous avez vu la première page sur le site des Cahiers f au fait, ? Vous avez remarqué, qu'est-ce qui a bougé depuis 20 ans? Ou 30? Depardieu a eu un fils. Et il fait aussi la couverture des Cahiers, (f, ne jamais oublier le f de cahiers), ce n'est pas que rien n'a bougé depuis 30 ans, c'est que seules ceux-là comptent "dear Catherine", salope va, qu'elle crève cette truie, fétichisme neu-neu de merde, et ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les "Cahiers f" c'est le supplément cinéma du Figaro, même pas du Monde, (le journal du patron à Frodon et le père de Florence), quand je vous dis que le rock'n'roll c'est un truc de la bourgeoisie maintenant, (comme le gauchisme par ailleurs), ça ne sert qu'une chose, à conserver, c'est un effet formol. La critique des Cahiers sur le film de Dahan, , les Cahiers f, la cinéphilie française qu'ils défendent, celle défendue par Libé et les autres, par l'ensemble de la critique française, c'est celle de Tacchella, ils peuvent nier, c'est le/du Tacchelisme, seul compte Resnais et Varda et quelques autres, (tant qu'il y a Deneuve dedans ou Depardieu), (Dédé comme dirait l'autre), une cinéphilie de vieux, de Mimiles comme dirait l'autre, vous imaginez à l'époque les Cahiers mettant en couverture Gabin et consorts? Bon, c'est pas très intéressant, oui oui j'aimerais vraiment pour Kuhe que le ton soit pas celui-là, mais je veux pas être aimé, jamais par ces gens, jamais, se pose toujours la question de la mise en privée, sinon beau texte sur le film de Resnais , et sur Bug aussi, se pose toujours la question pour moi qu'on pourrait écrire la même chose sur "Les Bronzés 3", (en gros), que par exemple dans les "Cahiers f", ils arrivent à écrire un article j'imagine positif, (je n'y ai rien compris) sur le film de Dahan, de toute façon il suffit de lire les "Cahiers f" pour comprendre de quoi je parle, (qu'eux par exemple c'est plus de l'idéologie de petit prof de province humaniste de centre gauche), (comme on dit en histoire-géographie), ça n'a rien à voir avec la critique plutôt avec la troisième république, manque plus que la règle, (même pas), (alternative: même pas en fait). Disons, la critique de cinéma ça repose sur un contrat, sur un truc commun, et c'est ce qu'il y a pas aux "Cahiers f", le contrat commun, (j'ose pas dire la communauté ils me parleraient de Blanchot ou de leur forum), disons le seul contrat qu'il y a aux "Cahiers f", c'est l'entente, au sens illicite évidemment, (Assayas Téchiné Colombani Desplechin Jacquot Larrieux Varda) etc), bon c'est mauvais mais compréhensible, (ce que je dis), (enfin il me semble), disons un texte de Chauvin ou de Bénédict on fait confiance, (terme impropre), Léon moins, (même Skorecki hein), etc etc, mais s'ils écrivaient le même texte dans une revue ? Disons il y a pas le service commandé? Il y a moins de soupçons on va dire provisoirement, de défense de l'idéologie française, Léon on voit bien que ça se situe là, la défense de l'idéologie française, ah ça embête hein que j'emploie ce mot "idéologie française", vous en avez un autre?  Vous pensez vraiment que Varda mérite une seule ligne par exemple, vraiment? De toute façon Léon se punit lui-même, puisqu'il participe au système qui l'exclu, (c'est à dire qu'au fond il dit merci merci), bien fait pour lui donc, ne jamais le plaindre surtout, si tant est qu'il est à plaindre, (rajout: ce que je n'aime pas chez lui dans la plupart de ses textes, c'est ce côté chuchotement précieux, regardez comme elle est belle ma vie intérieure, il est quand même imbuvable et frimeur son article sur Resnais non? Beau mais nul, non?), bref, le côté défense des intérêts supérieurs de la nation, de la petite entreprise hein, rien à foutre? Je parle pour les revues cinéphiliques françaises, genre ce qui a tué la Lettre du cinéma, (vous avez remarqué que Séguret ne s'est même pas rendu compte qu'elle paraissait plus depuis plus d'un an, sinon deux), (c'est dire qu'elle lit beaucoup la limace), au fond ces gens ne défendent même pas la petite entreprise, c'est qu'ils y croient vraiment qu'Assayas par exemple, c'est du cinéma, que c'est un cinéaste, c'est pour ça d'ailleurs qu'il faut parler de Tacchelisme, bon, on peut penser à autre chose aussi, bonne journée à moi-même...

mars 18, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.17

V, (journal),

- Je retrouve pas “la garce “ mon Louis, je sais pas ce qui s’est passé, et oui mon Louis, c’est pas la peine de me le rappeler encore et encore, tu as parfaitement raison, ça sent un peu la naphtaline les scènes que j’aimais bien dans l’autre film "Le rideau déchiré", c’est pas très grave mon Louis, c’est pas très important, c’est comment nous on le voit mon Louis. T’as vu mon Louis, ça commence comme l’autre film “Le grand alibi”, l’appartement la femme le rideau fermé etc, sauf qu’il est raté tu vas me dire, tu as parfaitement raison mon Louis, le temps de finir ma phrase et je change de film, t’as vu mon Louis Mélanie Daniel, c’est comme l’autre machin Paris, pas Cécile mon Louis, l’autre, celle qui jouait dans ce film d’horreur, je sais plus son nom mon Louis, l’héritière. T’as vu mon Louis, le film aussi il sent son Resnais, mais t'as raison mon Louis, faut pas en parler, c'est pas convenable mon Louis, mais t'as vu mon Louis, on dirait que chez les cinéphiles, ils ont vu qu'un film cette année, tu vois mon Louis quand je disais que c'était un film pour mémères le film de Resnais, pour le MK2 Hautefeuille, (je pense très fort à tante Léonie là). Ah mon Louis, c’est pas normal, t’as vu encore une fois une histoire d’inceste, la fille, c’est pas sa soeur mon Louis, c’est sa fille, il l'a eu avec sa mère mon Louis, il couche avec sa mère mon Louis, c’est évident mon Louis, et t’as vu mon Louis comment elle la regarde la mère? Pour elle la bite, (alternative: la bite du fiston), les coups de bite c’est terminé mon Louis, c’est ce qu’elle se dit mon Louis, fini terminé mon Louis. Ecoute juste la bande son mon Louis, à partir du moment où elles se rencontrent la mère du type et l'autre mon Louis, tu verras c’est surprenant mon Louis, je dis ça mon Louis parce que je lisais, c'est pas moi qui regardais le film mon Louis, mais j'entendais un peu mon Louis. T'as vu mon Louis, il y a pas de familles heureuses chez Hitchcock, jamais mon Louis, et t’as vu, ils attaquent au moment du gâteau mon Louis, t’as vu ces regards qu’ils se lancent, lorsque la mère ramasse les bouts de vaisselle par exemple, puis qu’elle est près du tableau, et le plan encore sur la mère lorsqu’elle monte coucher la fillette, c’est étrange tous ces regards, une histoire de cul je te dis mon Louis, elle se demande, oui oui mon Louis la seule question quelle se pose est est que la mère couche avec le fils ou plutôt elle essaie d’imaginer la chose, Paris Hilton elle s'appelle l'autre mon Louis, je sais mon Louis tu vas me dire voilà t’as enfin compris connard pourquoi j’avais pris beigebeider, parce que beigebeider c’est  ma Tippi Heddren à moi, oui mon Louis j’ai compris mon Louis, n’empêche mon Louis, je l’aime pas ton beigebeider. Au fait mon Louis, ça ressemble plutôt à la bande à Ruquier la bande à Bonneau non? Même humour, même générique, bon tu vas me dire qu’est-ce t’en sais connard, t’as plus la télé, oui mon Louis t’as parfaitement raison, mais je vis pas isolé du monde mon Louis, les cochoneries hein, on les entend partout mon Louis, on peut pas y échapper mon Louis, tu vas acheter un grille pain mon Louis, et tu entends Ruquier mon Louis, et la voix à Bonneau mon Louis, on dirait Durand mon Louis. Tu remarqueras mon Louis, que Rauger mon Louis, il est partout mon Louis, à la cinémathèque mon Louis, au Monde mon Louis (le journal du papa à Florence et du patron à Frodon mon Louis), à france-Inter mon Louis, c’est difficile d’exister mon Louis, il faut être partout à la fois mon Louis, (sinon on vous oublie mon Louis), ça prend du temps pour exister mon Louis, ils y passent leurs journées mon Louis, tant pis pour eux mon Louis, dis mon Louis, tu te souviens dans l'autre film la façon dont il prend congé le médecin, "au revoir " et bonsoir mon Louis,  il dit ça c'est vos nouveaux appartements et bonsoir mon Louis, c'est très beau cette sécheresse mon Louis, le gâteau mon Louis, comme chez Dickens mon Louis, quand il y a une histoire de gâteau mon  Louis, ou quand il s'agit d'autre chose mon Louis, c'est toujours par rapport à Dickens mon Louis, faut toujours penser très fort à lui mon Louis, (et à rien d'autre mon Louis), ou alors à Sade mon Louis, c'est une partouze empêchée mon Louis, le côté puritain du gros Alfred mon Louis, il a pas osé mon Louis, mais il y pensait très fort mon Louis (que les adultes allaient se taper les enfants mon Louis, un truc pédophile mon Louis). Je sais mon Louis, il était pas comme ça Alfred, je suis vulgaire mon Louis, je sais mon Louis, je sais...

mars 17, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.16

V, (journal),

- J’ai pas envie pour le Hitchcock de ce soir, je lis le résumé, j’en ai rien à foutre, mais c’est pour faire plaisir, j’ai pas envie de films en ce moment, c’est vraiment pour faire plaisir. T’as remarqué mon Louis, les femmes chez Hitchcock, elles ont toutes, on va dire des problèmes d’ordre sexuels, (un manque de pine), ah ah, mademoiselle Carmichael, c’est comme l’assistante du procureur dans New-York district, tu te souviens de la scène de danse au fait dans "Une femme disparaît mon Louis"? (rien à voir). (Je parle de la beauté de la scène en tant que telle). Evidemment, tu t’en souviens, au fait mon Louis, “textes” (ou "autres textes"), c’est copyright hein, (je plaisante mon Louis), (mais t'exagères quand même un peu mon Louis). Elle a pas encore compris mon Louis, t’as vu mon Louis elle choisi le saucisson, la saucisse mon Louis, ça t’étonnes pas je sais, t’as vu mon Louis, elle en dort pas, elle en peut plus mon Louis, t’as vu comment il filme lorsqu’elle monte, le plan de la porte, c’est étrange ce plan non? (enfin). Ah mon Louis t’as vu le regard encore sur la porte du docteur lorsqu’elle sort de la bibliothèque? Ah c’est pas la porte de sa chambre, ah si, son bureau et sa chambre derrière, “je pensais pouvoir discuter de votre livre”.

- Le mec de l’hôtel, le dragueur.

- “Chérie ne tape pas trop fort nous n’en sommes qu’au début”, dis mon Louis tu as vu son air quand elle a dit ça? Elle avait un air canaille non? “Je ne l’aimerais pas s’il était coupable" elle dit, et moi je vais me coucher. Bon, j'irais pas plus loin, dis mon Louis, t'as vu tout ce qu'elle est prête à faire pour une bonne pine la salope, ah ah, ce qu'elle veut c'est se faire baiser mon Louis, elle veut de la bite mon Louis, et les autres c'est que des bites molles mon Louis, elle leur dit en pleine poire de toute façon, "espèces de bites molles", "je veux que tu me baises, je veux que tu me fasses jouir", (voix de Françoise Lebrun), hop dodo, oui je sais mon Louis, c'est vulgaire, Hitchcock n'était pas comme ça, je sais mon Louis, je sais. Moi je dis mon Louis, que dans les films du gros Alfred, les mecs c'est des saucissons sur pattes, c'est tout. Des saucisses mon Louis...

mars 16, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.15

V, (brouillon),

- Ah là là je me dis, il se croit dans le navet de machin mon con "La dame du lac" ou quoi? On se dirait dans "Banlieue 13", (ce film sublime ne pas oublier), même genre de machine hachée, c'est un peu pénible, je préférais le film de Besson, ah ah, Google, (vous pouvez pas comprendre faut voir le film), et la phrase sublime "on dirait des nègres de Somalie", il aura du mal à faire mieux Besson. Faut dire les choses comme elles sont, la séquence est aussi belle que celle avec les hélicoptères dans "Apocalypse now". Au fait vous avez vu l'acteur il me ressemble vachement vous trouvez pas? Si vous le savez. La séquence dans le centre commercial!!! Bon c'est quoi ce film? C'est le meilleur de l'année ou quoi? Et la séquence du centre, Besson pourra jamais faire mieux c'est clair, ah ah la voiture dans les escaliers. La séquence dans le taxi, le truc de pas pouvoir s'arrêter sinon il s'endort et meurt, oui oui je sais à quoi vous pensez, une sorte de remake chaï de l'autre navet DOA, vous avez raison, probablement raison. Et alors? Celui là est mieux non? Ah oui vous êtes pas d'accord, vous préférez l'ennui distingué, (tant que c'est distingué hein). La séquence de l'épicerie, les caméras de surveillance, on voit qu'il sort avant qu'il ne soit effectivement sorti, et c'est magnifique, la séquence sublime de la piscine, comme il [en]sort complètement dégoutté. "Al quaïda Al quaïda" il dit, ah ah, on entend même ses os craquer au chauffeur de taxi! Vous pouvez pas comprendre, faut voir le film, je veux dire, je n'ai pas à expliquer un film à des gens trop paresseux ou trop cons pour ne pas l'aller le voir, entre Rivette et ce film, hein, je sais que vous préférez Rivette, moi pas, je sais que vous pourriez vous iriez voir le film de Rivette en projection privée à france-culture ou à la cinémathèque ou à Beaubourg, (je pense très fort à une connasse de festival là), (une fille qui n'allait plus au cinéma que dans les projections privées ou les festivals etc, le reste c'était vraiment trop vulgaire), c'est pour ça aussi que la télé a si bonne presse  maintenant chez les cinéphiles syphilitiques, pas seulement par rapport à Skorecki la nouvelle cinéphilie etc, ça c'est la bonne excuse, ça c'est le prétexte etc, non non la télé parce que ça permet de rester chez soit comme maman et papa, enfin chacun sa façon de voir les choses comme disait ma grand-mère. Dites, vous avez vu qui c'est ses meilleurs potes, un médecin maso et une pédale complète, (c'est tout juste si elle est pas en jupe la pédale, c'est sublime), le rouleau à pâtisserie, (vous pouvez pas comprendre), (faut voir le film je vous dis), on me dit que l'acteur principal du film de Bodet faisait partie des pouilleux qui s'en sont pris au film de Nestler samedi à Beaubourg, et l'autre qui oublie qu'il n'a plus sa main, ça fait mal hein? (Vous pouvez pas comprendre je vous le répète). La contravention. Le vieux à l'hôpital qui le traite de connard. Le braquage du chariot. Définitivement le meilleur film de l'année. sa sortie de l'hôpital absolument sublime. Vous avez vu la séquence de l'avion, c'est aussi beau que du Godard non? Vous avez vu qu'il passe d'une mise en scène complètement haché à quelque chose, une sorte de tempo contemplatif, c'est magnifique absolument magnifique. La séquence avec le portrait robot diffusé à la télé, et le mec à côté de lui qui le regarde et comprend, et qui prend sa bite pour un flingue, (vous pouvez pas comprendre), (le mec bande sous son pyjama), (et ça fait une bosse à la Balzac), (hum), le plan aussitôt après, plan d'ensemble. la séquence de la moto, bon je comprends pas pourquoi il était obligé de se foutre à poil sous son pyjama, le couple à la terrasse du café, (allez voir le film je vous dis), le coup de fil à sa copine, hop encore Google, (hum). Dites, elle est un peu bizarre sa copine non? Un peu cruche non? "T'as l'air complètement défoncé" elle lui dit, ah ah elle va se prendre un coup de bite je le sent, je crois pas qu'on puisse écrire autre chose, faire l'amour par exemple, je sais que vous préféreriez que j'écrive cela "faire l'amour" ou un truc du même genre, mais même moi avec ma copine on dit jamais des choses pareilles, je peux pas dire exactement ou précisément ce qu'on dit, mais on dit pas ça. Oui oui elle est complètement évaporée la fille. On dirait une fille genre à la Stephen Shore, ses photos de modes, et par exemple. L'oiseau, ah ah, il pourra jamais faire mieux Besson, jamais. Le plan de la foule, les coeurs qui battent, c'est plus que sublime. Je comprends toujours pas pourquoi elle a le hoquet, (à part que c'est très beau), "fais-moi l'amour" elle dit ensuite, non c'est lui qui le dit, (au début elle voulait pas hein), du coup ils baisent en public, la foule rigolarde et qui les encourage ensuite, le plan presque de coupe sur le visage d'une vieille qui aurait bien aimé se faire baiser comme ça, (je sais vous comprenez toujours pas), (tant pis pour vous je vous dis), "prends-moi devant tout le monde", là c'est elle qui le dit, ah ah, séquence sublime, vous pensez que c'est crapoteux c'est ça? Comme vous voulez... "Je suis là tranquillement sur le toit", les états d'âme du mec, de la brute, ah ah; bon il en a plus maintenant, hop, "il y a écrit du con sur mon front"? Bon, c'était comment le livre là, le titre, "Mumbo Jumbo"? C'est ça? Moi je dis rien hein. Mais bon. Je sais vous connaissez pas non plus. Je sais Shore et Ishmael Reed, vous vous dites non c'est un film de merde et les Américains sont tous des incultes, je sais que vous le pensez très fort, mais voilà,c'est votre problème comme on dit non? (Si vous êtes cons). Ah, elle a une culotte blanche. "Come on", "No wait"! Zut elle dit, j'ai oublié ma pilule, oui le film est encore pire que vous ne l'imaginez, bien pire, les plans dans la décapotable jaune, la lumière sublime, ah ah elle lui fait une pipe, (elle arrête avant (qu'il éjacule) pour pas qu'il s'endort), le plan sur le visage de la fille lorsqu'il va achever les crevures, le sous-titre à l'envers, (définitivement un film génial), à l'hôtel Lindt , le plan sur le présentateur de télé, le regard complètement vide, (presque creux même), (hum), à un autre moment lorsqu'un des gangsters veut tirer sur l'hélico et que le chef l'en empêche, oui, ça a encore à voir avec l'art contemporain, hop, bonne journée à moi-même, les dix premières minutes sont épouvantables, le reste est magnifique, le film s'appelle "Hyper-tension", je retourne le voir, c'est dire, au fait, vous aurez remarqué que le type tient jamais en place j'imagine, (je me comprends)...

- Une petite interview de Laetitia Benat, , on peut en trouver de mieux j'imagine, quelques résumés de quelques une de ses vidéos ,

mars 15, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.13

V, (journal),

- Ah mon Louis j’aime bien ce que tu dis sur Hitchcock, sur "Les 39 marches"*, ce que tu disais plutôt mon Louis, il y a longtemps, je t’expliques mon Louis, je cherchais "La garce" de Vidor, et je le trouve pas, pourtant je l’avais vu il y a peu mon Louis, bref je trouve à la place ce film d’Hitchcock “Le rideau déchiré”, aucun souvenir de lui mon Louis, alors je cherche des infos mon Louis, j’en trouve évidemment pas mon  Louis et je tombe sur ton texte des "39 marches" mon Louis, et je me rends compte 5 minutes après mon Louis, que je le regarde pas mon Louis le film, que je fais autre chose, et pourtant mon Louis un moment je lève la tête et il y a pas de différence mon Louis, j'ai rien loupé mon Louis, tout était très clair mon Louis, t'as remarqué mon Louis comment ils parlent distinctement dans le film j'imagine, et t’as vu mon Louis, on s’en fout au fond de suivre le film, et pour ce qu’il vaut hein, oui c'est ce que je me suis dit au début mon Louis, oui parce que je l’avais déjà vu le film mon Louis, évidemment mon Louis, c’est le générique qui est beau mon Louis, et sur le film de Téchiné mon Louis tu te souviens tu parlais de Provence Ducros, j’en ai les yeux qui piquent encore mon Louis. Dis mon Louis, tu crois que mes saucisses Herta ça vient de là, de ta Provence? (...) Ah mon Louis mon Louis, tu nous manqueras, tout ce que je t'ai piqué c'est incroyable, j'en ai aucun souvenir en plus mon Louis, tu vas me manquer mon Louis. Bon je dis n’importe quoi mon Louis, je suis un peu ivre mon Louis, et je pense à autre chose, t’as vu mon Louis, au film finalement on s’y intéresse un peu à force, c’est sa femme ou quoi au fait, excuse-moi mon Louis j’ai pas suivi, d’un côté je dirai oui, de l’autre non, mais pourquoi elle lui fait la morale alors je me dis, trop de musique quand même tu trouves pas mon Louis, t’as vu quand elle quitte la table mon Louis, (et qu’elle apprend qu’il va à Berlin?), ah ah elle est dans l’avion aussi, tu as vu après le flou sur son visage mon Louis, c’est magnifique non? Moi je te dis qu’il trahit pas mon Louis, sa femme est trop belle, une histoire de sexe mon Louis, d’odeur mon Louis, mon Louis, il y a des filles, on passe un temps fou à les lécher, c’est pas des filles qu’on quitte mon Louis, je divague mon Louis, c’est de ta faute de toute façon, ah ah elle est encore là, t’as vu mon Louis, c’est comme si elle flottait, elle est toujours là mon Louis, flottante mon Louis, pas loin mon Louis, c'est beau cette façon mon Louis qu'elle a d'être toujours là, presque collante mon Louis, c'est magnifique mon Louis, bon c’est pas sa femme mon Louis, mais tu le savais déjà toi mon Louis, moi je m’en souvenais plus mon Louis, je me souviens plus de L’étau mon Louis, un de mes films préférés pourtant mon Louis, (d'Hitchcock mon Louis), ah tiens son briquet ne fonctionne plus à l’autre, (lorsqu’il parle des hot-dog mon Louis), et lorsqu’il ouvre la porte de communication entre les deux chambres, qu’elle est de dos à la fenêtre, puis le plan suivant mon Louis, c’est absolument sublime non? Dis mon Louis, lorsqu’il sort de l’ascenseur, les femmes qui nettoient le sol, c’est par rapport au tableau de l’autre tu crois? T’en sais rien mon Louis je te fatigues? Excuse-moi mon Louis, je recommencerai plus, je ferai des efforts mon Louis. Ah oui mon Louis, je voulais dire plus haut, certaines filles on passe un temps fou à leur bouffer la chatte, etc etc, c’est plus français de cette façon mon Louis, on dit bouffer la chatte, ah ah, et la salle avec les carreaux et les colonnes, ça vient pas de l’autre là, machin? Oups, excuse-moi encore mon Louis, t’as vu mon Louis, la campagne, et lorsqu’il sort du musée un peu avant, ça ressemble vachement aux USA non? Il a pas pu s’empêcher mon Louis. Evidemment c’est pas un traître, tu m’étonnes mon Louis, une histoire de sexe mon Louis, de foufoune mon Louis, t’as vu le plan sur les deux mon Louis lorsque l’autre lui parle de cadeaux? C’est évidemment exprès mon Louis que c’est mal cadré, qu’elle est un peu excentrée la parente de sa mère au type mon Louis, il va mourir l’autre je le sais, t’as vu mon Louis, on dirait du Melville sa mort, elle va s’y reprendre à plusieurs fois je parie mon Louis, je l’avais dis mon Louis, et maintenant la pelle mon Louis, je ne sais pas si je m’en souvenais mon Louis, le gaz je parie, je m’en souvenais alors mon Louis, t’as vu mon Louis, le cerveau les souvenirs c’est magnifique non? On s’en souviens pas et pourtant si, elle était sublime cette séquence mon Louis, non? Bon je comprends pas pourquoi il refonctionne le briquet mon Louis, je te l’avoue. La moto mon Louis, c’est bien évidemment pas rapport à Psychose, mais ça aussi tu le sais mon Louis, “I want to be with you”, t’as vu ses robes à la fille mon Louis? Bon je fatigues mon Louis, t’as vu la musique mon Louis lorsqu’il lui dit la vérité, et ses larmes ensuite? C’est sexuel je te dis mon Louis, mon Louis, chez Hitchcock les femmes ne veulent qu’une chose, c’est jouir, je suis fatigué mon Louis, j’ai envie d’aller dormir mon Louis, j’ai les yeux qui se ferment tout seuls mon Louis. Et le phare de la moto mon Louis, on dirait qu’il est encore allumé, c’est possible ça tu crois? Ah ah la scène du tableau. Et sa fiancée au fait? Ah ben oui je suis bête, excuse-moi Mon Louis, la fatigue. Le désespoir de la comtesse, (la folle), la séquence à la poste, l’attente. Carole qui dit “c’était bien hein quand même je l’avais jamais vu oui j’ai bien aimé“, allez hop dodo? Une pipe? Hum, branlette.

- Le film/clip de Robert Frank, "Run", .

- * "Le génie de ce film, c’est qu’il a l’air de n’obéir à aucune règle, aucun storyboard. (...). Il ne s’agit pas de “jouer vrai” comme chez Cassavetes ou Pialat, maniaques de l’impressionnisme et du détail, mais plutôt de suivre sa pensée, de rêvasser tout haut, de laisser le film courir le risque de se perdre... (les 39 marches)".

mars 13, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.11

V, (journal),

- Mon Louis, t’as vu, les deux premiers plans du type, sur la lande et l’espèce de gros plan ensuite sur lui, ça t'as pas fait penser à Dreyer? Et l’autre qui dit “non je ne perds jamais la tête”, comme elle dirait "non je ne mouille jamais", tu as vu son air offusquée mon Louis, "non je ne regarde jamais les hommes", enfin elle l'a pas dit ça hein. Oui oui mon Louis je sais, je parle de Hitchcock malgré mes promesses, eh ho mon Louis, je revois tous les films de Hitchcock ces jours-ci, et c’est le premier dont je parle. Dis mon Louis, t’as vu le texte de présentation de "Fenêtre sur cour", à hurler de rire non? C’est Douchet tu crois qui a écrit ça mon Louis? Je me moques mon Louis. T’as vu dans Sabotage mon Louis, personne ne parle plus de l’enfant une fois mort, tu crois que ça préfigure Psychose? (Oui t'as raison, hum mon Louis). Même moi mon Louis ça m’a choqué, t’as vu mon Louis, pas seulement les deux types qui n’en parlent plus, mais la soeur un peu aussi, bon je t’apprend rien mon Louis. Pour “Fenêtre sur cour” mon Louis, c’est bien évidemment pour les seins à Grâce Kelly que j’ai voulu le revoir, il y a un passage que j'aimais bien, mais le plus drôle mon Louis, c’est que je me suis endormi, du coup j’ai rien vu mon Louis, mais c’est que partie remise mon Louis, j’ai le DVD maintenant mon Louis. Dis mon Louis t’as vu comment il s’échappe, c’est comme dans l’autre film où il se mettait en plein milieu du défilé, et là il se met dans la foule de l’audience d’à côté, mais je t’apprends évidemment rien mon Louis. Les gens mon Louis, à chaque fois s’attendent à ce qu’il prenne la fuite, lui préfère rester sur place, c’est plus prudent mon Louis, c’est la meilleure fuite mon Louis, le surplace, ils s’y attendent pas mon Louis, jamais. Tu as vu mon Louis que les jeunes filles d’aujourd’hui ressemblent à nouveau aux héroïnes d’Hitchcock, oui mon Louis, j’aime mon époque mon Louis, et les jeunes filles mon Louis, pardonne-moi mon Louis. Et t’as vu sa bouche à la fille du film mon Louis?

- Chez Hitchcock mon Louis, (rajout), les filles sont toujours surprises...

- T’as vu mon Louis, elle s’avance de la même façon vers son père, la séquence où il l’appelle dans son  bureau, que l’autre lorsqu’elle sort de la salle de bain dans l’autre film, t’as vu ensuite à la fin mon Louis, les regards du père et de la fille, du père lorsqu’il voit sa fille embrasser l’autre, je te dis qu’ils couchaient ensemble mon Louis, le père et la fille mon Louis, de toute façon mon Louis, tu vois bien que dans "Sabotage" le mari et sa femme, on aurait pu dire au début frère et soeur, il a fallu qu’il précise le Gros Alfred mon Louis, sans ça on s’en serait pas douté mon Louis. Dis mon Louis, tu crois qu'on pourrait dire que chez Hitchcock il s'agit d'apprendre à sortir des bras de son père? Qu'il s'agit de sortir des bras de son père? Oui je sais mon Louis, je sais, il ne s'agit pas obligatoirement de sexe, enfin d'inceste, mais comme la mère est souvent pas là mon Louis, dans ses films au gros Hitchcock, on peut pas dire qu'il s'agit de sortir des jupes de sa mère mon Louis, de maman mon Louis. Et t’as vu mon Louis, lorsque je dis que chez Hitchcock vaut mieux rester en pleine lumière, le type l’autre veut se cacher, et c’est comme ça qu’il se fait avoir, chez Hitchcock mon Louis, se cacher c’est rester en pleine lumière, jamais l’inverse, mon Louis, chez Hitchcock, un homme est une promesse de jouissance, c’est quelque chose d’inconnu mon Louis.

- C’est pour toi mon Louis, , je sais mon Louis je sais, t’aime bien Beigebeider, (un peu comme avant on aimait Sollers mon Louis je sais tout ça je sais), mon Louis, je suis toujours surpris quand j’entends parler de Beigebeder, enfin Beigebeder à la télé, dis, ça veut dire qu’il est encore à la télé? Tu veux dire que tu l’as pris comme représentatif, comme symbole du pire, comme une sorte de monstre, comme notre devenir infâme, tu veux dire mon Louis que Beigebeder est notre futur, une sorte de mutant sans âme mon Louis. Dis mon Louis, tu réfléchis trop je crois, tu vas finir par faire des insomnies mon Louis, sinon tu voulais dire mon Louis, que Beigebeder c’est que des pixels? Un truc à la Cronenberg? Dis mon Louis, t’as vu ce qu’il lui met Troncy à ton copain Lefort dans le dernier Frog? (le lien de leur site un peu vide pour l'instant quand même, ), (et pas mis à jour du tout même). Tu vois mon Louis, je suis pas le seul à dire des choses méchantes, mon Louis, et comprend bien mon Louis, si tu te retrouves à la rue à t’ennuyer, c’est de la faute à Gérard mon Louis, (et à Antoine Samuel Olivier Didier et tous les autres), (et toi compris un peu mon Louis), c'est pas la faute à Eric mon Louis. Dis mon Louis, tu veux dire que Frédéric c’est Frodon, son cousin? Un mec de la famille? C’est ça? Excuse-moi mon Louis, je t’embêtes, tu veux qu’on te laisse tranquille, “laissez-moi finir en paix”! "laissez-moi en paix pour mes derniers jours", "laissez-moi tranquille", excuse-moi mon Louis...

- Rajout: Je ne regarde jamais d'autres hommes que mon père, c'est pour ça qu'il aura ce regard à la fin le père mon Louis, il verra qu'elle lui a désobéi, qu'elle en a regardé un autre que lui, (mais t'as vu mon Louis, le dernier plan, ça fait trio non?), oui t'as raison mon Louis, hum... Hop partouze!

- Dis mon Louis tu auras remarqué la petite phrase assassine et anodine en fait d'Acrimed sur les Inrocks, quelque part "l'hebdo bobo" qu'ils disent, dis mon Louis, c'est quoi un bobo? Un magazine bobo? C'est quoi ne pas l'être? Ah oui je sais mon Louis, c'est comme lorsque Gabriel Lecouvreur (alias Le poulpe mon Louis si tu te souviens), donc c'est comme lorsque Gabriel Lecouvreur disait dans ses aventures nulles qu'il valait mieux lire "Le parisien" que Libé mon Louis si tu te souviens, je sais pas pourquoi mon Louis, mais en écrivant ça je pense un peu à ça, va savoir mon Louis, pourquoi j'ai des pensées tordues comme ça, excuse-moi mon Louis, je me demande ce qu'ils lisent lorsqu'ils ont un peu de temps libre mon Louis les neu-neus de gauche et du dimanche, à part fumer mon Louis, comme d'autres mon Louis boivent du Coca-cola mon Louis, (les ménagères de moins de 50 ans mon Louis), je sais tu vas me dire mon Louis, ils vont au cinéma mon Louis, dénoncer l'hypocrisie du réel mon Louis, je veux dire mon Louis, pour ces théoriciens situationnistes, il faut entrer gratuit partout mon Louis, c'est révolutionnaire mon Louis, (d'être un pouilleux mon Louis), je veux dire de se dire de gauche à moindre frais mon Louis, ils me font penser aux porc de Zaléa TV mon Louis, moi ça m'a fait penser aux gens d'Occident attaquant la foule de l'Odéon mon Louis, la même haine de la culture mon Louis, la même incompréhension de la chose, mon Louis, sorry sorry de dire des choses pareilles mon Louis, (sorry avec l'accent hein mon Louis,), (de qui tu sais mon Louis), moi j'aime pas les gauchistes pouilleux et incultes mon Louis, dénoncer l'hypocrisie machin de la cinéphilie mon Louis, ah ça non mon Louis, moi mon Louis, je préfère être à la cinémathèque qu'au concert de Lili Marlen mon Louis, avec Line Renaud mon Louis, je parle de Polnareff hein mon Louis, (me dis pas qu'elle y était pas mon Louis, je l'y ai croisé mon Louis), (je m'abritais de la pluie mon Louis si tu te souviens bien), (qu'il pleuvait mon Louis), (et que moi j'étais à la cinémathèque mon Louis), (puis ensuite je me suis abrité à l'entrée des loges mon Louis, un truc comme ça), bon c'est un peu confus mon Louis, sorry mon Louis sorry, (avec l'accent mon Louis, de qui tu sais mon Louis), sinon c'est de ça dont je parle évidemment mon Louis, ils étaient aussi parait-il à la cinémathèque mon Louis, chez Serge et Claude mon Louis, j'avoue que j'ai pas aimé sa phrase à Hyppogriffe sur l'hypocrisie des messes bourgeoises et cinéphiles mon Louis,  ni de s'en prendre à la programmatrice mon Louis, trop facile mon Louis, ce sont des porcs c'est tout mon Louis, dans les séance un peu difficile mon Louis, difficiles et mêmes gratuites mon Louis, on les voit pas les connards, trop bobo probablement mon Louis, et connivents mon Louis, ils préfèrent Pierre Carle probablement mon Louis, lire ça à ce propos mon Louis, et pendant qu'on y est ça aussi qui n'a rien à voir mon Louis, pour la dernière partie de l'article mon Louis, avant que Lefort ne crie au chef-d'oeuvre absolu mercredi mon Louis, et ne fasse le portrait de l'actrice jeudi mon Louis, ben oui mon Louis, pour Lefort être homo c'est un critère comme un autre mon Louis, de qualité mon Louis, moi je crois pas du tout mon Louis, à part chez Sokurov mon Louis, ou chez Warhol mon Louis, sinon non mon Louis,  c'est pas un critère mon Louis, je sais mon Louis, tu vas encore dire que je suis homophobe mon Louis, tant pis mon Louis, tant pis. Mon Louis, tu te souviens du film plus qu'ignoble de l'amant à Lefort sur les sans-papiers dans un bus? Voilà mon Louis, tu comprends maintenant pourquoi je déteste Lefort mon Louis. Dis mon Louis, Troncy il est pédé hein? Non? t'en sais rien?  Ah oui c'est vrai mon Louis, puisque de toute façon on peut être juif et antisémite de nos jours, si si mon Louis, demande à Morin mon Louis, ou lis ce qu'on écrit sur toi mon Louis, et mon Louis, tu auras évidemment deviné mon Louis que c'est la même Martine  ici et là mon Louis, bon mon Louis, qu'on t'accuse d'antisémitisme, c'est pas nouveau non plus hein, ( mon Louis), et ça répond pas à la question mon Louis, est-ce que Troncy est pédé ou pas, je sais pas mon Louis, je m'en fous mon Louis, je sais que pour Lefort et Séguret (je sais mon Louis je sais, il faut dire la limace Séguret, je sais mon Louis je sais, excuse-moi mon Louis), je disais que pour eux les deux crevures, c'était, c'est important ce détail mon Louis,  mais moi je m'en fous mon Louis, je sais juste que Lefort est une merde mon Louis, et j'en sais déjà top mon Louis, je veux dire mon Louis, qu'on préférerais que les gens écrivent moins de conneries mon Louis, qu'ils n'en écrivent pas du tout d'ailleurs mon Louis, déjà mon Louis, comme ça tu aurais gardé ta place mon Louis, t'aurais pas pris ta retraite anticipée mon Louis, tant pis mon Louis, tant pis, je vais acheter mes carottes mon Louis, je suis fatigué mon Louis, je vais aller me recoucher aussi, et puis j'irai voir ce film "Grandma's boy", film sublime j'espère mon Louis, bon ce que je disais sur les gauchistes mon Louis, c'est que les écouter dans leur ensemble, il reste plus rien mon Louis, en exagérant à peine mon Louis, que TF1 ou Beigebeider mon Louis (ou Thomas Lélu mon Louis), c'est le même panier comme dirait l'autre mon Louis, tu crois qu'ils lisent quoi mon Louis, pour se tenir informés par exemple mon Louis, ils lisent ps mon Louis, ils s'informent pas, un truc de bobo c'est ça mon Louis, ah ah, on dirait du Beigebeider ça hein mon Louis, ou du Thomas Lélu,

- Ah oui mon Louis, le lien d'une copine, .

- Bon ça me fait penser, , et à ça aussi,
 

mars 11, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.09

V, (à venir),

- Les chaussures en caoutchouc, les cacahuètes, (...), le film ce sera une histoire de montage me suis-je dit un peu plus tard, c'est par rapport à deux ou trois travellings que j'avais pensé ça, sa propre vie comme un ensemble m'étais-je dit, une accumulation de détails m'étais-je dit, j'avais bien aimé la façon qu'il avait eu d'effacer la phrase "Marvin Mysles était la fille la plus excitante que j'ai jamais connue", le plan lorsqu'il la quitte, la séquence dans les escaliers, (la lumière alors sur son visage ou son cou), la séquence du mariage absolument sublime,

- Rajout: de détails trop bien réglés, on pourrait même dire, à force de régler sa vie dans les moindres détails, on la loupe, le happy-end n’y changera rien, bien que le happy-end chez Vidor est/soit probablement des plus sincères...

mars 9, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.08

V, (brouillon),

- Vous voyez je vous l'avais dit, nous sommes déjà amis, nous ne sommes pas encore de vieux amis, mais cela viendra, je vous le promet. Je vous remercie beaucoup, et vous suis reconnaissante de m'avoir conseillé le film de Clint Eastwood, j'ai un peu honte de l'avouer, c’est un réalisateur que je connaissais très mal, vous aviez tout-à-fait raison de parler de Ford et de Griffith à son sujet, et je vous en remercie, je voudrais revenir un peu sur le dernier film de  David Lynch, excusez-moi si je suis indécente, il n'est jamais convenable de regarder trop en arrière, mais je me suis demandée ce matin si son film ne ressemblait pas un peu aux films de Laetitia Benat, il m'a semblé que Laetitiat Benat avait fait des films assez proches, je sais que vous ne les avez probablement pas vus, excusez-moi alors de parler d'elle, je crains de plus la faute de goût en disant qu'il me semblait que les films de Laetitia Benat étaient beaucoup plus beaux, pardonnez-moi d'oser dire une chose pareille, d'ailleurs je crois qu'il vaut mieux ne plus dire de bêtises, il vaut mieux ne plus  continuer sur ce sujet, cela ne se reproduira plus, j'éviterai tous les sujets qui fâchent dorénavant, excusez-moi encore, je suis un peu confuse, il faut s'efforcer de bien se tenir en société, d'être une personne agréable et de bonne compagnie, je crains de ne pas l'être assez, excusez-moi, je ferai des efforts, j'ai donc vu ce film magnifique de Clint Eastwood, je vous remercie à nouveau de me l'avoir conseillé, c'est si gentil de votre part, j'ai trouvé, excusez-moi de mal me tenir, le film un peu trop Japonais, excusez-moi de dire cela aussi brutalement, j'ai trouvé que les Japonais du film ressemblaient à ceux du film je crois qu'il s'appelait "Tora Tora Tora", ce n'est pas que je les ai trouvé caricaturaux, oh non, jamais je n'oserai dire une chose pareille, je les ai trouvé, excusez-moi de dire cela, un peu énervés, peut-être était-ce aussi cette horrible musique, j'ai voulu demander au projectionniste d'où elle venait, mais devant son air gêné, je n'ai pas insisté, j'avoue que la séquence du courrier m'a mise les larmes aux yeux, saviez-vous que le lieutenant Nishi (là) a réellement existé? Si ce n'était pas le cas, je suis contente de vous apprendre quelque chose, je crains pourtant d'être à nouveau désagréable mais il m'a semblé que la séquence du repas entre les deux officiers ne servait à rien, je vous prie de me pardonner d'avoir pensé cela, je suis parfaitement conscience qu'un film repose d'abord et avant tout sur son scénario, et je suis consciente qu'il y a des règles dramaturgiques à respecter, excusez-moi encore, cela ne se reproduira plus, je n'aurais jamais du oublier qu'il fallait avant tout humaniser les personnages, (je ne veux absolument pas dire parce qu'ils sont en plus Japonais, excusez-moi si je laisse penser cela), j'ai encore mauvais esprit trop souvent, je vous demande encore de m'en excuser, ce sera la dernière fois, je sais qu'en ayant cette attitude insoumise et même impertinente, je risque de vous lasser, je ferai des efforts à l'avenir je vous le promet, et nous serons amis, il me semble quand même, et veuillez à nouveau m'en excuser, qu'il y a beaucoup trop de flash-backs, je suis confuse, sincèrement confuse de donner à penser que le film ne serait pas aussi beaux qu'on ne le dit, ce n'est pas mon intention et le film est comme vous le dites si bien, magnifique, pardonnez-moi de mal m'exprimer, je ferai des efforts, ce qui est clair s'énonce clairement, j'avoue que j'ai eu honte lors de la scène de flash-back avec le chien, veuillez m'en excuser, j'ai un peu honte d'ailleurs de ne pas beaucoup aimer le sépia du film, mais je crois que c'est parce que j'ai mauvais esprit, pardonnez-moi encore, excusez-moi aussi de ne pas avoir aimé la séquence d'exécution des deux prisonniers, ça ne se reproduira plus, je suis désolée, sincèrement désolée de paraître aussi mal-élevée,  il m'a semblé simplement mais je sais bien entendu que c'est à tort, vous avez raison de me le rappeler,  il m'a semblé que c'était aussi quelque chose ayant à voir avec le scénario, oh non, je n'irai pas jusqu'à dire que cela avait à voir avec la psychologie, je crois que je ne vais plus écrire ici, vous avez raison de me le proposer, il est vrai que lorsque l'on est pas capable de voir l'extraordinaire mise en scène du film, il vaut mieux ne pas écrire sur le cinéma, vous avez tout à fait raison de le souligner, je suis confuse vraiment, je ferai des efforts à l'avenir, je crains de n'être pas à la hauteur, et de vous faire perdre votre temps, excusez-moi, je ferai réellement des efforts, je sais que je ne réponds pas vraiment à vos attentes, que je vous ai déçu, je vais m'efforcer d'être parfaite je vous le promet, 

mars 8, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.07

V, (ultra-provisoire),

- Toute personne sensée, Parisienne et bien née, se rendra dès aujourd'hui au Jeu de paume pour la rétrospective Pierre Léon et quelques amis à lui; de lui je n'aime pas du tout "Nissim dit Max", "Octobre" et je n'aime guère son adaptation d'Oncle Vania, je n'aime pas beaucoup les films d'Arnold Pasquier, ni ceux de Vladimir Léon, je me fous d'Etoile Violette, (j'aime beaucoup Mods mais tout le monde le sait), le film de Civeyrac présenté est une merde absolue, mais le voir pour la fin qui ressemble à ce qu'il y a de pire dans les courts-métrages français, il y a quelques films de Skorecki qui seront projetés. La redonne d'Eva Truffaut est magnifique, (on le trouve en ligne ), il y a le dernier film d'Anne Benhaïem, (et deux autres d'elle), il y a le film sublime de Pascale Bodet, "Horezon", le film de Biette "Le complexe de Toulon"...

- Texte de présentation d'Anne-Marie Guérin:

Dans le sillage d'une mère russe et d'un père français, Pierre et Vladimir Léon quittent Moscou (leur ville natale) pour Paris en 1975, à l'âge de 16 et 6 ans.

Pierre, au cours de ses études de cinéma, fait la connaissance de Mathieu Riboulet. Vladimir rencontre Harold Manning et Arnold Pasquier à l'université, où il obtient un DEA portant sur Salò de Pasolini. Pierre et Mathieu écrivent, tournent et interprètent, avec Sonia Saviange, un premier film en 1981 grâce à du matériel détourné. En 1988, Pierre, alors pigiste à Libération, est recruté par Louis Skorecki pour jouer dans Les Cinéphiles et enrôle son frère, qui lui-même retrouve Harold Manning sur le tournage. Alternant les traductions de poésie russe (Marina Tsvétaïéva et Alexandre Blok), les tournages de ses propres films et ceux des autres, Pierre écrit également pour Trafic. Au cœur de cette poétique de la fraternité qui va au-delà du lien familial, Vladimir, acteur de tous les films de son frère, réalise des documentaires, dont Atcha, tourné en Inde avec Arnold Pasquier en 1995.

Octobre de Pierre Léon est sorti en salles en novembre 2006. Il a depuis réalisé Guillaume et les sortilèges et va tourner L'Idiot l'été prochain. Sorti en juin 2006, Le Brahmane du Komintern de Vladimir Léon — qui prépare actuellement un film sur Tocqueville — a été primé par les jurys de nombreux festivals.

Marie Anne Guérin

mars 7, 2007 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink

2007.03.05

V, (brouillon),

- Je m'appelle Martine Cruche, je vais écrire ici à partir d'aujourd'hui, et je serai votre amie. Je crois que c'est un bon début, vous ne trouvez pas? C'est la moindre des choses de se présenter. Vous verrez, nous serons amis. Je serai votre amie et vous me direz ce qui vous fait plaisir. Ne trouvez-vous pas que cela ressemble à du Carver? Je sais, vous avez raison, Carver ne commençait bien entendu jamais comme cela, Carver n'était absolument pas comme cela, vous avez tout-à-fait raison, je suis absolument d'accord avec vous, mais pourtant relisez bien ses livres, relisez bien tout ses livres, vous verrez, vous comprendrez que Carver je n'ai jamais été un garçon, je sais vous allez me répondre, “tu ferais bien de relire toi-même Carver connasse”! Ne soyez pas vulgaire je vous en prie, voilà on pourrait ou aurait pu commencer comme cela, sur de bonnes bases, et reprendre tout à zéro, reprendre tout au début, mais je ne sais pas si cela est possible. Aujourd'hui je vais voir le dernier film de David Lynch, j'ai un peu peur d'être déçue, j'ai un peu peur de m'ennuyer, je ne devrais pas je le sais. Jj'espère du fond du coeur que le film sera beau, que je passerais un agréable moment, je vais passer une bonne après-midi je le sais, et vous verrez nous serons vraiment amis, je serais une jeune fille parfaite, je serais toujours d'accord avec vous, je serais sirupeuse à souhait, j'ouvrirai peut-être les commentaires si on m'y autorise, (je sais par contre que je n'ai pas le droit et n'aurais jamais le droit de parler ici des films d'Hitchcock), c'est un peu dommage mais nous ne faisons pas toujours ce que l'on souhaite n'est-ce pas, j'espère prendre mes marques assez rapidement, et que vous serez nombreux à me lire et à m'écrire pourquoi pas, vous verrez vous aimerez absolument tout ce que j'écrirais, et j'écrirais absolument tout ce dont vous avez envie, je serais toujours de votre avis, je vous ferai toujours plaisir, je veux être votre amie, et je suis prête à tout pour cela, j'aimerais absolument tout ce que vous aimerez, tout ce que vous souhaitez que j'aime, j'aime déjà tout n’ayez aucune crainte, je crois qu'il faut être ainsi dans la vie, avoir un comportement agréable, être à l’écoute des autres, il faut absolument voir la vie du bon côté, c'est comme cela que l'on trouve le bonheur, je suis donc allée voir ce film de David Lynch dont j'avais tellement entendu parler, ne trouvez-vous pas que la première séquence est magnifique? Et cette pièce plongée dans la pénombre, et ces visages un peu floutées, ces voix un peu étouffées, les lapins, j'ai beaucoup aimé, je me suis demandé s'il avait aimé le film Pierre Alferi, je me suis vraiment posée la question pendant quelques secondes, je me suis tout de même demandé si Godard ouvrirait un site et ferait payer son accès, mais je fus aussitôt à nouveau tout de suite de bonne humeur, puis j'ai pensé à cette chanson de Sonic Youth, s'appelle-t-elle Alice aussi? Et au film de Franju aussi à propos du lapin, bien sur vous avez tout à fait raison de me le rappeler, c'est si gentil de votre part, oui évidement chez Franju il ne s'agissait absolument pas d'un lapin, dites-moi, ne trouvez-vous pas la décoration de la maison un peu chargée? Je n'aimerai pas y habiter, (les pièces claires ont ma préférence). Et lorsque cette horrible femme dit "Si nous étions demain, vous seriez assise là-bas", et qu'elle montre le divan du doigt, vous pensez qu'elle montre réellement le divan? ne montre t elle pas un peu la bande même du film? Excusez-moi je suis un peu confuse, je ne suis pas encore habituée, ne trouvez-vous pas qu'elle montre une matière même, peut-être une projection, je m'embrouille excusez-moi, je ferais des efforts, mais comment dit-on pour les moments d'oubli, les trous de conscience, des absences? On dirait comme des absences vous ne trouvez pas? C'est absolument magnifique, et la beauté du film me suis-je dit un peu plus tard, vous serez probablement d'accord avec moi, est ce léger ennui qu'on ressent, ce sentiment de voir les rushes du film, ce sentiment d'être physiquement dans une salle de projection, j'ai beaucoup aimé ce côté non monté du film, ce côté brut, c'est comme si nous scrutions quelques choses vous ne pensez pas? Comme si le cadre existait presque deux fois, presque physiquement, excusez-moi d'employer à nouveau ce terme, il n'est jamais très bon de se répéter si souvent, j'aimais bien aussi, c'est ce que j'ai encore pensé, le côté comme si le film avait été monté par un autre, et lorsqu'elle acceptait le verre du type à la place d'aller à la gym on ne savait plus vraiment oui c'était bien ça, c'était le film, le plan magnifique sur son épaule lorsqu'elle dit à propos du resto Italien "On se voit après", vous avez remarqué évidemment lorsqu'ils s'embrassent, personne n'a filmé cette séquence, c'est comme si c'était nous qui voyons cela, c'est comme si nous étions assis quelque part, ah je m'exprime mal encore, je suis confuse, excusez-moi, je voulais dire qu'on a le sentiment que c'est un cadrage qui n'existe pas, mais un détail, je voulais dire en partie cela, excusez-moi encore... La séquence où elle se sauve du plateau est magnifique non? Celle où elle s'aperçoit? En face. Il y a des images en trop me suis-je dit, il y en a réellement en trop, et c'est ça il y en a en trop, (...), j'aimais bien ce trop plein, ce pli presque qui se formait, je ne sais pas si je m'exprime bien pardonnez-moi, oui vous avez absolument raison d’ailleurs, il ne s’agit pas de pli, vous avez tout-à-fait raison, il ne s'agit pas de pli. Vous avez-vu lorsque celle qui dit "quelqu'un de familier sera là", on dirait Laure Limongi non? Vous ne trouvez pas? Et lorsqu'elle dit “breakfast”, cette séquence où elle s'accroupit ensuite, puis qu'elle rentre avec des courses, c'est absolument terrifiant vous ne trouvez pas? Un moment je me suis dit que c'était toujours les mêmes images, un côté 33 tours, je me suis demandé si c'était pour cela qu'il filmait un disque justement, il fallait que cela soit sans fin, c'est ce que j'ai pensé à ce moment là, à force d'ailleurs on se disait que ce n'était même plus cela,  vous n'êtes pas d'accord avec moi?  On dirait presque des moments d'absence à nouveau, je n'ose employer le mot souvenirs, je sais qu'il a été trop souvent employé ici, (je ne devrai pas dire cela excusez-moi), un moment il y a eu quelque chose de très beau, c'est ma propre vision de la salle, les fauteuils, les quelques personnes, je me suis dit que j'étais exactement à la bonne place, j'étais contente, et contente d'être venue, d'être là. C'était beau cette séquence où elles se mettaient à danser, (les deux fois). Ensuite je me suis dit que c'était quelque chose qui avait à voir avec la répétition le film, et presque de la reconnaissance, je ne suis pas certaine, excusez-moi, ah il est l'heure je dois partir, je vous souhaite à tous une bonne journée,

mars 5, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.04

V, (brouillon),

- Il faudrait pour mes anciens posts que je corrige des trucs, les fautes d'orthographes, deux ou trois précisions etc, mais j'ai pas le temps, tant pis, c'est dommage de fermer et des laisser les choses comme ça,  en même temps comme je pense le mettre en privé, ça se verra pas, l'autre jour je pensais à un truc, je l'avais pas noté, je me disais que ce à quoi par exemple on reconnaissait un neu-neu cinéphile c'était par exemple qu'il préférait le film de Jacquot "La fille seule", au film de Resnais "L'année dernière à Marienbad", évidemment personne, aucun neu-neu ne dira, jamais un neu-neu ne dira qu'il préfère le film de Jacquot, ne l'avouera comme ça, toujours s'agissant du film de Resnais que c'est pas la même chose, que ce n'est pas comparable, que c'est différent, il ajoutera même in fine, que le film de Resnais est un classique, vous avez vu sinon ce que c'est le navet de Jacquot? C'est quand même du cinéma touche-pipi non? Et sa dramatisation à deux sous et cache-misère. En quoi on peut l'aimer le film de Jacquot? Pour ses travellings pré Van Sant? Vous êtes sûr de ça? Je veux dire, vous vous certain pour la signification des travelling (en gros)? Vous êtes sûr que c'était pas des travelling touche-pipi cinéma-vérité de mes fesses? Du naturalisme à la con? Du cinéma d'h/auteur? Oui Jacquot, c'est de répondre à l'idéologie du cinéma vérité d'h/auteur de merde de seconde zone français, le naturalisme cinéma vérité français (ou Belge), (les deux Dardennes). Ca, c'était pour dire que je puis éventuellement trouver des qualités au film de l'autre con, disons pour revenir sus ses travelling à Jacquot, par mauvaise conscience, oui parce que je lui reconnaît certaines qualités au fond, au film à Jacquot, ses travellings c'était pas plutôt pour coller au plus près du personnage, de sa vérité, il s'agit pour lui de filmer le travail, (oh Alain!), (Bergala), la vérité de la situation, du lieu machin mon cul, mais il y a pas de dimensions on va dire supérieure à ses travelling bidons, il y a rien que la vérité du cinéma naturaliste français, pas d'absurdité, pas de métaphysique à la Elephant si vous voulez, (l'autre Elephant, celui de Clark), il y a rien de tragique chez jacquot, pas de mouvement(s) tragique(s), juste de la frime et de la gratuité, sinon de la fatuité, mais sinon alors un neu-neu c'est quoi encore (rajout), c'est celui qui parle plus du film de l'autre crevure Jacquot en général que du film (Marienbad) de Resnais qui parle plus de Resnais en général que du film Marienbad de Resnais, (alternative, qui parle plus de Resnais en général que du film de Resnais Marienbad en particulier), un des plus beaux plans du cinéma ces dernières années c'était celui dans spanglish, l'arrivée des bonnes le matin, des bonniches plus exactement, je sais ça choque, on peut dire aussi celles qui lavent la merde de la bourgeoisie, c'est effectivement plus exact, celles que l'on retrouve épuisées le matin dans les Mac Do, (et/ou souvent, en pleine nuit attendant le bus), je sais qu'on préfère la phrase à l'autre putain kaganski, (une autre ordure de Neuilly), sur les bonnes, sur la bonne du film à Truffaut, (le papa des neu-neus), les bonnes à trousser, on préfère les bonens sexy, pas épuisées, celles qui écartent les jambes, pas celles qui dorment sur les bancs ou sur les banquettes, il y a que Benoit Jacquot qui en fait une boniche sexy de son boudin avec sa gueule de Céline Dion et son regard de vache, sexy et meilleure que les autres, pas du même monde, au-dessus, pas pareille, "je suis pas comme eux moi", c'est toute la différence avec le cinéma Américain mon Louis, un film Américain, même avec une star, jamais la star ne sera mieux que ses collègues, jamais elle sera au-dessus, en france si, en france on marque sa différence, il y a la sexy celle qui a une histoire, et les autres, les autres n'étant rien, n'existant pas absolument pas, justes là pour montrer par contraste que le boudin à Jacquot est la plus belle avec sa moue boudeuse et ses yeux pas lavés, (pour un peu on s'attendrait à ce qu'elle bave), bref, du cinéma Kaganskien,  (c'est-à-dire, on imagine bien l'autre porc se touchant pendant le film et se remémorant sa jeunesse fantasmée), pauvres merdes... Il paraît qu'on peut faire des "c cédille" (ç) en majuscule, je sais pas comment... Ah oui pendant que j'y suis, vous avez lu les deux articles de Séguret (Libération) à propos de l'expo de Lynch? Godard en a pas eu autant non? Il a eu droit à un article horrible d'Antoine de Baecque non? Vous avez vu, il ajoute même Pialat dans son article, il y  a eu une expo de toiles nulles à Pialat? Vous savez dans quel musée? Mais sinon, oui, moi Lynch, j'ai plutôt un préjugé favorable, (et que c'est quelqu'un de plus sympathique que Godard aussi), ce qui me pose problème dans la couverture médiatique, et de son expo et de celle de Godard, la différence de traitement, est que Godard, je vois très bien ce qu'il a apporté au cinéma, Lynch non il a fait de beaux films, bons j'en suis déjà moins sûr, vous voyez ce que je veux dire? Bon, si on disait, pour Bug, si je disais plutôt, que j'aurais préféré qu'il fasse un remake de "L'empire des sens" Friedkin"? Dis au fait mon Louis, c'est ton copain Beigebeider qui lisait des phrases d'un livre de Medhi Belhaj Kacem (président du jury du festival de Brives), en se marrant à la télé, avec ses amis? Non? Il les lisait à l'antenne et se marrait non?  Bon tes fréquentations te regardent après tout mon Louis, ah oui je parlais du film de Friedkin, j'aimais bien les premiers plans, les deux "travelling" sur la fille lorsqu'elle était sous la véranda le perron de l'hôtel, et le plan large du ciel, on dirait un circuit électronique non? ( Et le film à Truffaut pendant que vous y êtes), bon je suis fatigué, on se rend compte tout de suite que le film sera mauvais, vous avez vu les dialogues, pff, vous avez vu comment il respire le type, c'est pour qu'on comprenne bien, c'est ça? On dirait une pièce de théâtre en fait me suis-je dis très rapidement, (je voulais partir, je me suis endormi à la place), (c'est dire), un moment on comprend qu'il y aura rien, que ça sera une suite d'images, mais rien de plus, bon, un moment j'ai compris que j'étais devant le film de Stéphane Brizé*, (je plaisante à peine), et je me suis cassé, hop,

- Bon sinon mail: "Il y avait donc Antonio Casillas, le directeur (rugueux), Raquel, les cuisinières et encore trois ou quatre personnes. En gros, ils nous prenaient pour des branleurs jusqu'ici et ils ont été impressionnés par ce qu'ils ont vu. Raquel était carrément émue, le directeur s'est mis à me parler
de son enfance, etc... A la fin, il nous a dit:"C'est bon, on le fait avec vous..." et a convenu de se revoir avec Emmanuel pour discuter planning. (...) Après, il y a leur limite à eux, en terme de temps, de présence, de pouvoir et d'assurances... Mais ça y est au moins, ils sont convaincus qu'on n'est pas là pour les faire chier. Ouf... Et vraiment Raquel a été impressionnée par vos photos, parce qu'elle imaginait que vous étiez une sorte de fouineur ou de chiffonnier et du coup elle s'en est voulu d'avoir été un peu rude avec vous
".

- He mon Louis, ça devient un mot à la mode le machin à Frodon "C'est dégueulasse d'arrêter. C'est petit. C'est tout rabougri", oui mon Louis c'est à moi que ça s'adresse, c'est à propos de moi...

- Et aussi, ça me fait penser avoir lu que le propriétaire de Libération et Colombani, (le père de Florence, le patron à Jean-Michel (Frodon), le directeur du Monde, soutiendraient Sarkosy,

- Trouvé ça chez Schneiderman.

- Petit cadeau, et ,

- * Un copain à Azoury.

mars 4, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.03

V, (brouillon),

- Les choses vont reprendre leurs cours mon Louis, tout va rentrer dans l'ordre, Vidor c'est terminé mon Louis, j'ai vu tous ses films mon Louis, c'est comme mon blog mon Louis, fini terminé mon Louis, j'en ai marre mon Louis, j'arrête je me fâche mon Louis, terminé oui, plus une ligne, il y en a marre, de toute façon mon Louis, une semaine après, je sais plus ce que je disais mon Louis, ça sert à rien mon Louis, et puis je dis n'importe quoi mon Louis, c'est pas parce qu'on me croit mon Louis, que c'est la vérité, oui oui plus une ligne mon Louis, la paix enfin mon Louis, bon mon Louis, je suis tout de même allé au cinéma hier, c'est pas parce que j'ai arrêté Kuhe que je vais plus au cinéma mon Louis, t'as vu mon Louis, Ruby, elle a pas d'histoire mon Louis, ils veulent pas, on lui laisse pas sa propre histoire mon Louis, il y a cette phrase mon Louis qu'on lui dit, "espèce de traînée, habillée en femme du monde", voilà mon Louis, je me suis dit à ce moment là que c'était toujours pareil, on lui disait sur tous les tons, et tout le monde, au fond me dis-je, elle porte le deuil du film mon Louis, pas seulement son histoire, le film est très mauvais mon Louis, c'est le plus mauvais de Vidor que j'ai vu, le pire, un film complètement asphyxié (alternative: asphyxiant) mon Louis, je m'en vais mon Louis, c'était mon dernier post mon Louis, je ne reviendrais plus mon Louis, j'en ai marre mon Louis, je te l'ai dis je suis fâché, fâché et fatigué mon Louis,c'est pour ça mon Louis, le bateau à la fin, elle erre mon Louis, et c'est pour ça que l'autre flotte dans le marais mon Louis, demande à Gonzalez-Foerster et à Pareno mon Louis, ils t'expliqueront mieux que moi mon Louis,

- Un petit truc d'amour-propre mon Louis, .

mars 3, 2007 in Spectre 01 | Permalink

2007.03.02

V, (à venir),

- De toute façon j'arrête, hier c'était le dernier post, fini terminé, j'en ai marre, dites, vous avez lu la cochonceté de Frodon, "génie d'Eastwood", tu m'étonnes qu'il ait pas viré Mia Hansen-Love le gros barbu, (faut dire aussi que virer le petite amie d'Assayas ça demandait du courage), (comme de dire la vérité à propos du film de la fille du patron), (je veux dire le courage chez certains, c'est pour ainsi dire pas très convenable, c'est presque de l'impolitesse), (je me moques), Eastwood sinon hein, c'est le sujet qui compte, rien de plus, il y a rien de plus je veux dire, Hawks, que je n'aime pas plus que ça, je lui reconnais plein de trucs, on va dire au minimum une pensée sur le scénario, qui peut dire la même chose sur Eastwood? Eastwood vous pouvez l'affirmer ça qu'il ait une quelconque pensée, le prouver je veux dire? Evidemment que non, c'est au mieux une sorte de Duvivier en mieux, (je veux dire que Duvivier était mieux), ah mon Louis, nique lui sa mère au gros Frodon, (je te jure je ferai plus aucune remarque à ce sujet), sinon j'ai enlevé les insultes d'hier, j'avais promis que je le ferai plus alors je les ai enlevé, bon, de toute façon j'en pense pas moins, (plus pire), ah oui et l'article de Mathieu Riboulet sur les Spy-films, c'est dans Trafic n°13, "La rareté du bonheur", et le film de Vidor mon Louis, au Mac do une nana qui envoie chier un type, (au téléphone) "t'auras [plus] ni mon cul ni rien",  bon le film de Vidor, on se dit justement c'est un film de Vidor, qu'est-ce que c'est un film de Vidor,  au fait j'ai beaucoup de mal avec les neu-neus qui le lisent, (eux les cahiers, (non  que je veuille me comparer avec eux hein)  eux donc les Cahiers, les Cahiers