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25/03/2007

V, (journal),

- C’est stupide mon Louis, voilà ce que j’ai pensé lorsqu’il s’éloigne, c’est stupide de faire ça, (au sens idiotie mon Louis), c’est un gag je me suis dit ensuite, depuis quand personne n’avait osé cela me suis-je dit ensuite revoyant la scène, et lui il insiste en plus me suis-je dit, Bill Douglas, il reste plus que le sable et il le filme mon Louis, il bouge pas d’un poil mon Louis, ah ah ah, c’est magnifique mon Louis, c’est même pas un gag mon Louis, il se débine c’est différent, “j’en ai soupé”, “j’en ai jusqu’à là tu comprends” il aurait pu dire dans un film français d’avant-guerre, on pourrait même dire mon Louis, il sort du film mon Louis, ah mon Louis, deux minutes de Bill Douglas vaut toute l’oeuvre entière de FrançoisTruffaut, et encore mon, Louis, je vois large, il y avait peut-être pas deux minutes que le film était commencé mon Louis, c’est dire mon Louis, et l’autre ensuite qui lui dit face aux pyramides, "qu’est-ce que tu en penses? Exulte! Exulte, tu est en train de contempler une des sept merveilles du monde”. il allume une clope mon Louis, il lui en veut presque mon Louis, tu as vu son regard buté mon Louis? Mon Louis tu sais quoi, moi je me dis il comprend très bien la chose, c’est l’autre qui en rajoute, je n’aime pas ce terme mon Louis, la séquence des arrêtes mon Louis, au réfectoire, c’est pas la plus belle scène du monde? C’est à pleurer en tout cas mon Louis, et la musique mon Louis, je dirais que c’est Maryline mon Louis, je me la repasse mon Louis, tu as vu comment il dit “tu veux que je te montre”, c’est sa maman mon Louis, tu parlerais d’opacité sinon (par rapport) face au poisson mon Louis, ou de quasi analphabétisme, (sinon d’autisme même)? De colère tout au moins non? Et t’as vu la séquence d’après mon Louis, lorsqu’il lui saute dessus et qu’il dit allons vis un peu, qu’il le gronde mon Louis, gentiment mon Louis, et qu’ensuite ils se courent après, et que l’autre dit “tu ne m’attraperas pas”, c’est toute la différence avec Pialat cette beauté mon Louis, cette sorte d’humour mon Louis, chez Pialat mon Louis, on est du côté de la phobie sociale mon Louis, toujours de toute façon du côté du social mon Louis, les gens chez lui ne sont que des êtres sociaux chez lui mon Louis, c’est assez détestable mon Louis je trouve, (Pialat est un âne de toute façon mon Louis), il y a du mépris chez lui je trouve mon Louis, je parle de Pialat toujours mon Louis. Chez Pialat mon Louis le monde est médiocre, il est social mon Louis, il y a que les gens médiocres pour croire au social dans le monde mon Louis, ça n’existe évidemment pas mon Louis, tu as remarqué mon Louis, chez Pialat les personnages n’ont pas de temps à eux, jamais mon Louis, pas un instant mon Louis, chez Douglas mon Louis, regarde la séquence où il y a cette avion qui passe, tout ce temps mon Louis, c’est magnifique mon Louis, tu vois au fait la différence mon Louis, entre ce film et celui de Léon? T’as vu mon Louis, dans les deux films il est question de lecture, (et de littérature Russe mon Louis, rajout), sauf que chez Léon mon Louis, c’est pour se distinguer, c’est réellement le mot exact mon Louis, c’est d’ailleurs la seule réalité du film si l’on puis dire mon Louis, dans le film de Douglas mon Louis, le réel c’est le monde mon Louis, excuse-moi d’être un peu pompeux mon Louis, d’employer des grands mots mon Louis, chez Douglas mon Louis, c’est par la forme que le monde vient (ou est là) mon Louis, chez Léon mon Louis, déjà il faudrait mettre le nez dehors mon Louis, le seul héritier de Bill Douglas mon Louis, c’est Sokurov mon Louis, (ne vas pas penser que je suis pédé mon Louis), la seule suite au film mon Louis, c’est “’l’Eclipse” mon Louis, sommairement mon Louis, comme on peut parler de Ford pour avant lui mon Louis, oui mon Louis tu te dis que j’exagère que je dis n’importe quoi, tu pourrais tu me traiterais d’ivrogne mon Louis, eh mon Louis, j’ai bu qu’une bouteille de 25 cl mon Louis. Aujourd’hui, ça me fait penser mon Louis, j’ai racheté un Carson Mac Cullers aujourd’hui, ça faisait longtemps mon Louis, t’as vu mon Louis, lorsqu’ils sont contre le mur à côté de l’affiche de Niagara, qu’ils discutent, à ce moment là je me suis dit que tu comprendrais enfin pourquoi j’aime pas le cinéma français d’h/auteur mon Louis, voilà t’as compris pourquoi mon Louis, sans jeux de mots mon Louis, ils sont pas à la hauteur mon Louis, et n’en ont rien à foutre mon Louis, Bill Douglas mon  Louis, c’est le seul qui fût à la hauteur de John Ford mon Louis, d’une certaine façon mon Louis, ce film a à voir avec son film “Qu’elle était verte ma vallée” mon Louis, (peut-être même plus beau mon Louis, je ne sais plus, je vais le regarder à nouveau mon Louis, je me souviens très bien de la séquence du mariage mon Louis, tu t'en souviens toi aussi, non?), et ces mouvements d’appareils, transversaux qui balaient la pièce mon Louis, (je reparle du Bill Douglas hein mon Louis), juste après que l’autre lui ait proposé de venir lui rendre visite et pourquoi pas d’habiter chez lui, c’est pas exactement pour ça qu’a été inventé le cinéma mon Louis, pour cette séquence là? Mon Louis faut que je te parle de la duchesse de Guermantes, je n’oublie pas mon Louis, bon d’ailleurs je vais me coucher mon Louis, (c’est pour ça mon Louis que pour l”instant je veux plus internet, pour aller me coucher mon Louis, et lire mon Louis),  dis mon Louis, tu sais que maintenant je me lève tous les matins à 6 heures? Tu vas pas me croire mon Louis, mais lorsque je sors ensuite, je suis surpris qu’il y a autant de monde dans les rues, si mon Louis, c’était à ce point là, mon Louis, ah oui mon Louis, le bout de sein pour illustrer un livre de Jane Austen, c’est pas chez 10/18, mais ils sont pas très loin je crois de toute façon mon Louis, avec la fille je crois en léger déshabillé (comme on dit mon Louis), et le Carson Mac Cullers mon Louis, c’est bien évidemment “La ballade du café triste” mon Louis,

mars 25, 2007 in Spectre 01 | Permalink