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29/04/2007

V, (brouillon),

- De toute façon m'étais-je dit, (venant ce matin, de honte et en catastrophe, retirer des photos), même si ça ferme pas encore, en septembre c'est certain, et non seulement on s'ennuie déjà avais-je pensé, mais sans moi ce sera pire avais-je pensé, on s'ennuiera encore plus avais-je pensé, fait chier Skorecki, ça aurait pu être le plus beau blog cinéma français, m'étais-je dit le plus bordélique, celui où on va pour se faire fouetter, le blog dont tout le monde rêve, reviens mon Louis, (je veux pas dire à la maison), (mais on s'ennuie déjà mon Louis). Les raisons pour lesquelles on s’en va, m'étais-je dit encore, on ne les connaît vraiment parfois que plus tard, disons on ne les verbalise que plus tard, entre-temps avais-je pensé, on n’en a bien souvent qu’une idée, une humeur plus exactement, pour le film d’hier de Sokourov c’était ça, je savais exactement pourquoi je partais du film, (hormis le fait que je l’avais déjà vu et que je ne l’avais pas aimé déjà), il y a quelque chose qui patinait m’étais-je dit, qui ne prenait pas, il y a l’idée dans ce film de s’en défaire, de s’en défaire au plus vite, de cocher quelque chose, quelque chose de mécanique à l’oeuvre, "Sauve et protège" m'étais-je dit, c'est le seul film raté de Sokurov, une sorte de brouillon dont il s'était désintéressé très vite, brouillon d'autres films à venir, à moins que ceux-ci ne fussent le remord, la honte éprouvée m'étais-je dit, évidemment m'étais-je dit que "Sauve et protège", plutôt évidemment que "Le soleil" doit tout à "Sauve et protège" m'étais-je dit, dans "sauve et protège" m'étais-je dit, Sokourov ne sait pas bien quoi faire de tout ça, ce n'est pas la mise en forme qui manque me disais-je, (dans l'absolu si), comme si systématiquement c'était la mauvaise prise m'étais-je dit encore, comme si c'était ce qui restait d'un film, (cela dit, la scène de baise au tout début, était la preuve absolue que Dumont était un âne), j'aimais bien aussi lorsqu'elle entrait dans cette sorte de cour de ferme, toute la séquence, avec le tapis la robe les vaches etc, la séquence un peu plus tard où elle et son amant son sur une sorte de talus, qu'une femme est à sa fenêtre avec une tasse, de toute façon m'étais-je dit, dans le film, ils ne sont jamais seuls, il y a toujours quelqu'un qui les observe, comme si l'image n'avait que trois côté m'étais-je dit, on s'attend toujours à ce que quelqu'un entre m'étais-je dit, et pas seulement les acteurs, les personnages m'étais-je dis,

- Mail: "Je viens de re-regarder Parc Central de D Gonzalez-Foerster. Je trouve ça vraiment bien (et c'est grâce à vous si j'ai pu en avoir connaissance)"...

- Des ciné poèmes de l'autre neu-neu chef de bureau, on en trouve aussi , lui préférer le livre d'Alféri, et les films d'Alféri, chez Alféri, vite dit, ça devient comme une matière autonome, ça ne crie pas sa faim d'être aimé pour son monde intérieur, sa poésie pouêt pouêt intérieure balisée par le bon goût, (une cinéphilie permise), (sinon autorisé),  (un monde intérieur permis), (sinon autorisé), Sicard est un âne, ses textes ne sont pas seulement mauvais, ils sont comiques, risibles, pathétiques, sans intérêt, j'avais toujours oublié de le citer Sicard ici, c'est dire son insignifiance, dites, il y a personne pour hacker le site des Cahiers f au fait? Sicard, c'est le genre à ne même plus fréquenter les salles de cinéma, c'est le genre à n'y aller que lors des séances privées de france-culture, de toute façon la cinéphilie en france, (et aussi ailleuyrs hein), c'est une cinéphilie complètement réactionnaire, les mecs se croient rebele en aimant Rivette ou Ozu ou Ford, tss, même les Straub c'est pas faire preuve d'originalité à les aimer dans l'absolu, c'est sans risque disons, ça participe du monde intérieur, de la Jocondisation des esprits, (alternative: de la Jocondisation de la cinéphilie), (copyright Rollet),

- Ah oui, les films des Straub seront édités par les éditions Montparnasse...

avril 29, 2007 in Spectre 01 | Permalink

28/04/2007

V, (brouillon),

- Oui m’étais-je dit (Mon Louis mon Louis), anecdotique et réactionnaire, plus exactement traquant l'anecdote, en faisant sa seule esthétique, (sa finalité), (alternative: sa finalité somme toute réactionnaire), je m’étais dit aussi, la fiction au fond, c’est une masse de temps situé dans un lieu donné, (je sais mon Louis tu te dis que j’ai encore la main dans le pantalon et que je me gratte les testicules), (pas du tout alors mon Louis, mais alors pas du tout),  mais c’est bien de ça qu’il s’agissait, mon Louis, ça ne prenait pas, ça signifiait, (je veux dire mon Louis, qu’à la place de fictionnaliser, cela signifiait), (l’action de), réactionnaire parce qu’anecdotique, c’est-à-dire, il n’y avait pas de sens qui se faisait jour, qui apparaissait peu à peu, sauf celui de l’ironie, cela se voulait vaguement, cela se cachait plutôt derrière une sorte d’humour qui se voulait pince sans rire, à la Tati, il ne s’agissait pourtant que d’une chose, (Mon Louis mon Louis), montrer au patron que ses employés ne foutaient rien, tout simplement réactionnaire puisque ce n’était pas le système qui était moqué, mais le particulier, (même pas la composante du système même pourrait ton ajouter), non ce qui était moqué c’était l’humain, le gros, le laid, un réactionnaire a ceci de particulier est qu’il n’aime jamais la ou les personnes filmée(s), nulle tendresse chez lui, ce qui est filmé est toujours moqué, est toujours ridicule, est toujours surtout abaissé, contrepoison absolu, ce film vu à Point Ligne Plan montrant les derniers jours d’un chantier naval, où les ouvriers semblent oeuvrer effectivement à quelque chose qui leur échappe,n quelque chose de presque surnaturel, eux même filmés comme des quasi dieux, (terme impropre), disons pour Loznitsa, on ne pouvait pas compter sur eux, (on pourrait dire malicieusement qu’il y avait déperdition de la fiction), (et pourquoi pas fiction déçue pendant qu’on y est?), (mais ne pas oublier une chose, la distance ironique qu’il y mettait), ("Aujourd'hui nous construisons une maison", de Sergeï Loznitsa),

- Ah oui remercier les Cahiers f pour leur texte sur Thoret et Ciment, oui oui bravo, remettre à leur place les porcs, c’est ce qu’ils ont fait, enfin surtout Burdeau, ne jamais oublier, lorsqu'on croise Thoret, lui cracher à la gueule, (le savater ensuite), et sinon , (rien à voir), (eh oh je précise à nouveau que je suis pas pédé hein),

- Bon, on me demande si le blog de Skorecki c'est un fake ou pas, j'avoue que je suis pas certain, il y a des gens, genre Thomas Lélu assez cons et qui ont assez de temps et de culture pour le faire, lui ou ses amis de Chronic art, (etc), disons à 80% c'est le vrai Skorecki, et sinon oui, se prendre des commentaires insultants dès le premier post, (par quelqu'un qui a l'habitude de cela), (Atabekian en sait quelque chose), oui comment dire, c'est pas très encourageant, je dirais même plus, les gens de chez Kawas, de chez Contrechamps, sont des habitués de ça, relire "Le bureau des pleurs", , je parle pas de Sandrine Marques* en particulier, je l'ai jamais vu s'abaisser jusque là, je parle des gens, les neu-neus qui commentent chez elle, et qui composent la majorité de son lectorat, sinon de ses amis, exemple donc, sixième commentaire sur le blog de Skorecki "Moi, je dirais plutôt LES NON DUPES ERRENT (référence à l'état d'accablement dans lequel m'a laissé la vision des "Ruses de Frédéric")"; d'un certain Orphée, pour lui calmer son bonheur comme il avait écrit quelque semaines auparavant à Atabekian, , eh oui, le neu-neu qui avait écrit ça "votre petite  fascination de Garrel chic et chiqué ne  passe pas forcément pour  tous les yeux un peu non connivents", c'était lui, on remarquera que c'est toujours la même obsession, et la même autosatisfaction, il y a que lui évidemment qui comprend tout, relire les deux posts et comparer, et lire sa prose entière chez S...

- * Je n'irai pas jusqu'à dire par ailleurs que nous sommes amis, mais presque, (pardon pour les puristes), 

avril 28, 2007 in Spectre 01 | Permalink

27/04/2007

V, (brouillon),

- Comme si on m'avait mis un sac en plastique sur la tête m'étais-je dit, prenant mes jambes à mon coup, il restait deux films, mais m'étais-je dit, lorsqu'on est capable de programmer ce genre de choses, le reste ne peut qu'être pire, déjà m'étais-je dit, entre le premier, celui de Frank Smith, qui était déjà quelque chose d'assez effroyable, et le second dont je n'avais pu que m'enfuir, je cherche une expression,une phrase, je ne trouve que ce mot, rire, ou rire nerveux, la première blogue de la soirée, je ne voulais pas dire ça, je ne vois pas quel terme correspond, puisqu'il est hors de question d'employer des mots comme film ou cinéma pour ces choses programmées par Arnold Pasquier hier soir à  Point Ligne Plan, oui donc la voix off de la première blague, diction parfaite, (enfin dans l'idée qu'ils en ont), voix inspirée etc, la voix la scansion me dit quelque chose, puis je comprends, ça vient de chez Straub, on est à france-culture quand même, et à Point Ligne Plan, (Frank Smith dirige les ACR), oui ça vient la chose sonore, du film des Straub, "Une visite au Louvre", voilà on est des gens cultivés, et il s'agit nous prévient Frank Smith, (comme Woody Allen a une époque prévenait les projectionnistes que le flou c'était voulu), donc il s'agit nous prévient Smith, d'une expérience radicale, qu'on se le dise hein, à la fin la voix justement, c'est marqué de qui c'est Emmanuelle Riva, eh ho, (mon Louis), on est chez les gens cultivés hein, Resnais etc, alors Riva c'est pour le cachet, (comme on dit des demeures), quelqu'un de normal, pas une grande dame donc, je veux dire pas une grande dame du cinéma  comme on dit aux césars et dans le cinéma français, d'h/auteur et/ou pas, c'eût été par on va dire, bien trop vulgaire, une sorte de fange, on est dans le marsmallow quand même, dans cette esthétique là hein, dans les soirées poétiques de chez arte ou de france-culture, entre gens de bonne compagnie, entre poètes, et pas chez les bouseux, (disons qu'on est à la place de tertre) ,  bon bon bon,  ce qui est filmé sinon, pas loin du fond d'écran m'étais-je dit, de l'économisateur d'écran m'étais-je dit, en tout cas pas plus m'étais-je dit, je m'étais dit, putain les mecs sont allés au USA pour ça?  Ah ah c'était bien la peine avais-je pensé, ça s'achète aussi les stocks shots c'est comme ça qu'on dit?), m'étais-je dit, et Getty image, c'est pas fait pour les chiens m'étais-je dit, bon, merde j'ai perdu le reste du post, (déconnexion sauvage), la seconde blague, (ou farce), (vous y mettez le sens que vous voulez), c'était pareil, mais en pire, cent fois pire, image floutées et solarisées, le son traité de la même façon, de la poésir pure, selon l'idée qu'il s'en faisait Pasquier et Point Ligne Plan, puisque c'est Merlhiot qui aimant beaucoup le film de Smith ("le vent le vent"), disait-il, avait proposé à Pasquier d'organiser une soirée, (une image du second truc ), la pâte collante de Mauro Santini, la pire soirée Point Ligne Plan, ah oui, à un moment dans la bonne blague à Frank Smith, il y avait ce train, je m'étais dit oui là il devrait pas y avoir de voix off, il aurait pas du en avoir,  le mec était même pas assez cultivé pour ne pas la mettre,  je fais exprès d'employer ce mot, peut-être qu'il avait essayé après tout m'étais-je dit, puisque à la fin le film en était plein de ses silences signifiants et poétiques, il y avait même un écran noir de quelques secondes avant le générique, radical il nous avait prévenu hein, bon, bonne journée à moi-même...

- Alternatives: Disons pour leurs bonnes blagues, que c'est l'équivalent d'un interlude, c'est plus de l'ordre, de l'esthétique de l'interlude que du cinéma.

- Il n'y a pas plus de monde, de cinéma, chez Smith, que dans un économisateur d'écran,  (et que le regard est le même)...

- Ah oui, vous avez probablement remarqué en lisant un peu le blog de Skorecki que là encore les références, c'est encore les années 50 ou 60, Lang etc, les mecs concernant leur monde intérieur, c'est dans la limite des classiques autorisés, le gros Alfred, Ford, Lang etc, un des exemples le plus caricatural étant bien évidemment les ciné-poêmes de l'autre là Jacques Sicard, que du bon Goût, Rivette Ozu etc, rien de vulgaire, que du monde intérieur, aimé moi aimez-moi, lire ce commentaire hilarant trouvé chez leur égérie "J'aime tellement Ozu... Merci pour ces textes", en une phrase tout est dit, Sicard, on trouve toute son oeuvre , à suivre, alternative "leur petit monde intérieur autorisé, (et autorisé par l'académie), (genre l'inspection académique)...

- Lu dans Libé, , "une page Variétés qui souligne mieux le côté ludique et généreux de la culture". Ah ah, la bonne excuse, il veut dire par là qu'il veut que Libé doit ressembler encore plus au magazine "Trois couleurs" de MK2, les crevures emploient toujours de beaux mots très jolis pour leur saloperies, le problème est que la culture, ça a jamais été ludique, les jeux le sont, suffit de voir leur machin "Ecran", pour comprendre que ce qui compte chez eux c'est le fun,


avril 27, 2007 in Spectre 01 | Permalink

25/04/2007

V, (brouillon),

- Qu’est-ce qui fait que j’aime autant les films de Delmer Daves m’étais-je dit, ceux avec Troy Donahue particulièrement, une sorte d’innocence Fordienne? (terme impropre et un peu facile), (sinon nunuche, sinon neu-neu). Pour l’innocence probablement, c’est ce qui fait aussi m’étais-je dit que j’aime autant Whil Stilman m’étais-je dit, chez Daves m’étais-je dit il s’agit de garder ses rêves, de les garder malgrès tout, (je n’en sais rien en fait), mais un état d’enfance à l’oeuvre c’est évident m’était-je dit, il s’agit au fond de ne pas perdre ses illusions, même après n’être plus vierge m’étais-je dit, de ne pas perdre son temps finalement, d’être toujours la même, (ou le même), Troy même chez Walsh ça sera encore la même histoire, le début sublime de “Rome adventure” sinon, oh là là ces couleurs pastels, je fonds devant les couleurs pastels de chez Daves, (avais-je pensé), bon, le départ du paquebot, on va pas revenir là-dessus, (je me comprends), ah ah, quand même,     s’en est presque obscène, (il y a toujours ce genre de scène d’observation sinon chez Daves non?), ah ah, le télégramme, tiens il a encore un polo rouge Troy... Ah ah, un meeting de soutien à l’UMP à l’entrepôt, comme quoi, oui je sais la démocratie machin tout ça, mon cul oui, les mecs de l’entrepôt sont juste des ordures de droite Sarkozistes, l’entrepôt, c’est zone UMP, chasse réservée, (comme on dit zone de rétention), (avis personnel), (sinon avis tout court).  "Frigide Brigitte", eh mon Louis, je l’ai déjà vu le film hein, c’est drôle comme dans ce film les plans semblent ne s’adresser qu’à moi, et la libraire, elle est incroyable non? je connaissais pas la Stregga (ou Strepa) comme alcool tiens, qu’est-ce qui fait sinon qu’on s’ennuie un peu dans le film me dis-je un moment? Peut-être que les lieux sont là avant, et qu’ils ne sont pas habités me dis-je, lorsqu’ils se prennent la main, et le mec qui chante, (ah oui dans L’adventura, la séquence musicale, très à la Wong Kar-Waï, la fille qui écoute de la musique dans sa chambre je crois), la scène irréelle de la bagarre, est-ce qu’il se fait une joie Daves, qu’on y croit pas une seconde? Oui évidement? (Skorecki dirait “t’es con ou tu le fais exprès?”), bon, ils passent trop de temps à faire les touristes quand même, en même temps j’aime bien qu’il se passe rien, (c’est juste un peu chiant), enfin là le problème c’est que c’est plus du tourisme qu’autre chose, (tout en restant du cinéma), la ballade en scooter, (c’est le son qui est incroyable à ce moment là), vous avez remarqué que les rues sont absolument vides, partout où ils passent? Qu’est-ce qui ne va pas dans ce film? Ils sont face à eux même, (et c’est ennuyant), et c’est pas très glorieux finalement, (aussi), toute la séquence au “studio” de la fille, l’autre fille, je remarques une chose, il n’y a pas de plan signifiant chez Daves, (enfin c’est en partie faux), (le retour en taxi par exemple, si sublime), disons, il n’insiste pas, Biette dirait il ne surcadre pas, (Skorecki dirait “connard c’est moi qui l’ait dit”), (alternative: “Skorecki dirait connard c’est moi qui l’ait dit en premier”), moi, j’en sais rien mon Louis, de qui a dit qui, je dis moi-même ce qui me plaît mon Louis, l’arrivée à l’hôtel, au fond mon Louis, Walsh était jaloux, il a juste voulu recommencer, jaloux ou autre chose, sinon revoir le dernier Ford aussi, puisque semble-t-il ce serait la suite de "Rome adventure" d'une certaine façon, (vous croyez que c'est tiré par les cheveux hein?),

- Mon Louis, qu'est-ce que tu racontes comme bêtises parfois,

- Lu ça dans Libé ce matin: Nicolas Sarkozy a réagi au quart de tour en laissant filtrer son intention de créer, lui aussi «un nouveau parti centriste». L'autre ordure, il s'arroge même le droit de créer un parti "d'opposition" (à sa petite personne), (petite étant le terme exact), (en tous les sens du mot), 

avril 25, 2007 in Spectre 01 | Permalink

24/04/2007

V, (brouillon),

- Ca serait quoi la différence avec un film de Mizoguchi avais-je pensé subitement, (regardant "Ils n’ont que 20 ans”, ce film sublime de Daves, le scénario, le choix du scénario? La mise en scène? Peut-on affirmer que celle de Daves est si différence de Mizoguchi m’étais-je dit, chez Daves m’étais-je dis, il y a cette apparence de classicisme Hollywoodien, cette distinction, (au sens aristocratique), plutôt cette sorte de transparence, pourtant m’étais-je dit, l’arrivée à la villa, (la séquence avec tante Emily), est-elle si différente de la séquence d’ouverture de “5 femmes autour d’Utamaro” m’étais-je dis, (je crois qu’il s’agit de ce film), est-ce que Daves n’est pas en train d’inventer une sorte de classicisme Japonais m’étais-je dit), n’est-ce pas une question simple de topographie m’étais-je dit? Et ce plan, n’est-il pas époustouflant? Le type à la fenêtre de la villa, la femme à la fenêtre de la cabane du jardin? Chez Daves m’étais-je dit, il y a souvent cette sorte de confrontation, (ce trouble presque de la vision), (cette inversion), (comme on dirait presque “perversion”), je n’étais pas certain d’une chose, est-ce que chez Daves il ne s’agit pas de remettre toujours ses propres pas dans ceux de ses parents, m’étais-je dit, de s’en éloigner tout en prenant le même, exactement le même chemin, de recommencer? Skorecki dirait, idiot, le propre de cinéma c’est de toujours recommencer, c’est toujours une histoire de perversion, je dis dirait, parce que hein, il s’agirait même m’étais-je dit, chez Daves, de faire enfin les choses au grand jour, (comme l’autre sortant de la cabine de son yatcht), d’apparaître presque, (sinon d’exister), ho Troy, (mon Troy) tu vas la lâcher sa robe? (“D’après ma mère, les filles d’ici ne vont pas en classe supérieure”), le discours du mari à sa femme, lorsqu’elle lui reproche que c’est à cause de lui, de ses origines Suédoises que sa fille est si tellement “dépravée”, (je remarque une chose, ce qui est convenable et non criminalisable pour cette limace de Sarkose premier, c’est le mode de vie de la bourgeoisie réactionnaire de Neuilly, les femmes à leur place etc, (ne pas croire que Cécile hia M fût une rebelle à son milieu (comme on dit), elle ne fut qu’une reproductrice), (et c’est quand même une femme qui jamais ne travailla, se contentant de faire les magasins et les bébés), (disons chez Sarkose premier il faut avoir les bonnes moeurs), (rien n’interdit de piquer la femme du type qu’on marie hein), (comme défenseur de la chrétienté on a vu mieux quand même), (à moins qui n’affirme maintenant que cela fût une erreur mais qu’il a changé), (qu’il a répudié sa femme à coup de torgnoles), (je me moques), (cela dit on dépose pas une main courante contre son mari s’il s’agit d’un baiser), la fille qui demande à son père “pourquoi l’as tu épousée”, en parlant de sa mère, (moi je dirai il l’a épousée par déception), (par qu’il voulait exactement cette fille là), (sa fille), (il rêvait d’une fille pareille), (dis mon Louis, combien connaissent les films de Daves, ceux dont je parle), (oui marre toi), (je sais mon Louis, si je veux des visites, il faut parler du gros Alfred), (ça c’est convenable), (mais ça m’a pas rapporté plus de visites mon Louis), (je comprends pas pourquoi), (eh mon Louis, je me moques), comme il dit “c’était mieux que de rester seul”, est-ce qu’on peut dire que, oui il l’a filme bien ainsi, la femme se dirigeant vers le grenier, petit à petit c’est le temps, elle marche, un temps d’arrêt, et le doute tombe, enfin le doute, le plan si beau du train qui s’éloigne lors du départ du père pour Boston, “Les femmes ne veulent pas être pardonnées”, >> le mariage, chose absolument impossible, l’église catholique ne procède jamais aux mariages de gens divorcés, et surtout à cette époque là, (où ne pas recevoir des personnes divorcés était encore courant je crois), toute la séquence plus que sublime de l’aéroport, (la séquence de l’église du mariage était très belle aussi, elle rendait seulement très mal à la télé), il filme comme une évidence me dis-je (terme impropre), (et provisoire), lorsqu’elle sort de l’avion, que son père se précipite et l’amène vers sa nouvelle femme, il n’y a pas d’autres plans possibles, en le regardant à nouveau on se dit oui cette impression de quelque chose de cristal, comme chez Mizoguchi, oui, les lieux où on habite sont toujours très importants chez Daves, le courage quand même de ces deux là, les nouveaux mariés, son manteaux de fourrure bleue, j’aime bien le père de la fille “et si on peut retrouver un peu d’humour”, ça donne envie de les revoir à la file les autres films, (encore un ou deux?). Deux choses encore, (rajout), par rapport au dernier Rivette, est-on sûr qu’il est si loin que ça de Carné Autan-Lara Duvivier Delannoy etc? Moi je dis que non, que c’est l’équivalent de Delannoy son film... par rapport à Sarkose premier, cette ordure qui cite continuellement Jean-Paul 2, le soir du 22 aussi je crois, (où on s’attendait à ce qu’il dise “n’ayez pas peur”, c’est dire), il connaît la phrase de la bible “tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain”? Moi je dis qu’un mec se réclamant du catholicisme, déjà mettre les choses en pratique, (Lefort “je vous l’avais dit qu’il était réac"), moi n’empêche, il me semble qu’il y a des choses qui se font pas, lui qui parle de famille, il en a quand même niqué une, (sinon deux puisqu’il était lui-même marié avec enfants), je dis aussi que si l’église catholique était catholique et pas de droite, elle ferait une déclaration, (elle a bien su le faire sur les capotes), mais bon, après tout, les capotes c’était les pédés et les nègres, pas la bourgeoisie de Neuilly, (en gros), donc là, pour la déclaration, on repassera, (un nègre a des devoirs, un blanc riche, non), (qu’on me prouve le contraire), (je veux dire que l’église pense différemment), (évidemment que moi je pense différemment), (il vaut mieux toujours préciser), (avec tous les cousins de Séguret qui traînent), pour le Rivette aussi qu’on me prouve le contraire, que son dernier film est supérieur à un film de Delannoy, (en  gros), pas qu’on me l’affirme, (Séguret Lalanne Kagansky “il dit n’importe quoi, il connaît rien au cinéma”), moi je dis que c’est un navet, que le film par exemple de Clavier est mille fois plus intelligent, (eh eh, j’ai pas parlé de bon goût hein), (on sait tous que le film de Rivette est de bon goût), (c’est ça aussi le problème non?), (Lalanne Kaganski: “pas du tout), au vous avez vu les deux séquences de l'aéroport, la façon qu'il filme ses deux arrivées?

- Ah ah mon Louis, tu me feras toujours rire "pour l'heure je découvre pour la première fois (oui, oui), avec un mélange de terreur et de fascination les bligs-blogs de Zohiloff, celui qui tire plus vite que son ombre (et qui a un beaucoup plus beau blog que celui de chino et moi)", mon Louis, ça fait trois ans que tu me lis, (tu veux que je te donnes une date?), (approximative), bon pas grave mon Louis, pas grave du tout, chacun a ses raisons mon Louis, sinon oui mon Louis, le neu-neu a raison, Orphée n'est pas moi mon Louis, (ouf), c'est lui , le genre de lecteur que j'aimerais ne pas avoir mon Louis, le genre de types qui me donne la nausée mon Louis, etc etc mon Louis...

- Au sujet de l'autre limace, reçu deux mails: "En effet, une « rumeur » avec plusieurs versions différentes voudrait qu’il y a environ trois semaines, Sarkose premier aurait battu sa femme. Elle aurait alors déposé une main courante, puis serait partie aux Etats-Unis avec son amant, Marc Lèche vite. La rumeur précise également que Sarkose premier serait l’amant de Rachitique Darty… Ce qui est intéressant, c’est que cette « fuite », allègrement relayée depuis quelques jours, viendrait d’un journaliste de VOICI, qui aurait les éléments en main, et s’apprêterait à sortir la nouvelle". Moi: Le truc de Rachitique Darty, probablement, vu la question que les journalistes lui ont posé "vous étiez avec le nabot au moment des résultats qu'elle fût sa réaction", (en gros), le second mail "l'histoire de la main courante, c'est plus que probablement (malheureusement) du gros flan. Ca a deja été posté il y a plus d'un an dans je sais plus quel forum (nouvelobs ou big bang blog, un truc du genre). Personne n'avait  pris ça au sérieux à l'époque... et la même intox a resurgi il y a 3 ou 4  semaines dans un paquet cadeau (cecile hia est partie -c'etait ptet que des vacances, ce qui peut se comprendre avec l'autre excité- + elle s'est fait tabasser + annesse fuchia est enceinte). Même si c'etait que pour la photo, elle est revenue en tout cas au bureau de vote pour accompagner Naboléon". Moi: dans la vidéo Cécile hia qui dit je viens de diner avec sa femme à Marc Lèche vite, comme si ça empêchait quelque chose, vu que sarkose premier est devenu ami avec jacques M pour lui piquer sa femme, pour Cécile hia serait pas amie avec la femme à Marc Leviche, note, Sarkose premier sera probablement le président le plus inculte qu'on ait eu depuis plus de 50 ans, (depuis Pétain au moins), (quoi que lui, pour lui il faille parler de Mussolini),
- Tiens, il faudrait que je poste un extrait du film de Daves, ou le mec lui reproche à sa femme de pas aimer les noirs les juifs etc etc, sinon il y a ça, ...(via Leibovici)

- Rajout du 13 octobre 07, changé l'orthographe du nom de famille des ordures, marre que l'essentiel du trafic se fasse par rapport à eux,

avril 24, 2007 in Spectre 01 | Permalink

22/04/2007

V, (...),

- Juste par esprit de contradiction m'étais-je dit, (mon Louis), aussi simple que ça, et par paresse, (plus exactement légère fatigue passagère), (rajout), oui dire les choses comme elles sont, (j'aurais pu aller voir le film d'Oliveira à côté, (au Lincoln), (il n'y a de cinéma d'envisageable, ne pas oublier, qu'aux Champs-Elysés), ce n'est pas que je n'avais pas envie de réfléchir, m'étais-je dit,  je ne voulais pas me casser la tête aujourd'hui), (Oliveira avais-je pensé, c'est tout de même épuisant), j'ai toujours du mal de toute façon m'étais-je dit, avec les choses sérieuses, bon, les mecs, quand même, c'était la stéréo à la place du scénario m'étais-je dit, de vrais gamins m'étais-je dit, évidement m'étais-je dit, (mon Louis), le film est ce qu'on appelle un navet, étrangement m'étais-je encore dit, non qu'il n'y a rien de moins sur, mais aux USA, ce pays sublime, l'art par sa négation même, le cinéma par sa négation même, est ce qui s'approche le plus de ce mot l'art, de ce mot, cinéma, c'est à dire que c'était une question de foi m'étais-je dit, je m'étais dit, ils n'espèrent pas que le film tiendra, ils en sont certains, je m'étais dit, tout simplement ils savent, aux Etats-Unis m'étais-je dit, un film tient tout seul, il n'y a pas besoin de réalisateur parfois, je m'étais dit, mais de quelqu'un qui mette de l'ordre dans le bric à brac, c'est tout à fait suffisant m'étais-je dit, le reste m'étais-je dit, parfois n'est que snobisme, de l'amour-propre mal placé, "Les châtiments" c'était ça m'étais-je dit, une question d'amour-propre, ou de travail d'équipe m'étais-je dit, évidemment m'étais-je dis, le film était très mauvais, en même temps m'étais-je dit, ce n'est pas que c'est en partie faux, je m'étais dis il faut nuancer les choses, le film était exceptionnellement mauvais, et d'une certaine façon, sublime, la fin, en sa caricature m'étais-je dit, (si tant est que ce mot convient), finalement, était l'affirmation la plus haute du cinéma m'étais-je dit, il fallait oser tout simplement m'étais-je dit, et c'était tellement premier degré m'étais-je dit, (en français dans le texte), seule une fois absolue dans le cinéma m'étais-je dit, faisait que le film tenait un peu debout m'étais-je dit, qu'on ne fuyait pas, même m'étais-je dit, qu'on y pensait pas, bon, tout le monde aura remarqué cette sorte de plans de coupes sur les villageois, aussi beaux que ceux du film de Tommy Lee Johns je crois, bon, dodo, (malade), et rien avant jeudi je crois aussi, quoique je me verrais bien arrêter pour ici, profiter de cet arrêt provisoire pour qu'il soit définitif, (n'oubliez pas que j'ai arrêté "Roses et Poireaux" qui était tout de même autre chose que ça), (Kuhe), (...)...

- Ah oui, si j'ai bien compris, il y aurait une main courante déposée contre Sarkozy et venant de Cécilia? Quelqu'un en sait plus?

avril 22, 2007 in Spectre 01 | Permalink

21/04/2007

V, (brouillon),

- Bon mon Louis, on va commencer comme ça, j'aime pas le ton d'ici, du blog, cette espère d'ironie ou de truc pour rire, faut être plus sérieux, pourtant les choses sont dites mon Louis, néanmoins, je trouve pas le bon ton mon Louis, j'ai envie de dire mon Louis, je veux pas être tragique, (je pense à la Berma mon Louis), je veux pas de chuchottements précieux mon Louis, ni d'un ton de revue mon Louis, dis mon Louis sinon, t’as remarqué, les hommes politique de droite, (je pense à l'autre limace, Sarkozy mon Louis) lorsqu’ils citent d’autres hommes politiques, c’est des mecs de gauche qu’ils citent, tu veux que je te dise pourquoi mon Louis? Parce que quand ils arrêtent de parler mon Louis, il y a rien mon Louis, que du bruit mon Louis, le bruit du vent mon Louis, du vide mon Louis, rien mon Louis, pas une seule phrase digne d’être citée mon Louis, pire mon Louis, tous les hommes d’états mon Louis, se révèlent à la longue être de gauche mon Louis, (sinon des penseurs mon Louis), (il parait que cette merde a cité Gramsci en plus mon Louis), ils peuvent citer aucune phrase d’un mec de droite mon Louis, tu crois qu’on retiendra quelle phrase de Sarkozy Chirac et les autres mon Louis? Moi je te dis mon Louis, aucune, si mon Louis, leurs saloperies, Sarkozy mon Louis, ce qui me soulage, c'est ce qu'on retiendra de lui mon Louis, une trace de merde mon Louis, un truc qu'on a pas réussi à laver mon Louis, (et sa petite taille mon Louis), (et le nouveau départ de Cécilia mon Louis, partie se faire piner ailleurs mon Louis), c'est tout mon Louis pour lui, Les tueurs ça serait beaucoup plus simple de dire seconde par seconde ce qui ne va pas mon Louis, toi je sais mon Louis, tu citerais Lourcelles et hop terminé, c’est un peu paresseux mon Louis, excuse-moi de dire cela mon Louis, on peut meubler aussi mon Louis, j’aime bien à vrai dire meubler mon Louis, on a le sentiment d’être intelligent, oui donc seconde par seconde, mais je suis un peu paresseux ce soir mon Louis, mon Louis, tu sais pourquoi ils tuent pas tout le monde dans le snack les deux tueurs, par manque d’imagination mon Louis, (hop c’est fait mon Louis, replacé où il fallait mon Louis), à cause du scénario mon Louis, pour faire avancer l’histoire mon Louis, je veux dire mon Louis, par manque d’imagination mon Louis, replacer “par manque d’imagination” un peu plus haut mon Louis, je crois que c’est tout ce qu’on peut honnêtement dire du film non mon Louis? Tu as remarqué mon louis, qu’Elephant (d'Alan Clark mon Louis) lui doit beaucoup au film mon Louis? Que “Les tueurs” mon Louis, auraient du être ainsi? Que c’est ce qu’on attend? Que c’est ce qu’on attendait plutôt? Il y a pas un peu trop de points d’interrogation mon Louis? Je me demande, on peut faire plus simple non mon Louis? Des phrases plus longues non mon Louis? Bon je voulais dire autre chose, c’est à ça que ça sert mon Louis un journal intime, à se souvenir des choses mon Louis. Moi même lorsque je veux m’en souvenir mon Louis, je les oublie avant mon Louis, j’ai de la chance ce soir mon Louis, Carole est malade, du coup mon Louis, je suis pas obligé de regarder un film, ça fait du bien aussi mon Louis, elle m’épuise Carole mon Louis, avec ses films, moi mon Louis, je suis un littéraire, un littéraire contrarié si tu veux, mon Louis mon Louis, je m'interroge, qu'est-ce qui me différencie moi, moi et mes insultes, d'un neu-neu comme l'autre, le copain à Contrechamps et à Axelle? Disons mon Louis, je m'essuie les pieds avant d'aller chez les gens, je veux dire mon Louis, ça me viendrait pas à l'idée de laisser des commentaires désagréables chez les autres, oui mon Louis, une question de morale, je sais pas si je suis très clair mon Louis, disons mon Louis, insulter De Baecque chez moi, c'est de l'ordre de la pensée (si si mon Louis) mon Louis, mais la même phrase chez lui, ça aurait été de l'ordre de l'insulte mon Louis, de l'insulte méprisable mon Louis, et ce qu'il faut mon Louis, c'est ne point adopter un comportement méprisable mon Louis, j'y vais mon Louis, bientôt l'heure de ma maman mon Louis, presque 11h25 mon Louis,

avril 21, 2007 in Spectre 01 | Permalink

20/04/2007

V, (brouillon),

- Alors ça y est mon Louis, t'arrêtes déjà? Dis c'est pas à cause du neu-neu de chez Kawa-blog quand même? Si? Mon Louis faut comprendre un truc, en Allemagne, aux Etats-Unis, il y a pas de commentaires comme ça, il y a qu'en france mon Louis, vieille tradition mon Louis, en france mon Louis, on aime la médiocrité, on ne discute pas, on admire pas, (sauf Nicolas), (ou le maréchal mon Louis), sinon mon Louis, c'est les commentaires anonymes, (comme on disait avant les lettres anonymes mon Louis), (ou les kawas blogs mon Louis), (pour la médiocrité mon Louis), et sinon mon Louis, pas compris sinon la phrase de Frémaux citée par Libé "En revanche, le dessin animé Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne figurait pas dans la liste France, Frémaux, un rien pince-sans-rire, disant qu'il faudrait vérifier le passeport de la dessinatrice. Satrapi, née en Iran, possède la nationalité française, (et le service de presse du film a décroché son téléphone pour nous préciser que Persepolis n'est pas un film iranien, mais français)". peut-être que c'était Frémaux justement le mec croisé dans les escaliers du Virgin (mais si tu sais la fille de la bonne du second, l'Iranienne), (avec un air de mépris et de dégoût profond), en tout cas le mec à la réflexion lui ressemblait), moi j'avoue que je me pose pas la question, pire, j'avoue que je m'en fous, pire, je vis avec une crouille, ah ah, (c'est comme ça qu'on dit non en france?), (ou qu'on le pense très fort), lu chez Paolo Branco "Ce refus permanent des chaînes est tout bonnement un refus de la modernité, modernité dont est totalement empreint le cinéma de Christophe Honoré", bientôt il va le comparer à Godard, tss Paolo, tss, il y a quelqu'un qui sait au fait pourquoi il produit plus Oliveira Branco? Bon j'ai vu un film hier mon Louis, je t'avoues mon Louis, qu'en ce moment je suis de mauvais poil mon Louis, j'ai mes ragnagnas mon Louis comme on dit, je suis particulièrement impatiente mon Louis, en ce moment, un rien m'énerve, tu vas me dire mon Louis, que j'aime bien ça être énervée mon Louis, foutre un peu la merde mon Louis, tu as parfaitement raison mon Louis, je suis une teigne mon Louis, je n'ai que ça mon Louis, la méchanceté, mais evidemment mon Louis, sinon, lorsque je disais qu’il avait fallu que Brenez nous raconte le film pour que le sache de quoi il parlait, je voulais dire par là que ce n’était en aucune façon important ce que parait-il d’après Brenez et maintenant Frodon le film dirait ou raconterai, (je veux dire, ça ne se passait pas là), (copyright Lacan),  évidemment mon Louis qu’on s’en foutait totalement du soit disant discours du film, qui n’existait que dans leur petit cerveau de série b, (comme on dit second marché mon Louis), mon Louis, on demande pas à un film d’être un assistant social, il y a que Brenez et Frodon pour croire ça mon Louis, que c’est marqué partout, que ça doit être marqué obligatoirement “Amnistie international”, moi je te dis mon Louis, le film de Leccia tient tout seul, et sans discours mon Louis, pour ainsi dire mon Louis, il est sublime en silence mon Louis, magnifique en silence mon Louis, silencieusement mon Louis, et sans Brenez et Frodon mon Louis, sans rien que lui-même mon Louis, tout seul mon Louis, solitaire mon Louis, sublime mon Louis, oui parfaitement sublime mon Louis, et parfait mon Louis, bon deux choses sinon mon Louis, la vidéo d’hier (Louis dort) elle est un peu fétischiste non? Et pour le second truc, pour le film en fait “Le jour du pain”, film que j’avais interrompu (de regarder) à l'époque pour une raison qui m’échappe, (c’est Atabekian au fait qui a tous mes films de Dvortsevoy), (je parie qu’il les même pas regardé), (lui et ses séries Américaines hein), oui donc, je me disais qu’au fond, les vieilles, c’est le sujet qu’elles poussent, (ah ah tu l’as pas vue venir celle-là mon Louis), et le vieux celui avec lequel elle s’engueule, (...) dans le film c’était ça hein, le type on savait pas pourquoi il était là, il s’était incrusté, au début on comprenait pas, puis à mesure oui, le mec squattait le film, il y avait pas de raison semblait-il dire, d’ailleurs il le disait carrément, sinon bon oui le truc du chien et de ses chiots, et le truc des chèvres, et l’autre film du programme mon Louis,une horreur absolue mon Louis, un film pute mon Louis, je suis parti lorsque le gosse entre deux silences pesants, statiques, (les silences), (et le gosse), (pour bien signifier), (comme un procès-verbal), (ou un enterrement), donc entre-deux silences pesants dit d’un coup sentencieusement, (avec sentence), “ il n’y a donc plus de loi dans ce pays?), (approximativement), voilà, c’est comme si BHL s’était mis au noir et blanc et à “l’expérimental”, je réfléchis, je compte les plans ou les séquences, disons à la troisième séquence je suis parti, j’ai beau réfléchir je n’en vois que trois, ensuite je suis parti, tu vois mon Louis, lorsque je vois “Le jour du pain”, “Carnival of souls”, je me dis qu’il y a pas besoin vraiment de grands sujets, il y a qu’en france qu’on recherche ça mon Louis les grands sujets signifiants, les choses à dire, le cinéma français mon Louis, il faut bien dire la vérité, c’est qu’un éloge de la bourgeoisie mon Louis, de son art de vivre mon Louis, même Garrel mon Louis, (surtout lui), c’est qu’un éloge de l’art de vivre bourgeois mon Louis, j’oserai mon Louis je dirai l’art de la table mon Louis, eh mon Louis, même le trash, hop hop, carottes, (pour être aimable comme dirait Chauvin mon Louis), le super navet c'était "De la vie des enfants au 21 siècle" mon Louis, de Babacar Sow, tu sais mon Louis, s'il y a pas beaucoup de gens qui ouvrent des blogs, c'est à cause des commentaires comme celui de l'autre neu-neu mon Louis, les gens ont peur de ça mon Louis, des gens qui viennent péter leur envie chez eux mon Louis, qui viennent péter de médiocrité mon Louis, et d'insignifiance mon Louis, moi mon Louis, c'est la première chose que j'ai fait, de fermer les commentaires mon Louis, (je sais on peut aussi les modérer mon Louis), (mais je cherche pas le dialogue mon Louis, je tiens à journal, c'est avec moi que je dialogue mon Louis, avec moi tout seul et avec personne d'autre mon Louis),

- Le retour de De Baecque la salope, , c'est Chauvin qui va être content... A Libé ils ont trouvé qu'il en avait pas fait assez, (dis mon Louis t'as pensé à le remercier au moins?),

-Vous avez vu elle reçoit des coups de fil des "Cahiers f" Helen Delprat, quelle veinarde hein?

- Pour me faire pardonner (de me moquer), !

- Et c'est toujours intéressant d'aller faire un tour , pour voir qui est linké et n'y est pas, euh faut que je dise que c'est plutôt un honneur pour moi de pas y être, surtout avec ces gens là, mais c'est pas un honneur pour eux, de pas me linker, et de linker des neu-neus à la place, c'est là ou on comprend les choses, (pareil pour les "Cahiers f"), vous imaginez, à l'époque où ils ont pris la décision de pas me linker, (et de l'interdire à leurs petites mains), (au fait il parait que c'est le mec qui couche avec Claire Cassé qui s'occupe en partie du site de la cinémathèque on me dit), (ou l'ex mec), donc à l'époque, j'avais presque rien dit sur eux, ben oui, ils venaient d'ouvrir, c'était juste un délit d'opinion, (pas la bonne), (et ils comprenaient rien), (ils savaient même pas de qui je parlais la plupart du temps), à suivre, (Derge t'es un âne, ah merde, je peux pas aller au truc de Gruybert demain, (j'ai messe mon Louis), (je te jure que c'est vrai mon Louis), (eh ho pour les photos mon Louis, seulement pour les photos, je suis pas croyant mon Louis),

- Et , ( Depuis huit jours, les habitants des beaux quartiers de la capitale se font réveiller à grands bruits de casseroles et autres tams-tams par "La France qui se lève tôt". Ce nouveau collectif entend ainsi ne pas laisser à Nicolas Sarkozy le monopole de cette expression. REPORTAGE EN VIDÉO dans le quartier de la Muette à Paris, vendredi... à 6h30). In le Figaro...

 

avril 20, 2007 in Spectre 01 | Permalink

19/04/2007

V, (journal),

- Pas de films, (déménagement), (en gros), ça me donne l'occasion du coup, (pour le coup), de parler un peu de Frodon et de son gros mensonge, (comme on dit un caca), j'ai remarqué aussi que mon Louis avait eu la visite des amis neu-neus Contrechantesques, lien à venir, ah ah mon Louis, tu vas t'amuser, moi j'ai trouvé le truc pour ces gens là, tu vas me dire "connard t'as pas remarqué que je laisse mes commentaires ouverts, c'est pas pour les chiens!", oui mon Louis tu as raison, moi j'ai ouvert un blog pour les neu-neus, (mais pas que pour eux), (pour les gens qui m'aiment aussi mon Louis), (mais j'oublie toujours mon Louis), (qu'on m'aime un peu mon Louis), eh mon Louis, le neu-neu Orphé qui te laisse ses crottes de nez, c'est pas un anonyme hein, il parait que c'est un copain ou une copine à Axelle, du moins au moins se faisant passer comme tel (le), j'en sais rien mon Louis, j'avoue que les neu-neus(es), les neu-neu(es) de chez Contrechamps, et les amis d'Axelle mon Louis, je m'en fous mon Louis, tes amis aussi cela dit mon Louis, Frédéric ou pas Frédéric mon Louis, (c'est vrai qu'il est un peu con Frédéric mon Louis, non?). T'es pas d'accord toi je sais mon Louis, tu pourrais d'ailleurs mon Louis, tu l'appellerais elle mon Louis, "Frédérique" mon Louis, en plus mon Louis, il a les cheveux longs Frédéric mon Louis, c'est déjà un bon début mon Louis, c'est ce que tu penses mon Louis, mais ça fait pas beaucoup mon Louis, ça remplace rien mon Louis, ah mon Louis, j'ai même pas acheté l'officiel des spectacles, c'est dire, et pour Frodon, son petit mensonge (son caca quotidien) c'est ça mon Louis "Qui a vu le travail entièrement différent d'Ange Leccia à Phnom Penh, Ruins of Love, sait en outre qu'un des lieux de racolage des prostituées se trouve devant les barbelés qui entourent le bâtiment S21, lieux d'emprisonnement et de torture des Khmers rouges devenu musée de leur crimes auquel Rithy Panh a consacré un film inoubliable", déjà mon Louis, pour le film inoubliable hein, moi je dirai plutôt un navet que j'ai oublié mon Louis, mais sinon mon Louis, nulle part le film de Leccia ne mentionne quoi que ce soit mon Louis, à part peut-être dans le générique mon Louis, pour tout dire mon Louis, j'ai su de quoi parlait le film lors de la deuxième fois que je l'ai vu mon Louis, la soeur à Frodon la grosse Brenez mon Louis qui a dit de quoi ça parlait mon Louis, au fait mon Louis, excuse-moi si je t'amène des neus-neus mon Louis, c'est pas volontaire mon Louis, on choisit pas son lectorat mon  Louis, mais à mon avis mon Louis, c'est Axelle pour la mèche mon Louis, c'est même pas moi mon Louis, en tout cas niveau responsabilité mon Louis, c'est pas moi, oui donc mon Louis, le mensonge à Frodon, peut-être je dis ça parce que j'imagine bien, (je l'imagine parce que j'en ai pas le souvenir), que c'était une indication dans le générique, mais Frodon, ce malhonnête homme, qui écrit "Qui a vu le (...) Ruins of Love, sait", et non c'est faux justement, on ne sait rien du tout en voyant le film, il aurait parler de Nicolas Ray cela aurait été déjà moins malhonnête, ça aurait été une question intéressante, mais jamais Ange Leccia ne s'abaisse dans le documentaire historique machin tel que le rêve et l'affirme Frodon, bon, c'est pas très intéressant, et hop-hop une capture d'écran en cadeau, (ça fait longtemps que j'avais pas été un peu méchant je trouve), , (je parle de méchanceté presque gratuite), (presque qui me regarde pas), (presque j'ai dit), (parce que la méchanceté justement), (est sans frontière comme dirait l'autre),  ah mon Louis parfois j'ai presque envie d'ouvrir mes commentaires, (non c'est pas vrai), (t'imagines le bordel mon Louis), (et le temps que ça me prendrait?), (et puis mon Louis, les neu-neus, faut qu'ils errent justement), (ou ne leur laisser que les kawas-blogs mon Louis), (ah ah mon Louis), bonne journée à toi mon Louis,

- Entretien avec Sokourov, ... (Ils l'aiment toujours aussi peu à Libération Sokurov, on dirait Skorecki lorsqu'il parlait de Ford), (Ford raciste etc), heureusement il est pédé, sinon on sent qu'ils le traiteraient de réac, (à Libé ça va pas plus loin comme réflexion), ben moi réac ou pas, pédé ou pas, j'aime Sokurov, (bon je dis pas que je le suce quand il veut), (mais tout de même si), (enfin il y a pas besoin d'être pédé non plus pour l'aimer), (Bouquet lui croit que si, que c'est une condition), (je veux dire que pour lui Bouquet, sinon il l'aimerait pas), (c'est en ça que le comunautarisme est haïssable), (à cause de Bouquet), (non je plaisante), (je veux dire Bouquet n'aime que les gays), (il pense que ça fait radical), (et je parie qu'il est pour le mariage), (le mariage gay), (bon Bouquet est un âne), (ah ah vous savez que j'ai manqué écrire dans la même revue que lui), (et Bergala), (sauf que j'ai refusé), (ouf sauvé),

- Une vidéo de Carax, je me demande si je l'avais pas déjà linkée, sinon, et celle-ci aussi, elle, je sais pas du tout de qui elle est etc, (regarderai chez moi en détail),

avril 19, 2007 in Spectre 02, (patakès et amerturme) | Permalink

18/04/2007

V, (ultra-provisoire),

- Les dix ans de L'Abominable

Séances jeudi 26 et vendredi 27 avril à 20h30
au Ciné 104
104, av. Jean Lolive à Pantin
Métro Eglise de Pantin

jeudi 26 avril à 20h30
Les soviets plus l’électricité
de Nicolas Rey, 2001, 16 mm, 175’

vendredi 27 avril à 20h30
Schuss!
de Nicolas Rey, 2005, 16 mm, 123’


Aller  voir  ailleurs  si  j’y  suis

Voyages

Deux  voyages  , deux  films :

Le  premier  au  loin   , ailleurs   :   les  soviets.

Le  second  ici   , les  alpes   ,  dans  les  montagnes   profondément  enneigées :   schuss!

Un  voyage  horizontal  a  l’autre  bout  du  monde  ,   Russie ,  Tchernobyl    ,  Sibérie  , jusqu’à  Magadan - goulag ,  pas   à  pas  dans  la  trace  des déportés ,

outre  tombe  , outre  monde  .

Pas  a  pas    sur  le  tissu  cicatriciel  de  l’histoire   : pays  ravagé  , images  arrachées  , beaucoup  de  noir . Y a  rien  a  voir .

Et  puis  il  s’agit  d’y  être  , pas  d’y  voir …

Dans  quel  état  l’ailleurs ?

Puis  un  voyage  immobile -  montagne  originelle  sûrement – d’où  on  est  -     on  creuse . Pour  voir  au  fond  . Une vallée industrielle à l’agonie .

On  creuse  l’histoire  locale  , une  histoire  de  travail  ,  pas  à  pas     là  aussi  ,   qui  devient  peu  à  peu le  point  de  départ  et  d’arrivée  de  l’histoire  tout  court  , le  point  de  non  retour  où  ça  tourne  court    , le  point   d’enlisement  du  sens  et  du  temps  des  hommes   dérisoires.

Sublime fin    de  film  où  sombre  le  temps  comme  un  cargo  trop  lourd  , dans  une  neige  sale .  Dostoievski ,  on  y  pense ..

Dans  quel  état  ici ?  pareil  .

Aller-retour  implacable  .

Deux  portraits  de  l’état  du  monde  ,  deux  portraits  qui  ne  vont  pas  l’un  sans  l’autre .

Aussi  ,  dans  quel  état  le  cinématographe   ?    Raclant ,   terne  ,  ancré  ,   terriblement  résistant    .

Deux  films  majeurs  ,  indispensables  à    ce  qu’il  reste   de  nos  regards   sur  le  monde .

Martine Rousset



Les soviets plus l'électricité
de Nicolas Rey, 2001, 16 mm, 175’


Tu penses peut-être que ce n'est pas de mon âge
Mais c'est très rare que j'ouvre mon c¦ur
Je vais te raconter Magadan
Ecoute !
                                              J'ai vu la baie de Nogaïsk et les grands chemins
                                      Si je suis parti là-bas, ce n'est pas sans rime ni raison.

                                                                                                       V. Vissotski

Ainsi, cahin-caha, le film traverse la Russie en diagonale, la Russie géographique et pourrais-je dire, la Russie en moi. A quoi servirait un voyage s'il n'y avait l'espoir de revenir différent ? Le projet peut sembler romantique, voire touristique, et j’espère que cette écueil est tenu à distance par la structure formelle du film. Néanmoins, les ressorts historiques, politiques, personnels,  etc. du voyage sont  peu  à peu  dévoilés.  Notre  époque manque d’ « ailleurs » et il est bon de se souvenir qu’il fut un temps où les hommes ont prétendu construire une société sur des bases radicalement différentes de l’existant. Sans angélisme pourtant : Magadan où l’on va fut fondée en 1941 pour exploiter les mines d’or de la région avec la force de travail du Goulag. C’est la Kolyma de Chalamov et de milliers d’autres. Mais pas besoin non plus d’en rajouter dans le sordide : on ne verra pas de mirador, les camps sont depuis longtemps devenus de petites villes qui ressemblent à toutes les autres villes industrielles de l’ex-URSS. C’est plutôt cela qui est effrayant, une société entière bâtie sur différents degrés d’asservissement - ça nous rappelle la nôtre.

Et au XXème siècle, l’auxiliaire favori de l’asservissement, c’est la science. Si la croyance dans la technologie salvatrice de l’humanité est loin d’avoir cessé avec le siècle, tout de même, il ne viendrait à l’idée de personne de soutenir que le néolibéralisme est une science. Le socialisme bureaucratique, lui, se targuait d’en être une, et finit par nier l’humain qu’il prétendait vouloir  « changer ». Face à cela, le super-8 soviétique périmé, le son dictaphone enregistré sur place, le développement à la main, bref la fabrication artisanale du film, c’est une manière d’utiliser des moyens techniques sur lesquels on peut avoir prise, sans être en position de maîtrise absolue. A cet endroit, le corps à corps avec la technique est encore possible dans un rapport équitable, où les contraintes peuvent donner des idées et où les imperfections du support nuisent à sa pseudo-transparence. Cela peut paraître paradoxal, mais, l’histoire du cinéma expérimental prouve que désigné clairement comme tel, le support-film peut permettre ce pas de recul qui libère la réflexion et l’imaginaire. Et vous direz que je suis un super-huitard, voire un super-huitard attardé, mais il me semble que ce bricolage avec des procédés vieux d’un siècle laisse plus de place à cette part de réel qui résiste à la rationalisation et que certains s’obstinent à appeler poésie.

Ma position n’est guère savante mais elle essaie d’être sensible. « Simple piéton » au beau milieu de la superstructure, je me promène avec ma caméra et mon dictaphone, tandis qu’un certain Vladimir Poutine devient Premier Ministre, qu’ont lieu les attentats dits de Moscou et que les soldats partent chaque jour plus nombreux vers une petite république du Caucase que certains avaient déjà visité - les plus perspicaces apercevront quelques uns d’entre eux sur le tarmac de l’aéroport de Magadan, à la toute fin de film. En rentrant, j’ai écrit au journal Le Monde au sujet de la Tchétchénie. Seul résultat tangible : quelques jours plus tard, j’ai reçu une offre d’abonnement. Finalement, quoi de plus naturel, pour un empire, que de guerroyer à ses confins dans une contrée dont ses soldats ne connaissent ni la langue, ni les coutumes. Les discussions avec les personnes rencontrées lors du voyage ne m’avaient guère laissé l’espoir d’une protestation massive. La suite fut à la hauteur.

Nicolas Rey


Schuss!
de  Nicolas Rey, 2005, 16 mm, 123’

une tempête s'est levée venant du paradis
elle a gonflé les ailes déployées de l'Ange
et il n'arrive plus à les replier
cette tempête l'emporte vers l'avenir auquel l'ange ne cesse de tourner le dos
tandis que les décombres
en face de lui montent au ciel
nous donnons nom de progrès à cette tempête
walter n'a pas supporté
à Port-bou
le progrès s'est arrêté
aux ouvriers allemands prisonniers
qui ont fabriqué des armes pour tuer leurs frères
aux fiancées baguées d'aluminium
aux obus résistants qui choisirent de ne pas
qui est responsable ?
le skieur à cagoule rouge
a-t-il tué le mulet
le dernier mulet
la patineuse exécute des figures
les pantins accoutrés habitent l'espace blanc
à l'aise Blaise
comme dans les films de science-fiction
comme dans les publicités
ça fait effet
muet
de 1 à 10
dans le désordre
et on recommence
les faits sont là
grève de 38
en tant qu'Ami et Patron je compte sur vous
bauxite
électricité
machines d'eau
barrages
les gamins de 23 ans
les américains savent y faire nous
avons les colonies
le monde est à nous
le monde blanc
tout est à prendre
apprendre sauvage ce que dompter veut dire
pourtant que la montagne est belle
comment peut-on s'imaginer
dansent les chiens
dansent
le chien gelé de Nanouk
impassible dans le souffle glacé
Nanouk a t-il été payé en poisson ?
glissent encore les ombres
Kellerleleux dans sa carte postale
je vois l'usine
le pont
l'escalier russe
d'ici

mieux
on voit moscou

Nathalie Nambot

avril 18, 2007 in Spectre 04, (bric à brac). | Permalink