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28/05/2007
V, (brouillon),
- Je crois m'étais-je dit, et bien que la copie que j'ai soit en VF, que le film de Delmer Daves, “La bataille de la villa Fiorita” est un chef-d’oeuvre absolu, pour l’instant m'étais-je dit, je dirais que c’est aussi beau et aussi près que possible de “L’année dernière à Marienbad”, ses plans lancinants m'étais-je dit, me font penser un peu au film "La mort de Maria Malibran", vous avez vu les voix off du début, puis toute la séquence lorsque ses amies viennent la prévenir de son attitude potentiellement choquante et malhabile? Les plans sur les visages par exemple? Le côté roman photo m'étais-je dit, ce n’est pas quelque chose d’assumé, c’est ce qui structure le film m'étais-je dit, sa base, le truc du film c’est aller le plus loin possible, m'étais-je dit, se fondre là dedans m'étais-je dit, aller presque jusqu’à la perte, non pas la cassure mais la perte, étrangement m'étais-je dis jusqu’à l’effacement, qu’il faut que le film s’efface m'étais-je dit, que l’auteur s’efface, que plus il s’effacera plus il sera présent m'étais-je dit, je pensais aussi à Duras, je pensais subitement à "India Song", je me disais il ne cherche même pas à se cacher sous la modernité, non m'étais-je dit, paradoxalement il va beaucoup plus loin, plus loin même que Marienbad m'étais-je dit, il est dans quelque chose de l’ordre de la destruction m'étais-je dit, de la submersion même, je m'étais dit ça serait le mot oui submerger, lorsqu’elle est dans l’avion, la séquence où il lui offre un bague, le plan alors su son visage m'étais-je dit, il s’agissait même d’oubli, de l’ordre le film de l’oubli m'étais-je dit, je m'étais dis oui c’est bien ça, c’est ce qu’elle cherchait Duras, c’est ce qu’elle a cherché constamment, c’est ce dont elle parlait, le visage c'étaitt ça, la disparition du plan parce qu’il apparaissait, à cette condition aurait dit Badiou, je m'étais dis le côté carte postale, le côté complètement cliché, c’était comme se baigner, comme plonger le film la femme dans une sorte de bain, au sens chimique m'étais-je dit, de bain chimique si l’on veut, c’est une façon je me dis de mettre le film en danger, d’hypothéquer la suite du film, (peut-être un quart d'heure après la fin du film je feuilletais un entretien de Daney et celui-ci reprenait une phrase de Duras que je ne connaissais pas, sur le cinéma et sa perte),
- "On se bornera à constater qu'une fois de plus Cannes se refuse à franchir le pas d'accorder sa récompense suprême à un film d'animation, comme l'ont déjà pourtant fait les festivals de Venise et de Berlin", la phrase la plus conne de l'année, évidemment d'Olivier Séguret, qui chaque année, à chaque instant bat ses propres records, (Séguret le marathonien), (je reprécise que j'aime Marjane Sadrapi), (faut toujours préciser deux fois les choses avec les cons), (mes lecteurs), (enfin la majorité), (les neu-neus cinéphiles),
mai 28, 2007 in Spectre 01 | Permalink