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03/05/2007

V, (à venir),

-  "Elégie orientale" et "Elégie de la traversée" c'était la veille de ce film sublime "The shooter", j'avais noté une fébrilité assez inhabituelle chez Sokurov dans le second, une sorte de fuite, il y avait cette phrase très belle "quelqu'un me quitta", (je la noterai en entier plus tard chez moi, (j'ai le film)),  on m'a filé des courts-métrages de chez Château-rouge, le DVD accompagnant le magazine nul "Bref", le film de Cédric Walter, personnage féminin, (et par exemple la séquence où elle ramène un type), (la pose avec la clope etc), entre "j'ai horreur de l'amour" et le premier navet de Lifchitz, (et WKW), disons c'est le look féminin français qu'on retrouve dans tous les courts-métrages français, (imper etc), musique un peu punk pour faire rebelle, le problème pour ce genre de bo, (de film), c'est que ça fait juste plaisir je m'étais dit, que c'est fait pour ça, mais c'est pas très pertinent, j'ai pas vu la fin, (j'étais ivre et pas très concentré), dans l'entretien ils parlent d'émeutes, bon on se dit s'il avait regardé quelques films de Rosselini par exemple, oui ça aurait été bien, (enfin mieux), (et s'il y avait réfléchi un peu), je regarderai la fin plus tard, ce qui va pas dans ce film se dit-on tout de suite, c'est que le mec n'a pas vu beaucoup de films, (voir plus haut), disons il a aucun regard particulier, (c'est pour ça que je parle de Rossellini au dessus), c'est pas qu'il cherche à impressionner m'étais-je dit, c'est qu'il a une idée préconçue de ce qu'il filme, c'est plus proche d'une certaine image on va dire fun que du cinéma, disons ce sont des images vides de sens, non plus exactement creuses, voilà c'est creux, des cadrages qu'on retrouve un peu partout, (et même dans les photos nulles de chez Chauvin), (d'ailleurs c'est exactement ça, c'est l'équivalent en court-métrage des photos à Chauvin), à force j'ai de la tendresse pour Château-rouge, (...), je veux dire par là, qu'il y a chez eux une volonté plus ou moins forte chez eux, manque quelque chose, bon, "Sur la piste", en fait j'ai confondu, je pensais que c'était le précédent, c'est bien ainsi parce que bon, filmer les connards encapuchonnés, (alternative, des connards à capuche), j'avoue, bof, (...), je l'ai pas vu non plus en entier et pour les mêmes raisons que l'autre, (en pire je me suis endormi), (ivre mort), n'empêche, je sais pas si c'est un chef d'oeuvre, disons un des plus grands films français vus récemment, oh pas pour le contenu, pour la mise en scène on va dire, (j'avais dit au début traitement mais je n'aime pas le mot, même si c'est plus exact), le truc c'est qu'il les lâche pas, ce n'est pas que le film est constamment en plan moyen (pour faire court), c'est qu'il filme jamais le décor, la topographie, jamais une vue d'ensemble, et c'est très fort, ça devient comme une sorte de jeu vidéo, une sorte de monde gommé, surtout terrifiant, ou cauchemardesque, rien ne fait sens, je veux dire le mec à force de les suivre, de les coller, on se rend compte de ça, que c'est un monde sans sens, vide de sens, sinon vide tout court, (évidemment, rajout, le monde vide, ils ne le créent pas, ils l'habitent), (ou on va dire provisoirement, en sont victimes), (disons c'est une question d'environnement), (parler aussi de métaphysique au sujet du film), (tout au moins de Cocteau, Hawks, (John)), (et de l'autre Hawks, puisque ces incessants va et viens, il faut bien le dire, on tout d'une esthétique du western), évidemment lorsque je dis un monde vide de sens, le film lui, et on a envie de dire, s'ils bougent autant, c'est qu'ils savent ou pressentent ce manque de sens, presque d'instant(s), (et que le mec a compris et filmé ça), ils bougent alors, et par une sorte d'ennui existentiel, on pourrait dire  presque à la Homère pourrait-on dire, rien de moins, par rapport aux jeux vidéos, lorsque je parle d'esthétique vidéo par rapport au film, c'est par rapport si je puis dire, au manque d'horizon, il n'y en a pas, ils n'en ont pas surtout, (puisque ce n'est pas des montagnes qu'on voit, ou même un nuage, mais une barre d'immeuble), et le mec parfois, même si c'est paradoxalement en cela qu'il est un peu raté son film, donc le mec parfois veut se rendre pour ainsi dire compte, de ce que j'appelle tout au moins provisoirement ce manque d'horizon, je veux dire ils les laisse prendre de l'avance, les laisse filer, le problème c'est qu'on peut tout aussi bien dire que c'est pour faire genre, faire cinéma, (mais bon), et qu'il est bien obligé alors et à chaque fois de leur recoler au train, parce qu'il n'y a rien, (en gros), (ou rien qu'eux), ah ah, avec ça, si les mecs de Château-rouge ne m'achètent pas au moins 5 photos dans 3 semaines, je comprends plus, (je plaisante), (n'empêche qu'on organise une vente à partir du 25), (chez Fin Avril), (j'en reparle aussi demain), ah oui vu deux films au Jeu de Paume, enfin vu, j'ai je crois battu mon record, même pas trente secondes, le film "Ima" de Catherine Kluseman, l'école Bredier, moi ma grand-mère ma douleur et moi, il y en a on se dit, mais s'il n'y avait pas d'histoire familiale, de douleur exquise, parce que oui, pour eux c'est ça, de la douleur exquise, du compassionel à la Bredier, de l'indécence complète, à la fin évidemment, (parce que j'étais revenu pour le film suivant), la phrase "je comprenais enfin ma grand-mère", (en gros), (je voudrais pas dire, mais quand on est grosse et moche, on évite de se filmer), (ça fait moins ridicule), (j'avoue que j'ai du mal avec les boudins), (et les pleureuses), bon, les boudins, généralement, c'est le truc de l'apitoiement, je me censure, (grosse truie), pendant que j'y suis, lire Chronic art numéro 35, (pour faire mon Séguret qui s'extasie sur leur dernier numéro), oui donc lire le numéro 35, pour leur défense ni oui ni non du ministère de l'identité nationale et des gènes de la pédophilie, et leur vision de la femme, un trou un trou un trou, et toutes les autres sont des peines à jouir des marâtres, des socialistes! Ah mais faut voir, bon, (à demain), (...), ah oui, ils ont quand même réussi à placer Catherine Millet, ça y est,  pour eux évidemment, la féminité, la femme, ne s'imagine que soumise, sans parole(s) surtout, Catherine Millet parle trop, pour eux les beaufs de Chronic Art, c'est inacceptable, bon à demain ,

mai 3, 2007 in Spectre 01 | Permalink