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27/09/2007
V, (she wore a yellow ribbon),
- "En tant que citoyen Russe, j'ai honte de vivre dans un pays où perdure une telle situation, je ne peux pas pardonner à mon pays de laisser une telle situation continuer". Alexandre Sokourov in "Cahiers f du cinéma" mai 2007, (entretien avec Jean-Michel Frodon),
- Peut-être pas son meilleur film, m'étais-je dit à de nombreuses reprises, [mais] presque, presque puisque de Sokourov il est ridicule et vain de choisir entre tel ou tel film, (on les aime presque tous à égalité), (disons existe pour chacun une infinie tendresse), peut-on raisonnablement choisir m'étais-je dit encore entre par exemple "Le jour de l'éclipse" et "Alexandra", en vérité m'étais-je dit à nouveau, ce film est comme une boucle, une simple boucle, je m'étais dit, il est la partie fictionnelle, rêvée de "Voix spirituelles", son prolongement*, il en est le prolongement, mais surtout me dis-je, il est un remake de ce film de John Ford, "Rio grande", une rêvasserie, dites-moi, vous pensez que venir chercher son fils qui vient de s'engager en douce dans le régiment de son père, vous pensez que c'est crédible? (Excusez-moi je n'ai pas pu m'empêcher, ces gens sont tellement vulgaires, tellement incultes, tellement suffisants de grossièreté que oui il faut en rire), (et leur cracher à la gueule si possible). D'ailleurs, que pensez vous (à propos d'un autre film de John Ford), des propos d'Ethan? Je veux dire, est-ce John Ford le raciste? Une autre question, pensez-vous que nous voyons autant d'indiens dans un film de John Ford, que de Tchéchènes dans le film de Sokourov? à suivre demain soir, disons c'est une variation sur le(s) film(s) de John Ford, qu'est-ce que le cinéma aujourd'hui, qu'est-ce que serait un film de John Ford aujourd'hui, (en gros), et aussi évidemment comment serait-il reçu, comment serait reçu un film de John Ford aujourd'hui, je crois que nous avons la réponse, (on lui préfère Mia Hans-Carné), oui nous avons la triste réponse, m'étais-je dit, un film de John Ford aujourd'hui est impossible, évidemment il est impossible et parce le point de vue de l'indien n'est pas prédominant, (le point de vue de la victime), mais aussi formel, que les Tchétchènes soient filmées d'une façon sublimes ne suffisait apparemment plus, le crime m'étais-je dit était ailleurs, ils s'étaient ennuyés, (les critiques cinéphiles), à un moment m'étais-je dit, les choses sont tellement belles que les médiocres s'ennuient, ils ne les comprennent plus, un des moments les plus beaux du film, lorsqu'elle visite le char, son errance nocturne, les hélicoptères du début, à la fin lorsqu'il lui refait sa natte, (j'ai de nouveau pensé très fort à Ford alors), le soldat qui la suit lorsqu'elle sort de la tente, lorsqu'avec son petit fils elle visite le camps, elle regarde dans cette tente qui sert de réfectoire, et le petit fils de dire qu'il n'y a rien là d'intéressant, qu'il va lui faire visiter un char, Sokurov pourtant film de la tente, ou est dans la tente, et filme les nuques les visages des soldats, vous avez aussi remarqué que chez Sokourov, qu'il s'agit toujours d'espace on va dire provisoirement poreux, je parle de toutes ces barrières, espace délimité et pourtant poreux, les hélicoptères m'étais-je dit assez vite, je veux dire il n'existe réellement ni dehors ni dedans, (confus), je ne sais pas si l'on puis dire même qu'il n'existe pas d'intimité, je ne sais pas si même tout cela est important, (il y a toujours évidemment ce côté "noli me tangere" chez lui),
- Ah ah Clémence Boulouque aussi elle est cassée, là, (rires), dire que dans un autre post je parlais du Figaro à propos des neu-neus de droite et du Sokourov, ah ah ah, enfin "Clémence Boulouque, romancière connue", eh ho faut pas non plus exagérer, j'en ai entendu parler, même je l'ai entendue parler la première fois hier, qu'elle soit une écrivain connue, ça je viens de l'apprendre, (une écrivain tout court d'ailleurs),
- Et si on disait "Allemagne Année zéro" et ce film de Cronenberg "A history of violence"?
- Question, (rien à voir) qui connaît "Artour Aristakisian", (on me dit de plus que j'aurais télécharger un de ses films), je n'en garde aucune mémoire,
- * En écrivant cela, repensant à ces nombreuses fois où la grand-mère demande aux soldats de se laver, en pensant au(x) film(s) de Ford, en repensant à ce plan sublime vers la fin, ce convoi, je me dis (au delà du fait qu'ils ne vont pas seulement commettre un crime), ils ne reviendront pas, je veux dire que ces gens sont bien morts, (disons on peut imaginer cela, disons c'est une possibilité), se laver comme on lave des morts,
septembre 27, 2007 in Spectre 01 | Permalink