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23/12/2007
V, (journal),
- Pour Edmond, le truc de 1h15 ou de 115, sinon oui que ce soit un cadre oui, en france me dis-je, ça serait quoi? Qu'est-ce qui, quel serait le statut social du type en france, qu'est-ce qui lui donnerait une âme, sinon un peu d'humanité, d'existence sociale sinon cinéphile, au mieux me dis-je un publicitaire joué par Thirery Lhermitte, sinon Matthieu Amalric, disons me dis-je, en france ce serait un arabe qui ouvre un resto, mais me dis-je, ça n'a plus rien à voir? Oui plus rien du tout, en france me dis-je, seul compte les scénario blindés, (me dis-je), un type ouvre un resto, ses fils sont des ordures, etc etc, (si j'ai bien compris le film), (que je n'ai pas vu), (vu 3 minutes de L'esquive et ça va bien), (par contre j'avais relativement aimé La faute à Voltaire), bref péripéties etc, et compte de fée à la fin, c'est drôle me dis-je, ce truc de faux suspens, (si j'ai bien compris), à une époque ça n'aurait pas passé, je me dis s'il faut qu'un Arabe fasse pitié pour être aimé, pourquoi pas, enfin, (façon de parler), mais pourquoi ais-je le sentiment tenace qu'on nous parle de clebards? De toutous, de gentils chiens-chiens? En france me dis-je, il n'y a plus de fictions possibles, il y a labeur scénaristique, tirage de langue, scénario à la ligne, durée horaire, je me dis, faire son Cassavettes 40 ans plus tard, plaquer les secousses de la caméra en guise de style et de référence cinéphilique sur un scénario merdique et plein de bons sentiments, ça ne fait pas un film, on peut le crier autant de fois que l'on veut, ça ne fait pas un film, c'est me dis-je, un cinéma un monde de larbins, de gentils cinéphiles, des films pour neu-neus me dis-je, quelque chose pour qu'ils n'aient pas peur, quelque chose de rassurant, edmond me dis-je, il n'est pas certain, rien n'est moins sûr que cela se termine bien, je me dis le cinéma d'h/auteur en france n'est noble que par son scénario, (et que par ses références, ses lettres), (d'où l'on retrouve l'idée de la boniche, du larbin), (du larbina), la scène où il l'a quitte, c'est tellement mal joué, ça semble tellement improvisé qu'on se dit que justement, la fille ne connaissait pas le scénario, voilà me dis-je, je préfère que ça soit mal joué, ou alors dans son avant-dernier navet à Rivette, il faisait quoi le type? Il réparait des horloges c'est ça? J'adore le type qui réclame sa monnaie, (lien à venir), vous y croyez un mec comme ça vous? Toute cette séquence est tout de même sublime non? Le mec ne comprend pas lorsqu'elle lui dit "sors ta queue", le truc de la boite à lettre, "tu peux me toucher", c'en est presque monstrueux vous avez remarqué? On est presque me dis-je, plus très loin de "Total recall", les doigts j'imagine, qui en deviennent presque monstrueux, comme des tentacules me dis-je, bon, (...), vous avez remarqué que d'une certaine façon nous ne sommes pas très loin de chez Bresson, disons c'est ce qui semble le plus convaincant, oui vous allez me dire je parle pas du reste du film, je ne dis même pas pourquoi une telle pensée me viens à l'esprit, oui j'ai vu le film, et pas vous, qu'est-ce qui me fait penser à Bresson me dis-je, à un possible remake de L'argent? Ca se finit pareil? Oui vous avez raison c'est un peu court, pour le reste, pour faire un jeu de mots, je suis pas payé pour, un journal me dis-je, c'est aussi des choses qu'on y met pasfinalkement, par paresse ou tout autre raison, hop, dodo et branlette, mais pourquoi est-ce si convaincant, pourquoi ce Bressonisme l'est? Peut-être me dis-je, parce qu'il se sert de Bresson, qu'il trouve que c'est une bonne idée, que cela ferait un bon film, une bonne série b, et toute la fin à la prison, c'est assez fascinant non? La fin ça a un côté cosmique, un côté même si j'osais "2001 Odyssée de l'espace" vous ne trouvez pas? Vous trouvez que j'exagère?
- J'adore cette vidéo, là,
- Poue le film de Kechiche, ça m'emmerde le côté chien-battus, (note pour moi-même, enregistrer la séquence horrible du navet de Guédiguian/Benamou, la preuve par le film lui-même que Guédiguian est une ordure et certainement pas un mec de gauche), oui donc les chiens battus, la compassion pour les arabes, la bienveillance, ça m'emmerde me dis-je tout-à-coup, comme si on prenait les choses de haut me dis-je, qu'on prenait les gens de haut, pourquoi me dis-je un arabe doit-il toujours faire pitié me dis-je, doit-on toujours est-on sommé de nous attendrir, pourquoi cette sauce en plus, si ce n'est au fond que cela pose problème, qu'il est maintenu par les bons sentiments à deux sous, par la prise en main scénaristique du public, (etc) dans une sorte de minorat sinon de protectorat, je me dis au fond nous sommes en guise de modernité, chez Cayatte, (et la nouvelle vague n'est plus qu'un moyen à la cinémathèque française de gagner des points),
- Trouvé ça, un de leurs films (là) me semble bien meilleur que le dernier film de Pierre Léon le catastrophique "Guillaume et les sortilèges", vous avez vu c'est aussi l'histoire de sortilèges, de magie et d'apparitions merveilleuses...
décembre 23, 2007 in Spectre 01 | Permalink