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28/02/2008

V, (journal),

- Je sais pour Taken, j'entends déjà votre rire, eh, je n'ai jamais prétendu que tous les films de Besson étaient de grands films non plus, on peut peut-être se dire, (me dis-je), qu'il y a des films fait à base de fiches, même pas de recettes, de fiches, par exemple la fin devra obligatoirement comporter la phrase "merci de me l'avoir ramenée", à chaque instant du film correspondra une phrase venant d'un autre film, (ou de plusieurs, ils sont imaginatifs et cultivés chez Besson et la preuve, leurs fiches comportent parfois plusieurs lignes), à la fin tout de même, je me suis rendu compte d'un truc, c'est que Paris est plus dangereux que Los Angeles, oui ça m'avait fait beaucoup rire, donc scène d'exposition, "bonne idée", puis nouvelle "bonne idée", un moment arrivait la bande-annonce, c'est-à-dire oui réellement la bande-annonce, ensuite une nouvelle fiche et encore une autre, et toujours des bonnes idées évidemment, bon, oui le truc avec les clous et l'électricité, la mort du type, (bien vu), le chantier on se disait que quand même pas certain que ça existait encore ça, (un bordel en plein milieu d'un chantier), bon pas grave se disait-on, d'ailleurs tout le film on se disait ça, pas grave, lorsque la femme du flic se prenait une balle on se disait tiens, je me souviens plus dans quel film s'était, (ou dans quel épisode de 24h00), au moins ça surprenait un peu, oui on ne s'y attendait pas du tout, le flic d'ailleurs, l'acteur était très bien vous avez remarqué, d'ailleurs on se disait que l'acteur était bon parce qu'il avait été livré à lui-même, presque par ennui, (parce qu'on lui avait certainement pas demandé d'être aussi bon), (quoique le personnage de flic un peu mélancolique etc), bref, j'allais dire la séquence des enchères vers la fin, puis non, disons il y avait même pas ce côté crapoteux ou régressif qui pouvait faire le charme de "Banlieue 13", c'est drôle me dis-je, "Banlieue 13" il y avait presque un travail sur la langue à la réflexion, par rapport à celui-là, (disons sur le débit), disons aussi d'un côté j'aime bien cette idée de faire plus fort, de vouloir faire plus fort que 24h00, le problème pour le film est que même là c'est par paresse on se dit, c'est disons surfer là dessus, même ça c'est du pompage on se dit, (cela dit je préfère encore ça que le prochain film de Daniel Auteuil réalisé par machin Marchal qui lui est d'un pathétique absolu), (vu la bande-annonce), pathétique au sens d'hypocrite, disons on sent dans le film une quête de respectabilité, de travail bien fait assez écoeurant, une esthétique qu'on pourrait qualifier de sarkosienne, (dans le sens de pompage référentiel), c'est à dire baser une sorte de respectabilité de la forme par dessus des trucs des références qui clignotent, (en gros), (dans le cinéma Américain rien ne clignote jamais), regardez comme même avec un film comme "Swatt unité d'élite" ils arrivent à être dans une tradition de classicisme absolu, (en gros), regardez comme ils arrivent à n'être jamais vulgaires, nous, nous ne sommes que ringards, et pire, nous avons peur de l'être, les films de Corneau et Marschal, (tiens à chaque fois il y avait Auteuil, il parait d'ailleurs aussi qu'Assayas ferait jouer Auteuil si je me souviens bien), donc leur films suintent la peur de ne plus être à la page, (j'emploie exprès ce mot, cette expression), les Américains eux me dis-je, n'hésitent pas à être classiques, (et sobres), bon, un film de genre français dont on a pas honte, un film récent, (La sentinelle?), peut-être ce film de Garrel, oui oui il a fait un film de genre, (avec l'autre là celle qui a joué ensuite dans le film d'Antonioni), (et Rue Fontaine), donc un film de genre français qui n'a pas peur,

- Vous savez aussi n'est-ce pas qu'il y a un inédit de Christelle Lheureux au festival du réel,

- , je ne sais pas du tout qui est Sabatina, (Alexandre Leccia) s'il est de la famille d'Ange Leccia, le style des vidéos le laisserait un peu penser, (je ne parle évidemment ni du nom ni de la Corse), j'aime bien Louvre et Universalccia1, au générique de celle-ci d'ailleurs il est indiqué Ange, Anna et Marie-Thérèse Leccia, (Ange, ta fille fume), j'aime bien Universalleccia2 aussi en fait, une fois qu'on a passé le début, ah ah "Comme un ouragan", Ange  ta fille se fout de toi, (et ton fils aussi je crois), au fait, toujours pas de coffret?

- Un film de Claude Closky "Flux", (film que ne n'aime pas beaucoup), , mot de passe "closky" nom d'utilisateur indifférent, (fichier 100 mo),

- Ah ah, !

février 28, 2008 in Spectre 01 | Permalink