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08/02/2008

V, (journal),

- Ce qui va pas on se dit ça tout de suite, c'est le son, un son impossible, parfait, impossible au sens Duras du terme, il est impossible, (dans le sens aussi pas possible), ce qui ne va pas donc c'est ce son, ce son parfait, c'est même pas le scénario, non c'est vraiment le son, pas un crachotement, rien, puis plus tard lors de la fête on se dit et jamais en plus il se prend une lumière dans la figure, jamais il est ébloui par rien, tout est parfaitement éclairé, le scénario on est pas loin encore de Friends* me suis-je dit, (cette plaie), (ce non scénario absolu), on est même en plein dedans*me suis-je dit, pour la fin du film me suis-je dit, je ne sais pas, est-ce une bonne fin ce non happy-end, il est claire m'étais-je dit, que l'on était persuadé qu'ils ne mourraient pas, (là il est probable, même si l'on ne les voit pas mourir, qu'ils sont morts, c'est une fin qui nous donne à penser que, et ce sans espoir), (évidemment un prochain film les ressuscitera d'une manière ou d'une autre), (ou ressuscitera plus probablement les deux autres partis dans l'hélico et dont on ne sait s'ils en réchappent), pour le son donc, les images floues etc, finalement il faudrait parler de connivence, de décadrage connivent, de flou connivent, jamais ce flou etc ne met en danger le film, ne met dans l'inconfort le spectateur, il l'ennuie plus probablement à de nombreuses reprises, mais ne le met jamais dans l'inconfort me suis-je dit, dites au fait, la scène de pillage vous y croyez vous? Au delà du fait qu'elle justifie, enfin que le scénario justifie le truc autour de la batterie, mais cette scène de pillage, vous y croyez vraiment vous? Vous imaginez des blacks (puisque bien évidemment il s'agit d'eux), vous imaginez des blacks piller un magasin d'électroménager à 200 mètres d'un monstre horrible qui ravage tout, moi j'avoue je n'y crois pas beaucoup, je n'y crois pas du tout même, disons qu'ils s'agit bien évidemment d'affirmer à nouveau que les blacks ne font absolument et ce en aucune façon, ni partie du film, ni partie de la communauté, (etc etc), d'ailleurs me dis-je, vous avez remarqués comme elles sont bêtes les filles, ce sont les seules qui pleurent qui poussent des petits cris stupides, qui pleurnichent qui n'ont aucun sans-froid, oui je sais il y a bien cette autre fille complètement différente, quoiqu'en robe décolletée, qui sauve le garçon puis en perd la vie, (mordue elle accouche quasi immédiatement d'un bébé monstre, elle implose), (ça lui apprendra la salope), bref me dis-je, bref,

- Disons encore pour les blacks, comme des insectes, filmés pareils, même place, disons aussi pourquoi est-ce eux qui ouvrent alors le chemin au scénario, le truc bidon de la batterie, parce que sinon ça aurait dû être le héros qui brise une vitre, et ça ne se fait pas, quelque chose immensément lâche dans le film, de mièvre, quelque chose immensément minable,

- Ah oui , le film "Blonde ambition", mot de passe "ambition", nom d'utilisateur indifférent, sous-titres français, pas encore regardé,

- Un petit extrait de Beauvoir: "[parfois] ça me fiche dans une rage telle que je souhaite presque n'être pas venue. Par exemple l'obligation d'avoir à porter demain une robe du soir me rend folle, je vomis ce genre de comédie; c'est humiliant en quelque sorte, vous comprenez ça me jette à la face mon appartenance au gang des femmes de la bourgeoisie, (...)",

- On peut mettre ça en perspective, disons par rapport au post de Kaganski, extrait " le Nouvel Obs se déshonore-t-il a vendre avec du cul ? Cette couve trahit-elle Beauvoir ? Mes premières réactions furent-elles l'impulsion pavlovienne de l'horrible macho prédateur qui sommeille en moi ? Gisèle et les Chiennes ont-elles raison ? Et dieu dans tout ça ? Bon, l'Obs est comme tous les journaux, toutes les entreprises, il défend ses intérêts et cherche à rester sur sa ligne de flottaison économique dans un contexte difficile pour la presse : il vend un coup avec le salaire des cadres, un coup avec l'immobilier, un coup avec Carla-Sarko, un coup avec l'islam, un coup avec les juifs, un coup avec le nazisme, etc : les fesses de Simone, ce n'est ni pire ni mieux - enfin non, si, avec une photo de cette qualité, c'est mieux. L'esprit de Beauvoir est-il trahi ? Il me semble que non. Elle était une femme libre, elle avait des amants, une sexualité et une vie de couple hors normes bourgeoises... Je ne vois pas en quoi cette photo changerait la donne et apporterait un gramme de scandale surtout après la publication de sa correspondance avec Algren qui remonte déjà à presque dix années et qui révélait de larges pans de sa vie sentimentale et sexuelle. Je trouve même que cette photo donne à notre imaginaire collectif une image plus complète, plus achevée de la femme Beauvoir : la penseuse, l'agrégée, l'écrivaine, la championne de la réflexion sur le féminin et de la cause des femmes, Jean-Paul, le turban, le Flore, mais aussi le sexe, les amants, une belle paire de fesses. L'icône Beauvoir n'est pas rabaissée par cette photo, elle est au contraire magnifiée, d'autant que son plumage est à la hauteur de son ramage",

- J'avais écrit un long commentaire, puis non, à chacun de se débrouiller après tout, de réflechir un peu, d'en tirer les conséquences qu'il veut/souhaite, deux autres extraits à venir, la flemme, dodo, lecture etc,   

- * (toute les références on le voit bien d'une certaine cinéphilie est là me suis-je dit, Friends, (disons la cinéphilie neu-neue MK2 magazine MK2 tout court, Lalanne Kawas les Inrocks Cahiers f etc), (toute la cinéphilie française en fait), c'est à dire non plus le cinéma, la cinéphilie, mais le divan  et la pizza froide comme disait Moretti, la cinéphilie coca-cola, c'est à dire on ne regarde plus Capra (ou Ford ou autre),, on regarde un film pour se marrer entre copains, je citais Capra simplement pour le nombre de fois où l'on voit des extraits de ses films dans d'autres, (en gros), ce qui me fait penser que Le studio des Ursulines rend hommage avec un ciné-concert ,(comme on dit ciné-goûter) aux 80 ans je crois de ce film de Germaine Dulac, de ce film expérimental, eux qui mirent fin à toute programmation pointue dans ce même cinéma, et en firent un cinéma pour enfants, fêtent dignement l'anniversaire du film, concert etc, on appelle ça la récupération à moindre fait pourrait-on dire, (...), le (...) étant la somme de ce que je pense de ces gens, la somme des insultes qui me vient à l'esprit, le dégoût profond que ces gens m'inspirent, merde j'avais dit que je n'insultais plus personne, (mais la cinéphilie française est au delà, se situe au-delà des promesses), (qu'on peut se faire), (des souhaits etc), bon, un film expérimental vieux de 80 ans, hum, c'est vivre dangereusement à peu de frais tout de même, disons qil ne reste que la satisfaction, 80 ans après il ne reste que la satisfaction, l'auto-satisfaction, d'être du bon côté, (pensez ce fût une séance houleuse), eux les salopes du Studio des Ursulines firent mieux, ils ne programmèrent que des films pour enfants, ils firent oui mieux que l'extrême-droite, ils accomplirent leur programme, non non ils ne fermèrent pas un lieu, ils en changèrent la programmation, (virant évidemment la programmatrice de l'époque), puis récupérèrent le nom, etc etc),

février 8, 2008 in Spectre 01 | Permalink